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 All which is better than drugs. [PV Lacie]

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MessageSujet: All which is better than drugs. [PV Lacie]   Dim 1 Mar - 18:27

All which is better than drugs.
Lacie & Keeki ~♥

Une journée de cours, une soirée d'entraînement. Banalité effarante dans la vie de la Nagareboshi. Petite étoile filante égarée dans les cieux, incapable de se mettre en orbite, condamnée à s'éteindre. Murmurera-t-on au moins un vœu du bout des lèvres, lorsqu'on la verra mourir dans un horizon inconnu ? Keeki n'est plus grand chose sinon une gosse qui essaie de retrouver une lumière dans sa vie. Non. Une gosse qui essaie de survivre grâce à la lumière qui se bat pour elle. Kuuki. Elle soupire, ferme les yeux, assise au pied d'un mur, avec d'autres filles de sa classe. Elles parlent garçons, elles parlent fringues. Fou, comme à Kirisaki les mentalités ne sont pas différentes d'ailleurs. Il y a des cruches partout. Elle retient à grand peine un bâillement. Une blonde la regarde, tout sourire, lui tend une barre de céréales chocolatée. La brune hésite, mais sa crainte à l'idée de devoir affronter des questions l'emporte, et elle se saisit du petit sachet qu'elle ouvre. C'est léger... Ce n'est rien Keeki, rien du tout. Elle croque, se force à mâcher ; les discussions reprennent.

« Ren est trooop beau ! En plus, je crois qu'il en pince pour moi, vous auriez vu le regard qu'il m'a jeté au réfectoire, ce midi ! » Regard lancé en coin. Niaiserie. « Et son copain, Hayate, là... Il est... » Yeux levés au ciel. « Eh, Yuna, empiète pas sur mes plates bandes ! » Soupir blasé. Elle se lève, ramasse son sac et le balance nonchalamment sur son épaule. « J'm'arrache. » Rien d'autre, pas d'informations supplémentaires, ni d'au revoir. Elle sent les regards qui s'attardent trois secondes sur son dos, et les voix reprennent de plus belles. Elles n'en ont en vérité rien à faire de Keeki, qui n'est pas comme elles, pas portée sur les mêmes sujets de conversations, pas portée sur la même réalité. Toutes ces fifilles à papa, si bien nées, l'insupportent au plus haut point. Elle ne l'a jamais caché.

Elle s'en va toujours de la sorte, plus personne ne s'en formalise. De toutes façons, elle ne parle pas, les autres l'oublient vite. A croire qu'elle n'existe pas auprès de toutes ces personnes qu'elle côtoie à Kirisaki. Tout lui paraît insipide, rares sont ceux qui tendent encore à éveiller un peu les débris de son âme, profondément enfoncés dans sa chair. Les seuls qui y parviennent encore sont certainement ses plus grandes forces, mais aussi ses plus terribles faiblesses. Elle n'est pas grand chose sinon une pièce quelconque sur un échiquier, entre les mains du plus cruel des joueurs qui soient. Échec et mat, Keeki. Elle n'a jamais rien compris aux jeux de stratégie sur plateau. Beaucoup trop calmes pour elle, qui a un besoin permanent de se dépenser.

Dans un coin oublié de l'école, elle remarque un groupe d'adolescents, à peine plus âgés qu'elle, peut-être tout juste majeurs. Elle ne les a jamais vus. Des squatteurs ? Ils fument et font tinter leurs bouteilles de bière. Elle hésite. Les hommes, elle a toujours du mal avec eux ; autant dire que le capitaine de l'équipe masculine de basket est l'exception à la règle. Mais la tentation est trop forte ; elle s'avance, déboutonnant le haut de sa chemise et passant une main dans ses cheveux pour leur redonner un peu de volume. Elle joue la carte de la séduction, joue avec le feu. « Bonsoir. » Petit sourire en coin. « Salut poupée. Tu veux quoi ? » Elle s'approche légèrement, vole la cigarette qu'il tient à la main, la porte à ses lèvres. Lorsque la fumée s'échappe d'entre ses lèvres, elle ricane légèrement. « Ça. Et... ça. » Elle attrape l'une des bières, tire la langue, et file sans demander son reste. Ils n'ont pas l'air d'avoir compris ce qu'il s'est passé, ils la laissent s'en aller. Une fois de plus, elle est invisible, effacée et oubliée.

Elle choisi de s'aventurer sur le toit du lycée, un endroit généralement calme et vide de monde. Généralement, oui, sauf pour celles qui cherchent à fumer et boire en paix, avec peu de risques de se faire prendre la main dans le sac. Keeki ouvre sa bière d'un coup de dents, en boit une gorgée, laisse le flot descendre et la réchauffer jusqu'à son estomac. Délice. Elle arrive à l'air libre un instant plus tard, face au coucher du soleil qui teinte le ciel de couleurs rougeoyantes. Elle s'avance, s'accoude à la rambarde, alternant cigarette et goulot à ses lèvres, ses pensées s'éparpillant dans les éclats chaud de ce magnifique ciel d'une douce soirée d'été.


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MessageSujet: Re: All which is better than drugs. [PV Lacie]   Mer 4 Mar - 17:44

ALL WHICH IS BETTER THAN DRUGS.KEEKI&LACIE.
You want everyone to think you're above it all... but I can see right through you.

You say having feelings makes me weak, but you're weak for hiding from them.

  Je n'étais pas comme toutes ces filles. J'étais loin de penser aux garçons et quels vêtements étaient les plus tendances. Je m'en fichais de me maquiller ou même de porter du vernis à ongles. Je m'en fichais complètement. J'avais une autre attache, quelque chose qui, pour moi, était beaucoup moins futile. J'avais la drogue. J'en étais devenue dépendante, et je ne savais plus comment m'en sortir. Est-ce que j'avais envie que l'on m'aide ? On m'en avait sorti une fois, et cette personne, cette personne si chère à mon cœur, elle avait disparu. Elle m'avait sorti de la merde avant de disparaître. Et il me manquait. Il me manquait terriblement.
La journée de cours ne fut pas pour moi aujourd'hui. J'étais loin d'avoir envie d'aller en cours. Je voulais m'isoler de ma scolarité au moins un jour. Juste un jour, histoire de respirer un peu, histoire de m'isoler un moment. Peut-être que le lycée allait appeler ma famille d'accueil. Je m'en fichais. Qu'ils fassent ce qu'ils veulent, qu'ils me punissent. Je ne veux pas entendre parler d'eux.
Je me retrouvais avec des garçons. Une bande de gamins qui pensait que fumer et boire était tout ce qui avait de plus cool. J'avais acheté la bière, il me filait des clopes. Je pouvais rester avec eux, après tout, j'avais ramené l'alcool. Je restais avec eux, mais je ne les connaissais pas. Je n'avais pas envie de les connaître. D'habitude, j'aime la présence des plus vieux que moi, mais j'étais tombé sur eux aujourd'hui. C'est mieux que rien.

« Salut poupée. Tu veux quoi ? »

Alors que je portais ma canette de bière à mes lèvres, je regardais du coin de l'œil la nouvelle arrivante. Keeki ? Mais à quoi jouait-elle ? Qu'est-ce qu'elle espérait faire enfin ? Je la vis piquer la cigarette du mec ainsi qu'une bière et partir. Je n'attendis pas une seconde pour la suivre. Prenant ma bière et cigarette toujours en main, je me levais.

« Tu vas où ? »

Je ne répondis pas. C'était une bande de gamins stupide et je savais que je ne leur reparlerais jamais. C'était l'évidence même. Qu'est-ce que j'irais faire avec des gamins. De plus, je suis sure qu'ils ne connaissent pas les plaisirs de la drogue.
Je montais les escaliers menant au toit du lycée. Lorsque j'ouvris la porte, je trouvais Keeki accoudée à la rambarde. Je n'avais toujours pas compris son geste, mais je n'allais pas le lui reprocher. Je ne pouvais rien lui reprocher.

« Je ne savais pas que j'étais si invisible que ça. »

Je viens me poser à côté d'elle portant la cigarette à mes lèvres. De toute évidence, elle ne m'avait pas vu. En même temps, qui remarquerais une pauvre fille comme moi ? Une pauvre droguée ? Une fille perdue dans ses pensées de suicide. Qui ? Qui pourrait la remarquer ? Qui pourrait l'aider ?

« Comment ça va aujourd'hui ? »

Question banale mais sincère. Je n'avais pas eu l'occasion de la voir en cours aujourd'hui. Ni même au lycée. C'est étrange que le groupe de mec avec lequel j'étais tout à l'heure se soit posé à côté du bahut. Quoi que, pas si étrange que ça. On parlait quand même de Kirisaki Daiichi.

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Dernière édition par Suzaku Lacie le Mar 14 Avr - 20:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: All which is better than drugs. [PV Lacie]   Dim 8 Mar - 7:27

All which is better than drugs.
Lacie & Keeki ~♥

Son téléphone vibre, la fait légèrement sursauter. Elle coince la cigarette entre ses lèvres, pose la bouteille au sol, et tire l'appareil de sa poche. Elle effleure l'écran qui s'allume, le nom s'affiche à l'écran. Qu'une des pucelles bavardes de tout à l'heure. Elle grimace, ignore le message qui lui demande où elle se trouve. Elle en a assez de leurs piaillements interminables qui lui donnent la migraine. Mieux vaudrait être sourde que les supporter encore l'espace de quelques minutes. La solitude te sied bien mieux, Keeki. Elle le sait ; elle n'est pas faite pour être entourée. Pourtant, elle s'acharne à vouloir rentrer dans le rang. Elle n'en sera jamais capable, car quoiqu'elle en dise, elle n'est pas comme tous ces autres gamins si bien nés. Elle n'a personne pour la guider, aussi elle trace son propre chemin, même s'il s'égare de trop dans les tréfonds obscurs d'une épaisse forêt, et trop près d'un précipice.

« C'que t'es conne, ma pauvre fille. » qu'elle lâche d'un ton presque méprisant, à son propre égard. Elle tire sur sa tueuse, laisse la fumée toxique s'échapper d'entre ses lèvres. Elle fait des cercles, qu'elle regarde se dissiper dans l'air. Ils se détruisent, se brisent, disparaissent. Je finirai comme ça, moi aussi ? Elle récupère sa bouteille, boit deux gorgées pour tenter de s'éclaircir l'esprit, d'y chasser les nuages sombres qui s'y amoncellent de trop. Il y a un orage dans sa tête et un typhon dans son cœur, un cyclone dans son estomac aussi, mais elle les ignore. Comme s'ils ne faisaient pas partie d'elle.

Le bruit de la porte retenti derrière elle, et elle tourne lentement la tête, pour regarder par dessus son épaule. Je n'aurai donc jamais la paix ? Elle s'apprête à lancer une remarque cinglante, afin de faire fuir tout enquiquineur qui n'aurait rien à faire ici, mais se radoucit aussitôt lorsqu'elle reconnaît celle qui s'avance vers elle. Elle se détend, esquisse un léger sourire en coin. Enfin de la bonne compagnie. Si bonne que ça ? Pour une droguée, peut-être. Une droguée qu'elle apprécie, pourtant. Une droguée qu'elle tente de tirer du merdier dans lequel elle s'est foutue. Une droguée à qui elle s'est attachée, qu'elle essaie de protéger alors qu'elle ne pensait plus ça possible. Hormis avec sa sœur. Mais Kuuki a toujours été l'exception à tout. « Je ne savais pas que j'étais si invisible que ça. » Elle hausse légèrement un sourcil, fait tomber la cendre dans le vide.

« Moi aussi, je suis contente de te voir, Lacie. » Lacie. Ça siffle entre ses dents, tout doucement, sensuellement. L'homme qui lui murmurera son prénom au creux de l'oreille alors qu'elle enfoncera ses ongles dans son dos aura bien de la chance. Elle ne peut réprimer un léger sourire à cette pensée. Là où d'autres en auraient rougit, elle ne fait que s'en amuser. « Je n'ai pas fait attention. Je n'ai même pas regardé la tête du type à qui j'ai prit la clope, c'est pour dire. » Elle agite doucement son trophée devant elle, le regard pétillant de malice, avant de reporter son attention sur l'horizon. Les derniers rayons du soleil se reflètent dans ses yeux, les éclaircissent encore.

Elle tire une dernière fois sur la cigarette, la laisse tomber au sol, l'écrase. « Comment ça va aujourd'hui ? » Elle lance un regard à son amie, soupire, hausse les épaules, tout ça avant d'avaler une nouvelle gorgée de sa bière. Et dire que ça n'est pas assez fort pour enfermer ses pensées dans des bulles d'alcool, rien que l'espace de quelques heures. « Ça va. Je me demande juste ce que je fais ici, parfois. » Ici ? Reste à savoir à quelle dimension elle l'étend. « Et toi ? » De là où elle se trouve, elle dispose d'une pleine vue sur le terrain de street basket, non loin du lycée. Elle distingue des formes colorées qui se mouvent dans des gestes qu'elle devine désordonné. Débutants, amateurs. Peu importe leur nom, leur niveau est toujours aussi médiocre. Même à une telle distance, elle a su repérer la plupart des failles de leur jeu. Des ouvertures, inlassablement, mais l'incompétence, et l'incapacité à en profiter de tous ces joueurs perdus qui n'ont aucune stratégie aucune.

« Tristesse, de voir certaines personnes dénaturer le street basket de la sorte. » Elle se tourne, et se laisse tomber au sol, contre le muret. Assise par terre, bière bientôt vide à la main, elle laisse sa tête basculer en arrière, et elle regarde le ciel. L'espace de quelques secondes, elle garde le silence. Son ongle tapote contre le verre de la bouteille à un rythme régulier, il bat la cadence de son cœur. Elle ferme les yeux, lâche un soupir. « J'ai fait du n'importe quoi, avec les types de tout à l'heure, mais bon. Pour une clope et une bière, ça en vaut le coup. Ils étaient trop surpris pour penser à me violer, au pire. » Elle rit doucement ; pourtant, ça n'a rien de drôle. Ça aurait pu arriver. Heureusement, tu n'es apparemment pas l'incarnation même de la loi de Murphy.


Dernière édition par Nagareboshi Keeki le Lun 28 Sep - 20:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: All which is better than drugs. [PV Lacie]   Lun 30 Mar - 22:43

ALL WHICH IS BETTER THAN DRUGS.KEEKI&LACIE.
You want everyone to think you're above it all... but I can see right through you.

You say having feelings makes me weak, but you're weak for hiding from them.

Qu'est-ce que j'avais bien pu faire pour replonger ? Comment ? Pourquoi ? Je n'en savais rien. J'en avais presque honte, et j'aurais préféré me cacher que continuer comme ça. Mais ce qui est fait, est fait. J'avais plongé dans l'enfer de la drogue. Et j'aimais cet enfer comme ce n'était pas permis. Et Keeki, dans cette histoire, elle essayait de me tirer de là. De me tirer de cet enfer. J'étais à cent pour cent sûre qu'elle n'y parviendrait pas. Cependant, j'avais réellement envie de m'en sortir. La seule question était de savoir comment.

« Moi aussi, je suis contente de te voir Lacie. »

Je fermais les yeux tout en portant la cigarette à mes lèvres. J'avais envie de penser à autre chose que la drogue. Pour la première fois depuis quelques mois, je n'avais pas envie de toucher à la merde qui avait pourri ma vie.

« Je n'ai pas fait attention. Je n'ai même pas regardé la tête du type à qui j'ai pris la clope, c'est pour dire. »

Je souriais alors que j'ouvris les yeux pour la regarder. Je vis la cigarette qu'elle agitait devant elle avec de tirer une dernière fois dessus et de l'écraser.

« Ça va. Je me demande juste ce que je fais ici, parfois. Et toi ?
- On se demande tous ce qui l'on fait ici, rassure-toi. Moi la première. »


Je soupirais. C'était vrai. Le monde était plein de mystère et je me demandais parfois pourquoi nous étions là. À part détruire notre planète, nous n'apportions rien de bon. Nous, les humains, nous nous battons pour des choses futiles, nous nous détruisons pas simple envie. Alors, pourquoi existions-nous ? Pourquoi nous étions là si nous nous condamnions à détruire tout ce qui nous entoure ? On a beau nous parler de tolérance, elle devient de plus en plus rare.
Ce monde était pourri.

« Tristesse, de voir certaines personnes dénaturer le street basket de la sorte. »

Je regardais au loin pour voir le terrain de street.

« Laisse-les s'amuser un peu. Tu sais, on n'a pas toute la chance d'être pro. »

Je soupirais une nouvelle fois avant de m'asseoir à côté d'elle après avoir, à mon tour, écrasé ma cigarette. Ça faisait combien de temps que je n'avais pas touché un ballon de basket ? J'avais cessé de compter les jours. Je ne dirais pas que le basket me manque. Enfin, quand même un peu. Après tout, c'était le basket qui m'avait sortie de la merde et ...
Je finissais ma canette avant de l'écraser dans ma main et la jeter au loin. Je le détestais de m'avoir abandonné ce jour-là. Je le détestais plus que tout au monde.

« J'ai fait n'importe quoi, avec les types de tout à l'heure, mais bon. Pour une clope et un bière, ça en vaut le coup. Ils étaient trop surpris pour penser à me violer, au pire.
- Tu sais, ce n'étaient que des gamins. Qu'est-ce que tu voulais qu'ils fassent ? Et s'ils te touchaient, je leur cassais la gueule. »


Voilà, c'était ça mon problème. Je réagissais au quart de tour. Je frappais sans même attendre le moindre pardon. Je me défendais avec les poings. C'était toujours ce que j'avais fait et je ne changerais pas ma façon de faire. C'était ainsi. J'étais ainsi.
Je regardais la canette que j'avais jetée un peu plus tôt. Je me relevais et m'appuyais à la rambarde. Pourquoi ? Pourquoi avait-il fallu que tout se passe ainsi ?

« J'ai merdé », finis-je par dire dans un soupir.

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MessageSujet: Re: All which is better than drugs. [PV Lacie]   Mar 14 Avr - 17:04

All which is better than drugs.
Lacie & Keeki ~♥

La loi de Murphy. Ou loi de l'emmerdement maximum, pour les intimes. En traduction, toute chose qui peut mal tourner, tournera mal, infailliblement. Je suppose que cette dite loi porte bien son nom. Il s'agit sûrement d'une façon de penser on ne peut plus pessimiste, mais Keeki a toujours eu du mal à voir le verre à moitié plein. Elle aurait même plutôt tendance à regarder dans l'eau sans même la voir, n'apercevant alors que le vide le plus immense. Vide, vide, vide. L'est-elle autant que tout ce qui l'entoure ? « On se demande tous ce qui l'on fait ici, rassure-toi. Moi la première. » Elle a entendu sans vraiment écouter. Se demande-t-on tous s'il y a un véritable but à notre existence, à nos actes, à tout ce pourquoi on se bat ? De bien trop sombres pensées. Elle y tient pourtant, à cette vie qu'elle ne comprend pas. Elle ne dira jamais qu'elle est malheureuse, elle trouve encore trop de raisons qui la poussent à sourire ; mais elle soufflera qu'elle ne parvient pas à trouver sa place dans ce monde qui tourne trop vite et trop droit pour elle.

Elle entend encore le ballon qui rebondit, dans le lointain, et les cris des uns ou des autres, selon s'ils approchent de la victoire ou bien d'une défaite cuisante. De ce qu'elle a vu avant de s'asseoir, le déséquilibre entre les deux équipes est flagrant. Il faudrait qu'elle aille les défier, un de ces quatre. Pourvu qu'elle parvienne à être accompagnée, afin de former une équipe. Le basket de rue lui manque, même si elle ne se l'avouera pas. « C'est en s'entraînant que l'on y parvient, n'est-ce pas ? » C'est en forgeant que l'on devient forgeron. Une phrase typique que l'on entend de toutes les bouches, mais qui s'avère, comme beaucoup de dictions, souvent vraie. Est-ce qu'à force d'essayer de vivre, elles y parviendraient vraiment, toutes les deux ?

« Tu sais, ce n'étaient que des gamins. Qu'est-ce que tu voulais qu'ils fassent ? Et s'ils te touchaient, je leur cassais la gueule. » Keeki ouvre un œil, hausse un sourcil. Elle ne peut retenir le petit rire qui la secoue. Oui, décidément, ces demoiselles se sont bien trouvées. Sûrement pas une pour rattraper l'autre. « Tu n'aurais pas eu le temps de les toucher qu'ils auraient déjà eu leur mignon petit service trois pièces démoli. Et tant pis pour la procréation. » Très tôt, elle est tombée dans la violence. Conséquence sûrement des coups de son père, et d'une enfance passée à défendre son honneur et celui de sa sœur dans les cours de récréation. Elle n'a jamais apprit à régler les choses autrement que les poings serrés envoyés droit dans le visage de ceux qui se dressent sur sa route pour l'empêcher d'avancer. Elle ne connaît pas le pouvoir des mots.

Son amie se relève, et elle la regarde faire, sans montrer l'inquiétude qu'elle éprouve pourtant. « J'ai merdé. » La peur qu'elle ressent quant à la situation de Lacie ne la quitte jamais. Plusieurs fois, elle a rêvé qu'on l'appelait des urgences pour lui annoncer une quelconque overdose, une mauvaise réaction à toutes ces merdes qu'elle consomme. Et si c'était un véritable échappatoire ? Elle se l'est déjà demandé, mais ne l'admettra jamais. Elle s'est juré d'aider la jeune camée, et ça n'est certainement pas pour plonger à son tour. Il y a d'autres échappatoires à la réalité. Mais lesquelles ? « On merde tous. Je ne suis sûrement pas en reste. » Elle boit à nouveau une gorgée de sa bière, n'en laisse que le fond. Elle est tentée de proposer à son amie de descendre pour en voler une ou deux de plus aux garçons. Mais l'expression de son visage l'en décourage. L'espace d'un instant, l'envie de se lever et de la prendre dans ses bras est on ne peut plus forte. Mais elle n'ose pas.

« Qu'as-tu fait, Lacie ? » Elle ne sait pas elle-même ce qu'elle entend réellement au travers de cette question. Si les mots suffisaient. Si seulement ils suffisaient à exprimer tout ce bordel qui tourne en boucle dans la tête des Hommes, en permanence. Et toi, Keeki, qu'as-tu donc fait ? Elle ne le saura sans doute jamais. De toute façon, son téléphone ne lui laisse pas le temps de se plonger dans une quelconque réflexion. Il vibre à nouveau contre sa jambe. Elle grimace, s'attendant sûrement à un nouveau message d'une des cruches de sa classe. C'est le nom de son amant qui s'affiche. Son cœur loupe un battement, un léger sourire s'affiche sur ses lèvres, mais disparaît bien vite lorsqu'elle découvre le contenu du message. Elle l'efface aussitôt, dans un accès de rage. « Certaines filles devraient faire attention à l'endroit où elles marchent... » lâche-t-elle entre ses dents. Aina, hein ? Le parfait minois de la sale gosse aux faux-airs d'innocente. Pourquoi tant de colère ? Il vient tout juste d'annuler leur soirée, pour la passer avec elle. Et pourtant, elle ne lui demandera même pas de rendre des comptes. Quant à savoir ce qui la retient... L'amour rend aveugle. Et stupide.

Une profonde inspiration, une dernière gorgée, l'abandon de la canette sur le sol, et elle se lève. Ses bras viennent enlacer les épaules de sa camarade. Elle ne sait même pas pourquoi elle fait ça. « Je ne t'abandonnerai pas. » Un simple murmure. Une phrase banale, mais qui veut pourtant tout dire. Elle ne la tient pas très longtemps, s'écarte rapidement, de peur que son geste ne paraisse déplacé. Elle sourit, tout doucement. « Ma soirée vient de se libérer. On pourrait en profiter pour aller faire un tour, là où le vent nous portera ? » Un petit clin d’œil, un bref message envoyé à Makoto pour lui dire que, de toute façon, elle aussi a quelque chose de prévu, et le tour est joué. Ah, les filles. Tout pour avoir le dernier mot.


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MessageSujet: Re: All which is better than drugs. [PV Lacie]   Mar 14 Avr - 20:00

ALL WHICH IS BETTER THAN DRUGS.KEEKI&LACIE.
You want everyone to think you're above it all... but I can see right through you.

You say having feelings makes me weak, but you're weak for hiding from them.

  Qui était le réel gagnant du jeu que l'on appelle la vie ? Qui était le véritable gagnant exactement ? Car si la vie était un jeu et que la mort était le fait d'avoir perdu à ce jeu, les véritables gagnants ne seraient donc pas ceux qui sont capables de déjouer leurs propres morts en se la donnant ? Ceux qui se moquaient d'elles tout simplement en quittant ce monde, car ils l'ont décidé. Ne serait-ce pas ces personnes ? Mais l'Homme est un être lâche. Complètement lâche. Il a peur de tout, et principalement de la fin. Il tremble de peur au moment de passer à l'action, car il ne sait pas ce qui l'attend après. Il tremble de peur, et certains finissent par passer à l'acte.
J'étais trop lâche pour ça. J'étais beaucoup trop lâche. Je passais mon temps à détruire tout ce qui m'entourait, tous ceux qui voulaient s'approcher trop près de moi. Je les perdais tous un à un. Qu'est-ce que j'avais fait à ce monde pour qu'il m'en veuille autant ? Pourquoi s'acharnait-il sur moi ? Pourquoi j'avais l'impression d'être seule au monde ?
Une légère brise effleura mon visage. Fermant les yeux, je sentis les larmes montées. Et, au final, elles coulèrent le long de mes joues. J'avais merdé. Tout merdé. Je n'avais pas su protéger ceux que j'aimais de moi-même. Je n'avais jamais réussi, tout ce que j'ai fait, c'était de les éloigner.

« On merde tous. Je ne suis sûrement pas en reste. »

Keeki. Tu ne peux pas comprendre ce vide qui me ronge de l'intérieur. Tu ne peux pas entendre les cris que je pousse en silence. Tu ne peux pas voir à quel point j'ai l'impression que mon corps saigne de partout tellement j'ai mal. Tu ne peux pas voir que mon cœur n'est plus qu'une plaie ouverte. Non Keeki, tu ne peux pas voir tout ça. Tu ne peux pas le voir, car je me l'interdit de le montrer. Tu ne peux pas le voir, car il y a des dizaines de choses que je souhaite cacher aux yeux du monde.
La seule réponse que j'ai trouvée à cette douleur, c'est la drogue. Elle m'apaise. Elle apaise ma mort lente. Mais ce n'est pas tout. La douleur physique est aussi mon ami quand je n'ai pas pris ma dose. Pourquoi ? Pourquoi moi ?

« Qu'as-tu fait, Lacie ? »

L'irréparable. J'avais commis l'irréparable. Il ne reviendrait jamais. Il ne reviendrait pas, car je lui avais dit que je le détestais. Je lui avais dit toutes ces choses méchantes qui l'avaient fait partir pour de bon. Et qu'est-ce que j'aimerais remonter le temps, lui dire que j'avais tort, qu'il n'avait pas à s'en faire pour moi car il était là. Il était là pour me soutenir à sa manière. Et, dans ma chute, je ne trouvais pas ça assez suffisant. Dans ma chute, je l'avais fait fuir. Ne comprenait-il pas que j'avais besoin de lui ? Que j'avais toujours eu besoin de lui ?

« Je ne t'abandonnerai pas. »

J'avais entendu son murmure. Je n'aurais pas dû. J'explosais en sanglots. Elle mentait. Ils finissaient tous par partir. Maman, Jace, lui, et peut-être elle. Elle aussi, elle allait partir. Je sentais ces choses-là. J'avais envie de hurler, mais la douleur était trop importante pour qu'un son sorte de ma bouche. Il me fallait ma dose pour que je me calme. Il me fallait ma drogue. Et je ne l'avais pas. Je devais m'en acheter ce soir. J'étais à court de stock, j'étais à cours de paradis.

« Tu mens ! Ils le font tous ! Ils me laissent tous tomber ! Tu ne peux pas comprendre ... »

Je me laissais tomber sur le sol. Qu'est-ce que j'aurais aimé tomber du haut du toit. La regarder dans les yeux tout en lui disant que je serais son étoile dans le ciel avant de m'écraser brutalement sur le sol. Qu'est-ce que j'aurais aimé arrêter de détruire le monde qui m'entoure. Mais j'en étais incapable. Tout simplement incapable. J'étais beaucoup trop lâche pour ça.
Je me berçais toute seule, essayant de retrouver mon calme.

« If you believed when I said, I'd be better off without you, then you never really knew me at all. If you believed when I said, that I wouldn't be thinking about you. You thought you knew the truth but you're wrong. You're all that I need. Just tell me, that you still believe. »

Je fredonnais cette musique que je connaissais sur le bout des doigts. Cette musique, elle aussi devenue ma drogue le soir.

   
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MessageSujet: Re: All which is better than drugs. [PV Lacie]   Mar 30 Juin - 1:58

All which is better than drugs.
Lacie & Keeki ~♥

Et tu t’écroules, et tu te brises en morceaux sous mes yeux, et de tes plaies coulent des perles salées dont le flot n’a jamais fini de se tarir lorsque la douleur nous envahit. Je ne peux retenir un léger mouvement de recul en te regardant voler en éclat. Cette faiblesse que tu n’aimes pas montrer, cette lame qui ne cesse de te blesser un peu plus à chaque instant mais que tu ne sais pas retirer de ton coeur me déchire moi aussi. Parce que je déteste te voir ainsi ; parce que tu es l’une de ces êtres qui comptent pour moi. Je ne sais pas comment, je ne sais pas pourquoi. Je ne me suis jamais posé la question. Tu devrais être de ceux que les gens fuient, qu’ils évitent, qu’ils méprisent. Parce que tu es une droguée, une toxicomane, une recluse de la société parce que tu ne marches pas droit. Je ne devrais pas te parler. Je ne devrais pas être là, à t’écouter, à m’écorcher sur tes propres plaies. Non, je ne le devrais pas, mais c’est plus fort que moi.

Tu fredonnes, et je reconnais les airs de Believe. Le groupe anglophone n’a eu de cesse de bercer bon nombre de mes nuits d’insomnies. Les yeux ouverts, les écouteurs dans les oreilles, je regardais ma soeur dormir pendant que les airs de rock résonnaient à mes oreilles, me blessaient parfois, aussi. Leurs paroles ont toujours eu le pouvoir de faire vibrer quelque chose en moi. Je ferme les yeux, prends une profonde inspiration, avant de m’accroupir face à toi. Mes mains se posent sur tes genoux, et je t’observe au travers de tes larmes. A voix basse, je fredonne à mon tour, d’un accent anglais bien mal assuré. « Today, I’m gonna try a little harder, gonna make every minute last longer, gonna learn to forgive and forget, ‘cause we don’t have long, gonna make the most of it... » Et puis, mes pouces viennent essuyer tes joues, doucement, simple caresse, comme une mère réconforterait sa fille sans doute. Je ne le sais pas. Je n’ai jamais connu l’amour maternel. Mais on le voit dans les films dont Kuuki raffole ; l’adolescente pleure son amour perdu, et sa mère s’installe au pied de son lit, lui caresse les cheveux et essuie ses larmes. Qu’est-ce que ça fait, d’être réconforté de la sorte ? Je n’ai connu que la rancoeur, les coups et la colère de mon père. Toujours.

« Tu parles de lui, n’est-ce pas ? Ton frère. » Je fronce légèrement les sourcils, mes mains quittent tes joues pour revenir sur tes genoux. « Il est peut-être parti, il est peut-être loin, mais il doit continuer de vivre en toi, toujours. Il est toujours près de toi, de par vos souvenirs, vos promesses l’un à l’autre. Mais surtout, il vit en toi grâce à cette passion qu’il t’a inculquée. Parce que c’est lui qui t’a fait aimer le basket, n’est-ce pas ? Ça… Tu n’as pas le droit d’y renoncer, Lacie. » A ce moment là, c’est comme un déclic dans un coin de ma tête. Je ne te laisse même pas le temps de digérer mes paroles que j’attrape ta main en me relevant, te forçant à faire de même pour t’entraîner dans les escaliers, puis dans le dédale des couloirs de Kirisaki Dai Ichi. Et qu’importe si tu ne veux pas, la force de ma détermination est bien plus grande encore que n’importe laquelle des résistances que tu peux m’opposer.

Qu’importe, puisque c’est au gymnase que je te conduis. Je ne doute pas que tu sais quelle idée s’est saisie de mon esprit, et sans doute ne te plaît-elle pas, mais je ne suis pas décidée à y renoncer. On me reconnaît toujours ce côté résolu et entêté, quand bien même les causes pour lesquelles je m’obstine sont parfois perdues d’avance, je ne veux pas croire que ton cas l’est. Je ne t’ai jamais considérée comme perdue. C’est peut-être bien pour ça que je suis toujours là, à tes côtés. Je sors un ballon du chariot qui attend, sagement, sur le bord du terrain, et tente quelques dribbles avant de te l’envoyer. Mon regard croise le tien et, lorsque ma voix s’élève, je suis surprise qu’elle semble aussi déterminée, presque froide. « Allez, joue. Montre-moi ce que t’as dans le ventre, montre-moi ce qu’il t’a appris, ton frère. »

Tu es l’une de ces personnes que je ne blesserai jamais en jouant ; tu es l’une de ces étoiles éteintes à qui je veux rendre sa lumière d’antan. Je te ferai briller à nouveau, Lacie. Mais il te faut rejouer ; rejouer pour avancer, rejouer pour faire la paix… Rejouer pour réapprendre à vivre comme avant. Et je te le promet, Lacie, j’appellerai les éclats du bonheur pour qu’ils reviennent élire tes yeux comme domicile. Pour que tu puisses sourire à nouveau, comme si la vie ne t’avait pas estropié le coeur.

Parce que c’est ce que font les forts, n’est-ce pas ?
Sourire.


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MessageSujet: Re: All which is better than drugs. [PV Lacie]   Mar 30 Juin - 3:29

ALL WHICH IS BETTER THAN DRUGS.KEEKI&LACIE.
You want everyone to think you're above it all... but I can see right through you.

You say having feelings makes me weak, but you're weak for hiding from them.

  Je ne suis plus rien. Je n'étais plus rien. J'étais brisée en mille morceaux et personnes ne seraient recoller tous les morceaux. Personne. Pas même toi. Toi, qui te tiens aujourd'hui face à moi. Tu me vois anéantie, et je n'attends rien de toi. Je voudrais faire disparaître tout ce que j'avais bien pu faire. Mieux, je voulais juste disparaître. Parce que c'est le seul sort qu'on réserve aux personnes comme moi. On leur crache dessus, on parle dans leur dos, on ne veut pas d'eux dans les groupes, car ils sont beaucoup trop bizarres. Parfois, on te tolère. Mais tu ne seras jamais que du vide. Tu n'es rien pour eux. On t'appelle ami, mais on se sert de toi. Oui, je n'étais que ça. C'était ça ma vie aujourd'hui. J'étais une pauvre fille brisée qui ne savait que se droguer et se battre au lieu de parler. Une fille qui préférait se faire saigner et taper dans des murs que d'affronter la vie. J'étais une pauvre suicidaire trop lâche pour mourir. Et je le suis encore aujourd'hui.

Je pouvais cacher mon mal-être de mille et une façons. Faire croire à tous ceux qui m'entourent que je vais bien. Mais qui sera que c'est faux ? Qui sera, malgré mes blessures, que je cache toujours mes erreurs du passé, qu'elles me blessent toujours autant. Qui sera que, s'il existait une machine à remonter le temps, je changerais toutes mes erreurs. Toutes celles où j'ai fait du mal aux gens que j'aimais. À toujours être seule, quand on trouve quelqu'un avec qui le courant passe aussi bien, on s'accroche à cette personne, comme si elle pouvait nous comprendre. Et, sans se rendre compte, on l'étouffe. Et, lorsque cette personne s'éloigne, tu as peur. Peur que tout recommence. Et tu te fais du mal tout en te disputant avec cette personne. Oui, c'était ce qu'il s'était passé. Puis, avec le temps, tu n'oublies pas toutes ses plaies, certaines marques sont encore sur ta peau. Et tu sais, tu sais ce qu'il s'est passé. Pourtant, tu souris, tu fais semblant que tout va bien, tu recommences à vivre comme avant. Oui, c'est ça. Sauf que j'étais toujours brisée. Anéantie.

Et je ne comprends pas ton geste. J'entends à peine ta voix. Tout ce que je sens tes mains sur mes genoux avant que tes doigts ne viennent essuyer les larmes qui coulent le long de mes joues. Et les souvenirs de la seule personne qui avait réussi à me calmer plus d'une fois. Elle avait fini par partir, mais, en ce moment-même, j'avais envie de croire que toi, tu y arriverais. J'avais envie de croire que tu finirais par arriver à quelque chose, à me faire lever la tête. Mais il ne fallait pas se voiler la face. Un jour où l'autre, si tu ne me railles pas de ta vie, je te ferai du mal.

« Il est peut-être parti, il est peut-être loin, mais il doit continuer de vivre en toi, toujours. Il est toujours près de toi, de par vos souvenirs, vos promesses l'un à l'autre. Mais surtout, il vit en toi grâce à cette passion qu'il t'a inculquée. Parce que c'est lui qui t'a fait aimer le basket, n'est-ce pas ? Ça... Tu n'as pas le droit d'y renoncer, Lacie. »

Ne comprendras-tu pas que j'ai déjà renoncé ? Tout ce qui me le rappel me blesse, me donne envie d'en finir au plus vite. Ne comprendras-tu donc pas qu'il est trop tard pour moi ? Que les promesses qu'on s'est faites se sont envolées quand il est parti ? Il n'y a plus de promesses quand il n'y a plus personne pour les tenir. Qu'il n'y a pas de promesse quand cette personne est incapable de les tenir ?

Et tu m'attrapes la main. Et c'est comme un zombi que je te suis. Je n'ai même pas la force de me débattre. Je n'ai plus envie de rien. S'il te plaît Keeki, laisse-moi partir. Laisse-moi mourir. Il n'y a plus rien à attendre de moi. Je suis déjà à moitié morte. Et personne ne peut ramener à la raison un zombi. Personne. Même avec la meilleure volonté du monde. Même si c'est au gymnase que tu me conduis, rien ne changera pour moi. Je suis morte mentalement. Pourtant, je croise ton regard alors que le ballon orange arrive dans mes mains, et je vois toute la détermination du monde dans tes yeux alors que les miens sont remplis de détresse.

« Allez, joue. Montre-moi ce que t'as dans le ventre, montre-moi ce qu'il t'a appris, ton frère. »

Je fixe un moment le ballon orange. Non, tu te trompes Keeki. Peut-être ne t'ai-je pas assez parlé de lui. Non. Ce n'est pas Jace qui m'a appris à jouer. C'est lui. Ren. Et il était parti. Mon meilleur ami était parti. Il m'avait abandonné au moment où j'avais le plus besoin de lui. Et, la balle orange me glisse entre les doigts avant d'atteindre le sol et rouler loin de moi.

« Je... Je ne peux pas. Ce n'est pas Jace qui m'a tout appris. C'est Ren. Tu sais. Le fils de ma famille d’accueil. Jace, il a été placé ailleurs. Ren est parti au moment où j'avais le plus besoin de lui... »

Les larmes recommencent à couler. Je lève ma tête et regarde le plafond, un mince sourire aux lèvres. Un sourire brisé. Aucun autre ne pourra le remplacer. Les autres resteront des faux. Juste des illusions pour dire que tout va bien.

« Il est parti. Et tu partiras aussi un jour. Et même si c'est moi qui te dis adieu, Keeki. Si je te dis adieu pour te protéger... Je n'aurais jamais le courage de t'envoyer un message, ni même de t'appeler pour te dire que... Malgré ma décision... Tu me manques. »

Tout en prononçant ses mots, je la regardais. Et, pour la première fois depuis longtemps, un vrai sourire s'était affiché sur mon visage. Mes yeux pouvaient te refléter mon âme complètement brisée. Mais, mon sourire lui, était le plus amical possible. C'était un vrai sourire et il était seulement pour toi. Oui Keeki, même si un jour, je finis par te dire adieu, tu me manqueras toujours. Tu sais, toutes les photos que l'on a de nous, tous ses messages que l'on s'échange, je les regarde encore. Et, si je te disais adieu, je les regarderais toujours, car, tu n'as pas été qu'une amie Keeki, tu as aussi été ma sœur de cœur.

   
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MessageSujet: Re: All which is better than drugs. [PV Lacie]   Lun 28 Sep - 19:56

[HRP : Gomeeeeeen, j'avais totalement oublié que j'avais tapé cette réponse sans la poster. Alors, avec beaucoup, beaucoup de retard, la voici. Je suis un peu partie en live, mais c'est pas moi qui ai décidé. Plains-toi à la petite Keeki qui fait la zouave dans ma tête. ♥]

All which is better than drugs.
Lacie & Keeki ~♥

Il y a le ballon entre tes mains, qui s’en échappe, tombe et rebondit contre le sol dans un bruit sourd, ça résonne dans toute la salle, ça brise le silence de l’immense espace. Il roule plus loin, et je ne peux m’empêcher de le suivre des yeux. Pendant que tu parles, je rejoins le chariot et en sors un deuxième ballon ; qu’importe ce que tu feras, ce que tu diras, je ne te laisserai pas te défiler encore une fois. La fuite en avant est l’arme de ceux qui n’ont plus les épaules suffisamment solides pour porter le monde, leur petit monde égoïste. C’est moche de se dire que l’on est lâche quand on a tout, il y a toujours pire que soi il paraît ; peut-on vraiment croire en pire quand notre univers tombe en miettes entre nos doigts ? Je crois bien que ce qui faisait ton paysage s’est brisé, a brûlé comme de l’huile sur un tableau merveilleux que l’on a abandonné prêt d’une étincelle. Il en faut peu pour changer une vie, une seconde suffit, un regard à côté, un instant d’inattention. Les tragédies frappent toujours là où on ne les attend pas. On dit que la foudre ne frappe jamais deux fois au même endroit, je suis d’avis qu’elle en est capable ; si les éclairs sont désastres destructeurs, alors il peuvent frapper un million de fois en plein le cœur d’une adolescente laissée pour compte dans la ronde de l’existence.

« Je... Je ne peux pas. Ce n'est pas Jace qui m'a tout appris. C'est Ren. Tu sais. Le fils de ma famille d’accueil. Jace, il a été placé ailleurs. Ren est parti au moment où j'avais le plus besoin de lui… » Quand j’entends ta voix qui se brise, je me tourne vers toi. Il y a des larmes sur tes joues, à nouveau. Je voudrais les effacer, être capable de tarir leur source pour qu’elles ne débordent plus de tes yeux ; pourquoi pleures-tu autant ? Je crois que je ne sais pas ce que c’est, que de manquer de quelqu’un qui compte. Je n’ai jamais perdu quiconque, je n’ai jamais suffisamment aimé pour qu’un départ me blesse, m’écorche, me laisse vide et déphasée. Me perdre, je l’ai fait moi-même, sans que quiconque ne m’aide à m’égarer dans des allées trop sombres pour moi, ces allées que j’ai empruntées dans l’espoir de retrouver la lumière au bout du chemin ; plus j’avance, plus il y fait froid et noir. Aucune lumière ne m’attend devant, il n’y a que ma soeur, à mes côtés ; elle me réchauffe mais ne sait pas me guider : il y a des choses que personne ne peut faire à notre place.

Tes paroles m’atteignent en plein cœur, me font mal, je vacille. Me dire adieu ? Ne pars pas. Je ne veux pas que tu t’en ailles. Je crois que je ne trouverai jamais les mots pour te dire ce que je ressens, je ne sais pas y faire. D’autres font de leurs phrases un art à part entière, ils atteignent l’âme de ceux qui les écoutent et ne s’en délogent plus, collent à la peau et se gravent à même la chair, tant qu’on ne les oublie plus jamais. Mais je ne suis pas comme eux, moi qui ne sais même pas dire à celui que j’aime que… Que je l’aime ? Comment te dire alors à quel point tu comptes pour moi et que, même si tu t’en allais, même si je ne te retenais pas ce jour là, je m’en voudrai à tout jamais ? Comment te dire que je me contenterai de respecter tes choix en refoulant mes larmes ; comment te dire que je sourirai toujours sur les photos pour faire croire que le temps passe et efface les douleurs alors que rien ne suffirait à te rayer de ma tête et de mon cœur ? Quand on perd un ami on devient orphelin, paraît-il. Je suis prête à le croire, moi qui ai si mal quand tu parles d’adieux.

Il y a ton sourire, et cette fois c’est de mes mains que glisse le ballon. Je l’ai lâché, je le laisse s’éloigner en me précipitant vers toi ; pour qui, pour quoi, je me jette à ton cou. Je manque trébucher, mais c’est contre toi que je retrouve mon équilibre. Mes bras entourent tes épaules, et mon visage vient trouver refuge dans le creux de ton cou. Je crois que je ne t’ai jamais vraiment prise dans mes bras, jamais serrée si fort contre moi ; j’ai l’impression que si je te lâche tu disparaîtras comme un mirage. Je ne veux pas que tu t’effaces, je ne veux pas connaître ce goût amer qui reste lorsque l’on doit accepter une absence qui durera un peu trop -éternellement peut-être. Je ne veux pas avoir à pleurer ton départ, je ne veux pas te voir me tourner le dos et avancer vers une contrée que je n’atteindrai jamais, sans te retourner. Je veux que tu restes là, et que tu souris toujours comme tu le fais à l’instant. Je ne veux plus que la vie te blesse, je veux que tu relèves la tête et que tu reprennes ta route, fière et forte. Y parviendras-tu jamais ? « Pardon si je suis égoïste mais… Je ne veux pas te perdre, Lacie. Je ne le permettrai pas… » Je relève la tête pour te regarder, mes bras se défont de tes épaules et mes mains viennent sur tes joues. L’une d’elles passe dans tes cheveux, je les trouve doux au toucher.

Lentement, j’approche mon visage du tien, il y a nos souffles qui se mêlent et puis, avant que je ne comprenne le pourquoi du comment, mes lèvres rencontrent les tiennes. Je les effleure à peine, c’est comme une caresse, un envol de papillon, je sens à peine la chaleur de ta peau contre la mienne. Ça ne dure qu’un instant, avant que je ne réalise mon geste ; je recule vivement, brise tout contact entre toi et moi. Il y a mon coeur qui bat un peu plus vite, et le feu qui me monte aux joues ; pourquoi ? Je ne me l’explique pas. Mon amour va à Makoto tout entier, alors comment… Comment ? Je me détourne, le souffle court, sonnée de mon propre geste. Je n’ai que le silence pour me confondre en excuse, qu’est-on censé dire lorsque l’on vient d’embrasser une amie sans autre motif valable qu’une pulsion soudaine et totalement stupide ? Je me penche pour récupérer le ballon qui a roulé à nos pieds, et puis, très lentement, j’ose te regarder par dessus mon épaule. Je déglutis, difficilement, avant de lâcher un « Excuse-moi » dans un souffle à peine audible. Je crois que ce sont mes lèvres qui ont dessiné le mot, sans vraiment le prononcer. Ou peut-être que si ? Je ne sais pas vraiment.

Bon sang, mais où avais-je la tête ?
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MessageSujet: Re: All which is better than drugs. [PV Lacie]   Sam 12 Mar - 1:44

ALL WHICH IS BETTER THAN DRUGS.KEEKI&LACIE.
You want everyone to think you're above it all... but I can see right through you.

You say having feelings makes me weak, but you're weak for hiding from them.

  J'étais tombée et je ne pensais jamais pouvoir me relever. J'étais finie, morte à l'intérieure. Je ne savais pas comment me sortir de cet enfer. La mort me paraissait plus douce, plus facile à supporter que la vie. Pour certains, j'étais tout simplement devenu folle. Mais peut-être que c'était ça. Si la vie était réellement un jeu, tous les êtres humains étaient destinés à la perdre. Ceux qui la gagnaient, c'était ceux qui avaient décidé de mettre fin à leurs jours avant que la vie, au moment où ils s'attendent le moins, décide d'arriver sur la case fin. Oui, c'était ça. Mais j'étais bien trop lâche pour l'emporter sur cette case fin. Je n'avais pas le courage de sauter dans le vide, me tailler les veines jusqu'à en prendre connaissance. Tout ce que je savais faire, était me faire du mal, autant physiquement que mentalement. Et je faisais taire mes hurlements de douleurs dans la drogue, partais en direction d'un autre monde. C'était mon échappatoire.

Avec le temps, je m'étais forgée une carapace. Personne ne pouvait se douter d'une quelconque émotion. Je m'étais fermée à tout sentiment. Je ne voulais plus ressentir ce qui faisais souffrir un bon nombre d'être humain. À trop accorder sa confiance, à trop croire aux gens, on finit par être déçue, pire encore, de les blesser. L'être humain est condamné à se détruire. Et je ne faisais pas exception. Pourtant, là, maintenant, tu venais de briser une partie de cette carapace. Ce n'était pas ce faux sourire qui s'affichait sur mon visage pour montrer une joie qui n'existait pas. Non. C'était un vrai sourire et il n'était là rien que pour toi. Mais une ombre venait gâcher ce tableau. Ces larmes n'avaient jamais cessé de couler, car, je le savais Keeki, un jour où l'autre, je finirais par partir, m'éloigner de toi, et je ne laisserais pas de traces derrière-moi. J'aurais eu beau m'ouvrir à toi, te confier mes plus noirs secrets, avoir essayer de trouver la force de partir du bon pied en riant avec toi, j'aurais trop peur de te blesser toi aussi pour rester auprès de toi. La décision était déjà prise, je ne pouvais pas rester plus longtemps.

Et alors que ma vision commençait à se brouiller, alors que je commençais à imaginer mon départ, tu te jetais sur moi. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait à ce moment même. Je croyais étouffer. Je n'avais jamais imaginé que je pourrais me sentir aussi troublée par ce genre d'étreinte. J'avais l'impression de perdre pied. J'avais l'impression de me briser dans tes bras, croyant faire les mauvais choix. Et je cherchais des réponses à ces mots que tu prononçais. Moi qui avait imaginé dix milles façon de m'éloigner de toi, tu me disais ne pas vouloir me perdre. Si tu connaissais mes pensées, que ferais-tu ? Pourquoi souhaitais-tu rester avec une fille comme moi ? Une fille qui brisait tout son entourage. Mais je compris encore moins ton geste. Tu posais tes mains sur mes joues, approchant ton visage du miens. J'aurais pu reculer, mais je me trouvais comme paralysée. Lorsque tes lèvres rencontrèrent les miennes, je ne su pas vraiment ce que je ressentais. J'avais l'impression que tu brisais encore un peu plus ma carapace. J'avais l'impression que tu pouvais réussir à me faire accepter ce monde, que je pouvais arrêter de blesser les autres. J'étais un peu sonné, et je l'étais toujours lorsque tu t'éloignas. Je t'avais laissé faire, mais je me sentais coupable. Aurais-je tu te laisser faire ? Je ne savais pas vraiment. Et, je réussis à lire sur tes lèvres. Je soupirais.

« Non. Ce n'est pas à toi de t'excuser. »

Je baissais la tête et regardais le sol. Non, ce n'étais pas à elle de s'excuser. C'était à moi. Pour tout ce que je m’apprêtais à dire et à faire. Serrant les poings. J'allais peut être commettre la plus grosse erreur de ma vie, mais il fallait que je le fasse. Il fallait que ça s'arrête. Après tout ça, c'était trop difficile de dire au revoir mais j'avais tellement peur. J'avais tellement peur qu'elle tombe à cause de moi. C'était terminée. Je refusais que tu te brises comme moi je l'avais fait. Il était hors de question que je t'entraîne dans ma chute.

« Je m'excuse Keeki. C'est terminée. C'est peut-être moi la plus égoïste de nous deux. Regarde-moi, je m'éloigne de toi parce que je suis mal dans ma tête et que je refuse toute aide croyant que je pourrais t'entraîner dans ma chute. Je crains que ce soit terminée... »

   
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MessageSujet: Re: All which is better than drugs. [PV Lacie]   Sam 7 Mai - 17:14

All which is better than drugs.
Lacie & Keeki ~♥

Je vacille, je tangue comme sur un fil tendu entre eux sommets, si haut, si haut qu’en tendant les doigts je pourrais effleurer les nuages, si haut qu’un faux pas et je tombe, je tombe et je me brise. Si haut qu’un instant, qu’un souffle et le fil peut céder sous mon poids, me précipiter jusqu’au sol qui est si bas, si mortel tant que je ne le vois pas. C’est si fragile une vie. Et tu es là, devant moi, plus haut encore et piégée au milieu de ces cotons noirs d’orage et de colère, qui grondent et te veulent cassée, tombée, à terre et inanimée. Mais tu tiens toujours, funambule d’un instant, de quelques années qui sont passées comme un soupir. Je te connais si peu, au fond, et pourtant je lis dans tes yeux comme on lit en le coeur de qui hurle sa haine. La douleur, la rage, le désespoir ; c’est ça, ta façon d’être au monde, c’est ça, ta façon d’avancer ; c’est ça, le chemin des perdants, la voie de ceux qui plient sous les conquérants. Oh, Lacie, dis-moi, qu’avons-nous donc de vainqueurs ? Qu’avons-nous de fortes, de solides, qu’avons-nous sinon nos piédestals de papier qui s’embrasent et se consument sous nos pieds ? Oh, Lacie, dis-moi, qu’avons-nous encore sinon nos armures de faux sourires désormais rendues incapables de parer le moindre des coups ? Oh, Lacie, dis-moi, y a-t-il vraiment le bonheur quelque part, pour ceux qui s’efforcent encore d’y croire sans plus mettre le coeur à l’ouvrage ?

Tu trembles devant moi, et je crois que tu te briserais entre mes doigts si je te tenais encore. Il y a comme une saveur amère qui s’attarde sur mes lèvres ; celle de ta bouche, celle de ta peau. Tu m’as presque brûlée à te haïr tant, tu m’as presque étouffée sous la détresse de ton âme. Si les yeux en sont les miroirs, les reflets traîtres qui n’en finissent jamais de gâcher nos mensonges que l’on voudrait si parfaits, ce baiser, c’était comme marquer ma propre chair au fer rouge de tes supplices, partager un peu de toi, un peu de ce mal qui te ronge, de cette peine qui ne s’enfuit plus. Tu as perdu ton souffle, Lacie, tu as perdu ta route et ta lumière, n’est-ce pas ? La vie donne et reprends, la vie donne et arrache, la vie nous crève avant que l’on ait le temps de voir le jour se lever à nouveau. Dis-moi, Lacie, guérit-on jamais vraiment de ces plaies que le temps ne suffit pas à refermer ?

« Non. Ce n'est pas à toi de t'excuser. » Si. Si c’est à moi, car je suis l’imparfaite, celle qui n’est pas assez bien pour toi, pas assez bien pour te sauver, pas assez bien pour t’aimer comme tu mérites de l’être ; car je suis l’impuissante, celle qui n’a pas la force de te prendre la main pour que tu ne tombes pas, celle dont l’épaule faiblit sous le poids de tes larmes, celle qui n’est pas capable de te montrer l’espoir depuis si longtemps parti. Je défaille sur ce fil usé qui se tient si haut que tout paraît flou, inaccessible, intouchable ; si loin de ma main si pâle, translucide presque, qui tremble à l’idée de détruire tout ce dont elle se saisit.

J’avance, j’avance et mes doigts s’élèvent vers toi, veulent t’effleurer, t’attraper, te retenir. Mais tu m’échappes, sans même avoir à esquisser le moindre des mouvements. Tu m’échappes, parce que c’est moi qui me dérobe ; si je te touche encore, peut-être que tu t’effondreras comme tout le reste ? Cette main, qui désirait tant savoir encore la chaleur de la tienne et les secrets de tes poings serrés, retombe dans le vide et sans pouvoir s’emparer de cette souffrance que je voudrais t’arracher. Tu m’échappes, comme toutes ces choses que je n’ai pas su retenir avant ; l’amour, la fortune, le bonheur, ces choses dont j’ai oublié la saveur depuis si longtemps. Dis, Lacie, dis-moi, y a-t-il vraiment l’espoir dans le coeur de qui vit encore ? « Je m'excuse Keeki. C'est terminée. C'est peut-être moi la plus égoïste de nous deux. Regarde-moi, je m'éloigne de toi parce que je suis mal dans ma tête et que je refuse toute aide croyant que je pourrais t'entraîner dans ma chute. Je crains que ce soit terminée... » Je déglutis, difficilement. J’étouffe une plainte, une douleur sourde qui m’a traversée, comme si tout à coup, tes mots devenaient un poison qui court à présent mes veines, les brûlant et tout à coup les couvrant d’un froid si intense que le mal me coupe le souffle.

Une seconde de plus, et j’explose. « ARRÊTE. Arrête, putain, arrête ! T’en as pas marre, tu réfléchis un peu à c'que tu dis ? » Je hoquette, et pourtant mes yeux ne me piquent pas ; non, ce sont mes poumons qui me lancent, parce que je ne sais plus convenablement inspirer. « T’as raison, Lacie. T’as raison ouais, quand tu dis que t'es qu’une égoïste. Parce que c’est ce que t'es ! Putain, c’est pas possible d’être aussi… aussi… aveugle ! Tu crois que t’es la seule à souffrir ? Pire, tu crois que tu n’peux pas t’en sortir ? Mais jusqu’à quel point t’es conne, Lacie, putain ? » Cette fois, ma voix se brise ; je ne sais plus ce que je dis. Mais mes mots sont comme ces coups que je ne peux pas donner, ils sont ceux en quoi j’aimerais croire, plutôt que de te les dire sans être capable de m’en imprégner. « Lacie, putain. Tu t’évertues à penser qu’t’es seule, que rien de bon n't’attend, mais tu t'prives toi-même d'tout ça, du bonheur, d’une seconde chance. Pourquoi ? Pourquoi tu r'fuses, pourquoi tu t’obstines à penser que tout ça, tu l’mérites pas, hein ? » Je serre les dents, je serre les poings. Et toi, Keeki, pourquoi tu t’obstines à lacérer tes mains sur ce fil qui ne te retient plus ? « Pourquoi t’es si conne quand il s’agit de vivre, Lacie ? »
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