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 Retour au pays [ PV Midorima ]

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Nijimura Shuzo
Ailier Fort


Messages : 115
Date d'inscription : 21/07/2016

MessageSujet: Retour au pays [ PV Midorima ]   Sam 23 Juil - 0:35

...
Retour au pays
avec Midorima Shintaro



« Les passagers pour le vol numéro 1707 à destination de Tokyo Haneda, sont priés de se diriger vers la porte d’embarquement B »

Shuzo Nijimura fut arraché à sa contemplation du tarmac par cette voix féminine robotisée. Il dirigea son regard vers les immenses panneaux de départ noirs sur lesquels les lettres défilaient à une allure folle pour finalement s’immobiliser et former des mots. Son avion venait de s’inscrire. Il était temps pour lui de retourner dans son pays natal. Celui qui l’avait vu grandir. Celui qui lui avait tant manqué aussi.

Shuzo tira une dernière bouffée sur sa cigarette avant de l’écraser dans le cendrier prévu à cet effet. Il avait promis à Shintaro d’arrêter de fumer et c’était là la dernière fois qu’il pouvait encore profiter de l’apaisement unique du tabac. Il fallait dire que Midorima n’avait pas apprécié de le voir avec une cigarette au doigt lors d’une de leur conversation via Skype. Shuzo avait eu droit à toute une leçon sur les effets néfastes et destructeurs du tabagisme sur la santé. Mais bien que radicalement opposé à cela, Midorima ne l’avait pas interdit de fumer pour autant. De quel droit l’aurait-il fait d’ailleurs ? Toutefois, par respect pour lui, Shuzo ne s’était plus présenté devant la webcam avec une cigarette entre les mains. Il était même allé jusqu’à lui promettre d’arrêter définitivement de fumer une fois de retour au Japon, pays où il était bien plus compliqué de se fournir du tabac lorsqu’on est pas majeur.

Nijimura se leva de son siège en métal inconfortable. Il étira ses bras ankylosés puis il se dirigea vers la porte B que l’on venait d’annoncer. Sa lourde valise avait été enregistrée une heure plus tôt au comptoir de voyage et il n’avait rien d’autre à prendre qu’un petit sac en bandoulière qu’il portait autour de son épaule. A l’intérieur, il avait pris ses papiers, son billet d’avion, son mp3 et une Nintendo 3DS avec quelques cartouches de jeu qu’il s’était offert avec son premier salaire d’un job étudiant qu’il avait occupé à Los Angeles.

Après avoir fait valider son billet, il entra dans un long couloir qui le conduisit jusqu’à l’avion où il prit place. Il était installé juste à côté d’un hublot et il se félicitait de voir que son voisin de siège était une personne d’une trentaine d’années qui avait l’air de vouloir être discret. Parfait ! Pas de mioche hystérique et braillard. Pas de petit vieux qui raconte ses anecdotes d’une jeunesse révolue. Avec un peu de chance le voyage ne paraitrait pas si long et pénible.


~~~~~~~~~~~~~~~


Shuzo avait une sainte horreur des atterrissages en avion. Non pas qu’il avait pas confiance au pilote mais bon… un accident est si vite arrivé ! Et il s’estimait encore bien trop jeune pour mourir ! Il y avait tellement de choses qu’il n’avait pas encore eut le temps de réaliser !

Mais cette fois, l’atterrissage se fit sans le moindre problème. L’avion se posa avec une légère secousse et les passagers furent invités à retirer leur ceinture et à descendre de l’appareil une fois que celui-ci fut immobilisé. Une nouvelle fois, Shuzo s’étira. Rester tant d’heure sans bouger l’avait complément épuisé. Sans parler du décalage horaire ! Quelle heure était-il à Tokyo ? Seize heures de plus par rapport à Los Angeles ! Pas étonnant que Shuzo se sente soudainement abattu par la fatigue.

Il suivit le flux de passager qui descendaient de l’avion et se dirigeaient vers l’aéroport pour récupérer leurs bagages. Les valises tournaient sur des tapis roulant et les gens se précipitaient pour récupérer leurs biens. Shuzo du se frayer un chemin et attendre de reconnaitre sa propre valise arriver à portée de main avant de s’en saisir. Elle était fichtrement lourde ! Il fallait avouer qu’il avait beaucoup de choses à l’intérieur. Des vêtements, son pc portable, des livres et tout un tas de truc qu’un jeune de son âge peut avoir besoin quand il emménage seul dans un autre pays.

Il posa sa valise sur ses roulettes et il la tira à côté de lui en prenant le chemin de la sortie. Son cœur battait vite. Il battait fort. Revoir le Japon l’excitait bien plus qu’il ne l’aurait cru. Ici, il n’était plus un étranger. Il était chez lui. Sa ville, son pays ! Il était certain de retrouver ses marques rapidement. C’était le printemps, la saison du hanami et des cerisiers en fleurs…. Autant c’était quelque chose qui l’avait toujours laissé indifférent avant son départ, autant là, soudainement, il aurait bien aimé aller dans un parc contempler la beauté éphémère de ces arbres merveilleux.

Et puis…. Il y avait Shintaro aussi.

Quatre ans….

Cela faisait quatre ans que les deux garçons ne s’était plus vu. Du moins physiquement parlant. Lorsque Shuzo avait expliqué à son kohai les raisons de son départ, Midorima avait fait la demande de garder un certain contact. Ça avait surpris Shuzo mais il n’allait certainement pas lui refuser une telle demande. Pour une fois que Midorima s’ouvrait un peu à quelqu’un, lui qui était toujours si renfermé et austère, il aurait été stupide de refuser.

Au début, ça n’avait été qu’un mail envoyé de temps en temps, histoire de prendre des nouvelles et de se raconter les derniers évènements qui étaient survenus chez l’un comme chez l’autre. Shuzo lui parlait de son lycée et des difficultés qu’il avait à s’intégrer aux lycéens américains. Midorima lui parlait de ses examens d’entrée au lycée qu’il était en train de préparer et de son camarade Takao avec qui il passait beaucoup trop de temps ( d’après Nijimura… ). Des conversations banales mais qui avaient contribué à tisser une réelle complicité et amitié entre les deux jeunes hommes.

Les mails avaient fini par se faire de plus en plus rapprochés jusqu’au jour où Shuzo avait proposé d’utiliser Skype pour faire un appel visio. Se voir ainsi, par écran interposé, avait chavirer Nijimura plus qu’il ne l’aurait imaginé. Shintaro avait changé…. Il paraissait encore plus sur la défensive que du temps du collège. Plus renfermé. Et son visage avait gagné en maturité, perdant quelques rondeurs pour s’affiner joliment. Si du temps de Teiko, Shuzo le trouvait déjà à son coup, c’était carrément décuplé maintenant !

Quatre ans….

Midorima lui avait proposé de venir l’accueillir à son arrivée à l’aéroport pour l’aider à porter ses bagages. L’ancien capitaine avait accepté cette aide plus que bienvenue mais maintenant que l’heure était venue de se retrouver face à lui il appréhendait un peu. Rien de plus normal non après si longtemps sans réellement se voir. Tout le monde sait que derrière un écran c’est bien plus facile qu’en présence réelle.

Lorsqu’il franchit les portes, le regard de Nijimura chercha la grande stature d’un garçon aux cheveux verts. Il ne le vit nulle part…. Il se fraya donc un chemin dans la foule, se mettant un peu en retrait pour ne pas bloquer tout le monde. Il jeta un coup d’œil à sa montre avant de claquer la langue contre son palais avec agacement. Il avait oublié de faire le changement d’heure….

Son bras retomba mollement le long de son corps et il releva les yeux pour scruter de nouveau la foule. Son regard gris s’arrêta enfin sur la personne qu’il cherchait. Grand, des cheveux verts parfaitement lissés, une paire de lunettes noires surmontant un visage grave.

Shintaro Midorima.

Un sourire s’afficha sur le visage de l’ancien capitaine. Toute son appréhension venait de voler en éclat. Revoir Shintaro lui donnait soudain l’impression de ne l’avoir jamais quitté. C’était étrange comme sensation. Etrange… et agréable aussi.

« Hey ! Shintaro !! »

Shuzo lui sourit tout en levant la main pour manifester sa présence. Il attendit que son ami le rejoigne avant d’ajouter sur le ton de la taquinerie

« Tu parles d’un comité d’accueil ! J’ai failli prendre racine à force de t’attendre ! »

Le rire de l’ancien capitaine ponctua sa phrase avant qu’il ne s’empare du poignet de sa lourde valise

"Ça fait tellement du bien d’être enfin de retour ! Et je suis super heureux de te voir !! C’est sympa d’être venu. Je suis désolé, avec le décalage je ne sais même pas l’heure qu’il est. J’espère que ce n’est pas trop tard pour toi quand même… »

Oh que oui ça faisait du bien…. Oh que oui il aurait heureux de le revoir. Pour le coup il ne savait même pas comment le saluer. Se faire la bise à l’américaine ? Hors de question ! Se faire un check ? Pas le genre de Midorima…. Se serrer la main ? Ça fait vieux schnock ! Du coup, Shuzo avait opté pour l’option « ne rien faire du tout ».

« Qu’est ce que tu as changé !! C’est dingue…. T’es largement plus grand que moi maintenant… tu parles d’un senpai… »




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Midorima Shintaro
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MessageSujet: Re: Retour au pays [ PV Midorima ]   Mar 26 Juil - 0:25

Retour au pays
feat. Nijimura Shuzo




Midorima était un lève-tôt.

Mais aujourd'hui, c'est aux aurores que le vert s'était réveillé. Ce n'était pas par nécessité, ni parce qu'il avait un truc à faire de si bon matin, mais juste parce qu'il n'arrivait plus à fermer l'oeil. Pourtant il n'avait pas de compétition sportive aujourd'hui ni de récital de piano. Il n'avait pas d'examen ou de test scolaire... Il devait juste aller accueillir Nijimura à l'aéroport.

Ouais, rien que ça.

Est-ce qu'il stressait ? Oui sûrement. Mais il n'arrivait pas à comprendre pourquoi. Après tout ce n'était pas la première fois qu'il voyait l'ancien capitaine, au contraire, ils avaient passer deux ans de leur vie dans le même vestiaire, vous savez cette petite pièce où plusieurs garçons sont à moitié nus, et en sueur... Ca créer des liens tout ça...

Alors après avoir vu le brun à moitié nu à plusieurs reprises, pourquoi quelque chose n'était pas comme avec les autres ?

C'était peut-être à cause de cette coupure, ces 4 ans que Nijimura a passé à l'autre bout de l'océan, ces 4 ans que les deux lycéens ont passés à se parler à travers deux écrans interposés, de tout comme de rien. Shintaro aimait ces conversations jusqu'à tard le soir. Et d'un côté, il avait peur que cette soudaine proximité ne les sépare plus que des milliers de kilomètres.

Enfin pour le moment ce n'était pas la peine de se morfondre avec des pensées toutes plus déprimantes les unes que les autres. Nijimura était de retour, et cela restait une très bonne chose dont le vert avait hâte. Il était bien tôt lorsque ce dernier se leva de son lit pour descendre les escalier menant jusqu'au rez-de-chaussée, puis jusqu'à la cuisine. Comme d'habitude cette dernière était vide, vu que c'était les vacances scolaires sa soeur dormait encore et ses parents n'étaient pas là, du coup, il devait se débrouiller pour le petit-déjeuner. Vu les talents culinaires du tireur, un bol de céréales avec des tartines feront l'affaire...

Tout en préparant son premier repas de la journée, Shintaro alluma la radio pour écouter la sainte parole d'Oha-asa et ainsi découvrir son horoscope du jour, qu'il allait en plus partager avec Shuzo qui était lui aussi un cancer, la chance.

"Aujourd'hui les cancers sont en première position, des retrouvailles chaleureuses en perspective. Votre objet du jour est une pâtisserie au chocolat".

Ah ben ! Si ça n'était pas le destin ! Et dire que tout le monde se moque de l'horoscope, les fous...! Du coup, Midorima se promit de ne pas oublier de passer par une petite pâtisserie sur le chemin de l'aéroport pour prendre deux sucreries au chocolat, en plus il savait à quel point le brun était gourmand...Il allait adoré ce lucky item sans aucun doute.

Qu'allait-il lui prendre ? Cette question trotta dans sa tête tout le long de sa préparation. S'il n'était pas une fille, il avait mis aujourd'hui presque autant de temps à la salle de bain en se lavant tout les recoins du corps pour être impeccable, d'un côté il n'avait que cela à faire vu que l'avion n'atterrissait qu'aux alentours de 14 heures.

Il était donc beaucoup trop tôt quand Shintaro quitta le domicile familliale après le réveil de sa soeur pour partir déjà à la recherche de son ami. Il préférait être largement en avance qu'avec une minute de retard, on ne se refait pas. De toute faon qu'il attende ici ou la bas le résultat était le même, il devait patienter, ce qui n'était pas sa discipline favorite il devait bien l'admettre.

Le vert fit la moitié du chemin à pied, afin de se rendre jusqu'à une pâtisserie qui lui avait été conseillée par Murasakibara lorsque ce dernier était venu à Tokyo, le bougre les avait toutes testée lors de la Winter cup... Et maintenant il venait souvent ici lorsque ses objets du jour concernait des pâtisseries ou autres sucreries... Non non jamais par gourmandise, voyons...on parle de Midorima Shintaro.... Même s'il s'était déjà laissé tenté par quelques éclairs au caramel ou mochis au taro... Mais cela reste entre nous.

La boutique était des plus adorable à l'extérieur, et des plus appétissantes à l'intérieur. Rien qu'en ouvrant la porte, une douce odeur sucrée vous mettait l'eau à la bouche. Les étalages étaient un véritable appel au péché et il était parfois trop difficile de résister. Le vert regarda tout ce qui était présenter, la boutique mélangeant tradition et pâtisseries occidentales.

Aujourd'hui le choix du lycéen se portait donc sur une demi douzaine de ichigo daifuku au chocolat blanc, noir et au lait, ainsi ils pourraient en déguster une de chaque, ainsi que deux parts de forêt noire. En espérant bien sûr que cela allait plaire à Nijimura... Quoiqu'un objet du jour ça ne se mange pas... mais ils pourraient toujours le faire demain soit dit en passant.

Une fois son achat effectué, Midorima pu reprendre la route vers l'aéroport en prenant le bus cette fois. Oui, le bus. Il avait une sainte horreur des transports en commun, mais cette fois il n'avait pas le choix il n'avait pas le permis de conduire et il ne pouvait pas demandé à Takao de faire un si long chemin pour le tirer sur la charrette... Et puis.... Il ne voulait partager ce moment qu'avec Nijimura... Alors, il allait prendre sur lui et bien se désinfecter les mains en sortant.

Shintaro arriva finalement avec plus d'une heure d'avance, par chance il avait à sa disposition un petit banc ou il pouvait poser son royal fessier en attendant l'atterrissage. Les minutes étaient longues alors qu'il n'avait prévu aucune distraction mis à part son téléphone portable, Takao lui avait installer l'application Pokemon Go quelques jours auparavant, il allait donc pouvoir tester la bête, même s'il n'avait jamais vraiment été fan de cela jusqu'à présent. Déjà on lui demandait de choisir entre trois bestioles qu'il avait vaguement aperçu quelque part...

On allait se moquer de lui s'il prenait le vert non ? Dans le doute, il choisit le petit lézard, Salamèche...

Une espèce de petit chat apparu devant ses pieds et il lança la pokéball avant de remarquer à quel point sa batterie de portable venait d'en prendre un coup... 40% en à peine un quart d'heure de jeu... Il éteignît rapidement et se remit à attendre patiemment jusqu'à ce que la voix robotique annonce l'arrivée imminente des voyageurs.

Midorima se leva et l'attente avait quelque peu engourdit ses jambes alors il fit quelques pas en s'avançant vers la foule. Il espérait que sa grande taille l'aide à remarquer l'ancien capitaine même si ses cheveux lui seraient plus utiles...

-Hey ! Shintaro !!

Le vert tourna la tête dans la direction de la voix l'appelant et il marcha en direction de Nijimura qui levait la main pour se faire remarquer.

-Tu parles d’un comité d’accueil ! J’ai failli prendre racine à force de t’attendre!

-Si cela ne sied pas à monsieur Nijimura je peux toujours partir...

Il leva les yeux au ciel avec un petit sourire pour indiqué qu'il s'essayait à la plaisanterie. Ce n'était pas facile pour lui, un eu d'indulgence.

-Ça fait tellement du bien d’être enfin de retour ! Et je suis super heureux de te voir !! C’est sympa d’être venu. Je suis désolé, avec le décalage je ne sais même pas l’heure qu’il est. J’espère que ce n’est pas trop tard pour toi quand même…


-Il est à peine 14 heures ne t'en fait pas. Ton voyage s'est bien passé ?


Et puis même à 22h ou 4h du matin , Shintaro serait tout de même venu, déjà pour ne pas abandonner son ami dans le tumulte de la capitale, mais aussi pour être le premier à le voir. Et lui aussi était heureux de le voir, même si jamais il ne le dirait à voix haute.

-Qu’est ce que tu as changé !! C’est dingue…. T’es largement plus grand que moi maintenant… tu parles d’un senpai…

-Je déteste qu'on me dise que j'ai changé, je n'arrive jamais à savoir si c'est bien ou mal...

Le vert se saisit d'un des sacs du brun sans même lui demander son avis avant de reprendre avec un léger sourire.

-Ceci dit, senpai n'a pas été plus grand que moi bien longtemps...

Midorima commença à avancer en direction de la sortie, pas qu'il était pressé mais ces endroits avec plein de monde bougeant dans tout les sens avait tendance à l'angoisser plus qu'autre chose, ils auraient tout le loisir de discuter en dehors. mais avant tout, le tireur tendis le sachet avec la boite de pâtisseries à Nijimura.

-Ce sont nos objets du jour, nous sommes premiers aujourd'hui.

Pendant que les deux lycéens marchaient, Shintaro prit le temps de bien regarder son ami à ses côtés, afin de profiter des changements minimes de son apparence. Il restait toujours le même, avec cependant ce visage qui semblait plus vieux, il ne pourrait dire comment, mais on voyait que le brun sortait peu à peu de l'adolescence.

Il était foutrement beau.

-Tu as mangé au fait ? Je ne voudrais pas te laisser mourir de faim je me sentirait coupable... Enfin après si tu t'écroule je peux toujours dire que je ne te connais pas...

Et puis ce serait une excuse pour lui faire du bouche à bouche.





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Nijimura Shuzo
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MessageSujet: Re: Retour au pays [ PV Midorima ]   Mar 2 Aoû - 20:45

...
Retour au pays
avec Midorima Shintaro



A peine eut-il remis le pied sur le sol japonais qu’il eut l’impression de se prendre une immense vague de souvenirs en plein visage. C’était comme si le Japon lui-même lui faisait la fête pour saluer son retour au pays. Un soleil encore relativement pâle inondait la capitale de ses rayons et Shuzo dut fermer l’un de ses yeux lorsqu’il contempla la ville par les immenses murs vitrés de l’aéroport. Etrangement, un sourire indéfectible s’affichait sur son visage. Il se sentait bien. Presque serein. Il se permis de fermer les yeux un instant et de prendre une grande inspiration pour savourer cet instant.

L’atmosphère était tellement différente lorsqu’il était parti. Pourtant, ce jour là aussi il s’agissait d’une journée de printemps où le soleil avait été présent. Mais dans le cœur de Shuzo, c’était de torrent de pluie qui s’abattait. Devoir quitter le Japon était une des choses les plus difficiles qu’il avait fait. Ce n’était pas un choix. C’est une circonstance obligatoire.

Nijimura avait partagé l’information de son départ avec son entourage. Il avait commencé par Akashi vu que ce dernier avait appris la nouvelle en écoutant aux portes…. Puis, la nouvelle s’était répandue comme une trainée de poudre dans les rangs du club de basket et dans le lycée. Shuzo avait été surpris de voir que les garçons de l’équipe paraissaient plus affectés qu’il ne l’aurait pensé. Après tout, en dehors des sessions d’entrainement et des matchs, ils ne se côtoyaient pas plus que ça… Ils se saluaient dans les couloirs et ça s’arrêtaient là. Ils avaient leurs amis, Shuzo avait les siens….

Pour une raison qu’il ne saurait expliquer, la nouvelle de son départ aux Etats Unis avait eu l’air de bouleverser Midorima. Lui, le garçon le plus sérieux de l’équipe. Celui que rien ne semblait atteindre. Le plus hautain et le plus asocial aussi. Il avait paru choqué et Shuzo s’était contenté d’hausser un sourcil intrigué sans s’épandre davantage sur le sujet. S’imaginait-il qu’il allait rester ad vitam aeternam à Teiko ? Il était assez intelligent pour savoir que Nijimura était son ainé de un an et qu’il quitterait le collège bien avant lui.

Ce n’est que lorsque Midorima vint le trouver un soir avant son départ pour lui demander s’il acceptait de garder contact que Shuzo prit pleinement conscience de la réalité qui était la sienne. Ce n’était pas des vacances…. Ce n’était pas temporaire…. Il quittait le Japon à tout jamais et s’il y revenait, ça serait dans plusieurs années si l’état de son père se rétablissait… Mais le pronostic des médecins sur le sujet n’était pas favorable.

Face à un Shintaro Midorima dont le regard était brillant d’espoir, Shuzo, lui, avait le sien qui venait de se vider de toute vie. Il y eut un long silence avant que l’ancien capitaine n’accepte la demande de son cadet. Un silence durant lequel Shuzo comprenait que tout ce qui l’entourait n’existerait plus là où il s’apprêtait à aller. Que ce soit le torii rouge à l’entrée du parc qui surplombait la scène avec prestige et moquerie. Que ce soit les sakura aux pétales étrangement rosés qui tombaient avec lenteur sur la surface de l’eau du lac. Que ce soit lui, Shintaro Midorima, dont le visage empreint de tristesse et d’inquiétude était tellement différent de celui que Shuzo avait l’habitude de lui voir porter.

C’est l’image de ce visage-là, que Shuzo emporta avec lui vers les Etats Unis. Et c’est toujours ce même visage qui commença nuit après nuit à ressurgir dans ses souvenirs et sa mémoire. Ce visage toujours, qui lui donnait la force de tenir quand il était sur le point de craquer…. Ce visage qui lui fit comprendre la réalité des sentiments qu’il ressentait…. Et c’est ce visage précisément, qui, à l’instant présent, était en train de fendre la foule pour venir le rejoindre.

Non. Shuzo ne pouvait décidément pas se défaire de son sourire et de sa bonne humeur. Midorima venait de le rejoindre et ce dernier ne put s’empêcher de le taquiner gentiment en guise de salutation pour les retrouvailles tant attendues.

-Il est à peine 14 heures ne t'en fait pas. Ton voyage s'est bien passé ?

Shuzo acquiesça d’un signe de tête avant de s’étirer les bras. Il posa ensuite sa main droite sur la poignée de sa valise qu’il tira à sa suite

« Ca va… j’avais prévu de quoi m’occuper et je me suis endormi une partie du voyage. Mais je ne vais pas te cacher que je me suis épuisé…. Seize heures de vol et il est que 14 h ? Dur…. »

C’est vrai que Shintaro avait changé. Et pas seulement physiquement ! Rien que sa petite tentative d’humour prouvait qu’il était bien moins fermé qu’avant. Il avait accepté du premier coup de venir l’accueillir à l’aéroport là ou autrefois – Shuzo en était sure – il se serait faire rembarrer sans la moindre compassion. Midorima paraissait plus ouvert et plus enclin à échanger avec son entourage. Une excellente chose dont Nijimura aimait à croire qu’il n’était pas indifférent. Même si, il le savait parfaitement, cela devait davantage être dû à la fréquentation de Takao dont Nijimura avait souvent ( trop …. ) entendu le nom.

-Je déteste qu'on me dise que j'ai changé, je n'arrive jamais à savoir si c'est bien ou mal...

«  Je te rassure tout de suite, c’est en bien ! T’étais déjà mignon mais là…. T’es carrément canon !»

Un sourire et un clin d’œil du capitaine accompagnèrent cette petite déclaration. Shintaro n’ignorait rien de l’homosexualité de Nijimura. Il en avait même été le premier confident. Mais ce que Nijimura ne lui avait encore jamais dit, c’est qu’il éprouvait pour lui une attirance dépassant de loin la simple amitié…

Shuzo le regarda tout en avançant. Midorima lui avait pris un sac et il lui en était infirment reconnaissant. Il était déjà lourdement chargé et il ignorait ou se trouvait exactement l’appartement. Il devait se rendre à une agence dont il avait l’adresse dans un papier fourré en bordel dans sa sacoche.

-Ceci dit, senpai n'a pas été plus grand que moi bien longtemps...

« Tu sais bien ce qu’on dit non ? La taille ne compte pas ! Namého ! Je reste malgré tout ton senpai »

Shuzo haussa un sourcils. Avant, il lui suffisait de tendre le bras pour poser sa main dans les cheveux de Midorima. Maintenant, il lui fallait le lever bien haut… Il n’avait pas encore besoin de marchepied mais quand même !

Ils n’avaient fait que quelques pas avant que Shintaro ne lui tende une boite cartonnée blanche surmontée d’un lapin et d’un arc en ciel. L’ancien capitaine lui adressa un regard interrogatif auquel Midorima apporta une réponse

-Ce sont nos objets du jour, nous sommes premiers aujourd'hui.

Les objets du jour….. En quatre ans, Midorima ne s’était pas défait de son intérêt si prononcé pour l’horoscope de Oha-asa – Shuzo se souvenait encore de son nom ! Ce n’était donc pas qu’une lubie passagère. C’était un véritable mode de vie pour Shintaro. De là à dire que c’était une obsession il n’y avait qu’un pas que Nijimura ne franchirait pas. Chacun était libre de vivre comme il l’entendait et d’aimer ce qu’il souhaitait.

Shuzo attendit qu’ils soient sortis de l’aéroport, retrouvant l’air frais et bien plus agréable de l’extérieur, pour poser sa valise et ouvrir doucement le couvercle de la mystérieuse boite afin d’en découvrir le contenu.

A l’intérieur de la boite, plusieurs boules blanches étaient placées dans des petites barquette en papier gondolé. Nijimura n’avait pas besoin de demander de quoi il s’agissait. Il le savait parfaitement. Ça ne pouvait qu’être une seule et unique chose : des Ichigo daifuku, dessert japonais constitué d’une fraise entière enrobée d’une pâte de haricot rouge sucré et de chocolat. Le dessert préféré de Shuzo…. Et cela faisait quatre ans qu’il n’en avait pas mangé.

Le regard gris du capitaine se leva pour croiser un instant celui de Midorima. Est-ce les ichigo daifuku l’objet du jour de son horoscope ? Ou bien… les avait-il choisis volontairement ? Si c’était le cas, l’avait-il fait en sachant que c’était ce que Shuzo préférait ? Comment aurait-il pu le savoir d’ailleurs ?

-Tu as mangé au fait ? Je ne voudrais pas te laisser mourir de faim je me sentirais coupable... Enfin après si tu t'écroule je peux toujours dire que je ne te connais pas...

Shuzo se mit à rire avant de prendre l’un des daifuku entre ses mains. Il ne résista pas plus longtemps à la tentation de le porter à sa bouche et de planter ses dents dedans. Délicieux… Mon dieu…. Il n’y avait pas de mot assez fort pour qualifier ce que Shuzo ressentait. C’était sans l’ombre d’un doute la meilleure chose au monde qu’il mangeait ! Sucré, mou et moelleux à la fois, avec le croquant et l’acidité légère de la fraise….

Une bouchée… Shuzo ferma les yeux avant de savourer et d’avaler

« Ha ouais t’es comme ça toi ? Tu me laisserais crever dans le caniveau ? Dire que je t’ai rapporté un petit cadeau de L.A….. Je vais le filer au premier clochard que je trouve pour me venger ! »


Menace clairement en l’air étant donné que le cadeau en question se trouvait tout au fond d’une des valise… Pour le refiler a un clochard il aurait fallu déballer tout le contenu de chacun de ses bagages et c’était une raison suffisante pour le décourager et offrir le cadeau à la personne pour qui il avait été spécialement acheté

«  Par contre je te le donnerai plus tard…. Je l’ai rangé dans mon sac. Tu m’en veux pas trop ? »

Shuzo finit d’engloutir son gâteau et il se lécha les doigts pour ne pas perdre une seule miette de ce met fabuleux. Si il s’écoutait, il mangerait tous les autres qui se trouvaient dans la boite. Mais clairement ça ne se faisait pas ! Surtout qu’il venait de prendre conscience de quelque chose de grave

« Oh…. Merde. J’ai mangé le daifuku mais fallait peut être pas… Si c’est l’objet du jour j’imagine que tu devais les garder jusque demain non ? »

Un air gêné affiché sur le visage, Shuzo se passa la main derrière la nuque, ébouriffant un peu ses cheveux au passage

C’est vrai que sur le coup, Shuzo n’avait même pas demandé la permission. Il avait englouti le gâteau dés qu’il l’avait vu sans se poser la question de savoir s’il en avait le droit. Peut être que Midorima lui avait tendu la boite uniquement pour qu’il voit ce qu’il y avait dedans sans pour autant lui donner l’autorisation d’y toucher. Il connaissait l’importance de ces objets pour Midorima et il ne voulait en aucun cas l’en priver …. Ni subir ses foudres s’ils se retrouvait sans Lucky Item Fixe pour la journée

«  Si tu veux on repasse à une pâtisserie et je t’en achète un autre ! »

Il lui tendit la boite contenant le reste des gâteaux. Si Shintaro ne la reprenait pas immédiatement, Shuzo ne répondait plus de rien quant à son contenu ! Parce que s’il y avait bien un vice que Nijimura ne pouvait pas nier, c’était bien sa gourmandise ! ( et la luxure…. Mais ça… ce n’était peut être pas le bon moment pour l’avouer à Shintaro s’il ne voulait pas le voir détaler comme un lapin…. Ce qui serait d’ailleurs très amusant de la part d’une carotte sur pattes, vous en conviendrez )

« Mais sinon ne t’en fais pas j’ai mangé. On a eut un plateau dans l’avion. A vrai dire j’ai davantage envie d’aller me poser quelque part. Mais je dois trouver mon appartement avant….. »


Il fouilla dans son sac et en retira une feuille pliée en quatre, particulièrement abimée et sur laquelle l’adresse fine et appliquée de sa mère était lisible

« C’est l’adresse de l’agence où je dois récupérer mes clefs. Ça te dit quelque chose ? Tu pourrais m’y accompagner ? »



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Midorima Shintaro
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MessageSujet: Re: Retour au pays [ PV Midorima ]   Jeu 18 Aoû - 19:02

Retour au pays
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Midorima était plutôt conservateur, il n’aimait pas spécialement le changement.

Notamment quand ce dernier était trop brusque. C’était sans doute la principale raison pour laquelle il n’aurait pas pu faire la même chose que son ancien capitaine, devoir tout quitter, du jour au lendemain. Enfin, pour le brun cela n’avait pas été un choix, mais une obligation. Mais se connaissant, Midorima aurait demandé à ses parents pour aller habiter chez sa grand-mère à Shizuoka afin de rester tout de même au Japon.

C’était surement égoïste dans un sens, mais le vert ne s’était jamais présenté comme quelqu’un de foncièrement généreux non plus alors il ne s’en voulait pas. Enfin heureusement pour Nijimura, ce dernier avait tout de même bien vécu le changement et s’était fait des amis facilement malgré la barrière de la langue et le choc des cultures.

Chose dont Midorima aurait été incapable, même chez lui à Tokyo, il était trop difficile de se faire des amis. Il n’avait eu que Takao, qui n’était en fait pas son ami à proprement dit... Une déviance plutôt, enfin... Bref là n’était pas la question.
Au contact du faucon, le vert s’était beaucoup ouvert et petit à petit son comportement avait changé, mais étais-ce assez pour qu’il considère les personnes autour de lui comme ses amis ? Il n’en savait fichtre rien. Et Shuzo... Etait-il son ami ?

Il se plaisait à le croire depuis des années en tout cas, il espérait vraiment ce sentiment était partager et que le brun prenait autant de plaisir à discuter avec lui qu’en prenait le tireur miracle. Et puis c’était surement le cas, sinon, en connaissant Nijimura, il aurait tout bonnement arrêté de répondre à ses mails et l’aurait envoyé paitre sans ménagement. Et puis ils ne seraient pas actuellement tout les deux, donc Shintaro n’avait pas de soucis à se faire.

Et là tout de suite, ça faisait du bien de le voir en vrai, et non sur son écran d’ordinateur. Il n’avait rien oublié de sa personne d’avant et Midorima se plaisait à détecter les changements mineurs dans son apparence. Au premier abord il avait un peu grandis, bien que ce soit moins que lui. Ses cheveux étaient toujours aussi noirs quoiqu’un peu plus longs, sa peau par contre était un peu plus bronzée, surement à cause du soleil californien qui brillait quasiment toute l’année.

Mais tout le reste était pareil, son sourire, sa moue boudeuse, son rire.

Midorima aimait vraiment la constance.

-Je te rassure tout de suite, c’est en bien ! T’étais déjà mignon mais là…. T’es carrément canon !


Sans surprise, Shintaro pouvait sentir ses joues chauffer et prendre une teinte légèrement rosée qu’il essayait de cacher en remontant ses lunettes.

-Oui bien sur, je suis canon et toi tu es un boulet...


Le vert leva les yeux au ciel avant de faire un très léger sourire. Il ne savait pas vraiment si son ancien capitaine le pensait vraiment, mais il ne pouvait s’empêcher d’être flatté du compliment. Il était au courant maintenant et depuis un moment que ses goûts se portaient vers les garçons, du coup il se sentait honoré que son physique atypique plaise au brun. Même si l’adolescent n’était pas porté sur la drague et ce genre de choses, il aimait plaire, même si jusqu’à présent il n’avait plu qu’à Takao à sa connaissance. Et puis peut-être à Nijimura du coup.

Enfin pour le moment ce qui semblait le plus plaire à l’ancien capitaine, c’était son objet du jour, ou du moins, les sucreries qui le composaient. En même temps ce n’était pas étonnant, le vert avait pris soin de choisir des mets de choix pour son ami, et il savait à quel point il aimait ces cochonneries d’Ichigo daifuku. A l’époque de Teiko il en mangeait par cargaisons entières... Il n’avait pas du en gouter depuis son départ alors Midorima était certain de faire plaisir, surtout que celles-ci étaient un vrai délice... Un appel à la gloutonnerie.

Un appel que Shuzo ne pouvait pas refuser visiblement, et Shintaro le regarda avec un petit sourire satisfait.

-Ha ouais t’es comme ça toi ? Tu me laisserais crever dans le caniveau ? Dire que je t’ai rapporté un petit cadeau de L.A….. Je vais le filer au premier clochard que je trouve pour me venger !

-Quel ingrat je fais...

Le vert leva les yeux au ciel en sachant très bien que le brun baratinait. C’était le genre de menaces qu’on faisait aux enfants qui ne voulaient pas ranger leur chambre ça, et Midorima, c’était un grand maintenant, il ne se laissait plus avoir par ce genre de procédé ! De toute façon la supercherie fut bientôt percée à jour...

-Par contre je te le donnerai plus tard…. Je l’ai rangé dans mon sac. Tu m’en veux pas trop ?

-Evidemment que si, je ne suis venu te chercher que pour ça et je vais devoir attendre, quel terrible épreuve...

Shintaro écarquilla les yeux d’un air horrifié pour accompagner ses paroles avant de remonter ses lunettes en soupirant. Non mais comme s’il allait lui en vouloir... Il ne voulait même pas de cadeau d’abord ! Enfin, disons qu’il n’allait pas cracher dessus, mais il n’allait pas en réclamer un non plus.

-Oh…. Merde. J’ai mangé le daifuku mais fallait peut être pas… Si c’est l’objet du jour j’imagine que tu devais les garder jusque demain non ?

-Techniquement c’est ce qui est prévu en effet...


-Si tu veux on repasse à une pâtisserie et je t’en achète un autre

-Ne t’en fais pas, l’objet du jour est une pâtisserie au chocolat, comme tu as pu le constaté, j’ai pris diverses choses et tant que tu ne touche pas à ma part de gâteau, je n’aurais pas besoin de t’étriper. Le reste est de toute façon piur toi et tu en fait ce que tu veux, libre à toi de le bouloter...


Midorima haussa les épaules avant de faire un petit sourire complice.

-Et puis d’un côté... On peut dire que s’il est dans ton estomac, il est on ne peut plus proche de toi...

Même si cela ne lui viendrait jamais à l’esprit de manger son lucky item... Mais au moins Nijimura ne se sentirais plus coupable.

-Mais sinon ne t’en fais pas j’ai mangé. On a eut un plateau dans l’avion. A vrai dire j’ai davantage envie d’aller me poser quelque part. Mais je dois trouver mon appartement avant…

Shintaro acquiesça en hochant la tête et pris le bout de papier que lui tendis son vis-à-vis.

-C’est l’adresse de l’agence où je dois récupérer mes clefs. Ça te dit quelque chose ? Tu pourrais m’y accompagner ?

-Sans problème, elle doit visiblement se situer dans la rue de la boutique où j’achète mes lucky items.

Midorima garda le bout de bout de papier pour le ranger dans sa poche. Normalement il ne se trompait pas, mais bon il n’avait pas non plus un sens de l’orientation très développé donc il pouvait aussi confondre...

Pour le moment les deux garçons marchèrent jusqu’à l’arrêt de bus afin que ce dernier ne les conduise au centre ville, une fois là-bas ils n’auront à marcher que quelques minutes, une aubaine étant donné qu’ils sont chargés comme des mules. Le banc était pris, mais heureusement l’attente fut courte et Midorima monta le premier dans le véhicule afin de choisir une place et de mettre les valises dans un coin qui ne gênerait personne. Il tendit un ticket à Nijimura.

-Tiens c’est un billet que ma sœur avait en plus, elle ne s’en servira pas alors elle a pensé que je pourrais m’en servir.

Shintaro lui, avait souscrit à un abonnement à l’année bien que ce soit du gaspillage vu qu’il n’empruntait que très rarement le bus... En fait c’était surtout à cause de Takao qui avait été malade pendant une semaine le mois dernier, et il n’avait donc pas pu le conduire à vélo... Alors maintenant il préférait se prémunir et avoir toujours de quoi utiliser les transports en commun.

Le vert attendit son ami avant d’aller s’asseoir. Ils avaient de la chance jusqu’à présent, il n’y avait pas d’enfant dans le véhicule et ça c’était une bénédiction... Vous avez déjà voyagé avec des gosses qui crient et pleurent pour rien ? Midorima oui, et il s’était fait violence pour ne pas les jeter par la fenêtre...

Les enfants c’est satan.




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MessageSujet: Re: Retour au pays [ PV Midorima ]   Sam 20 Aoû - 14:33

...
Retour au pays
avec Midorima Shintaro



Shuzo avait toujours été quelqu’un d’assez débrouillard, capable de s’adapter aux situations qui se profilaient dans son horizon. Vivre seul pendant plusieurs mois pour un collégien, cela pouvait en effrayer plus d’un. Mais Shuzo l’avait fait. Il avait ensuite tout quitté de sa vie pour s’en construire une autre dans un pays radicalement différent du sien. Et puis, presque quatre ans plus tard, il revenait enfin au Japon, de nouveau seul, se confrontant à une situation qu’il se savait capable de surmonter sans difficulté.

Il n’était pas du genre à prendre peur face à l’adversité. Nijimura partait du principe qu’il y avait toujours une solution à n’importe quel problème. Loin de lui l’envie de baisser les bras ou se laisser abattre par les épreuves que la vie plaçait sur son chemin. Il prenait plutôt ça comme des défis qu’il devait relever et qu’il le rendrait chaque fois un peu plus fort. Même si c’était difficile. Même si, des fois, il avait envie de se laisser sombrer dans la facilité la renonciation…

Il allait donc vivre seul au Japon pendant plusieurs mois tandis que le reste de sa famille serait encore aux Etats Unis. Ça ne l’attristait pas. La solitude ne l’effrayait pas non plus. Parce qu’il savait qu’ici, il n’était pas entièrement seul et qu’avoir retrouvé Midorima constituait son plus fort soutient dans cette nouvelle page de sa vie qu’il s’apprêtait à écrire.

La seule chose qui le perturbait légèrement était son appréhension à voir Shintaro différent du souvenir qu’il avait gardé de lui du temps de Teiko. Discuter par mail et Skype, n’était pas suffisant pour se rendre compte de comment était une personne. Et la surprise de Nijimura fut grande ! Au sens propre comme au sens figuré ! Il avait bien remarqué que Shintaro avait gagné plusieurs centimètres mais il ne prenait conscience de sa croissance immense que maintenant, marchant à côté de lui, obligé de levé la tête pour pouvoir le regarder…

Et Shintaro paraissait aussi moins renfermé. Moins replié sur lui-même. Il souriait un peu plus que dans ses souvenirs. Il paraissait…. Socialement plus ouvert. Et c’était quelque chose dont Shuzo ne pouvait que se réjouir.

-Oui bien sûr, je suis canon et toi tu es un boulet...

Et il avait de l’humour !!! Nijimura ne put s’empêcher de rire. Il ne savait pas si le jeu de mot de Shintaro était volontaire ou non, mais c’était en tout cas très bien trouvé ! Pour le coup il lui pardonna même de le traiter de boulet.

Il aurait même pu faire une remarque salace sur le fait qu’un boulet ça s’enfile très bien dans un canon… Mais n’était pas certain que Midorima allait apprécier, il préféra se retenir de toute remarque perverse ! Au lieu de ça, il préféra se mettre à engloutir les pâtisseries que Shintaro avait pris soin d’aller acheter pour lui. Un amour ce garçon je vous dis !

-Ne t’en fais pas, l’objet du jour est une pâtisserie au chocolat, comme tu as pu le constaté, j’ai pris diverses choses et tant que tu ne touches pas à ma part de gâteau, je n’aurais pas besoin de t’étriper. Le reste est de toute façon pour toi et tu en fait ce que tu veux, libre à toi de le bouloter...

Shuzo l’écouta tout en se léchant les doigts. Il ne voulait pas perdre une seule miette des icihgo daifuku dont il avait rêvé pendant de nombreuses années.

-Et puis d’un côté... On peut dire que s’il est dans ton estomac, il est on ne peut plus proche de toi...

Un large sourire étira les lèvres de Nijimura. Shintaro était tellement à fond dans sa passion des lucky items…. Ça accentuait son côté mignon et effaçait un peu l’austérité et la froideur qu’il pouvait dégager au premier abord.

La mission première pour les deux garçons était donc de trouver l’agence qui possédait l’adresse et la clé de son futur studio. D’après ce que ses parents lui avaient dit, il s’agissait d’un petit meublé possédant un petit salon avec un lit, une kitchenette et une salle de bain. Le minimum mais ça serait amplement suffisant pour lui ! Il n’avait pas besoin de plus.

Par chance, l’adresse en question semblait être bien connue de Midorima pour se situer dans le même coin que sa boutique de lucky items. Pour le coup, la curiosité de l’ancien capitaine était piquée au vif. Il était impatient de savoir dans quel endroit Shintaro pouvait se fournir en objets aussi variés et rocambolesques. Shuzo imaginait assez bien une sorte de boutique d’antiquaire. Un droit rempli de vieilleries, certaines plus fragiles ou précieuses que d’autres. Certains plus moches ou rares aussi… S’ils n’avaient pas été chargé de toutes leurs bagages, Nijimura aurait volontiers proposé un arrêt dans cette boutique pour entrer un peu plus dans le monde de son kohai d’antan. Mais ça ne serait que partie remise, il s’en faisait la promesse.

Visiblement, il fallait prendre le bus pour rejoindre l’adresse dont Shintaro avait conservé le papier entre ses mains. Le chemin jusqu’au premier arrêt de bus n’était pas bien long, fort heureusement. Ça n’empêcha pas Nijimura de soupirer et de s’assoir sur sa valise en attendant que le bus n’arrive

« J’avais oublié à quel point Tokyo est grande…. Tu vois, Los Angeles est aussi une grande ville mais il n’y a pas cette impression d’immeuble tous les uns sur les autres… c’est beaucoup plus… aéré je dirai »

Il lui sourit au même moment que le bus fit son arrivée. Shuzo s’apprêtait à sortir de quoi payer un ticket mais Shintaro fut plus rapide et lui en tendit un

-Tiens c’est un billet que ma sœur avait en plus, elle ne s’en servira pas alors elle a pensé que je pourrais m’en servir.

« Merci beaucoup »

Shuzo prit le billet puis il monta dans le bus. Il composta le billet dans l’appareil prévu à cet effet et cala sa valise dans un endroit où il était certain qu’elle ne serait pas encombrante. Il s’installa ensuite sur un siège et attendit que Shintaro le rejoigne

« Ta sœur est au lycée maintenant non ? Elle a choisi lequel ? Shutoku aussi ? »

Nijimura connaissait la sœur de Midorima bien malgré lui. Aya, possessive et extrêmement protective envers son grand frère était une gamine lui ressemblant en tout point et prête à tout pour s’assurer que personne ne voulait nuire à Shintaro. Elle avait même été jusqu’à usurper l’adresse mail de son ainé, se faisant passer pour lui auprès de Shuzo, pour lui demander d’arrêter de lui écrire…. Mais on n’apprend pas au vieux singe à faire la grimace et Shuzo avait immédiatement détecté la supercherie. Il s’était même prêté au jeu exprès pour la faire enrager encore davantage… et ça avait visiblement bien fonctionné ! La petite Peste-Midorima avait été furieuse !

Alors imaginer qu’Aya Midorima allait être possiblement dans le même lycée qu’eux…. Olala…. Cela aurait été synonyme de pas mal d’étincelles à prévoir !

« J’ai rempli mon dossier d’inscription à Shutoku… Je dois aller leur déposer dans la semaine, récupérer mon uniforme et m’inscrire à un club. »

Si le club de basket semblait tendre les bras à Nijimura, ce dernier ne pensait pourtant pas y déposer sa candidature. La perspective de jouer cote à cote avec Midorima était plus que séduisante mais Shuzo n’avait plus fait de basket depuis qu’il avait quitté Teiko et il ne se sentait pas prêt à fouler le parquet de nouveau…. Certaines cicatrices et blessures étant encore trop présentes pour qu’il se représente avec un ballon orange à la main face à ceux qui avaient été jadis ses coéquipiers avant de devenir la Génération Miracle.

Il n’avait jamais parlé de tout cela à Shintaro et il espérait que le shooter allait réussir à comprendre son point de vue. Même si cela allait sans doute le décevoir….

Le bus s’immobilisa et Shuzo se leva.

« C’est là qu’on doit descendre »

Il attendit que Midorima se décale pour aller reprendre sa valise et sortir du bus. Il inspira une grande bouffée d’air frais. Bien que le trajet n’eût pas été long et insupportable, il n’aimait pas réellement les transports en commun. Trop de gens. Trop peu d’air. Trop de mioches. Trop d’odeur de sueur. Trop de tout et pas assez en même temps…

Dans un petit silence que Shuzo devait à la fatigue, ils rejoignent l’agence immobilière. Shuzo tendit la boite de pâtisserie à Midorima afin d’avoir les mains libres. Il se rendit dans la boutique où il fut accueilli par une femme d’une trentaine d’années au style typique de la working girl moderne. Il écouta attentivement tout ce qu’elle lui expliqua sur l’appartement, sa localisation et les informations générales dont il pouvait avoir besoin. Après une dizaine de minutes d’un monologue assez insipide, Shuzo se vit remettre le fameux trousseau contenant la clé de son appartement et la clé d’une petite cave dans laquelle il pourrait ranger éventuellement un vélo, d’après les dire de la jeune femme. Il dut signer un papier attestant de la remise du trousseau puis il la salua avant de rejoindre Shintaro.

«  Voila c’est bon j’ai les clés. Apparemment c'est pas loin …. »

Il lui montra la nouvelle adresse et le plan grossier que la femme avait dessiné sur un papier libre. A la prochaine intersection il fallait tourner à droite, puis tout droit jusqu’à tomber sur un petit parc. L’immeuble sera là et l’appartement l’attendrait au premier étage…

«  Tu es certain que tu n’avais rien de prévu aujourd’hui et que ça ne te dérange pas de m’accompagner ? »

Il lui adressa un sourire avant de se rendre compte que tout en avançant il avait dû passer devant la boutique de lucky items sans la voir ! Mince ! Il s’insulta mentalement.

Finalement ils arrivèrent à l’appartement sans le moindre problème et Shuzo ouvrit la porte de son chez lui qu’il découvrit en même temps que Midorima. Un petit palier était prévu pour retirer ses chaussures. On arrivait ensuite directement dans la petite cuisine constituée d’une gazinière, d’un frigo, d’un évier et de meubles suspendus pour ranger la vaisselle. Juste en face, une porte donnait sur la salle de bain pas très grande mais relativement fonctionnelle. Elle possédait même une petite fenêtre pour faire enter une lumière naturelle plus que bienvenue. Puis, la pièce principale. Un lit longeait le mur de gauche à côté duquel se trouvait une table de chevet. Un bureau était situé dans l’angle opposé et au centre de la pièce se trouvait une table basse, des coussins et un meuble contenant une télévision d’un modèle pas très récent sans être antique non plus. Le mur de droite, quant à lui, était recouvert d’un grand placard prenant toute la longueur

« Bon et bah…. Bienvenue chez moi Shintaro ! »

Shuzo sourit et tira sa valise jusque dans le salon. Il posa la boite de pâtisserie sur la table basse avant de se laisser tomber sur son lit dont il pouvait tester la fermeté

« Haaaaaaaaa je suis mort ! »

Il se redressa en position assise et regarda son ami

« C’est pas trop mal ici. Franchement je m’attendais à pire…. Je te proposerai bien quelque chose à boire pour te mettre à l’aise mais c’est un peu la déche ! »

Il se mit à rire en passant la main dans ses cheveux. Il allait falloir penser à faire quelques courses de premières nécessité et cette tâche le fatiguait avant même qu'il l'ai commencé

« Je n’ai à te proposer qu’un morceau de gâteau au chocolat porte bonheur »

Ça serait assez étonnant que Midorima cède à la tentation de manger son lucky item…..

« Si tu veux bien, je t’invite quelque part à manger pour te remercier d’être venu m’aider et m’accueillir à l’aéroport »


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MessageSujet: Re: Retour au pays [ PV Midorima ]   Lun 19 Sep - 14:54

Retour au pays
feat. Nijimura Shuzo




Los Angeles...

Midorima se demandait comment c’était là-bas... Certes il avait déjà vu bon nombre de photos, aussi bien dan les magazines, sur internet, ou même envoyées par Nijimura lui-même, mais les photos ne sont que la capture d’un paysage, d’un instant, et cela ne retranscrivait pas réellement la vie qu’il était possible d’y avoir.

-J’avais oublié à quel point Tokyo est grande…. Tu vois, Los Angeles est aussi une grande ville mais il n’y a pas cette impression d’immeuble tous les uns sur les autres… c’est beaucoup plus… aéré je dirai.


Midorima avait l’habitude du paysage tokyoïte, tellement que, lorsqu’il allait ailleurs, que ce soit Shizuoka ou Kyoto, il trouvait ces endroits presque...vides. Ici les gens se marchent dessus, les rues en deviennent même trop étroites alors qu’elles sont gigantesques, et cette hauteur, ces buildings, ces lumières même le soir. Une ville qui ne dort jamais.

Shintaro se demandait s’il pourrait vivre ailleurs un jour, pourtant lui recherchait le calme, et ce n’était pas spécialement l’endroit propice, mais il avait peur de s’ennuyer ailleurs... Enfin, il n’était pas amené à changer d’endroit non plus donc la question n’avait pas à se poser au final...

En plus, et chose pratique pour lui, à force de faire le tour de la ville pour des lucky item, ou parce que Takao se perdait, il la connaissait maintenant très bien. Pas non plus comme sa poche, il ne fallait pas abuser, mais assez pour savoir s’y retrouver facilement. Et cela allait bien aider son ami pour le coup.

-Ta sœur est au lycée maintenant non ? Elle a choisi lequel ? Shutoku aussi ?

-Elle va y rentrer dans quelques jours en même temps que nous, et elle est effectivement à Shutoku. De toute façon elle n’avait même pas envisagé d’aller ailleurs... Même si l’une de ses meilleures amies va à Seirin elle n’a rien voulu savoir... Enfin avec ses résultats elle pouvait prétendre à n’importe quel lycée.

Midorima était fier de sa sœur, bien qu’il ne le dirait jamais, cela va de soit. La jeune Midorima était une enfant brillante, comme lui pouvait l’être aussi.

Une as de la flûte traversière, elle avait commencé les cours de musique après avoir assisté à un récital de son frère. Et si elle avait d’abord voulu se mettre au piano comme Shintaro, elle eu un véritable coup de cœur pour un autre instrument, et elle fut heureuse de constater qu’elle resterait aussi proche de lui-même sans faire la même chose.

Cela étant, elle pratiquait quand même le basket afin de partager un peu plus avec lui, et elle était vraiment très forte... En tant que pivot. Là ce n’était pas une question de choix, mais plutôt une obligation étant donné que la jeune verte était complètement nulle en tirs à distance... Mais elle se débrouillait vraiment bien en défense !

Et bien sur, elle avait des résultats scolaires excellents, tout comme Shintaro, même si cette dernière faisait souvent exprès de ne pas comprendre pour se faire expliquer la leçon. Même si cela ne marchait pas à chaque fois... Dommage pour elle. Et le pire dans tout ça, c’est que ces combines marchaient avec Takao, alors elle avait de quoi mourir de jalousie...

Midorima espérait vraiment que Aya soit plus gentille avec Nijimura qu’elle ne pu l’être avec son ami faucon.

-J’ai rempli mon dossier d’inscription à Shutoku… Je dois aller leur déposer dans la semaine, récupérer mon uniforme et m’inscrire à un club.

-On pourra y aller ensemble si tu veux, je te ferais visiter. Et puis comme ça je te présenterais au coach pour le club de basket. Tu vas venir n’est-ce pas ?


Shintaro regarda son ami du coin de l’œil pour surveiller sa réaction. Nijimura lui avait déjà parler du fait qu’il ne jouait plus au basket, et qu’il ne comptait pas recommencer de sitôt, mais Shintaro ne l’entendait pas de cette oreille, et dieu sait ce qu’il peut être têtu.

La perspective de pouvoir jouer à nouveau avec son ancien capitaine était trop tentante pour qu’il ne la laisse filer, et puis cela ferait du bien à l’équipe d’avoir un joueur aussi expérimenté après le départ des senpai.

Et puis tout le monde sait que si Midorima veut quelque chose, il l’obtient.

-C’est là qu’on doit descendre


Shintaro hocha la tête et descendit du bus, ce fut une petite libération, le pauvre vert n’était jamais à l’aise dans ces endroits confinés et trop peuplés... Le trajet jusqu’à l’agence se fit dans le calme, pour ne pas déplaire à Midorima qui n’était pas un grand bavard, même s’il était content de revoir Shuzo et qu’il aimait discuter avec lui.

Il se plaça devant l’enseigne pour attendre son ancien coéquipier et il sortit son portable afin de s’occuper pendant ce temps, même s’il n’arrivait pas à se concentrer sur ses sudoku tellement il était content. Cela ne devait pas se remarqué, mais la présence de Shuzo près de lui, cette présence qui lui avait tant manquer... C’était vraiment réconfortant, et Shintaro avait chaud au cœur.

Au final il ne pu s’empêcher de penser à lui tout le long de son absence et il sursauta lorsqu’il entendit à nouveau sa voix près de lui pour l’extirper de ses songes.

-Voila c’est bon j’ai les clés. Apparemment c'est pas loin ….

Le tireur hocha la tête et jeta un œil sur le plan. Il n’allait pas souvent dans ce coin précis de la ville alors il ne savait pas vraiment ou c’était mais le plan était assez clair pour ne pas se perdre, alors ce serait sûrement facile de trouver.

-Bien, je te suis dans ce cas.


-Tu es certain que tu n’avais rien de prévu aujourd’hui et que ça ne te dérange pas de m’accompagner ?

-Je te l’assure. Et puis de toute façon si je n’en aurait pas eu envie, je ne l’aurait simplement pas fait... Tu me connais.


Une des choses que Midorima détestait par-dessus tout, c’était d’agir sous la contraire alors qu’il avait le choix. Certes, il ne rechignait pas sous les ordres et les obligations, même si cela ne lui plaisait pas forcément, mais si jamais il n’était pas obligé de faire quelque chose qui ne lui plaisait pas... Il ne le faisait pas. Sauf si cela pouvait rendre service à quelqu’un d’important... Mais dans ce cas, la contrainte n’existait plus car cela lui faisait plaisir. Sauf si cela consistait à garder un enfant en bas âge... De toute façon c’était une mauvaise idée de le confier à Shintaro, vous êtes tous prévenus.

L’arrivée à l’appartement se fit sans encombres, en effet le plan avait été facile à suivre et le quartier relativement calme, du coup ils n’avaient pas eu à slalomer entre les gens pour atteindre le Saint-Graal du jour. Le vert était pressé de voir à quoi cela allait ressembler. Il retira ses chaussures sur le petit palier prévu à cet effet avant de s’avancer un peu plus directement dans la cuisine.

-Bon et bah…. Bienvenue chez moi Shintaro


-Merci.

Le lycéen laissa son regard trainer partout, sa curiosité étant plus forte que tout à l’instant et il détaillait chaque meuble et chaque recoins du petit appartement qui allait accueillir son ami pour les mois à venir.

-Haaaaaaaaa je suis mort ! C’est pas trop mal ici. Franchement je m’attendais à pire…. Je te proposerai bien quelque chose à boire pour te mettre à l’aise mais c’est un peu la déche !


-C’est petit...surtout comparé à chez moi...Mais c’est pas trop mal en effet, au moins tu auras moins de ménage à faire. Tu auras intérêt à le faire d’ailleurs, je viendrais vérifier !

Et il en était capable en plus, cela ferait une bonne excuse pour venir lui rendre visite et trainer un peu dans le coin, hinhinhin.

-Je n’ai à te proposer qu’un morceau de gâteau au chocolat porte bonheur


-Non merci, je ne céderai pas à la tentation... Je suis un homme fort moi.

-Si tu veux bien, je t’invite quelque part à manger pour te remercier d’être venu m’aider et m’accueillir à l’aéroport.

-Je ne suis pas du genre à profiter... mais vu que tu le propose et que tu ne lâchera pas le morceau je peux effectivement te laisser me payer un menu au Maji burger... D’ailleurs j’espère que tu ne mangeais pas que cela à Los Angeles !

Bien que Shuzo ne soit pas gros du tout, il était même très bien, physiquement parlant, il savait que la flemme pouvait rapidement gagner un adolescent, et l’appel de la fast food était atroce, notamment en Amérique qui était le berceau des hamburgers.

-D’ailleurs tu auras intérêt à te préparer des plats équilibrés. Tu es encore en période de croissance et ce serait mauvais que ton corps ne reçoive trop d’acides gras saturés.

Par contre il ne pouvait absolument pas compter sur le vert qui était une véritable catastrophe ambulante en cuisine, même pas capable de cuire un œuf... A ce niveau cela relevait plus du sketch que d’un réel défaut de talent. Heureusement pour lui, il pouvait compter sur sa sœur pour lui préparer ses bento, et il n’osait même pas imaginer ce qu’il allait advenir de lui lorsque cette dernière ne serait plus là pour l’aider...

-Tu veux qu’on aille te faire quelques courses ensemble ? Il me semble qu’il y a un combini pas loin...mais cette fois je ne suis sûr de rien...




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MessageSujet: Re: Retour au pays [ PV Midorima ]   Mar 27 Sep - 16:30

...
Retour au pays
avec Midorima Shintaro



-J’ai rempli mon dossier d’inscription à Shutoku… Je dois aller leur déposer dans la semaine, récupérer mon uniforme et m’inscrire à un club.

-On pourra y aller ensemble si tu veux, je te ferais visiter. Et puis comme ça je te présenterais au coach pour le club de basket. Tu vas venir n’est-ce pas ?

Shuzo tourna la tête sur le côté pour que son regard gris croise celui déterminé de Shintaro. Ils avaient déjà évoqué plusieurs fois le sujet sans réussir à trouver un terrain d’entente. Shuzo restait campé sur ses positions tout comme Midorima et ni l’un ni l’autre n’avaient visiblement envie de céder. Du coup, Nijimura en avait déduit que «  lub de basket » faisait partie des sujets tabou qu’il valait mieux éviter d’aborder s’il ne voulait pas voir une dispute éclater.

Pourtant ce n’était pas si compliqué à comprendre. Shuzo refusait tout simplement de s’inscrire dans le club de basketball du lycée Shutoku, tout aussi prestigieux soit-il. Il n’avait plus pratiqué ce sport qu’en loisirs, dépannant de temps à autre l’équipe de son lycée américain sans pour autant s’investir davantage. On lui avait souvent proposé de venir rejoindre le banc de l’équipe pourtant. Mais Nijimura avait toujours refusé catégoriquement.

Comment pouvaient-ils comprendre que Teiko était encore trop présent dans sa tête pour réussir à tourner la page si facilement. Même des années après. La fameuse Génération Miracle….. A chaque match de basket que Nijimura pratiquait, il revoyait les visages de ses anciens kohais le hanter. Aomine et Kuroko qui frappaient leurs poings. Murasakibara qui s’empiffraient à longueur de temps. Haizaki et les nombreux coups de pieds au cul que Shuzo lui avait mis. Momoi et ses informations. Akasahi et sa stratégie. Shintaro et sa technique…..

Un long soupire franchit les lèvres de l’ancien capitaine

«  On en a déjà parlé et tu sais très bien ce que j’en pense. On ne va pas revenir là-dessus… »

Et pourtant, même si Midorima ne répondit pas, il savait très bien que le sujet serait amené à revenir encore et encore jusqu’à ce que l’un des deux finisse pas abandonner.

Une fois arrivé dans son appartement tout nouvellement acquis, Shuzo sentit la fatigue le gagner. Mais il était bien cet appartement. Il était petit mais aussi chaleureux et accueillant.

Shuzo n’avait jamais été le genre de garçon habitué au luxe. Il n’avait pour autant jamais manqué de rien non plus. Certes les Nijimura avaient connu des fins de mois difficiles mais les cinq membres de la famille avaient toujours eu quelque chose à se mettre sous la dent.

Il ne fallait pas être d’une intelligence extrême pour remarquer que Midorima et Shuzo n’étaient pas ici du même milieu social. Si Shuzo était issu d’une famille de classe moyenne, celle de Midorima en revanche aurait pu être classée dans la bourgeoisie sans aucun problème. Le titre de noblesse en moins mais la fortune était là malgré tout. Cela se remarquait dans l’attitude assez hautaine et très proprette de Shintaro qui s’appliquait à utiliser un langage soutenu pour s’exprimer. Shuzo ne se rappelait pas lui avoir déjà entendu prononcer un seul gros mot. Même le jour où Murasakibara avait dévoré un lucky items que Midorima avait eu bien du mal à trouver, devant écumer toutes les pâtisseries occidentales pour la dégoter.

Et pourtant, malgré sa bonne éducation, Shintaro n’était pas un garçon élitiste. C’est vrai qu’il était constamment fourré aux côtés d’Akashi, dont la famille était tout aussi aisée que la sienne, mais cela ne l’avait nullement empêché de fréquenter aussi des personnes d’un milieu familial bien différent. Il suffisait de regarder la fameuse Génération Miracle pour comprendre que chez tous ces garçons, pas un seul venait du même univers que les autres. Shuzo ne faisait pas exception non plus…. Fils ainé d’un père éditeur, d’une mère au foyer, jeune voyou au passif chargé qui avait côtoyé les bureaux de police aussi souvent qu’il avait déserté ses salles de classes…. Shuzo était loin d’être un élève modèle. Alors quand il avait été nommé Capitaine de Teiko et qu’il s’était retrouvé propulsé à la tête d’une prestigieuse équipe de basketball, le poids de ses responsabilités toutes nouvellement acquises l’avait écrasé pendant plusieurs semaines avant qu’il n’arrive réellement à se hisser à la place qui était la sienne. Celle d’un leader. D’un modèle pour ses cadets. En repensant à cette époque, il ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine fierté.

Mais bon, tout ça c’était du passé. Il n’était plus le capitaine de la Génération Miracle et d’ailleurs cette même équipe n’existait plus. Elle avait éclaté lorsque les garçons s’était retrouvé à devoir choisir un lycée. Shuzo avait un temps hésité en réfléchissant à quel lycée prendre lors de son retour à Tokyo. Et finalement, Shutoku lui était paru comme une évidence. Uniquement parce que Shintaro y était déjà scolarisé.

-C’est petit...surtout comparé à chez moi...Mais ce n’est pas trop mal en effet, au moins tu auras moins de ménage à faire. Tu auras intérêt à le faire d’ailleurs, je viendrais vérifier !


C’est sûr que comparé à la maison de Midorima…… Shuzo n’était jamais entré à l’intérieur mais il était certain que tout devait être incroyablement spacieux, lumineux et…. Austère. Un intérieur qui aurait pu figurer sans problème dans une revue publicitaire d’un célèbre magasin de meuble suédois. A la fois très beau mais aussi très impersonnel.

Shintaro ne le savait sans doute pas mais il fut un temps ou Shuzo avait rodé autour de la maison des Midorima. A l’époque, il ne savait pas à qui elle appartenait, évidemment. Il savait juste qu’il s’agissait de la demeure d’une famille de médecin et dans sa petite tête écervelée, il s’imaginait déjà trouver un tas de choses de valeurs. Le genre de chose qu’il aurait pu voler puis revendre pour éponger des dettes qu’il s’était fait comme l’abrutit de gosse qu’il était. Heureusement, Shuzo n’avait jamais franchi le cap de ce genre de délinquance. Il avait été stoppé avant par sa précieuse amie Akina qui l’avait sorti d’un profond merdier dont il lui était toujours très reconnaissant.

Shuzo se redressa et lui sourit. Il étira ses bras avant de laisser son regard parcourir son petit appartement. Un sourire étira ses lèvres et il haussa un sourcil de façon intéressée

« Tiens donc ? Tu vas venir vérifier si je fais mon ménage »

Un grand éclat de rire lui échappa avant il se remit debout

« Ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace ! Je sais très bien que c’est un motif bidon pour que tu viennes me voir ! »

Il lui fit un petit clin d’œil sans pour autant se défaire de son sourire

« T’en fais pas va ! Tu n’as pas besoin d’excuse ou de motif pour venir passer du temps avec moi ! Tu es plus que bienvenu dès que tu le voudras ! Comme ca tu m’aider…. A faire le ménage !! héhé  »

Shuzo lui devait bien ça après l’avoir obligé à se lever aux aurores pour l’accueillir à l’aéroport. Et même sans ça, il était vrai que Nijimura appréciait réellement la compagnie de son cadet pour ne pas avoir envie de s’en passer. Si cela avait été possible, il lui aurait même proposé un appart en collocation ! Ça aurait pu être vraiment cool ça ! Il n’aurait pas eu a se retrouver seul chaque soir après les cours. Ils auraient parlé de leurs journées, Shuzo l’aurait aidé à trouvé ses lucky items chaque matin. Ils auraient fait le trajet ensemble jusqu’au lycée…

Sauf que c’était impossible…. Shuzo doutait réellement que les parents de Shintaro acceptent de laisser le fils unique quitter si tôt le foyer familial sans réelle raison. Quant à Aya, la sœur de Shintaro, elle aurait été prête à égorger Shuzo sur le champ pour ne pas voir son frère s’éloigner d’elle. Une psychopathe cette fille ! Shuzo l’avait toujours dit ! Et  dire qu’ils allaient être dans le même lycée…. Qu’est ce qui serait le pire ? Shintaro et sa sœur collante – chiante – colérique – possessive – hystérique (rayer la mention inutile ) dans le même établissement ? Ou bien Shuzo et Aya, les meilleurs ennemis du monde, prêts à se chamailler pour s’octroyer la possession exclusive du shooter aux cheveux verts ?

Et il y avait Takao aussi….. Merde…. Shuzo avait failli l’oublier cet oiseau de malheur. L’ombre de Shintaro. Et pour le coup ce n’était pas une façon imagée de présenter la chose. D’après ce que Shuzo en avait, Takao était du genre à coller Shintaro comme un chewing gum à la semelle d’une basket ! Il le collait…. Comme son ombre. Joie et bonheur pour l’ancien capitaine de la GM qui sentait déjà poindre la jalousie.

Shuzo reprit conscience avec l’instant présent quand Shintaro accepta son invitation à manger

- Je ne suis pas du genre à profiter... mais vu que tu le proposes et que tu ne lâcheras pas le morceau je peux effectivement te laisser me payer un menu au Maji burger... D’ailleurs j’espère que tu ne mangeais pas que cela à Los Angeles !

Shuzo s’étira. Son séjour Los Angeles avaient beau avoir été ponctué d’un nombre incalculable de cheese burgers ( les meilleurs de toute sa vie ) il avait gardé une silhouette parfaite, dieu merci !

«  Va pour le Maji burger ! Je te jure aux Etats unis, les burgers sont énormes ! Et les frites ! Des cornets gigantesques ! Impossible à tout finir. Y avait bien que Kagami pour être capable de tout manger sans caler »

Et ce n’était pas peu dire ! Kagami était un ventre sur patte et Shuzo c’était très souvent demandé où il arrivait à stocker les quantités titanesques de bouffe qu’il ingurgitait. Et dire qu’il ne prenait pas un plis de gras ! Y en a qui en ont de la chance !

-D’ailleurs tu auras intérêt à te préparer des plats équilibrés. Tu es encore en période de croissance et ce serait mauvais que ton corps ne reçoive trop d’acides gras saturés.

Un éclat de rire retenti dans l’appartement. Shuzo était presque plié en deux tant ce que venait de dire Shintaro était risible. Le pauvre il ne se rendait sans doute pas compte de ce qu’il venait de prononcer. Mais le regard courroucé qu’il envoyait à Shuzo donnait l’impression qu’il se sentait vexé. Peut être croyait-il que Nijimura se moquait de lui pour s’inquiéter à ce point de sa santé et de sa croissance. Mais ce n’était pas le cas. Shuzo se sentait même plutôt heureux et flatté d’avoir quelqu’un qui tenait à lui à ce point.

L’ancien capitaine essuya quelques larmes de rire qui perlaient au coin de ses yeux puis il se redressa pour reprendre contenance. Il attendait que son fou rire soit atténué pour répondre à son ami

« Moi ? Me préparer des plats équilibrés ? Tu crois réellement que je sais cuisiner ? La seule chose que je suis capable de me préparer sans le faire cramer c’est des nouilles instantanées ! Je te promets ! Avant que je parte en Amérique j’en ai tellement bouffé que j’aurai pu avoir des actions chez Nissin !! »

Oh que oui ! Shuzo en avait mangé des bols de nouilles ! En soupe, en ramen, en soba ! Et de toutes les saveurs aussi. Ses préférées restaient néanmoins les nouilles au canard ou les soba teriyaki ! En plus d’avoir l’avantage d’être bon et facile à préparer, c’était aussi extrêmement peu onéreux ! Mais à la longue, Shuzo avouait en avoir été écœuré…. Heureusement que Na-chan avait été là pour lui préparer de temps à autres quelques petits plats et bento pour diversifier son alimentation. Sans parler des desserts qu’elle lui offrait plusieurs fois par semaine ! Non… Il n’y avait pas à dire, Na-chan lui manquait…. Et pas uniquement pour ses talents de pâtissière, évidement

-Tu veux qu’on aille te faire quelques courses ensemble ? Il me semble qu’il y a un combini pas loin...mais cette fois je ne suis sûr de rien...


Ha oui ! C’était une bonne idée ça tiens ! Remplir un peu le frigo et les placards était une bonne façon pour ne pas se laisser mourir de faim ou céder à la faciliter du fast food

« Ouep ! Bonne idée ! »

Shuzo s’approcha de sa valise qu’il coucha sur le sol. Il fit glisser la fermeture éclair de cette dernière afin de l’ouvrir. A l’intérieur, tout était rangé soigneusement. Les vêtements restés pliés allaient devoir patienter encore un peu avant de trouver leur place dans l’armoire du petit studio.

« Mais avant j’avais un truc à te donner ! »

Fouillant dans sa valise sans réelle délicatesse, Shuzo en retourna tout le contenu jusqu’à ce qu’il réussisse à mettre la main sur l’objet de ses convoitises. Il s’agissait d’un paquet cadeau souple de forme rectangulaire et peu épais.

«  Tadaaaaaa ! Souvenirs de Los Angeles. Bon… Je ne suis pas certain que ça te plaira… »

Shuzo se redressa avant de lui tendre le paquet en question. Il avait longuement hésité à trouver quoi rapporter à son ami. Une peluche ? Moué genre c’est pour les filles ça ! Même si Shintaro se trimballait souvent avec un animal en peluche uniquement pour la chance qu’ils étaient censé lui apporter. Un porte clé ou une autre connerie du genre ? Non… il n’était pas convaincue. Son choix s’était finalement porté sur un T.shirt des Los Angeles Lakers, club mythic de basketball de la ville, que Shuzo espérait avoir choisi dans la bonne taille. Shintaro était tellement grand qu’il avait longuement hésité

« J’espère que je ne me suis pas trompé… et que ça te plait. J’ai pensé que tu pourrais le porter pour les entrainements. Comme ça, tu ne pourras pas dire que je ne suis pas avec toi sur le parquet »


Il lui tira la langue en guise de taquinerie. Il se rapprocha ensuite de son lit et attrapa son sac à dos. Il le retourna au-dessus du lit pour le vider de tout son contenu avant de le mettre sur ses épaules

« Voila ! C’est bon je suis prêt on peut aller faire des courses ! Et manger ! Vraiment je ne tiens plus ! »


Il avait beau avoir dévoré l’ichigo daifuku, ça n’avait pas suffi à caller son appétit.

Shuzo attendit que Shintaro sorte de l’appartement avant de le verrouiller derrière eux.

« Bah…. Du coup je te suis parce que je n’avoue ne pas trop me repérer. Peut être même que j’aurai besoin d’une visite guidée de Tokyo…. » lui lança t’il avec le regard malicieux de celui qui a une idée derrière la tête


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Midorima Shintaro
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MessageSujet: Re: Retour au pays [ PV Midorima ]   Mar 4 Oct - 16:09

Retour au pays
feat. Nijimura Shuzo




Quand Midorima avait une idée dans la tête, il ne l’avait pas ailleurs.

Têtu était un euphémisme pour parler du vert, et ce dernier ne lâchait le morceau que lorsqu’il était satisfait, c'est-à-dire en obtenant ce qu’il désirait. Et dans le cas présent c’était bel et bien la présence de Nijimura au club de basket. Le brun avait beau lui sortir toutes les excuses du monde, aucune ne justifiait qu’il refuse.

Même si cela faisait des années qu’il avait quitté le basket scolaire, Shintaro considérait que ce n’était pas une raison valable. Shuzo était encore en bonne forme et quelques entrainements suffiraient à lui remettre les pieds dans les étriers. Et puis certaines choses subsistent malgré les années, le talent de son ancien capitaine n’avait pas pu s’envoler, donc il restait encore maintenant un atout de choix pour l’équipe de Shutoku. Bien sur ce n’était pas pour cette seule raison qu’il le voulait à ses côtés.

Ce n’était pas non plus pour former un duo extraordinaire, il avait Takao pour ça, et malheureusement pour lui Nijimura ne pourrait pas le remplacer ni avoir la même alchimie une fois le ballon dans les mains... Mais lui aussi, il avait une sorte de nostalgie de Teiko par instants. Pas qu’il regrette cette période, il préférait largement sa place, mais les débuts dans l’équipe première, avant qu’Akashi n’en devienne le capitaine, il en gardait un très bon souvenir, notamment grâce à Nijimura.

Il voulait simplement pouvoir jouer à nouveau avec lui, recevoir ses passes, voir son sourire victorieux à la fin du match... Il voulait jouer avec lui et partager à nouveau cette passion qui les a fait se rencontrer et se rapprocher.

Et il ne lâchera pas l’affaire.

-On en a déjà parlé et tu sais très bien ce que j’en pense. On ne va pas revenir là-dessus…

Shintaro ne répondit pas, mais il n’en pensait pas moins. Que Shuzo s’accroche à son siège car la discussion reviendrait aussi souvent que nécessaire, quitte à l’user jusqu’à la moelle, il aurait son accord et un maillot à son nom bon sang !

Enfin pour l’instant il y avait quand même plus important et il ne fallait pas être devin pour voir que le voyage avait salement fatigué Shuzo, il gagnait donc quelques jours de répit.

-Tiens donc ? Tu vas venir vérifier si je fais mon ménage... Ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace ! Je sais très bien que c’est un motif bidon pour que tu viennes me voir !

-C’est un peu des deux je dois bien avouer...


Parce que jamais de la vie Shintaro ne concéderait que son ami vive dans un taudis... Et il savait d’expérience que cela pouvait arriver plus vite qu’on ne l’imagine. Il avait souvent eu l’exemple de Takao qui n’avait pourtant qu’une petite chambre à entretenir. Le vert était souvent intervenu pour la ranger de fond en combles, jusqu’à devoir recommencer la semaine suivante, c’était vraiment une horreur, même si le faucon faisait des efforts.

D’ailleurs cela faisait un moment qu’il n’était pas passer par là-bas –depuis leur séparation- et il se demandait ce à quoi cela pouvait bien ressembler.... Il devait aller vérifier rapidement avant que le lycéen ne croule sous tout son bordel...

Et maintenant que ses pensées revenait à Takao, il se demandait comment cela allait se passer avec Nijimura quand il fera partie de l’équipe –car il en fera forcément partie m’voyez- parce que dans ses souvenirs, lorsque Shintaro parlait du faucon à son ancien capitaine, ce dernier n’avait pas l’air des plus enthousiastes à son égard... Il espérait que les deux garçons allaient s’apprécier, ou au moins se supporter.

Enfin, tout ça pour dire qu’il allait veiller à ce que tout cet appartement reste impeccable. Et non, Shintaro n’était pas maniaque, pas du tout, c’est juste qu’il aimait la propreté et le rangement... N’allez pas vous imaginer des choses. Et ce n’est pas non plus parce que tout ses livres sont rangés par auteur et date de parution qu’il est maniaque, c’est juste que c’est plus facile à trouver...

-T’en fais pas va ! Tu n’as pas besoin d’excuse ou de motif pour venir passer du temps avec moi ! Tu es plus que bienvenu dès que tu le voudras ! Comme ca tu m’aideras…. A faire le ménage !! héhé !

-J’espère bien, il ne manquerait plus que tu me mettes dehors comme un malotru alors que je ne veux que ton bien-être...


Et voilà de quoi le faire culpabiliser auquel cas il refuserait sa venue. Mais cela n’arriverait sûrement jamais... Il le savait pertinemment.

-Va pour le Maji burger ! Je te jure aux Etats unis, les burgers sont énormes ! Et les frites ! Des cornets gigantesques ! Impossible à tout finir. Y avait bien que Kagami pour être capable de tout manger sans caler

Shintaro haussa un sourcil.

-Kagami... ?

Il ne pouvait pas parler de Kagami Taiga hein ? Haha...Non...Impossible. Nijimura n’était pas revenu au Japon, il ne pouvait donc pas connaître le lycéen qui venait pourtant des Etats-Unis et plus précisément de Los Angeles et qui... Ouais bon ok... Ca ne peut être que lui en fait.

Le vert fronça légèrement les sourcils, il n’aimait pas vraiment l’idée de Kagami et Nijimura en train de s’empiffrer des hamburgers en fait.

-Comment tu le connais ?

Ce n’était pas spécialement Kagami en lui-même qui lui déplaisait, bien qu’il ne l’aime pas vraiment, il ne le détestait pas non plus. Il était un bon joueur, voir même très bon joueur, mais c’était la seule qualité qu’il pouvait lui trouver. Bruyant, beaucoup trop bruyant, et idiot... Bête à manger du foin... Et un peu trop bien foutu pour trainer près de Shuzo...

Non, ce n’était pas de la jalousie... Ne dites pas n’importe quoi... C’est juste que... Shintaro désire le meilleur pour son ami et... Kagami ne fait pas partie de cette catégorie dans l’esprit du shooteur miracle. Et puis déjà qu’il lui avait pris une victoire sous le nez, il n’allait pas en plus lui prendre Shuzo. Rien de plus.

Du coup oui, on peut quand même appeler ça de la jalousie, un peu.

Et après ça le brun se payait encore le loisir de rire et de se foutre de sa gueule... Non mais on avait vraiment tout vu. Midorima le fixait en pinçant les lèvres, vexé jusqu’à la moelle alors que ce dernier lui disait tout ça pour son bien.

-Moi ? Me préparer des plats équilibrés ? Tu crois réellement que je sais cuisiner ? La seule chose que je suis capable de me préparer sans le faire cramer c’est des nouilles instantanées ! Je te promets ! Avant que je parte en Amérique j’en ai tellement bouffé que j’aurai pu avoir des actions chez Nissin !!

-Tu as intérêt à apprendre dans ce cas... Mais pas avec moi, parce que même les nouilles je n’y arrive pas à chaque fois...


Et ce n’était pas exagérer de dire que Shintaro était une véritable catastrophe ambulante en cuisine. Pourtant ce n’était pas faute d’avoir essayé, et toutes les personnes qui ont été témoin de son talent pour tout louper ont été formelles, ne jamais confier une cuisine à Midorima sous peine de ne plus la reconnaître...

Du coup, le pauvre lycéen ne pouvait espérer qu’une seule chose pour sa vie future : que son copain –ou sa copine, on sait jamais- sache cuisiner. S’en serait presque devenu un critère de sélection...

Le vert poussa un petit soupire avant de se redresser lorsque Shuzo acquiesça leur sortir au combini, avant de se faire stopper dans son élan.

-Mais avant j’avais un truc à te donner


Ah oui, Shintaro se souvenait, le cadeau que Nijimura avait menacé de refiler à un SDF... Tiens maintenant il se demandait bien ce que cela pouvait être, et sa curiosité allait être récompensée une fois que le garçon remettrait la main sur le paquet. Après avoir retourné toute sa valise, pauvres vêtements...

-Tadaaaaaa ! Souvenirs de Los Angeles. Bon… Je ne suis pas certain que ça te plaira


Shintaro attrapa le paquet que le brun lui tendait et l’ouvrit sans même essayer de deviner ce qu’il contenait, il avait trop hâte de savoir. Il déchira donc le papier proprement, quand même ce n’était pas un gosse de 4 ans le soir de noël, monsieur savait se tenir, et il sourit en voyant le splendide maillot que le paquet contenait.

En plus, Nijimura avait eu la présence d’esprit de choisir le modèle blanc et non le violet ou le jaune, qui étaient beaucoup des couleurs bien trop criardes et non assorties à celle de ses cheveux. Celui là était donc parfait et il le déplia pour se faire une idée de la taille en espérant que ce ne soit trop petit. Il le plaça devant lui et ce dernier avait l’air assez long, à vue d’œil, il faudrait l’essayer pour en être sur.

-J’espère que je ne me suis pas trompé… et que ça te plait. J’ai pensé que tu pourrais le porter pour les entrainements. Comme ça, tu ne pourras pas dire que je ne suis pas avec toi sur le parquet

-C’est parfait. Vraiment, j’aime beaucoup et ça me fait plaisir. Merci Nijimura.


Il lui servit un nouveau sourire avant de replier le vêtement.

-Du coup... Tu seras obligé de venir vérifier si je le porte bien...

« Et tu pourras aussi porter le maillot de Shutoku... » Mais bon, il se garda de le lui dire, ce n’était pas le moment de remettre ça sur le tapis.

Il observa son ami vider son sac en se disant que la question du ménage allait être plus importante que prévu tout compte fait... Et il reprit sa boite de gâteau porte bonheur avant d’aller vers l’entrée pour remettre ses chaussures.

-Voila ! C’est bon je suis prêt on peut aller faire des courses ! Et manger ! Vraiment je ne tiens plus

-Ce n’est pas faute de t’avoir proposé de manger en arrivant, bien fait pour toi.


Et ils sortirent tout les deux de l’immeuble

-Bah…. Du coup je te suis parce que je n’avoue ne pas trop me repérer. Peut être même que j’aurai besoin d’une visite guidée de Tokyo…

-Je peux te servir de guide si tu en a besoin...


Et Shintaro prit la route du combini, ou du moins, l’endroit où il l’avait aperçu dans ses souvenirs.

-Je ne suis pas un expert, mais je pense pouvoir te montrer quelques endroits, ou du moins raviver tes souvenirs... je suis certain que tu as plus visité la ville que moi lorsque tu étais encore ici...

En fin de compte, c’était surtout sa recherche de lucky item qui le faisait bouger de chez lui, sinon ses trajets seraient restreints à sa maison, le lycée, la bibliothèque et l’appartement de Takao... Pas folichon. D’ailleurs s’il bougeait autant c’était aussi et surtout à cause du faucon qui lui, ne tenait pas en place plus de 5 minutes. Si cela était usant au début pour le vert, il avait bien fini par s’y habituer. Et même par aimer ça, dans un sens...

Nijimura quant à lui était beaucoup plus calme. Et les deux pouvaient marcher tranquillement comme maintenant sans avoir à hurler... C’était mine de rien un peu reposant.

-Il faudra aller te racheter un téléphone aussi non ? Ou du moins... Un forfait de téléphone parce que le tiens avait l’air très bien. Je peux te proposer d’y aller demain si tu veux, j’ai des cours de piano mais c’est le matin alors après je suis libre... C’est comme tu veux.

En fait, le vert ne voulait pas paraître trop envahissant et il désirait quand même laisser sa liberté à Shuzo, mais d’un autre côté ils avaient tellement de temps à rattraper ensemble qu’il voulait passer le reste de ses journées avec lui... Ou du moins le plus longtemps possible, ce serait déjà pas mal.

Les deux garçons arrivèrent assez rapidement au combini finalement et ils commencèrent par écumer chacun des rayons les uns après les autres.

-Je te conseille de prendre ça, c’est très bon, et c’est relativement facile à cuisiner si tu suis ce qui est écrit derrière... Enfin c’est Takao qui le dit, moi je ne touche pas à tout ça je n’ai pas envie de tout jeter ensuite... Par contre ceux là sont très forts il faut aimer manger épicé...

Et Shintaro n’aimait pas spécialement ça, il trouvait que cela retirait une bonne partie de la saveur de l’aliment en question. Et le shooteur continuait de décrire certains produits à Shuzo afin de l’aider à faire ses courses, sans même lui laisser le temps d’en placer une...




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MessageSujet: Re: Retour au pays [ PV Midorima ]   Mar 11 Oct - 16:15

...
Retour au pays
avec Midorima Shintaro



Il faut tourner sept fois la langue dans sa bouche avant de parler !

Shuzo connaissait parfaitement ce vieil adage pour l’utiliser trop souvent à son gout contre sa jeune sœur. Saeko, la sœur cadette de Shuzo, était une demoiselle extrêmement curieuse et enjouée. Passionnée par le monde du manga et plus particulièrement par les cosplays, elle se plaisait à fabriquer de nouveaux costumes et n’arrêtait pas de demander l’avis de toute la famille sur ces dernières créations. Shuzo devait bien le connaitre, elle était plutôt douée ! Malheureusement pour elle, l’occasion de faire des concours de cosplay était bien moins fréquente à Los Angeles qu’à Tokyo….

Toujours est-il que Saeko était du genre à dire les choses sans forcément penser aux conséquences et aux répercussions que cela pouvait avoir. Pas étonnant que Shuzo cherche donc à la mettre en garde contre sa maladresse verbale. Mais c’était bien connu, les meilleurs conseils sont ceux que l’on n’arrive pas à s’appliquer à soit même….

Et là, pour le cas présent, Shuzo aurait mieux fait de tourner sept fois la langue dans sa bouche ( même s’il aurait préféré le faire dans celle de Midorima… ) plutôt que de laisser échapper à la légère le nom de Kagami….

-Kagami... ? Comment tu le connais ?

Argh !!!! bowdel de putain de merde ! S’il y avait bien un nom que Shuzo aurait dû se retenir de prononcer c’était celui-là ! Et bien évidemment, Shintaro était beaucoup trop attentif et perspicace pour laisser passer l’information sans la relever…

Bon….

Comment lui expliquer la chose ? Shuzo ne pouvait décemment pas lui raconter la relation qu’il entretenait avec Kagami à LA. Bah non…. Parce que lui dire qu’il avait couché avec Kagami parce qu’il était en colère de savoir que de l’autre côté de la terre Shintaro s’envoyait en l’air avec Takao… Non… Vraiment ça ne le faisait pas…. Mais c’était pourtant belle et bien ce qui s’était passé….

Tout avait commencé quand il avait reçu un mail de Shintaro lui expliquant qu’aujourd’hui était un jour différent. Il avait embrassé son faucon et il s’était rendu compte être tombé amoureux de lui. Depuis sa chambre américaine, Shuzo avait eu envie de tout faire valser contre un mur. Et c’est d’ailleurs ce qu’il avait fait de ses cahiers, sa trousse et tout le bordel qui se trouvait sur son bureau. Son pc ne devait sa survie que grâce au petit paquet d’argent qu’aurait nécessité son remplacement. Ce jour-là, vraiment, Shuzo avait été d’une humeur massacrante. Comme quoi l’horoscope de Oha-Asa c’était de la merde en boite ! Un cancer à Tokyo était au comble du bonheur alors qu’un autre en Amérique était aux portes du désespoir.

Finalement, Shuzo n’avait pas su ce qui l’avait le plus énervé. Savoir que Shintaro avait accepté son homosexualité ? Savoir que c’est dans les bras d’un autre qu’il se donnait ? Ou savoir que c’était Takao Kazunari, l’ombre orange à plumes de Shutoku, qui avait réussi à voler le cœur de Midorima. Dans un cas comme dans l’autre, Nijimura était furieux. Il n’avait même pas répondu au message de Shintaro alors qu’habituellement, il se dépêchait d’y répondre dans l’instant.

Nijimura avait déjà rencontré Kagami plusieurs fois par le passé. Il était un très bon ami d’Himuro et c’est d’ailleurs lui qui avait fait les présentations. Mais finalement, Kagami était retourné au Japon. Himuro aussi… Et Nijimura était resté seul à Los Angeles comme une âme en peine…. Ce n’est que plus tard, lorsque Kagami revient un été pour perfectionner son entrainement au basket que Nijimura le retrouva. Et cela coïncidait parfaitement avec le moment où il avait appris la liaison de Midorima et de son faucon…. Il avait fallu une soirée passée ensemble pour que Nijimura embrasse le fameux joueur de Seirin. Et un baiser en appelant un autre, les deux garçons avaient fini au lit bien plus rapidement que prévu…

Ça aurait pu se limiter qu’à ce coup d’un soir. Mais ça n’avait pas été le cas. Ils s’étaient retrouvés presque tous les jours qu’avait duré le séjour du rouge à LA. Kagami savait parfaitement qu’entre eux il n’était pas question de sentiments. C’était physique et c’était très bien comme ça. Pas d’attache, pas de souffrance…. Et puis ce n’était pas la première fois que Shuzo couchait avec un mec de cette façon-là…. S’il avait dû attendre d’avoir des sentiments pour se retrouver au lit, il aurait fallu être patient et se trouver de l’autre côté du continuent, auprès de Midorima. Ha… Mais c’est vrai… il n’était plus libre maintenant….

En bref… Il n’était réellement pas possible d’expliquer tout ça à Shintaro. D’une part parce que Shuzo ne voulait pas passer pour un mec léger qui couche à tout va et d’autre part parce qu’il avait l’intime conviction que ca anéantirait les quelques chances qu’il avait encore de sortir avec lui….

« Kagami ? C’est…. »

Mais s’il avait bien une chose que Nijimura détestait plus que tout, c’était le mensonge. Comment débuter une relation saine de confiance avec Shintaro s’il lui cachait quelque chose d’aussi important ?

Finalement, Shuzo soupira

« Je suis sorti avec lui… Quand il est revenu aux Etats Unis pour un stage d’été…. Je ne t’en ai jamais parlé par mail parce je savais très bien que ça ne durerait pas. Il allait repartir dans tous les cas…. C’était… une aventure sans importance »

Pour le coup, Shuzo était soulagé d’avoir pu lui avouer une telle chose. Même s’il redoutait sa réaction… Ce n’est pas le genre de chose qui est facile à accepter. Tout comme lui-même a mis beaucoup de temps à digérer la relation de Midorima et Takao.

Finalement, le maillot que Nijimura avait offert à Shintaro semblait lui plaire. En plus d’être de la bonne taille ! C’était une excellente nouvelle et l’ancien capitaine esquissa un sourire quand le vert lui annonça qu’il devrait venir sur le terrain vérifier s’il le portait bien. Non mais il ne perdait pas le nord lui hein ! Et il ne lâchait rien non plus !

«  Tu as raison, je viendrais voir si tu le portes bien. Je suis sûre d’avoir une excellent vue depuis les gradins ! »

Non non non il n’intégrerait pas le club de basket de Shutoku !

Oui oui oui il mourrait d’envie de rejouer un jour avec Shintaro comme autrefois. Mais pas dans ces conditions-là… C’est trop tôt pour lui. Quand Shuzo repensait à la Génération Miracle et à ce qu’étaient devenus les garçons qui la composaient, il n’arrêtait pas de se dire qu’il n’avait pas été capable de les épauler. Ils l’avaient tous prit comme modèle et ? Ça leur avait apporté quoi ? Rien de bon….. Nijimura n’était pas un bon capitaine. Ça crevait les yeux. Et Shuzo ne se sentait pas capable de refouler un parquet de basket tant qu’il n’aurait pas repris confiance en lui.

Mais avant ça, il fallait retrouver ses marques dans cette ville. Et prendre ses repères dans son futur lycée. Shintaro était quelqu’un d’incroyablement gentil et en tant que tel, il n’hésita pas à proposer au brun de l’accompagner pour une visite guidée de la ville. Shuzo lui sourit


-Je ne suis pas un expert, mais je pense pouvoir te montrer quelques endroits, ou du moins raviver tes souvenirs... je suis certain que tu as plus visité la ville que moi lorsque tu étais encore ici...

« C’est vrai qu’il fut un temps où je trainais davantage dehors qu’au collège…. Avec une bande de copains plus âgés que moi, on squattait toujours un banc du parc Inokashira. Je me demande s’il existe toujours d’ailleurs, ce banc »


Le fameux banc qui leur faisait office de QG. Celui sur lequel Shuzo avait usé ses fonds de pantalon tant il y était resté de nombreuses heures en compagnie de Na-chan.

Ha…. Na-chan…. Maintenant qu’il était de retour, il lui faudrait trouver le courage de la retrouver. Le courage de l’affronter. Le courage de lui expliquer….

-Il faudra aller te racheter un téléphone aussi non ? Ou du moins... Un forfait de téléphone parce que le tiens avait l’air très bien. Je peux te proposer d’y aller demain si tu veux, j’ai des cours de piano mais c’est le matin alors après je suis libre... C’est comme tu veux.

Shuzo marchait dans la rue en compagnie de son ami. Un sourire indéfectible était gravé sur son visage. Ils parlaient de tout et de rien comme n’importe quelle personne qu’ils croisaient sur les trottoirs. Cette fois c’était pour de vrai ! Il était réellement de retour à Tokyo. Il était réellement en train de parler avec Shintaro tout en marchant à ses cotés. Pour de vrai ! Ce n’était pas un rêve même si à bien des égards cela y ressemblait

« C’est vrai…. Je dois changer mon forfait mais j’aimerai garder mon téléphone. Il est presque neuf il n’a qu’un an… »

Shuzo avait dû en racheter un après avoir balancé le contenu de son bureau dans sa chambre lorsqu’il avait appris pour Shintaro et Takao. Comme pour lui faire payer cet excès de colère et de jalousie mal venue, son téléphone s’était éventré après avoir été propulsé contre le mur. Shuzo avait donc dû casser sa tirelire pour en acheter un nouveau.

« Si tu es certain que ça ne te dérange pas de m’accompagner j’accepte ta proposition. Pour te remercier tu n’auras qu’à venir manger à l’appartement. Tu pourras ainsi t’assurer que j’ai bien rangé mes affaires, que mon ménage est fait et que je me nourris de façon équilibrée ! »

Shuzo ne put s’empêcher de rire avant d’entrer dans la superette. L’idée de devoir préparer un déjeuner pour le lendemain midi l’amusait. Promis, il allait s’essayer à autre chose que des nouilles instantanées ! Il ne garantissait pas le résultat mais au moins l’intention serait la !

Nijimura avait pris un panier métallique à l’entrée du combini. Il suivait Shintaro dans les rayons tout en regardant les différents produits qui se présentaient à lui. Il y avait tellement de choses qu’il n’avait plus vu en supermarché depuis quatre ans. Comme le kimchi ! C’était extrêmement épicé mais ce plat coréen était introuvable à L.A ! Il en était de même pour les daigo, le wakame, le daichi, les udons, les KitKat au thé matcha…..

Haa ! par contre ce qui allait réellement lui manquer c’était le M&M’s World ! Une boutique remplie de M&M’s du sol au plafond ! On en trouvait de tous les gouts et de toutes les couleurs. Shuzo avait même était s’acheter un gros sachet histoire de faire quelques réserves qu’il avait rappariées avec lui. Pourquoi ne pas les partager avec Shintaro un de ces quatre ? Enfin… s’il aimait ça…

« Tu aimes les M’M’s ? J’ai ramené un gros sachet de ces bonbons qu’on trouve qu’aux Etats-Unis. Je te ferai gouter si tu veux, même si tu n’aimes pas la cacahuète il y en a avec plein d’autres parfums ! »


Parce que Nijimura + chocolat = love pour l’éternité…. Et les M&M’s, l’ancien capitaine de Teiko pouvait en manger sur la tête d’un pouilleux, sans exagérer ! Tout comme le Nutella ! d’ailleurs, Shuzo en prit un petit pot qu’il glissa discrètement dans son Caddie. Il entendait déjà le discours de Shintaro sur les méfaits du Nutella, de son huile de palme et de conservateurs cancérigènes. Mais put-rée ce que c’est bon !!!

Finalement, les garçons remplirent le petit panier de plusieurs choses variées. Plusieurs plats faciles à préparer, des nouilles instantanées, quelques paquets de biscuits, du riz, de la sauce soja, du thon en conserve ( et non Shintaro, il n’y a pas de dauphin dedans ! )….

Shuzo claqua des doigts. Il venait de trouver ce qu’il allait préparer à Shintaro le lendemain midi ! Il adressa un sourire radieux à son ami

« Je sais ! J’ai trouvé ! Et ça en plus je sais le préparer comme il faut ! Tu n’aimes pas beaucoup ce qui est fort épicé n’est pas ça ? »

Shuzo glissa sa main dans celle de Shintaro et il l’attira avec lui dans les rayons. Il déposa dans le panier des escalopes de poulet, quelques sachets d’épices, une tomate, un poivron et des galettes de blé

« Los Angéles ce n’est pas très loin du Mexique et il y a une forte communauté latino-américaine là-bas. Du coup, on trouve plein de nourriture mexicaine. Je vais te préparer des fajitas ! C’est super bon et je ne mets pas beaucoup d’épices comme ça, ça ne pique pas quand on mange. Sinon c’est infect on ne sent plus les aliments. Qu’est ce que tu en dis ? Tu as déjà mangé des fajitas ? »

Fort de son idée qu’il trouvait plutôt bonne, originale et conviviale, Shuzo adressa un sourire à Shintaro tout en attendant son avis sur le sujet. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il réalisa qu’il lui avait pris la main et qu’il ne l’avait toujours pas lâché.

A contre cœur, il fallait bien le dire, Shuzo retira sa main de celle de Midorima. Il fronça un peu les sourcils et pinça les lèvres dans une mimique dont lui seul avait le secret. Il regarda sur le côté pour fuir les yeux émeraudes de son cadet. Il ne voulait pas qu’il aille s’imaginer des choses alors qu’il venait à peine d’arriver…

« Désolé… C’est juste que… comme il y a pas mal de monde dans le combini, je ne voulais pas qu’on se perde de vu… »

Et c’était vrai… même si en réalité, Shuzo avait davantage sauté sur l’occasion qui lui été offerte pour se saisir de la large main de Midorima dans laquelle il avait glissé la sienne. Et il avait adoré ça…. Cette main chaude callée dans le creux de la sienne… Ses doigts bandés se refermant sur les siens…. Shuzo avait toujours su que ses sentiments pour Shintaro dépassaient de loin ceux de l’amitié. Mais là, au vu de la rougeur gênante de son visage et de son cœur qui battait la chamade, il ne pouvait plus les nier.

Mais chaque chose en son temps. Si Shuzo devait sortir un jour avec Shintaro, il ne voulait pas précipiter les choses. Encore moins alors que Midorima n’avait pas rompu avec Takao depuis si longtemps que ça. Les choses ont toujours plus de saveur quand on les attend pendant longtemps. Et Nijimura était certain que s’il arrivait un jour à conquérir le cœur de Midorima, leur amour serait incroyablement savoureux…


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MessageSujet: Re: Retour au pays [ PV Midorima ]   Dim 16 Oct - 16:09

Retour au pays
feat. Nijimura Shuzo




Midorima n’était pas spécialement quelqu’un de jaloux.

Lorsqu’il était petit il avait toujours eu ce qu’il voulait, dans la limite du raisonnable, ce n’était pas non plus un garçon pourris gâté, du coup il n’était pas envieux des jouets de ses camarades d’école. Lorsqu’il avait commencé le basket le piano, il n’avait pas non plus été jaloux du talent des autres, il avait forgé le sien au fur et à mesure jusqu’à ce que les autres le jalouse lui.

Dans sa famille, ses parents ne faisaient aucune différence entre sa sœur et lui-même, les deux enfants Midorima étaient logés à la même enseigne et si Aya recevait certaines attentions, il savait qu’il avait reçu les mêmes à cet âge ou tout simplement quelque chose d’équivalence ajustée à sa personne. Il n’avait donc aucune raison d’être jaloux de sa petite sœur.

Et une fois qu’il était avec Takao, il avait une telle confiance dans le faucon qu’il ne l’imaginait absolument pas le tromper ou quoi que ce soit d’autre. Alors même si beaucoup de demoiselles lui avait déjà tourné autour au vue de sa popularité, il n’avait jamais ressentis une quelconque jalousie avec ce fait, étant donné qu’il les repoussait toute avec gentillesse.

Mais là... !

C’était complètement différent de tout le reste.

-Kagami ? C’est…

Si Shintaro n’était pas jaloux de Kagami en lui-même (manquerais plus que ça), il l’était de ce qu’il aurait pu partager avec Nijimura. Déjà il l’avait vu, et cela constituait un motif se suffisant à lui-même alors que le vert avait du attendre des années pour ça.  

Et puis Kagami, même si ce mec était un idiot sans limite, il avait cette place spéciale dans la vie de Midorima, place qu’il aurait aimé ne jamais se voir occupée. Il n’avait jamais perdu avant ce match, il était resté invaincu au basket, comme dans quasiment tout les domaines (la première place de Akashi au collège c’est autre chose). Et ce mec abruti comme pas deux, impoli et bruyant, il l’avait battu. De peu, et avec l’aide de son équipe... Mais c’était visage à lui qu’il retenait.

Il ne pouvait pas en plus lui prendre Nijimura, il n’avait pas le droit.

-Je suis sorti avec lui… Quand il est revenu aux Etats Unis pour un stage d’été…. Je ne t’en ai jamais parlé par mail parce je savais très bien que ça ne durerait pas. Il allait repartir dans tous les cas…. C’était… une aventure sans importance.

Silence.

L’information avait du mal à suivre son chemin dans le cerveau de Shintaro, ou alors il ne voulait tout simplement pas l’assimilée. C’était difficile et un peu plus douloureux qu’il ne l’aurait pensé. Il n’expliquait pas cette sensation, pourquoi avoir cette réaction ? C’était idiot...

Après tout Nijimura avait bien le droit de sortir avec qui il voulait, lui-même ne lui avait pas demander son avis pour sortir avec Takao... Mais cela ne changeait rien à ce qu’il ressentait au fond de lui, cela faisait mal, et une profonde haine envers le joueur de Seirin s’immisça en lui sans qu’il n’en montre rien.

-D’accord.

Parce qu’il n’avait rien à dire la dessus, c’était le passé de Shuzo, pas le sien, c’était fait, c’était fini, et il ne pouvait que l’accepter. Il avait prononcé ce mot un peu froidement mais il n’avait pas fait exprès, il ne pouvait juste pas montrer une once d’enthousiasme à apprendre la relation qu’il n’a jamais pu avoir avec Nijimura se produire avec une personne comme Kagami. Ou n’importe qui d’autre finalement.

Autre problème avec son ainé, outre ses relations douteuses, le club de basket.

-Tu as raison, je viendrais voir si tu le portes bien. Je suis sûre d’avoir une excellent vue depuis les gradins !

Il n’arrivait pas à comprendre son choix de ne pas l’intégrer alors qu’il était évident que ce serait le club lui convenant le mieux. Sa passion pour le basket ne s’était pas éteinte et il restait un très bon joueur malgré les années sans pratiquer. Il n’avait aucune raison de refuser, mais il continuait de le faire.

Qu’à cela ne tienne Midorima avait encore d’autres cartes dans sa manche. Il ne devait pas crier victoire trop rapidement.

Les deux adolescents finirent par sortir du petit appartement pour aller faire quelques courses de nécessité et ainsi pouvoir se nourrir correctement une fois le soir venu.

-C’est vrai qu’il fut un temps où je trainais davantage dehors qu’au collège…. Avec une bande de copains plus âgés que moi, on squattait toujours un banc du parc Inokashira. Je me demande s’il existe toujours d’ailleurs, ce banc

-Tu m’en as déjà vaguement parlé dans l’un de tes mails... Avec ton amie qui faisait des gâteaux, excuse-moi j’ai encore oublié son nom...


Pourtant Nijimura lui en avait parlé un nombre incroyable de fois... Il se demandait s’il avait aussi gardé contact avec elle... Sûrement vu que les deux adolescents étaient très proches.

-C’est vrai…. Je dois changer mon forfait mais j’aimerai garder mon téléphone. Il est presque neuf il n’a qu’un an… Si tu es certain que ça ne te dérange pas de m’accompagner j’accepte ta proposition. Pour te remercier tu n’auras qu’à venir manger à l’appartement. Tu pourras ainsi t’assurer que j’ai bien rangé mes affaires, que mon ménage est fait et que je me nourris de façon équilibrée !

-Je te le redis, mais si je propose c’est que cela ne me dérange pas, sinon je ne me serais pas porté volontaire... Et tu as intérêt à ce que tout soit niquel !


Midorima leva les yeux au ciel. Il n’était pas quelqu’un qui aimait forcément rendre service, il laissait ce soin à Takao. Mais cela ne me dérangeait pas lorsque c’était quelqu’un à qui il tenait. Et puis cela lui permettrait de passer un peu de temps avec le brun mine de rien.

Même s’il savait qu’il resterait ici et qu’ils allaient passer l’année entière ensemble dans le même lycée, Shintaro ne pouvait s’empêcher de vouloir passer encore plus de temps avec son ami, comme pour rattraper celui qui avait été perdu pendant toutes ces années.

Les deux adolescents parcouraient les rayons et remplissaient petit à petit le panier de l’ancien capitaine de choses et d’autres plus ou moins utiles.

-Tu aimes les M’M’s ? J’ai ramené un gros sachet de ces bonbons qu’on trouve qu’aux Etats-Unis. Je te ferai gouter si tu veux, même si tu n’aimes pas la cacahuète il y en a avec plein d’autres parfums !

-J’en ai gouté à la menthe une fois et j’ai détesté... Mais sinon j’avoue que je ne m’y suis jamais vraiment intéressé... Alors je veux bien goûter. Et j’aime la cacahuète ne t’inquiète pas.


La gourmandise de Nijimura ne possédait visiblement aucune limite. Il s’amusait parfois à le comparer à Murasakibara bien qu’il soit beaucoup plus modéré dans les quantités à ingurgiter. Une chance pour lui.

Le vert ne manqua pas de remarquer le pot de Nutella, et il aurait été surpris de ne pas en voir dans ses courses, il connaissait trop bien son amour pour le chocolat... Et il devait avouer que c’était vraiment bon cette cochonnerie, bien qu’extrêmement grasse et néfaste... Mais bon sang... Une tartine de Nutella... C’était exquis. Aah la faute à Takao une fois de plus qui lui en faisait tout le temps au réveil lorsqu’ils dormaient ensemble.

-Je sais ! J’ai trouvé ! Et ça en plus je sais le préparer comme il faut ! Tu n’aimes pas beaucoup ce qui est fort épicé n’est pas ça ?

-En effet j’ai un peu de mal avec ce qui est trop fort.


Et il sentit sa main se faire agripper par celle du jeune homme pour le tirer à travers les différents rayons du magasin... Il ne savait pas trop où, il ne s’en préoccupait pas. Toute son attention était focalisée sur cette main douce et chaude dans la sienne, cette main rassurante.

Il sentit ses joues rougir un peu. Cela faisait un moment qu’on ne lui avait pas tenu la main, avant c’était Takao qui le faisait. Et cette sensation était un peu différente, Shuzo avait de plus grandes mains que Kazunari. Légèrement plus rugueuse même si ont sentait la douceur de la peau sur le dessus.

-Los Angeles ce n’est pas très loin du Mexique et il y a une forte communauté latino-américaine là-bas. Du coup, on trouve plein de nourriture mexicaine. Je vais te préparer des fajitas ! C’est super bon et je ne mets pas beaucoup d’épices comme ça, ça ne pique pas quand on mange. Sinon c’est infect on ne sent plus les aliments. Qu’est ce que tu en dis ? Tu as déjà mangé des fajitas ?

-Je...


Impossible de réfléchir normalement, en fait il avait à peine entendu la moitié de ce que son ami lui avait dit. En fait il n’avait pas vraiment écouté, il n’arrivait pas à détacher son esprit de ce contact plus intime qu’il n’y paraissait.

Ce fut à contrecœur qu’il laissait se retirer la main de Nijimura, lui laissant seulement un vide froid dans la paume.

-Désolé… C’est juste que… comme il y a pas mal de monde dans le combini, je ne voulais pas qu’on se perde de vu…

-C’est...c’est rien je comprends. Pas de soucis... Hm...


On comparait souvent Midorima à une carotte à cause des uniformes oranges de l’équipe de basket et ses cheveux verts, mais là, il pouvait facilement s’apparenter à une fraise tellement il était rouge. Pas de honte, mais de gêne. Quelqu’un comme lui pour qui le contact était quelque chose de compliqué, chaque geste même anodin était quelque chose de grandiose et de profondément intime. Comme se tenir la main de la sorte.

Il mit un certain temps pour remettre ses idées en place, sans avoir quitté des yeux son ancien capitaine et sa moue caractéristique et complètement adorable.

-Sinon je n’ai jamais mangé de fajitas... Je te laisse me faire découvrir.

Il sentit la brûlure de ses joues le quitter peu à peu et il essuya discrètement sa main devenue moite par le stress sur l’arrière de son pantalon tout en continuant de regarder le brun devant lui.

-C’est bon ? Tu as tout ce qu’il te faut ?

Il regarda rapidement le panier qui lui semblait bien rempli et ils prirent tout les deux la direction de la caisse pour payer les achats et rentrer avec eux dans le studio du plus vieux. Une fois le travail de la caissière terminé, Midorima se chargea d’un des deux sachets afin que Nijimura ne soit pas chargé comme une mule, et ils empruntèrent le chemin inverse.

Le trajet se passa dans le calme, Shintaro appréciant juste silencieusement la présence à ses côtés. Mais il avait envie de lui en dire et demander tellement. Il tourna donc la tête vers lui.

-Qu’est-ce qui t’as le plus manqué là-bas ?

Shintaro s’attendait à toute sorte de réponse, les deux pays étaient si différents, presque opposés, et la culture n’avait rien à voir, tout devait lui manquer, mais il appréciait avoir un point de vue plus précis.





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MessageSujet: Re: Retour au pays [ PV Midorima ]   Mar 25 Oct - 11:35

...
Retour au pays
avec Midorima Shintaro



Est-ce que c’était son imagination ou est ce qu’évoquer le nom de Kagami avait pour ainsi dire jeté une sorte de froid dans le studio de Nijimura ? Ce dernier connaissait bien son camarade maintenant et il s’était douté qu’il n’allait que moyennement apprécier d’apprendre la liaison qui s’était tissée entre le joueur de Seirin et l’ancien capitaine de Teiko. Mais pourtant, si c’était à refaire, Shuzo ne changerait absolument rien. Il n’y avait aucune raison que Midorima batifole amoureusement avec son ombre pendant que lui devait se contenter de vœux de chasteté en Californie….

Et puis…. En quatre ans qu’il avait passé en Amérique, Shuzo n’était pas tombé amoureux une seule fois. Il avait eu des liaisons, il ne le niait pas, mais personne n’avait réussi à prendre une place dans son cœur même s’ils avaient réussi à en obtenir une dans son lit. Il ne fallait pas non plus entrer dans l’exagération. Shuzo n’avait jamais été un mec facile qui couche à tout va. C’était plus complexe que ça.

Il n’avait jamais eu la certitude de pouvoir retourner un jour au Japon. Tout cela dépendait de l’état de santé de son père et c’était plutôt mal engagé. Revoir un jour Shintaro relevait de l’ordre de l’impossible. Concrétiser une histoire d’amour avec lui relevait de l’ordre du fantasme. Alors Shuzo avait essayé de se faire une raison et de l’oublier. Il avait essayé de construire quelque chose avec d’autres personnes plus proches de lui. Mais il n’y était jamais arrivé. Shintaro était là. Toujours présent dans son esprit. Et quand il pensait avoir enfin réussi à pouvoir construire quelque chose d’important avec un autre que lui, un mail de Midorima revenait à chaque fois lui rappeler les sentiments et l’attirance profonde qu’il éprouvait pour lui.

Shuzo n’en voulait pas à Shintaro de mal prendre la liaison qu’il avait eu avec Kagami. Lui-même avait très mal réagit en apprenant qu’il sortait avec Takao. Ça avait été violent…. Et profondément douloureux en même temps. Nijimura lui en avait voulu énormément mais dans aucun de ses mails il ne l’avait laissé paraitre.

S’il avait été de nature méchante, Shuzo aurait souri en regardant Shintaro. Il aurait croisé les bras en lui disant «  Alors ? Ca fait mal hein ? Voilà, tu sais ce que j’ai ressenti quand tu couchais avec ton faucon. » Mais heureusement pour tous les deux, Nijimura n’était pas ce genre de personne. Il s’en voulait même d’avoir dû lui apprendre quelque chose de si compliqué de cette façon. Ce n’était pas correct…

-Tu m’en as déjà vaguement parlé dans l’un de tes mails... Avec ton amie qui faisait des gâteaux, excuse-moi j’ai encore oublié son nom...

Shuzo lui adressa un sourire avant de lui rafraichir la mémoire. Il ne savait pas que Midorima Shintaro avait une mémoire de poisson rouge. C’était un petit détail supplémentaire qu’il apprenait à son sujet et rien que pour cela Shuzo ne lui en voulait pas d’avoir oublié une énième fois le prénom de sa précieuse Na-chan

« Akina Hideaki…. » répondit-il simplement. « Elle est au lycée Kirisaki Daiichi…. Je me suis renseigné ».

Dans la supérette, Shuzo avait pleinement l’impression de retrouver son pays natal. Il y avait tant de produits qu’il ne trouvait pas en Californie. Comme des barquettes d’onigiri fourrés à l’umeboshi. Il en avait mangé durant ces quatre dernières années parce que sa mère lui en faisait de confection maison. Mais impossible de s’en procurer dans les supermarchés. L’atmosphère du lieu était complétement différent.  A Los Angeles, les gens vont faire leurs courses dans de gigantesques supermarchés où l’on trouve de tout classé par rayon. Le choix est décuplé et le temps à prendre pour faire ses courses s’en retrouve multiplié. Au Japon, les trois quarts des gens utilisent d’avantage des boutiques de proximités comme des combini ouverts à toutes heures de la journée. S’il te manque du dentifrice à 4h du mat, bon courage pour t’en trouver à Los Angeles ! En revanche, avec tous les combini présent au Japon c’est les doigts dans le nez qu’il sera possible d’en acheter !

Le rayon des friandises était sans l’ombre d’un doute celui qui contrastait le plus. Aux Etats-Unis, la barre chocolatée est reine ! Il y en a de toute sorte, de toute taille et de tout conditionnement ! Il aurait été mentir de dire que Shuzo en avait pas avalé une certaine quantité… Là-bas, Clark lui avait fait découvrir des Reeves, sorte de bonbons de chocolat au lait fourré au beurre de cacahuète. 3000kcal la bouchée mais puta…purée ce que c’était bon !!

-J’en ai gouté à la menthe une fois et j’ai détesté... Mais sinon j’avoue que je ne m’y suis jamais vraiment intéressé... Alors je veux bien goûter. Et j’aime la cacahuète ne t’inquiète pas.

Shuzo grimaça à l’évocation des M&M’s à la menthe. C’était purement et simplement dégueulasse ! Aucun autre mot possible !

« J’en ai pas prit à la menthe. C’est infect. Mais tu verras j’en ai des supers bons ! Aux amandes par exemple. Ou au caramel. Enfin, je te ferai gouter ! »

La supérette était bien plus petite et bien moins surpeuplée que le supermarché américain. Du coup, il devenait plus agréable de faire ses courses au Japon. Et ça l’était encore davantage lorsque Shuzo glissait sa main dans celle de Shintaro pour l’entrainer à sa suite dans les diverses allées de la petite boutique. Hors de question de lui lâcher la main même s’il n’était pas nécessaire de la lui tenir.

Le contact était agréable. Sa main était un peu plus froide qu’il ne l’aurait imaginé. Il l’aurait pensé râpeuse à cause de la pratique excessive du basket mais non. Elles étaient douces. Elles étaient larges aussi. C’était un contact frais qui le fit frissonner tout entier. Shuzo ne put s’empêcher de maudire les bandages enroulées autour de ses doigts et qui créaient une sorte de barrière plus frustrante que jamais…

Lorsqu’il se retourna, il remarqua la coloration pourpre qui avait envahi le visage de Shintaro. Se faire prendre la main ainsi en public l’avait vraisemblablement mis mal à l’aise et Shuzo libéra sa main de la sienne à contrecœur. Il aurait aimé pouvoir continuer cette échange même s’il savait que c’était plutôt mal venu.

-C’est...c’est rien je comprends. Pas de soucis... Hm...


«  Bien….euh… donc….les fajitas ? oui ? Non ? Peut être autre chose ? »


Pour le coup, croiser le visage de Shintaro si gêné et rougissant avait déclenché une certaine nervosité chez Shuzo qui le trouvait encore plus attirant. Il était beau, tout simplement. Et Shuzo comprenait maintenant pourquoi il n’avait jamais réussi à le chasser de ses pensées ni de son cœur durant toutes ces années.

Mais avait-il été amoureux de Shintaro Midorima ? Ça…. Shuzo était incapable de répondre. Il se sentait attiré par lui. Il aimait passer du temps en sa compagnie. Il aimait recevoir ses mails. Il aimait discuter via Skype. Mais il ne savait pas encore si cela s’apparentait à de l’amour ou juste à une certaine forme d’attirance physique…. Dans tous les cas, il ne tenait pas à gâcher leurs retrouvailles ni à précipiter les choses. S’il devait arriver quelque chose et bien… ça arriverait. Et sinon, Nijimura se ferait sans doute une raison….

-Sinon je n’ai jamais mangé de fajitas... Je te laisse me faire découvrir. C’est bon ? Tu as tout ce qu’il te faut ?

Shuzo acquiesça d’un signe de tête

« Oui c’est bon j’ai tout, on peut y aller »

Ils se dirigèrent ensemble vers la caisse et Shuzo attendit que la jeune femme scanne tous ses articles avant de lui annoncer le montant à payer. Outch ! La vie au Japon est plus chère que celle en Amérique. Il allait rapidement falloir qu’il pense à trouver un travail ou bien l’argent donné chaque mois par ses parents allaient coincer considérablement. Oh ! Ses parents n’étaient pas pingres et ils donnaient suffisamment pour que leur fils ne manque de rien. Mais Shuzo avait l’intention de pouvoir faire quelques sorties et avoir quelques loisirs. Et pour lui, hors de question de taper dans l’argent donné par ses parents pour ses besoins personnels. S’il voulait quelque chose autre que des nécessités vitales, il se les offrirait seul, comme il l’avait toujours fait même quand il habitait à L.A. Pouvoir travailler pour s’offrir ensuite ce qu’on désirait rajoutait de la valeur à l’objet et une certaine fierté.

Sur le chemin du retour, Shintaro l’aida à porter un des deux sacs de courses et Shuzo lui en fut reconnaissant. Le chemin se fit en partie silencieusement. Shuzo laissait son regard s’envoler autour d’eux, redécouvrant sa ville et sa capitale comme si c’était la première fois qu’il y venait. Ce n’est qu’en entendant la voix de Midorima qu’il tourna vers lui ses yeux gris

-Qu’est-ce qui t’as le plus manqué là-bas ?

Oula…. En voilà une question difficile. Il y avait tellement de choses qui lui avait manqué là-bas. Et il y aurait maintenant tellement de choses qui allait lui manquer ici. A commencer par le soleil !! Shuzo ne s’était pas attendu à ce qu’il fasse si frais au mois d’avril au Japon. Il ne faisait pourtant pas froid mais vivre quatre ans sous un climat tropical rendait les températures inférieures à 25°c assez….. Fraiches !

Il frissonna un peu avant de répondre

«  Teiko m’a manqué… Le basket. Jouer avec vous. Retrouver un club dans lequel j’aurai pu ressentir les mêmes sensations qu’au collège. Les Etats Unis ont beau être le berceau du basket, ce n’était pas pareil qu’ici »

Il marqua une petite pause pour réfléchir avant de continuer

« Hideaki m’a manqué… Ses sourires, ses remontrances, ses encouragements…. Je n’aurai jamais dû quitter Tokyo sans lui en parler. J’aurai dû essayer de garder contact avec elle mais je savais qu’elle aller être malheureuse et ça… je ne pouvais pas lui faire ça. Ou bien c’est juste ce que j’essaie de me dire pour justifier ma lâcheté… »

Il s’arrêta soudainement alors que ses yeux se posaient sur un sakura en fleurs particulièrement magnifique qui surplombait une ruelle bordée par un fin cours d’eau

« Ca aussi ça m’a manqué. Regarder les sakura. Ca fait très japonais et très niai j’avoue. Mais quand mon père allait bien on faisait un pic nique dans le parc en bas de chez nous. A l’époque je râlais toujours pour ne pas y aller…. Je trouvais ça débile. Et finalement quand mon père est tombé malade et que l’on a plus pu faire ce pic nique annuel et bien…. Je râlais encore parce qu’on ne faisait rien »

Un petit sourire désolé étira ses lèvres et il regarda Shintaro

« Mais je vais te dire ce qui m’a manqué par-dessus tout »

Il plongea son regard gris dans celui émeraude de son ami. Son visage était sérieux. Il hésita un instant avant de se lancer

« Toi…. C’est toi qui m’a le plus manqué…. »

Shuzo rompit le contact avant de détourner le regard

« Du temps de Teiko, nous n’avons pas été tellement proche. On passait du temps ensemble au gymnase mais en dehors de ça, chacun faisait sa vie de son côté. Avec les mails que l’on s’envoyait, j’ai appris à découvrir un Midorima Shintaro que je ne connaissais pas. Et ça me plaisait. Et je me disais être passé à côté de quelque chose quand on aurait pu avoir plus de possibilités. Plutôt que d’être de simple coéquipier, on aurait pu être des amis…. C’est frustrant tu ne trouves pas ?  Devoir s’éloigner pour finalement se sentir plus proche d’une personne »






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MessageSujet: Re: Retour au pays [ PV Midorima ]   Sam 24 Déc - 17:33

Retour au pays
feat. Nijimura Shuzo




Shintaro était un très bon élève.

Il avait toujours été en tête de liste dans les classements scolaires et les professeurs ne cessaient de lui faire des louanges. Ceci était le fruit de plusieurs heures de révisions, passant de fiches scolaires à exercices en plus... Le vert travaillait d’arrache-pied pour combler un problème insoupçonné...

Midorima avait très mauvaise mémoire.

Et c’était d’autant plus le cas lorsqu’il s’agissait des noms, vous n’imaginez même pas le mal que le pauvre adolescent peut avoir pour retenir ses cours d’histoires....

Mais du coup, il y avait de fortes chances aussi pour qu’il ne se souvienne pas de l’identité de quelqu’un qu’il venait juste de rencontrer ou d’entendre parler... Et cette chère amie de Nijimura ne dérogeait pas à la règle, pourtant il se souvenait tout de même en avoir entendu parler assez souvent durant les années passées. Il se demandait d’ailleurs si Shuzo était toujours en contact avec elle, vu comme ils étaient proches, il n’avait aucun doute la dessus.

Cependant, il était tout de même content d’être le premier à le voir après son retour, il se sentait comme privilégié dans un sens... Ce n’était sans doute rien de spécial, et on aurait même pu se moquer de lui pour penser de la sorte, mais il n’en avait cure.

-Akina Hideaki… Elle est au lycée Kirisaki Daiichi… Je me suis renseigné.

-Kirisaki Daiichi... Je me souviens de leur match contre Seirin l’année dernière à la Winter cup... Ils ont une manière assez...spéciale de jouer... Enfin bon ce ne sont pas mes oignons, je sais qu’ils ont aussi joué contre nous mais ils ont envoyé seulement leurs remplaçants...


De toute façon ce match n’avait eu aucun n’intérêt et s’était retrouvé être qu’une simple formalité pour la sélection. Pour finalement perdre en demi-finale mais bon ceci était un tout autre débat que Midorima ne voulait pas avoir, revenir sur une défaite contre Akashi n’était pas dans ses plans journaliers.

Pour le moment le vert vérifiait quand même que son cher et tendre ami ne prenait pas que des cochonneries dans son panier, il savait à quel point il pouvait se montrer gourmand alors c’était important –de son point de vue- qu’il l’aide à garder une alimentation plus ou moins équilibrée. Même s’il venait de lui ramener du gâteau au chocolat... Mais c’était un lucky item alors cela ne comptais pas vraiment n’est-ce pas ?

-J’en ai pas prit à la menthe. C’est infect. Mais tu verras j’en ai des supers bons ! Aux amandes par exemple. Ou au caramel. Enfin, je te ferai gouter !

-Au caramel... Tu sais comment me donner envie et faire pencher mon cœur du côté obscur de la gourmandise...


Shintaro le gratifia d’un petit sourire un peu timide. Ce n’était plus un secret pour son ancien capitaine que le caramel était le péché mignon de la carotte de Shutoku... Il avait d’ailleurs fais exprès de lui envoyer des photos de certaines friandises au caramel en provenance des Etats-Unis et qu’il avait eu la chance de goûter... Haa... Midorima avait bavé devant son écran une paire de fois, surtout quand c’était des glaces ou des éclairs... Mais il ne le lui avait pas dit, il avait sa fierté quand même !

Après le petit évènement de la prise de main –qui avait rendu Shintaro tout bizarre- les deux garçons étaient sortis du combini avec les achats du plus vieux. Il avait au moins de quoi faire pour quelques jours de cette façon, et de toute façon il n’était pas très loin donc il pourrait revenir quand bon lui semblait. A bien y réfléchir il n’y avait pas matière à s’inquiéter. Shuzo était un grand garçon responsable d’Shuzo était un grand garçon responsable d’un an son ainé et il n’avait pas besoin de ses conseils... Mais Midorima préférait tenter de l’aider, il était comme ça.

Les deux anciens coéquipiers marchaient donc dans la rue en direction du nouveau studio, Shintaro écoutant attentivement son compagnon suite à sa question.

-Teiko m’a manqué… Le basket. Jouer avec vous. Retrouver un club dans lequel j’aurai pu ressentir les mêmes sensations qu’au collège. Les Etats Unis ont beau être le berceau du basket, ce n’était pas pareil qu’ici.

Il avait sans doute raison, dans le sens où jouer avec des gens qui sont nos amis et dont on se sent proches après avoir partagé diverses choses, ce n’est pas la même chose que de partager une partie de street avec des quasi-inconnus. L’amour du sport et sa passion sont là, mais il manque tout de même quelque chose auquel Shuzo tient particulièrement.

-Hideaki m’a manqué… Ses sourires, ses remontrances, ses encouragements…. Je n’aurai jamais dû quitter Tokyo sans lui en parler. J’aurai dû essayer de garder contact avec elle mais je savais qu’elle aller être malheureuse et ça… je ne pouvais pas lui faire ça. Ou bien c’est juste ce que j’essaie de me dire pour justifier ma lâcheté…


S’il n’était pas totalement débile, le vert se souvenait qu’Hideaki était l’amie de Shuzo, celle des gâteaux évoqués plus tôt. Il n’était d’ailleurs pas au courant que les deux jeunes gens n’avaient pas gardés contact. Il ne pensais pas avoir eu le privilège d’être un des seuls....voir le seul... à pouvoir discuter avec Nijimura pendant qu’il était aux Etats-Unis. D’une certaine manière, et de façon purement égoïste, le cœur de Shintaro s’en retrouvait réchauffer légèrement. Il se sentait un peu plus important aux yeux de l’ancien capitaine.

A ce compte, Midorima avait été surpris en apprenant que Shuzo n’avait pas garder de contact avec Kuroko après son départ, alors que ce dernier était un desquels il était le plus proche lorsqu’il était encore au collège. C’était étrange, mais une fois de plus, il avait plutôt bien accueillis la nouvelle à l’époque, omettant de dire que lui en avait la chance. Il voulait garder ces discussions uniquement pour lui, comme un trésor.

-Ca aussi ça m’a manqué. Regarder les sakura. Ca fait très japonais et très niai j’avoue. Mais quand mon père allait bien on faisait un pic nique dans le parc en bas de chez nous. A l’époque je râlais toujours pour ne pas y aller…. Je trouvais ça débile. Et finalement quand mon père est tombé malade et que l’on a plus pu faire ce pic nique annuel et bien…. Je râlais encore parce qu’on ne faisait rien.

-J’ai l’impression que tu passes ta vie à râler de toute façon...


Midorima gratifia son ami d’un petit sourire amusé pour lui montrer que ce n’était pas un reproche mais une petite blague, parce que le vert est quand même un homme plein d’humour il faut le souligner.

Il se rapprocha de son ainé lorsque le sourire de ce dernier se teinta d’un peu de tristesse...

-Mais je vais te dire ce qui m’a manqué par-dessus tout...


Shintaro était soudainement beaucoup plus intéressé, notamment en constatant l’intensité avec laquelle Shuzo le regardait. Il avait presque peur d’entendre la réponse qu’il allait lui fournir...

-Toi…. C’est toi qui m’a le plus manqué…

Il ne s’était pas attendu à ça.

Shintaro fixait son ancien capitaine, le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine. Il avait déjà ressenti cette sensation, c’était la même que la fois où Takao l’avait embrassé à l’improviste.

A la différence près que ce n’était pas Takao en face de lui, et qu’il y avait aussi une pointe de tristesse qui contrastait avec l’euphorie que cette révélation pouvait créer.

-Du temps de Teiko, nous n’avons pas été tellement proches. On passait du temps ensemble au gymnase mais en dehors de ça, chacun faisait sa vie de son côté. Avec les mails que l’on s’envoyait, j’ai appris à découvrir un Midorima Shintaro que je ne connaissais pas. Et ça me plaisait. Et je me disais être passé à côté de quelque chose quand on aurait pu avoir plus de possibilités. Plutôt que d’être de simple coéquipier, on aurait pu être des amis…. C’est frustrant tu ne trouves pas ?  Devoir s’éloigner pour finalement se sentir plus proche d’une personne.

-Tu...tu n’as pas tord...


Et Midorima s’en étais voulu pendant longtemps, pour ça. Il n’avait jamais été à l’aise avec les gens, du moins, c’était très compliqué pour lui de discuter et d’échanger avec eux en face à face. Il avait peur, et il n’avait aucune idée de comment aborder les gens et leur personnalité.

Et c’était également le cas pour Nijimura. Il l’avait vu comme un capitaine exceptionnel sans savoir comment faire pour approfondir leur relation, si tant est que l’autre en ait envie ou non.

Du coup, s’il avait demandé au brun de rester en contact c’était aussi pour essayer de resserrer ce lien, ou du moins de ne pas le perdre. Car tout était plus simple pour lui a travers un écran, séparé par un océan.

Du moins au début, car malheureusement il n’avait pas pensé qu’il pourrait s’attacher autant à Shuzo, il n’avait pas prévu ça, car il ne l’avait pas vécu. Et pour finir il avait maudit cette distance qui lui faisait mal. Il l’a maudissait autant qu’il la remerciait.

Les mots de Nijimura venaient de le toucher, en plein cœur, sincèrement. Il se rendait compte de ses erreurs du passée, celles de ne pas oser. Il s’en voulait de ne pas l’avoir fait avant... Mais il était aussi conscient d’avoir changé depuis le collège. Il n’était plus le petit adolescent effrayé par les gens...alors il pouvait se le permettre...

Il fit un pas en direction de son ainé et de sa main de libre, lui agrippa le tshirt pour l’attirer vers lui. Le sac de course se posa au sol doucement avant qu’il ne prenne son ancien capitaine dans les bras, contre lui, en fermant les yeux.

C’était étrange cette sensation, il avait l’impression, maintenant qu’il le sentait contre son corps, qu’il était vraiment là. Il était certain que ce n’était pas un mirage ou une pensée vagabonde. Shuzo était là, contre lui.

-Toi aussi....toi aussi tu m’as manqué Shuzo...




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MessageSujet: Re: Retour au pays [ PV Midorima ]   Mar 27 Déc - 10:46

...
Retour au pays
avec Midorima Shintaro



Shuzo se souvenait encore du choc que cela avait été quand il avait découvert qu’Akina Hideaki s’était mise au service de l’équipe de Kirisaki Daiichi. Il se souvenait particulièrement du match de cette même équipe contre celle de Seirin. Ce qui était super avec la Winter-Cup c’est que les matchs pouvaient être visibles depuis le monde entier grâce à internet. Shuzo les regardait dès qu’il en avait l’occasion, sélectionnant avec choix ceux de Midorima. Il avait même séché des cours pour voir ces matchs là ! Il avait frissonné, vibré… Il s’était mit en colère, il avait même pleuré…. Il avait suivi Shintaro à chacune de ses rencontres, s’émerveillant devant son talent et devant l’étendue de son don de basketteur. Il était prodigieux… Il était envoutant…. Nijimura était captivé… Et il l’était depuis bien des années

Il était donc tombé sur le match opposant Kirisaki Daiichi à Seirin avant qu’Akina ne fasse parti de leur équipe. Leur façon de jouer était particulière…. Nijimura ne la cautionnait pas du tout ! Mais il reconnaissait une certaine intelligence tactique qu’il aurait été stupide de nier. Pourquoi Akina avait-elle choisie le basket ? Pourquoi cette équipe de têtes brulées ? Ha…. Elle avait toujours eu un don avec les forts en gueule et les estropiés de la vie…. Ceci expliquait sans doute son choix

-Kirisaki Daiichi... Je me souviens de leur match contre Seirin l’année dernière à la Winter cup... Ils ont une manière assez...spéciale de jouer... Enfin bon ce ne sont pas mes oignons, je sais qu’ils ont aussi joué contre nous mais ils ont envoyé seulement leurs remplaçants...

Shuzo lui fit un petit sourire avant d’acquiescer d’un signe de tête

« Je sais, j’ai vu tes matchs. On pouvait les trouver sur internet. Avec le décalage horaire c’ était un peu la misère mais j’en ai loupé aucun. Enfin…. Aucun des tiens »

Est-ce que Shintaro allait trouver ca étrange comme révélation ? Nijimura lui avait déjà expliqué suivre en partie les compétitions retransmises à distance mais il avait omis de préciser que les seuls matchs qu’il suivaient était les siens. Dit comme cela, on aurait pu penser de lui qu’il était un stalker alors que la vérité était tout autre. C’est avec un regard protecteur et presque paternel que Shuzo suivait les matchs de Shintaro. Il avait toujours été celui de l’équipe qui se tenait le plus à l’écart, le plus renfermé, le plus discret. Le voir briller sur le parquet de cette façon le remplissait de fierté à chaque match. Oh, Shuzo n’était pas stupide au point de croire qu’il y était pour quelque chose dans le talent de Midorima. Le beau joueur vert s’était fait tout seul et la seule chose qu’on pouvait reconnaitre à Shuzo avait été d’être présent pour encadrer les premiers années de son intégration au collège Teiko.

-Au caramel... Tu sais comment me donner envie et faire pencher mon cœur du côté obscur de la gourmandise...

Un rire échappa à Nijimura. S’il était de notoriété publique que lui-même était addict au chocolat, ce n’était plus un secret non plus que Midorima préférait le caramel ! Comme quoi il n’était pas compliqué de réussir à pervertir les plus disciplinés de jedi du basket ! Il suffisait de leur faire miroiter un peu de caramel pour qu’ils vendent leur âme au diable et bascule de l’autre côté de la force. Nijimura se promis de se rappeler de cette technique et d’en faire usage au moment opportun

Finalement les deux garçons quittèrent la supérette. Alors qu’ils regagnaient l’appartement de Shuzo, ce dernier ne c’était pas attendu à la fameuse question qui le plongea dans ses réflexions nostalgiques. Comme il venait de le dire à Shintaro, il y avait tellement de chose qui lui avait manqué…. Il était difficile de faire une liste non-exhaustive. Mais parmi toutes ces choses, il y avait surtout un truc qui lui manquait par-dessus tout. Et ce « truc » était maintenant à ses côtés, marchant juste là, à moins d’un mètre de lui, le dominant de toute sa sature et lui offrant un petit sourire comme il en avait que rarement vu sur son visage.

Nijimura se souvenait des paroles d’une vieille chansons qui disait «  plus je m’éloigne et plus je t’aime, c’est le paradoxal system ». Jamais il n’avait eut autant l’impression que des paroles de chanson avait été écrite pour lui. Car c’était ce qu’il ressentait précisément pour Shintaro.

Il avait toujours su éprouver des sentiments pour lui. Lorsqu’il était parti pour Los Angeles, il se savait déjà partiellement amoureux de son ancien camarade de basket. Mais c’était un amour qu’il avait plié et emporté dans ses valises sans vouloir en toucher mot à quique ce soit.

Leur petite correspondance par mail avait duré quatre ans. Quatre longues années de séparation durant lesquelles Shuzo et Shintaro avaient appris à se connaitre comme jamais auparavant. Nijimura avait été le confident de Midorima. Il l’avait été l’épaule sur lequel le plus jeune s’était appuyé quand la Génération Miracle avait commencé à dysfonctionner. Il l’avait encouragé lors de son entrée au lycée. Il avait pleuré lorsqu’il avait appris sa liaison avec Takao. Il l’avait détesté quand cette liaison était devenue de plus en plus sérieuse. Et il s’était hait quand il avait éprouvé de la joie en apprenant leur rupture….

De retour à Tokyo, il ne pouvait plus nier ce qu’il ressentait pour lui. Il l’aimait. Comme il n’avait jamais aimé personne auparavant. Mais il ignorait si ses sentiments étaient partagés et dans le doute il préférait les garder pour lui jusqu’à ce que le bon moment soit venu de les lui avouer un jour.

Shuzo avait en quelque sorte ouvert une partie de son cœur en lui confiant qu’il lui avait manqué à ce point. Il s’était attendu à le voir surpris. Mais ce qu’il n’avait absolument pas imaginé c’est que là, soudainement, dans la rue et devant tout le monde, Midorima Shintaro allait lâcher doucement le sac de course pour venir le serrer dans ses bras.

Pour le coup, Shuzo était tellement stupéfait qu’il ne savait pas comment réagir. Pendant deux secondes, il resta immobile, les yeux écarquillés, se demandant ce qui était en train de se produire. Puis son cerveau accepta la réalité. Il comprit. Il comprit que ce qu’il avait désiré et espéré pendant des années était en train de se réaliser enfin.

A son tour il posa le sac de courses avant de refermer ses bras autour du corps de Shintaro. Il posa sa tête contre son épaule, enfouissant son visage dans le creux de son cou. Son cœur battait à rompre dans sa poitrine. Emprisonné par les bras de Shintaro, enivré par l’odeur de son parfum et par la chaleur apaisante de son corps, Shuzo aurait voulu que ce moment ne s’arrête jamais. Sans qu’il n’en ai conscience, ses mains s’agrippèrent à la veste du vert et il s’accrocha un peu plus fortement à lui.

Il avait beau avoir préparé son retour pendant des semaines, en avoir parlé pendant des mois, il ne réalisait que maintenant. C’est dans les bras de Shintaro qu’il réalisait enfin que tout n’était pas un rêve. Son Shintaro Midorima, celui qui était le seul à réussir à le faire sourire dans les moments les plus sombres. Celui auquel il s’accrochait lorsque ça n’allait pas. Celui qu’il aimait était là, dans ses bras.

Son corps tressauta un peu contre celui du shooter. Un trembla, d’abord doucement, puis plus vivement. Ses mains refusaient de relâcher leur prise et des larmes venaient de déborder de ses yeux pour glisser le long de son visage qu’il gardait dissimulé contre son cou. La vague émotionnelle qu’il venait de recevoir était trop forte. Elle le submergeait d’un seul coup tel un tsunami. Lui qui avait quitté le Japon plus malheureux que jamais était enfin de retour chez lui, dans son pays, auprès de ceux qu’il aimait et qu’il n’aurait jamais dû quitter.

Finalement, Shuzo réussi à s’arracher aux bras de Midorima. D’un revers de manche peu élégant, il se ressuya ses joues humides et renifla. Il se sentait particulièrement crétin de s’être mit à pleurer d’un seul coup sans avoir pu se retenir. Qu’allait penser Shintaro ? Le prendre pour un abrutit sans doute…

« Ha…. Excuse-moi…. C’est… la fatigue je pense et puis l’émotion de revenir à Tokyo…. Tu ne peux pas savoir comme tout m’a manqué… »

Sa voix tremblante trahissait encore l’émotion qu’il ressentait. Il préféra tourner le dos à Shintaro pour ne pas lui infliger la vue pathétique de son ancien capitaine en train de chialer.

«  Je n’arrivais pas encore à réaliser…. Que tu étais là, avec moi… C’est…. Ca fait quatre ans que j’attends ca tu vois ? Plus d’écran, plus de mail, plus de Skype… Je te vois enfin toi, comme tu es vraiment, en chair et en os. Il me suffit de tendre la main pour te toucher…  »

Shuzo se tourna pour le regarder. Ses larmes avaient laissé quelques sillons humides le long de ses joues et ses yeux rougis faisaient ressortir ses prunelles grises. Il lui adressa un sourire. Un large sourire qui reflétait le bonheur immense qu’il ressentait en cet instant

« Mais tu es là pour de vrai ! »


Shuzo se pencha pour attraper le sac de course qu’il avait posé un peu plus tôt. Sans se défaire de son sourire il se hissa sur la pointe de ses pieds et déposa ses lèvres sur la joue de Shintaro pour un baiser léger et rapide. Presque trop rapide, un peu comme une caresse du bout de ses lèvres. Comme si de rien n’était, il avança de deux pas avant de se retourner vers son camarade

« Allez viens ! On est presque arrivés chez moi ! »

C’est presque en silence qu’ils finirent les quelques minutes de trajet les séparant de l’appartement. Shuzo avait du mal à se défaire d’un léger sourire étirant le coin de ses lèvres. Jamais son retour au Japon n’aurait pu mieux se passer. Lui qui était rempli de questionnement et d’appréhension voyait toutes ses craintes s’envoler par la simple présence de Shintaro à ses côtés.

Une fois dans le logement, il déposa ses courses dans la petite cuisine. Il se défit de son manteau, de ses chaussures et invita Shintaro à en faire de même. Après quoi il posa ses mains sur ses hanches et regarda Midorima

« Je sais que tu cuisines comme une chèvre mais tu veux bien me donner un petit coup de main ? Il n’y a pas grand-chose à faire et puis c’est plus sympa à deux tu ne crois pas ? »

Il ne lui laissa pas le temps de répondre qu’il alla se laver les mains avant de prendre la viande qu’ils venaient juste d’acheter. Il commença à la détailler minutieusement. Autant s’appliquer. Il n’était pas un cordon bleu mais il ne voulait pas que Shintaro meurs d’une intoxication alimentaire non plus

«  Tu as prévenu que tu mangeais ici ? »

Shuzo parlait davantage de prévenir sa sœur que ses parents. Il savait que dans la famille Midorima, les parents n’étaient que très peu présents et il avait d’ailleurs beaucoup d’admiration pour Shintaro qui acceptait sans mot dire cette situation. Lui qui, étant enfant, avait souffert du manque de présence de ses parents, n’osait même pas imaginer ce que ressentait Shintaro pour lequel ça avait été encore pire. A tout bien réfléchir, il se sentait même stupide d’avoir osé se plaindre auprès de lui autrefois…

Shuzo adressa un large sourire à Midorima. Il prit un couteau de cuisine à la lame blanche en céramique qui venait de trouvait dans un tiroir sa kitchenette

« Tu veux bien découper les légumes en cubes ? S’il te plait. Fais attention à ce pas te blesser surtout, le couteau est très affuté »


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MessageSujet: Re: Retour au pays [ PV Midorima ]   Mer 28 Déc - 22:12

Retour au pays
feat. Nijimura Shuzo




Le basket...

C’était la passion de Midorima, et aussi ce qui lui avait permis de rencontrer les deux hommes les plus importants de sa vie jusqu’à présent, à savoir son fidèle partenaire Takao, mais aussi son ancien capitaine Nijimura.

Rien que pour ça, il savait qu’il ne regretterait jamais de s’être mis à ce sport, pour ça, et pour tout ce que ce dernier lui a apporté dans la vie. Et c’est sans doute parce que Shuzo partage cette passion que le vert refuse catégoriquement que le plus vieux ne joue pas à ses côtés dans l’équipe de Shutoku. Ce n’est pas tellement parce qu’il le veut jalousement avec lui, si encore il pouvait accepter de jouer ailleurs il serait tout aussi heureux... Midorima désire simplement que son ami vive les mêmes choses que lui, à nouveau.

L’euphorie de la victoire mais aussi la douleur de la défaite, la difficulté des entrainements et la fierté de s’améliorer. La sensation du ballon entre les mains, le son des semelles sur le parquet... Tant de choses qui faisaient vibrer son cœur et qu’il voulait partager avec celui qui le faisait battre ardemment.

-Je sais, j’ai vu tes matchs. On pouvait les trouver sur internet. Avec le décalage horaire c’était un peu la misère mais j’en ai loupé aucun. Enfin…. Aucun des tiens...

-Tu as donc vu mes deux défaites... j’ai encore plus honte maintenant...


Shintaro remonta ses lunettes sur son nez avant de pousser un petit soupire. Décidément il avait encore du mal à ravaler le match contre Rakuzan qui continuait parfois de hanter ses nuits. Enfin, il se réconfortait avec l’espoir d’une hypothétique revanche même si cette dernière n’aurait pas la même saveur vu que Seirin a déjà battu l’équipe d’Akashi... Mais bon, la prochaine Winter cup était pour Shutoku et cela ne faisait aucun doute –surtout si Shuzo rejoignait leurs rangs-.

D’ailleurs ils devraient avoir une sérieuse discussion à ce sujet dans les jours à venir, le vert était très têtu et hors de question de lâcher l’affaire, quitte à avoir gain de cause à l’usure de son beau Nijimura.

Ils avaient tellement de choses à se dire en fait... Pourtant ce n’était pas faute d’avoir discuté ces quatre dernières années, ils n’avaient fait que ça, et sans doute que Shintaro était plus bavard avec Nijimura qu’avec tous les autres élèves de sa classe, Takao mis à part.

Ils avaient parler de tout comme de rien, de choses tristes comme d’autres joyeuses, ils avaient rigoler, Midorima avait pleurer aussi, lorsque Shuzo lui avait fait un message vidéos très touchant pour son quinzième anniversaire. Ils avaient eu des débats jusqu’à des heures très avancées de la nuit pour l’un et de la journée pour l’autres. Shintaro avait même connu ses premières nuits blanches pour continuer des appels Skype passionnants...

Et finalement maintenant... Il avait peur. Il ne pouvait s’empêcher de craindre qu’une fois réunis, cette distance réduite ne les éloigne plus que cet océan. Parce que rien n’était pareil en vrai, il le sentait bien maintenant qu’il l’avait dans ses bras au creux de son cou.

On ne pouvait pas mentir en vrai, la tristesse ne se cache pas derrière un smiley, une phrase dite ne peut être effacée. C’est plus difficile, c’est plus contraignant, aucune excuse, juste la vérité, juste deux personnes l’une en face de l’autre. Shintaro avait peur. Et si Nijimura le trouvait ennuyeux maintenant ? S’il trouvait mieux ?

Il serait anéanti, sans aucun doute.

Après tout, il avait quand même tourné la plus belle page de sa vie pour en écrire une avec Shuzo, sans même savoir si ce dernier en avait envie d’ailleurs, c’était un coup de poker... Mais il ne regrettait pas, parce qu’il aurait au moins eu la satisfaction d’avoir essayé... Maigre lot de consolation en effet, mais il ne pouvait se payer le luxe de revenir en arrière.

Et il comprit, il su que son choix était le bon quand il sentit son cou et le col de sa chemise se mouiller petit à petit. Shuzo pleurait. Et dans tout ça, Midorima ne savait pas ce qu’il devait en penser, s’il était triste de le voir ainsi, ou touché que leurs retrouvailles l’émeu autant... Etait-ce des larmes de joie ou de peine ? Comment devait-il réagir ? Encore une preuve qu’il n’était pas doué socialement...

Il le laissa donc faire, passant seulement ses longs doigts non-bandés dans ses cheveux comme signe de soutien, pour lui montrer que ce n’était rien et qu’il pouvait rester la autant qu’il le voulait.

-Ha…. Excuse-moi…. C’est… la fatigue je pense et puis l’émotion de revenir à Tokyo…. Tu ne peux pas savoir comme tout m’a manqué…


-J’imagine... Ne t’en fais pas.


Mais l’ancien capitaine devait absolument arrêter de pleurer sinon le pauvre Shintaro allait succomber à son tour et verser sa petite larme. C’était hors de question !! Non mais et puis quoi encore... Aller, on respire et on arrête de le regarder parce qu’on sent que ça monte...

Et puis cette voix tremblante là, Nijimura a beau se tourner pour cacher ses sanglots, c’est trop tard maintenant... Shintaro sent déjà les picotements monter, mais il tient bon, ils auraient l’air de quoi tout les deux à pleurer en plein milieu de la rue...

-Je n’arrivais pas encore à réaliser…. Que tu étais là, avec moi… C’est…. Ca fait quatre ans que j’attends ca tu vois ? Plus d’écran, plus de mail, plus de Skype… Je te vois enfin toi, comme tu es vraiment, en chair et en os. Il me suffit de tendre la main pour te toucher…

Midorima avait l’impression que Nijimura avait lu dans ses pensées, énonçant ce que lui-même ressentait au fond de lui. C’était perturbant de constater qu’il n’était pas le seul à penser de la sorte, mais c’était aussi rassurant, de voir qu’ils partageaient finalement la même façon de voir les choses.

Le brun se retourna pour offrir un sourire merveilleux à Shintaro dont les joues ne manquèrent pas de se colorer d’une légère teinte rosée. Il beau, radieux, magnifique... Le vert sentait son cœur battre à tout rompre devant cette vision qu’il lui offrait. On pouvait voir tout le bonheur que ressentait Shuzo d’être ici, peut-être même la joie d’être avec lui... Il en était tout retourné.

-Mais tu es là pour de vrai !

-Evidemment... Baka...Je serais toujours là...


Shintaro lui fit un petit sourire avant de ramasser lui aussi son sachet de courses, et les deux adolescents reprirent la route du studio, en silence. Midorima était encore trop ému pour parler d’autre chose, et même pour parler tout court en fait, il n’avait pas l’habitude de ressentir autant de choses en si peu de temps et il devait remettre tout en place dans son esprit.

-Je sais que tu cuisines comme une chèvre mais tu veux bien me donner un petit coup de main ? Il n’y a pas grand-chose à faire et puis c’est plus sympa à deux tu ne crois pas ?

-Si tu y tiens...


L’idée lui semblait effectivement sympathique et il remonta ses lunettes sur son nez avant de se laver les mains après avoir changer rapidement de bandages pour ne pas toucher la nourriture avec ceux qui étaient sales. Depuis le temps qu’il se bandait les doigts Shintaro avait sans doute établi un record de rapidité pour le faire, Takao avait plusieurs fois chronométré et il avait même fait une petite fiche récapitulative de ses meilleures performances... Il n’avait décidément que ça à faire au lieu de faire des fiches vraiment utiles avec des formules de maths par exemple..............

-Tu as prévenu que tu mangeais ici ?

-Pas encore, mais je vais le faire tout de suite.


Ni une ni deux, le shooteur miracle attrapa son téléphone portable qui était dans sa poche pour envoyer un message à Aya avant que cette dernière s’inquiète et se mette dans tous ses états. Il lui indiqua seulement ne pas manger à la maison, elle n’avait pas besoin d’en savoir plus, et puis elle allait forcément poser un tas de questions à son retour alors il préférait s’économiser des efforts inutiles à tout lui expliquer...

Une fois la réponse reçu très peu de temps ensuite, Midorima leva à nouveau le regard vers son hôte d’un soir.

-Tu veux bien découper les légumes en cubes ? S’il te plait. Fais attention à ce pas te blesser surtout, le couteau est très affuté.

-Je vais essayer dans ce cas, mais ne places pas trop d’espoirs en moi quand même...


C’est que son titre de pire cuisinier de l’univers n’était pas usurpé... Une véritable catastrophe ambulante qui relevait plus de la blague qu’autre chose à bien y regarder... Mais bon, le vert était de bonne foi alors il essayait de suivre la consigne du mieux qu’il pouvait...bien que ce soit plus compliqué que prévu.

Demandez lui de dessiner des cubes et il vous fera des perspectives parfaites, demandez lui de couper des légumes en cubes et vous aurez... des formes....Et c’est déjà un bel exploit !!

Un peu honteux, il poussa la planche à découper vers son ami en attendant de voir sa réaction, le connaissant il allait faire un sourire poli sans lui dire que c’était horrible...

-Tu sais, on ne peut pas être doué partout dans la vie...

Midorima se rapprocha de Nijimura pour regarder plus attentivement ce qu’il faisait et les épices qu’il mettait dans sa sauce. Il espérait d’ailleurs que cela ne le dérange pas qu’on regarde par-dessus son épaule, lui en avait une sainte horreur et heureusement qu’il était trop grand pour que la plupart des gens puisse le lui faire.

Mais dans cette position, il était on ne peut plus proche de son ancien capitaine, et ses cheveux venaient parfois chatouiller le dessous de son nez. C’était d’ailleurs étrange, il était encore plus petit que lui lorsqu’ils s’étaient quitter et maintenant le vert faisait presque une tête de plus que son senpai...

Ses cheveux sentaient une bonne odeur de shampoing, c’était assez délicat et il fallait être assez proche pour en avoir le gout, mais Shintaro aimait bien. Et sans savoir pourquoi, il se laissa aller à déposer un baiser dans ses cheveux. C’était un geste qui était devenu presque naturel pour lui depuis sa relation avec Takao, alors il se disait que ce n’était rien de grave, de toute façon il en avait envie. Il avait envie de beaucoup de choses avec Shuzo...




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MessageSujet: Re: Retour au pays [ PV Midorima ]   Jeu 29 Déc - 17:48

...
Retour au pays
avec Midorima Shintaro



Ceux qui disaient que Shuzo Nijimura n’était qu’un râleur éternel qui passe son temps à aboyer sur tout ce qui bouge, se trompaient complétement ! Oui, Bien sure que Shuzo avait un caractère relativement trempé. Il ne fallait pas trop lui chauffer les oreilles si l’on n’envisageait pas la possibilité de se prendre un marron en retour ! Il ne comptait même plus le nombre de personne avec lesquelles il s’était bagarré ou auxquelles il avait simplement collé un pain dans la tronche. Il avait beau s’être assagit avec l’âge, il n’en restait pas moins quelqu’un de relativement impulsif et de compliqué à cerner.

Mais Shuzo était aussi un garçon extrêmement sensible bien que ça ne se voit pas au premier abord. Il prenait les choses beaucoup trop à cœur. S’il avait commencé à déconner quand il était gosse, c’était uniquement pour attirer l’attention de ses parents. Qui aurait cru que ce bad boy des bacs à sable était en fait un gamin en mal d’affection ? Des années plus tard, il conservait encore cette petite part de sensibilité qui le ne quittait pas. Quand il avait appris la relation entre Midorima et Takao, Shuzo en avait été malade ! Après avoir envoyé valser tout le contenu de son bureau contre un mur de sa chambre, il s’était de nouveau laisser enfoncer du côté obscur de la vie. Pas de délinquance cette fois… Il avait préféré oublier son chagrin de cœur dans les bras d’un autre… Etre au lit avec Kagami lui avait permis d’oublier un peu qu’il n’appartiendrait jamais à Shintaro. Et parallèlement, cela ne faisait que lui faire encore plus de peine… En fermant les yeux dans les bras de son partenaire, il pouvait s’imaginer n’importe quoi… Il pouvait s’imaginer être avec Midorima. Mais dès qu’il rouvrait les paupières, la réalité lui revenait en pleine face et lui faisait prendre conscience que Shintaro ne serait jamais qu’une étoile inaccessible qu’il ne pourra plus effleurer du bout de ses doigts.

Mais la vie était bien capricieuse et farceuse. Alors que Shuzo s’était enfin fait à l’idée de ne plus pouvoir retourner au Japon, ses parents lui annoncèrent que la rémission de son père allait permettre leur futur rapatriement. Shintaro fut la première personne avec qui il partagea la nouvelle. Il était tellement heureux de retrouver Tokyo, de retrouver ses habitudes, ses traditions, ses ichigo daifuku, Na-chan et lui… Midorima.

Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, Shintaro lui appris peu de temps après avoir quitté Takao. Shuzo n’aurait pas dû se réjouir de la nouvelle. En tant que bon ami, il avait consolé Midorima du mieux qu’il avait pu. Mais intérieurement, il exultait de joie ! Sa chance allait peut être finir par arriver….

C’est sans arrières pensées que Shuzo avait déposé un baiser sur sa joue. Il n’était pas du genre crevard à sauter sur tout ce qui bouge et encore moins lorsqu’il s’agissait de Shintaro. Mais sous le coup de l’émotion et de l’euphorie de l’instant, il n’avait pas réfléchit. Midorima ne l’avait pas repoussé non plus d’ailleurs. Cela voulait dire qu’il avait apprécié ?

De retour à l’appartement, les deux garçons se mirent aux fourneaux. Ce n’était pas réellement compliqué de faire des fajitas. Il suffisait de découper le poulet en lamelles relativement fines et de les faire revenir dans une poêle avec des épices, un peu de poivrons et des tomates. Même Shuzo qui n’était pas un excellent cordon bleu y arrivait ! Il avait appris la recette de l’un de ses potes californiens lors d’une soirée sympa à laquelle il avait participé avec Himuro. Cette soirée bien trop arrosée resterait d’ailleurs l’un des meilleurs souvenirs de sa vie américaine. Malheureusement, son degré d’alcoolémie avançant au rythme des heures de la soirée, il ne gardait plus que de vastes souvenirs de ce qui s’était passé en dernier lieu…

Alors qu’il commençait à faire dorer les morceaux de poulet, Shuzo attendait que Midorima finisse de se battre avec ses légumes. Il gardait sur lui un œil bien veillant prêt à intervenir dans la seconde s’il venait à se couper. Sa maladresse en cuisine n’était plus un secret pour son ancien capitaine. Mais force était de constater qu’il se débrouillait plutôt pas mal… Les légumes n’étaient pas d’une belles formes identiques mais qu’importe ! Ce n’était pas un plat gastronomique et les lamelles de poulet que Shuzo avait coupé n’était pas non plus un chef d’œuvre de découpe culinaire….

Shuzo prit la planche à découper contenant les cubes et il les fit glisser dans la poêle en les poussant avec la lame de son couteau.

-Tu sais, on ne peut pas être doué partout dans la vie...

Un rire échappa au bras.

« Heureusement pour toi, je suis doué dans bien des domaines de la vie….Très doué même dans un en particulier….. »

Il ne put s’empêcher d’éclater de rire. Il lui adressa un clin d’œil alors que le sous entendus salaces de sa phrase planaient toujours dans la pièce. Il se demandait si Midorima aurait capté qu’il faisait la référence à ses performances au lit… Oh, il n’était pas du genre à se vanter, bien au contraire. C’était qu’une petite taquinerie visant à faire monter quelques couleurs sur le visage de son cadet. Shintaro Midorima qui rougit de gêne… il n’y a rien de plus beau en ce bas monde ! Parole de Shuzo !!

Se tenant droit devant sa petite plaque de cuisson, Shuzo s’appliquait à remuer le contenu de la poêle pour que rien ne crame. Il diminua un peu la chaleur de la plaque et reposa sa spatule en bois. Il n’avait pas besoin de se retourner pour sentir derrière lui la présence de Midorima. En temps normal, il n’appréciait pas vraiment que les gens le collent ainsi et scrutent ses moindres faits et gestes. Mais Shintaro c’était différent. Sa présence avait le don de le réchauffer sans même qu’il ait besoin de le toucher Il sentait les effluves de son parfum venir se mêler aux odeurs épicée qui s’évaporaient de la poêle. Il avait l’impression de sentir un contact au-dessus de sa tête, au niveau de sa chevelure… Un baiser ? Shuzo se raidit. L’avait-il imaginé ou bien Shintaro avait réellement déposé un baiser dans ses cheveux ?

Si c’était la seconde option, la porte venait de souvenir sur un champs de possibilités infinies. Est-ce que Shuzo avait le droit d’imaginer que Shintaro ressentait des sentiments pour lui ? Est-ce que Shuzo avait le droit de s’imaginer pivoter et le prendre dans ses bras ? Est-ce que Shuzo avait le droit d’espérer lever la tête pour que ses lèvres viennent rencontrer les siennes ?

On lui avait toujours dit que dans le doute on devait s’abstenir. Alors Shuzo ne bougea pas. Il fit comme s’il n’avait rien remarqué de ce baiser imaginaire ou non que Shintaro lui avait adressé. Au lieu de ça, il préféra lui sourire. Il fouilla dans les placards et trouva des assiettes et des couverts. Il prit le nécessaire et les tendit à Shintaro

« Tu veux bien mettre la table ? C’est prêt ~ »


Il attendit que Midorima s’éloigne pour reprendre une inspiration. Il avait eu l’impression d’être en apnée depuis que Shintaro s’était placé derrière lui. Pourquoi lui faisait-il un tel effet ?

Shuzo lui fit un sourire et posa le plat et les galettes de blé chaudes sur la table. Il mit du fromage rappé dans un bol et fit de même avec la sauce salsa qu’ils pourraient mettre à volonté dans leur préparation

« Voilà c’est tout prêt ! »

Shuzo défit son tablier qu’il balança négligemment sur son lit avant de se laisser tomber assis devant la table basse sur laquelle Shintaro avait dressé les couverts avec soins. Il lui fit un sourire

« J’espère que tu aimeras ! Tu vois, tu prends une galette et tu mets ce que tu veux dedans ! C’est convivial et ça change des burgers américains ! »

Joignant l’acte à la parole, Shuzo se servit une crêpe dans laquelle il mit quelques morceaux de viande, de la sauce et du gruyère. Il la referma avant de croquer dedans. C’était bon ! Délicieux ! Et ça l’aurait été encore plus avec une bouteille de Despérados mais cela aurait été étonnant que Midorima approuve la consommation d’alcool à leur jeune âge !

«  Alors tu aimes ? »

Shuzo finit sa première crêpe avant d’en manger une seconde plus par gourmandise qu’autres choses. L’ancien capitaine était quelqu’un qui aimait bien manger mais il n’était pas non plus du genre se gaver comme une oie. Il finit tranquillement son repas avant de se lever pour débarrasser la table. Il déposa la vaisselle sale dans l’évier. Il avait sincèrement la flemme de la nettoyer. La fatigue du au décalage horaire qui séparait Tokyo de Los Angeles commençait à se faire ressentir. Et pourtant il y avait encore tant à faire dans son petit appartement. Entre le ménage, son lit à faire et ses valises à déballer… Tokyo était épuisé avant d’avoir commencé.

Shuzo alla chercher un truc dans sa valise. Il en sortit un livre qu’il tendit à Shintaro avant de prendre place assis juste à côté de lui. Il lui fit un petit sourire

« Tu m’avais demandé de t’apporter des photos… Alors voilà ! Je t’ai fait un album… Bon tu vas peut être trouvé ça chiant mais tu voulais voir un peu ce qu’était ma vie la bas… »


Shuzo laissa Midorima regarder les pages de l’album. On pouvait y voir différents paysages, différents bâtiments, différents visages. Shuzo répondait aux éventuelles questions que lui posait son cadet. Il expliquait quelles étaient les personnes avec lui sur les clichés.

Ses paupières se faisaient de plus en plus lourdes et avant même que Shuzo ne s’en rende réellement compte, il somnolait déjà contre Shintaro. Sa tête était posée contre son épaule et ses lèvres légèrement entrouvertes laissaient filtrer son souffle régulier. N’ayant plus trop conscience de ce qui se passait, trop accablé par cette fatigue qui lui tombait dessus, Shuzo se décala de manière à s’allonger. Sa tête de posa sur les jambes de Shintaro alors que ses yeux se fermèrent lentement. Il dormait…


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Midorima Shintaro
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MessageSujet: Re: Retour au pays [ PV Midorima ]   Dim 1 Jan - 19:41

Retour au pays
feat. Nijimura Shuzo




La timidité de Shintaro était de notoriété publique.

Le vert était quelqu’un de réservé et de discret surtout lorsque cela concernait le cadre privé. Peu de gens avaient d’ailleurs eu la chance d’entrer dans ce cadre justement... Mis à part Takao, et Nijimura dans une moindre mesure.

Tout ça pour dire que le vert n’est pas forcément adepte du déballement de vie privée, notamment quand ce dernier concerne la question sexuelle. Autant vous dire que la personne sortant un sous-entendu ou une blague graveleuse au vert pouvait s’attendre à se faire fusiller du regard.

Sauf quand la personne en question faisait parti du cadre évoqué plus tôt... Là...C’était rougissement à gogo, faisant pâlir d’envie les plus belles tomates du jardin...

-Heureusement pour toi, je suis doué dans bien des domaines de la vie….Très doué même dans un en particulier…

Midorima n’était pas né de la dernière pluie, et même s’il ne pensait pas qu’à ça, il avait bien compris le sous-entendu... Sans compter le petit clin d’œil qui termina de renforcer ses pensées et qui le fit devenir encore plus rouge. Le vert remonta ses lunettes pour tenter de cacher ça du mieux qu’il pouvait.

-Qui fait le malin tombe dans le ravin.

Shintaro gratifia son hôte d’un petit sourire avant d’aller se laver les mains pour venir à ses côtés, il ne tenait pas vraiment à ce que ses doigts sentent les légumes toute la soirée...

Une fois derrière son ancien capitaine, Midorima qui était la droiture incarnée avait bien eu du mal de se retenir, pour preuve, il n’avait pas résisté et avait gratifié le brun d’un léger baiser dans sa douce chevelure. Tellement doux que Shuzo ne l’avait d’ailleurs peut-être pas remarqué, en tout cas, il lui avait simplement souris, et cela lui suffisait déjà, parce qu’il n’y avait pas grand-chose d’aussi beau à sa connaissance.

-Tu veux bien mettre la table ? C’est prêt ~


-Je m’y mets dans ce cas.


D’ailleurs il était bien content qu’on lui demande de faire quelque chose car il avait la désagréable sensation d’être inutile, et Shintaro n’aimait pas trop rester debout les bras ballants à ne rien faire, c’était contre-productif.

Du coup vu que cette tâche était tout à fait dans les cordes du tireur de Shutoku, il s’y attela sans grande peine et accorda un soin particulier à la disposition des différents éléments de la table, comme ses parents le lui avaient appris. Cela pouvait sembler bien pompeux pour la plupart des gens mais Midorima mettait un point d’honneur à ce que tout soit placé parfaitement.

Une fois qu’il eut terminé, Nijimura arriva avec les différents éléments du plat qu’il plaça au centre de la table avant de s’asseoir en face de lui.

-J’espère que tu aimeras ! Tu vois, tu prends une galette et tu mets ce que tu veux dedans ! C’est convivial et ça change des burgers américains !

Shintaro hocha la tête avant de faire la même chose que son ainé, en y mettant un peu plus de gruyère parce qu’il aimait ça.

-Alors tu aimes ?

-C’est pas mal en effet, je n’en avais jamais mangé et ce sont des saveurs assez inhabituelles...


Et pourtant dieu sait que Midorima n’était pas spécialement fan de changement ou de trucs hors de commun...si l’ont exceptait sa couleur de cheveux et son gout prononcé pour les lucky items improbables...

Preuve que c’était bon, il se permis même d’en prendre une deuxième toute aussi remplie, c’est qu’il fallait nourrir ces presque deux mètres de muscles... Même s’il était un bien moins gros mangeur que Murasakibara, ou Aomine... Il restait toutefois un adolescent en pleine croissance et il avait besoin de sustenter sa faim.

Une fois le repas terminé, il laissa Shuzo débarrasser pour se charger de la vaisselle, sachant que le pauvre brun n’allait pas avoir l’énergie nécessaire pour la faire. Cela ne le dérangeait pas alors il s’en chargea pendant que Shuzo faisait un peu de rangement et semblait chercher quelque chose dans ses valises.

Le vert revint sur le canapé et s’y assis quand le plus vieux le rejoignis avec un album dans les mains.

-Tu m’avais demandé de t’apporter des photos… Alors voilà ! Je t’ai fait un album… Bon tu vas peut être trouvé ça chiant mais tu voulais voir un peu ce qu’était ma vie la bas…

-Pourquoi je trouverais ça chiant alors que c’est moi qui t’ai demandé ?


Midorima étira ses lèvres dans un nouveau sourire, il venait peut-être de battre son record de la journée d’ailleurs, lui qui gardait toujours une expression neutre voir parfois dure.

Et c’était un réel plaisir de mettre une image sur certaines personnes ou des endroits dont Shuzo lui avait parlé dans ses mails sans joindre lesdites photos. Les questions fusaient et les réponses étaient toujours intéressantes, du moins de son point de vue. Le brun avait le don de rendre sa vie passionnante en racontant quelques petites anecdotes sorties de derrière les fagots pour chaque photo... Dommage qu’il tomba de sommeil avant la fin de l’album...

Midorima avait senti un poids de plus en plus lourd sur son épaule à mesure du temps qui passait, jusqu’à ce qu’il se retrouve carrément la tête sur ses genoux. Il n’y avait que Takao pour avoir un jour pris cette place, et cette comparaison suffit à faire rougir à nouveau le vert qui se permis de passer ses longs doigts dans les cheveux ébènes de l’ancien capitaine.

Il lui caressa quelques mèches et le cuir chevelu sans le quitter des yeux, admirant son visage dénué de tout froncement de sourcil ou de petite moue boudeuse. Il avait presque l’air d’un ange comme ça, incarnant la sérénité et l’apaisement.

Shintaro avait encore du mal à y croire, c’était presque irréel, mais pourtant Nijimura était bel et bien là. Il pouvait le toucher, le voir, le sentir, l’entendre... C’était presque magique et il en serait presque à remercier ces 4 années d’absence pour lui faire vivre un moment aussi intense.

Le vert laissa échapper une petite larme de bonheur qui s’échoua sur la joue du brun, et qu’il essuya d’un coup de pouce. Il se sentait un peu idiot de régir de la sorte, mais il en était le seul témoin alors ce n’était pas si grave.

Le temps passant, beaucoup trop vite à son gout, le temps était venu pour lui de rentrer. C’est donc avec toute la délicatesse dont il pouvait faire preuve qu’il se décala pour pouvoir se lever sans le réveiller. Il attrapa un coussin qu’il plaça sous sa tête à la place de ses genoux, avant de le recouvrir d’une couette pour qu’il n’attrape pas froid.

Shintaro le regarda une dernière fois avant de quitter les lieux, à pas de velours et le cœur léger.





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