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 Le premier jour du reste de ma vie [ PV Imayoshi ]

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MessageSujet: Le premier jour du reste de ma vie [ PV Imayoshi ]   Sam 8 Oct - 12:09


► Le premier jour du reste de ma vie ◄
feat. Imayoshi Shoichi



Comment ça pouvait faire aussi mal ? Ce matin en se levant, Kazunari était d’excellente humeur. Et comment pouvait-il en être autrement ? Sa vie était tout ce qu’il y avait de plus parfaite : Il avait un famille aimante. Il adorait son lycée. Il adorait son club de basket. Et par-dessus tout, il était amoureux d’un garçon qui l’aimait lui aussi en retour ! N’est-ce pas la définition même d’une vie heureuse ?

Ça faisait bien longtemps que Takao avait finit par accepter la nature profonde de ses sentiments pour Shin-chan. Au début, il pensait qu’il s’agissait d’une amitié forte. Mais au fur et à mesure du temps qui passait, il devait se rendre à l’évidence que c’était bien plus que ça. Il était tombé irrémédiablement amoureux de Shintaro Midorima…. Passer les trois quarts de son temps en sa compagnie ne faisait qu’accroitre davantage ses sentiments pour lui. Des sentiments qu’il avait pensé ne jamais voir aboutir à quelque chose.

Mais Takao ne pouvait pas continuer à vivre un amour à sens unique le reste de sa vie. Et d’un autre côté, il avait peur de la réaction de Shintaro s’il venait à lui avouer être amoureux de lui. Peur être que plus rien n’aurait été comme avant après ça. Et pour rien au monde Kazunari n’aurait pris le risque de perdre les moments précieux qui lui été donné de partager avec Shin-chan….

Kazunari ne savait plus trop comment tout était arrivé. C’était après un entrainement. Un mardi. Ils rentraient tous les deux à pieds parce que le vélo et la charrette était momentanément en révision technique. Kazunari ne savait plus trop comment ni pourquoi il avait glissé sa main dans celle de Shin-chan. Il ne savait plus trop comment ni pourquoi leurs regards s’étaient croisés avant que les lèvres ne viennent se rencontrer. Un baiser…. Leur premier baiser….

Pour Kazunari c’était le début d’un bonheur indescriptible. Un bonheur qu’il avait cru éternel. Quelque chose de tellement fort que ça vous transcende en entier. Quelque chose qu’il avait cru partagé réciproquement par Shin-chan…. Mais il avait tort.

La journée aurait pu être parfaite. Comme tous les matins Takao avait été impatient de retrouver Shin-chan au lycée. Mais ce jour-là, quelque chose était différent. Midorima était plus distant, plus fermé et silencieux qu’à son habitude. Kazunari ne s’en était pas formalisé plus que ça. Après tous, les cancers étaient onzièmes au classement et il ne fallait pas compter sur les scorpions, bon derniers, pour aider à conjurer le mauvais sort.

La journée s’était passée plus médiocrement que Takao l’avait espéré. Il avait fallu attendre 19h et la fin de l’entrainement de basket pour que les deux garçons puissent se retrouver enfin seuls et avoir une conversation. Au début, Shintaro n’avait pas paru à l’aise. Lui qui était du genre à dire les choses franchement et sans ménagement, donnait l’impression de prendre des pincettes. Visiblement, il s’apprêtait à annoncer quelque chose qui n’allait pas être agréable à entendre pour Kazunari. Ce dernier avait déjà une petite idée de ce que ça pouvait être : les inscriptions à la fac. Kazunari avait bien du mal à accepter de ne pas se retrouver ensemble dans la même université et à chaque fois que le sujet était abordé, une dispute finissait toujours par éclater. Mais Shin-chan pouvait être rassuré, jamais Kazunari ne constituerait un frein dans ses études. Même s’ils ne pouvaient plus se voir aussi souvent que maintenant, Takao l’encouragerait de toutes ses forces pour qu’ils puissent réaliser ses rêves.

Pour une fois dans sa vie, Kazunari avait réussi à rester silencieux afin de laisser Shin-chan s’expliquer. Et plus les mots sortaient de la bouche de sa lumière et plus Takao avait peur d’en comprendre le sens et la finalité de la conversation.

Shin-chan rompait…. Il ne voulait plus sortir avec lui. Soi-disant qu’il voulait se consacrer pleinement à ses études et qu’il ne pouvait pas entreprendre une relation durable. Il ne voulait pas non plus risquer de gâcher leur amitié. Shintaro avec sélectionné ses mots avec précaution pour ne pas faire trop de peine au faucon. Mais c’était trop tard….

Ce soir-là, Takao n’avait pas raccompagné Midorima chez lui. Ils s’étaient séparés à la grille du lycée. Chacun se dirigeant dans une direction opposée. Takao avait eu envie de se retourner. Il avait eu envie de lui courir après de et l’enlacer. Il avait eu envie de lui demander ce qu’il avait fait de mal pour qu’ils en arrivent là. Il avait eu envie de le supplier de réfléchir et de ne pas le laisser tomber.

Mais au lieu de ça, Takao avait trainé les pieds sur le sol noir et humide de cette soirée de printemps…. Il retournait dans sa tête tout ce qui s’était passé ces derniers temps pour comprendre la décision soudaine de Shin-chan. Mais un élément lui manquait. Quelque chose lui échappait. Pourquoi Shin-chan ne voulait plus de lui ? Est-ce qu’il ne l’aimait plus ? Est-ce qu’il ne l’avait jamais aimé ? Est-ce qu’il aimait quelqu’un d’autre ?

Takao se figea un instant tout en écarquillant les yeux. Comment ne pas y avoir pensé plus tôt ? Shintaro lui parlait souvent ( trop ) de son ancien capitaine de Teiko avec lequel il avait gardé des contacts. Aux dernières nouvelles, le garçon en question devait revenir à Tokyo prochainement. Se pourrait-il que son retour ait un rapport avec la rupture ?

Sans savoir trop comment il était arrivé là, Takao se mit assis sur une balançoire métallique d’un parc situé non loin de chez lui. Il n’avait vraiment pas envie de retourner à l’appartement. Sa sœur allait le harceler de questions sur sa journée et pour être honnête, Takao aurait préféré resté enfermé dans sa chambre sans voir personne. Ni sa sœur, ni ses parents, ni même Shin-chan. Personne….

Le silence était rompu que par le crissement désagréable des chaines en métal qui tenaient la balançoire. Les pieds de Takao touchaient le sable situé sous lui et il se balançait doucement tout en soupirant. Des bruits de pas se firent entendre derrière lui et un soupire plus prononcé échappa au faucon. Lui qui n’aspirait qu’à rester seul, visiblement il fallait être stupide pour croire que cette solitude serait possible dans un parc public…
Mais peut être que c’était Shin-chan ? Si ça se trouve il était pris de remord et venait lui demander d’oublier et de recommencer leur histoire. Un sourire étira les lèvres de Takao qui espérait déjà.
Takao tourna la tête sur le côté pour voir qui était la personne qui s’approchait. Mais ce n’était pas Shin-chan… La douleur que ressentait Kazunari monta d’un cran. Il s’en voulait d’avoir espéré si bêtement. Et il prenait réellement conscience que Shintaro ne viendrait pas lui demander de tout recommencer. C’était fini. Terminé. A tout jamais…. Et ça faisait horriblement mal… Takao ne l’acceptait pas. Il ne voulait pas. Il refusait. Il voulait encore serrer Shin-chan contre lui. Encore l’embrasser. Encore lui caresser la joue et passer sa main dans ses cheveux….
La grande silhouette qui se découpait n’était, malheureusement pour lui, pas si inconnu que ça. Des cheveux d’un noir profond, des yeux dissimulés derrière une paire de lunettes…. Kazunari reconnu sans peine l’ancien capitaine de Tôô : Imayoshi Shoichi.

Takao tourna la tête pour regarder de nouveau droit devant lui. Il espérait ainsi inviter Imayoshi à continuer sa route sans se préoccuper de lui. Mais évidemment, ça aurait été trop facile…. L’ancien capitaine se stoppa juste devant lui et Takao garda les yeux baissés sans aucune envie d’engager la conversation avec lui

« Si tu viens pour m’embêter, c’est pas le moment…. Je suis pas d’humeur ce soir…. »



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MessageSujet: Re: Le premier jour du reste de ma vie [ PV Imayoshi ]   Dim 9 Oct - 14:40

Le premier jour du reste de ma vie


with Takao-kun

Contrairement à la pensée collective, Imayoshi était un homme normal.

Il avait ses qualités et ses défauts, mais aussi ses joies et ses peines. Des jours avec et des jours sans. Il avait un cœur, et aujourd’hui, ce dernier était bien maltraité. C’était rare que ce soit le cas, simplement parce qu’il n’était pas attaché à certaines choses assez fortement pour que leur perte ne lui fasse mal. C’était une certaine façon d’être protégé.

Mais parfois, Shoichi s’attachait, et il aimait profondément certaines choses. Et c’était le cas du club de basket de Too.

Le basket, c’était une des passions du brun, il adorait vraiment ce sport, pour tout ce qu’il pouvait offrir, aussi bien le côté physique que stratégique, et c’était tout naturellement qu’il avait rejoins le club de son lycée à sa rentrée en première année. Petit à petit il avait imposé sa présence dans les rangs de par ses talents, jusqu’à en devenir capitaine lors de sa troisième et dernière année de lycée.

Et malgré tout ce qu’on pouvait penser d’Imayoshi Shoichi, ce dernier aimait réellement son club, et il avait tout fait pour le voir remporter l’Interhigh ainsi que la Winter cup. Sans succès malheureusement. Mais aujourd’hui, il devait faire face à une plus grande tristesse encore.

En effet, après la Winter cup le coach lui avait annoncé qu’il devait maintenant choisir un nouveau capitaine pour l’équipe, et le jour était venu de révéler son choix. Et quel choix compliqué. A ses yeux, la personne qui méritait le plus de le devenir était Susa Yoshinori, calme et posé, il avait toutes les qualités pour tenir cette place (d’où sa position de vice-capitaine d’ailleurs) mais étant un troisième année... Il allait lui aussi quitter le lycée en même temps que Shoichi, alors bon...

Du coup, il devait choisir entre Sakurai, Wakamatsu et Aomine... Fantastique...

La question n’avait donc pas été simple à résoudre mais sa réponse fut la plus logique, celle de désigner Wakamatsu. Bien que ce dernier soit plutôt impulsif et pas vraiment cérébrale, il était quand même passionné et Imayoshi savait qu’il allait pouvoir mener les troupes. Le seul problème serait bien sur Aomine... Si le brun avait su en faire quasiment ce qu’l voulait (dans la limite du raisonnable), l’exercice allait se révéler plus compliqué pour le blond hystérique...

Enfin, il lui faisait quand même confiance, et il espérait le meilleur pour eux.

Du coup, c’est sans son titre de capitaine mais avec une petite boule au ventre que Shoichi sortit du gymnase ce soir, trainant un peu les pieds pour rentrer chez lui. Il s’était même étonné à verser une petite larme sur le chemin, personne ne l’avait vu, et elle avait été vite essuyée avec l’une de ses moufles tricotés par son amie Tariki.

Pour rentrer, il devait passer par un petit parc publique, vide à cette heure vu qu’il faisait déjà nuit à cette saison, et il... Ah ! Non, le parc n’était pas vide, il y avait encore quelqu’un sur une balançoire, et ce n’était pas un enfant en plus. Shoichi ralentis un peu ses pas le temps de voir de qui il pouvait bien s’agir et il n’eut aucun mal à reconnaître Kazunari Takao, le meneur de Shutoku et bon client du karaoké où il travaille.

Qu’est ce que l’adolescent pouvait bien faire là tout seul, dans le froid de la fin du mois de février, et surtout l’air visiblement déprimé. Il ne le connaissait qu’avec le sourire, ou au moins son regard passionné pendant un match de basket. Ah quelle malchance de ,e pas avoir pu disputer un match contre eux, sûrement que cela aurait été fantastique. Enfin, la question n’était pas là, et puis c’était déjà trop tard.

L’ancien capitaine s’approcha donc de la balançoire qui faisait un petit bruit digne des films d’horreur pour ados, jusqu’à s’arrêter devant le faucon.

-Si tu viens pour m’embêter, ce n’est pas le moment…. Je suis pas d’humeur ce soir…

-Quelle mauvaise image tu as de moi Takao-kun...


Il haussa les épaules avant de poser son sac sur le bord afin qu’il ne traine pas dans le sable, et il posa son fessier sur le siège de balançoire juste à côté de celui occupé par le faucon. Il regarda devant lui en bougeant un peu à l’aide de son pied avant de regarder son camarade du coin de l’œil.

Les coins de ses yeux étaient rouges, il avait donc pleuré sans aucun doute, et puis il avait encore les yeux un peu mouillés, cela ne devait pas tarder d’il y a bien longtemps. Il ne distinguait pas tout dans la pénombre et l’éclairage d’un pauvre lampadaire. Mais en tout cas, on était bien loin de son sourire habituel.

-Tu n’as pas l’air dans ton assiette. Tu veux peut-être en parler ?

Il pouvait deviner que l’adolescent n’allait sûrement pas se confier à lui, déjà ils n’étaient même pas amis, alors il n’avait aucune raison de le faire, et encore mois à lui, on parle quand même de l’infââââme Imayoshi. Mais s’il était assez malin, il pourrait se dire que vider son sac, même à un quasi-inconnu, pouvait faire du bien. Et puis c’était toujours bon à prendre un regard extérieur sur les événements.

Enfin, peut-être qu’il devrait le mettre un peu en confiance avant qu’il n’ose. Du coup, il pouvait peut-être pour se confier lui aussi, étant donné que la réciproque est toute aussi vraie.

-Je ne vais pas très bien non plus moi aussi, si cela peut te rassurer on est dans le même bateau ce soir... Et vu le froid qu’il fait, on sera tout les deux malades demain...

Ce n’était pas connu de grand monde, seulement quelques élus, mais Imayoshi exécrait le froid plus que toute autre chose au monde, ou du moins, presque autant que les champignons. Du coup, l’hiver était loin d’être sa saison préférée, et rien qu’aujourd’hui, il portait quatre couches de vêtements pour l’en protéger. Il espérait donc que la discussion ne dure pas trop longtemps, sinon il allait mourir d’une hypothermie avant le petit matin.

En attendant sa réponse, Shoichi commença à réfléchir aux causes de son état. Cela pouvait être familiale, un parent ou sa sœur qui était malade, voir même un décès. Sans vouloir imaginer le pire, il pouvait aussi s’air du basket, même s’il ne voyait pas ce qu’il pourrait le déprimer autant maintenant que la Winter cup était terminée... Oh et si c’était un chagrin d’amour ? D’après ses souvenirs Takao sortait avec son coéquipier de la génération des miracles, le grand Midorima Shintaro. Il y avait de quoi creuser de ce côté.


(c)codée par hanameow



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MessageSujet: Re: Le premier jour du reste de ma vie [ PV Imayoshi ]   Dim 9 Oct - 18:37


► Le premier jour du reste de ma vie ◄
feat. Imayoshi Shoichi



Tout le monde voyait Takao Kazunari comme un garçon perpétuellement enjoué. Jovial et bon camarade, on pouvait compter sur les doigts d’une seule main le nombre de jour dans l’année où le faucon n’avait pas la patate. Sa positive attitude constituait l’un des moteurs essentiels de l’équipe de basket. Elle contre balançait aussi avec le relativisme parfois négatif de Midorima.

Dans de telles condition, pas étonnant que Takao était un des garçons les plus populaires de son lycée. Toujours prêt à donner un coup de main, il avait su se faire de nombreuses relations parmi les filles et les garçons de sa classe. Bien que ne faisant pas parti du club de théâtre, il n’avait pas hésité à passer de nombreuses heures à les aider à construire les décors pour leur prochain spectacle. Il avait même aidé le club de street dance ! Il n’était pas ultra callé en danse mais un des garçons de la troupe avait vu Takao exécuter un salto arrière une fois et il lui avait donc demandé s’il voulait bien participer aux représentations à ses temps perdus…

Il n’y avait pas à dire, l’hyperactivité du jeune homme constituait aussi l’une des principales qualités. Kazunari avait le cœur sur la main et il était toujours prêt à aider son prochain. Il se disait que le jour où lui-même se retrouverait dans la panade, il apprécierait si quelqu’un venait l’aider. La solidarité faisait partie de ses qualités.

Il n’était donc pas étonnant qu’Imayoshi soit surpris de le trouver si déprimé. Heureusement qu’il n’était pas arrivé quelques minutes plus tôt. Il aurait trouvé Kazunari en pleine crise de larmes impossible à arrêter….

Jamais Takao n’avait ressenti une telle douleur. Il était certain que l’amputation d’un membre devait faire moins mal qu’une peine de cœur. D’autant plus qu’il ne s’était pas attendu à une rupture si brutale. Il n’avait rien vu arriver. Le matin même, il baignait encore en plein bonheur. Comment pouvait-il être si anéanti douze heures plus tard ?

Non vraiment, si Imayoshi était en quête d’une nouvelle victime à tourmenter, il pouvait passer son chemin. Takao était déjà au plus mal et il n’aurait pas la force d’affronter les sarcasmes et l’humour noir de l’ancien capitaine de Tôô.

-Quelle mauvaise image tu as de moi Takao-kun...

Takao ne répondit même pas. Pas la force. Pas le courage. Il se contenta de garder les yeux dans le vague et il haussa les épaules avec indifférence et nonchalance. Après tout, la mauvaise réputation d’Imayoshi ne s’était pas forgée toute seule. Il y avait forcément un dessous de vérité. Peut être qu’il n’était pas si méchant qu’il n’y paraissait. Ou peut-être pas. Takao n’avait parlé avec lui que les quelques fois où il l’avait croisé au karaoké. C’était trop peu pour se faire une idée de la personnalité de quelqu’un.

-Tu n’as pas l’air dans ton assiette. Tu veux peut-être en parler ?

S’il en avait eu la force, Takao aurait fait une remarque sur la perspicacité de son sens de l’observation. Il ne fallait pas être Sherlock Holmes pour s’apercevoir que Kazunari n’était pas dans son assiette. Même plongé dans la pénombre on devait deviner ses joues humides et ses yeux gonflés de larmes. Mais il appréciait quand même sa délicatesse. Lui proposer de se confier c’était vraiment gentil de sa part.

«  Je…. Je ne sais pas…. »

Se confier à Imayoshi c’était quand même assez étrange. Il faisait sans doute partie des dernières personnes à qui il aurait été confier ses malheurs. Par manque de confiance. Par manque d’affinité aussi… D’ordre général, on va davantage vers les personnes à qui l’on tiens lorsque l’on a besoin de soutien. Quoique… Parler à un inconnu pouvait peut être donner un avis impartial… dénudé de compassion.

Kazunari semblait s’être muré dans le silence. Ses yeux regardèrent le sable qui était à ses pieds. Ce parc, il le connaissait par cœur. Il était venu ici pour la saint Valentin. Ça a beau n’être qu’une stupide fête commerciale, Kazunari avait été si heureux de pouvoir partager ce jour avec Shin-chan.

Cette année, la Saint valentin tombait un mardi. Comme tous les mardis, Takao était passé chercher Shin chez lui avec le vélo et la charrette. Ils s’étaient discrètement embrassés avant de se mettre en route pour le lycée. La journée passa bien plus lentement que d’habitude. Sans doute parce que Kazunari était impatient. Ils avaient effectué leur séance d’entrainement au gymnase puis ils avaient repris la charrette pour rentrer chez eux. Avant de déposer Shin au pied de la demeure familiale, Takao avait effectué un arrêt dans ce même parc. Ils étaient allés sur le banc situé un peu plus loin. Depuis sa triste balançoire, Takao pouvait le voir. Ce soir-là, sous le ciel sombre rempli d’étoiles, Kazunari avait offert une sucette au chocolat à son valentin. Il savait qu’il ne raffolait pas réellement de sucrerie mais c’était davantage pour le symbolisme plus qu’autre chose.

Sur ce banc, Shin-chan s’était allongé et avait posé sa tête sur les cuisses de Kazunari. Ils avaient observé les étoiles ensemble, essayant de reconnaitre les constellations de la voie lactée. Takao n’y connaissait rien du tout et il buvait les paroles de Shin tout en scrutant les étoiles. C’était un beau saint valentin. Il n’en fallait pas plus. Pas besoin de cadeau, de restau et de dépense à outrance. Il suffisait d’un banc et de quelques étoiles pour faire de cet instant un souvenir resté gravé à jamais dans la mémoire du jeune garçon.

Takao leva les yeux vers le ciel. Les mêmes étoiles. Les mêmes constellations. Mais il manquait l’amour de sa vie à ses côtés…..  Cette pensée lui serra la gorge et il sentit une nouvelle vague de larmes remonter jusqu’au ses yeux et menacer de couler sur ses joues d’un instant à l’autre.

-Je ne vais pas très bien non plus moi aussi, si cela peut te rassurer on est dans le même bateau ce soir... Et vu le froid qu’il fait, on sera tous les deux malades demain...

La voix d’Imayoshi le fit légèrement sursauter. Perdu dans ses souvenirs, il en avait presque oublié la présence du garçon sur la balançoire voisine. Sans savoir pourquoi, Takao dénoua l’écharpe verte qu’il portait autour du cou. Le même vert que ses cheveux…. Les cheveux de Shintaro…

Il prit l’écharpe et il se pencha sur le côté pour la glisser autour du coup d’Imayoshi. Kazunari n’était pas quelqu’un de frileux. Il lui arrivait souvent de porter des doudounes sans manche à l’époque où les autres se pelotonnaient déjà sous d’épais manteau d’hiver. Et puis, il portait un bonnet. Ça suffisait à contrer le vent frais qui venait les envelopper. En revanche, Shoichi semblait bien moins couvert que lui malgré la présence de ses moufles épaisses et certainement bien chaudes.

«  Je n’ai pas froid…. Tu me la rendras une prochaine fois quand je viendrai au karaoké… »

Takao renifla un peu et d’un revers rapide de la main il chassa les larmes qui avaient fini par rouler sur ses joues pales. Peut être qu’Imayoshi avait raison. Peut être qu’il devait parler, ne serait-ce que pour crever l’abcès et réussir ensuite à accepter et à avancer…

Et puis… En perdant Shin-chan il avait tout perdu. Alors, il n’avait plus rien à craindre. Rien de ce que pourrait faire Imayoshi n’avait plus d’importance. Et en fin de compte, il n’était sans doute pas si méchant que tout le monde le disait… Sinon il n’aurait pas pris place sur la balançoire…

Kazunari ferma les yeux. Aidé par ses pieds qui touchaient le sol, il se balança lentement, comme pour se bercer. Il aurait tellement préféré que ce soit les bras de Midorima qui le bercent comme ça….

« Je…. Shintaro a rompu avec moi »

Il avait l’impression que ca serait impossible a formuler et pourtant il avait réussi a le dire avec presque trop de facilité. Peut etre parce qu’il ne réalisait pas encore tout ce que cette phrase impliquait.

Les mains de Takao se crispèrent sur les chaines en acier qui maintenaient la balançoire. Il pinçait les lèvres et le son de sa voix était étranglé dans sa gorge

« Je ne comprends pas ce que j’ai fait…. Je pensais pourtant qu’on était heureux… Je croyais qu’il m’aimait… je pensais… je pensais que jamais ça ne s’arrêterait…. Je suis peut-être trop stupide… »

Ça y est… Les larmes coulaient de nouveau sur ses joues et Takao n’essayait même plus de les arrêter.

«  Tu as déjà connu ça toi ? Aimer quelqu’un plus que ta propre vie et être jeté sans en comprendre la raison ? Je n’arrête pas de me demander ce que… ce que j’ai fait de mal. J’arrête pas de me dire… que durant tout ce temps… il ne m’a peut-être pas aimé…. »


Kazunari lâcha les cordes de métal et cessa ses mouvements de balancier. Il se recroquevilla sur lui-même, croisant ses bras sur sa vente et posant presque sa tête sur ses genoux

« Je ne comprends pas….. Et ça fait trop mal… »



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MessageSujet: Re: Le premier jour du reste de ma vie [ PV Imayoshi ]   Lun 10 Oct - 18:07

Le premier jour du reste de ma vie


with Takao-kun

Takao Kazunari...

Pour ce qu’Imayoshi savait de lui, il n’était absolument pas le genre de personne avec qui il pouvait trainer en général, ni même développer un lien allant plus loin que celui de l’amusement.

Trop bruyant déjà, Shoichi préférait largement le calme et les discussions posées plutôt que d’écouter les monologues sans fin d’un garçon hyperactif. Et puis il était beaucoup trop gentil et naïf. Il lui faisait presque penser à un enfant, avec son eternel sourire innocent. Sans doute que pour lui tout le monde était beau et gentil... C’était se foutre le doigt dans l’œil jusqu’au coude.

En y regardant de plus près, on pouvait donc constater que les fréquentations de Shoichi étaient bien différentes du faucon de Shutoku. Prenez Makoto Hanamiya, ils avaient passé trois ans dans le même collège et ainsi dans le même club de basket. Bien que le jeune homme ne montre un comportement et des résultats exemplaires à ses professeurs, Imayoshi savait la vérité... Il ne savait que trop bien à quel point Makoto était pourrit de l’intérieur, pour en avoir fait les frais un certain nombre de fois. Enfin, c’était quelque chose qui l’amusait beaucoup, mais bon.

Tout ça pour dire que Takao n’était pas le genre de personne attirant forcément l’attention de l’ancien capitaine, sauf si ce dernier s’ennuyait. Mais ce soir, c’était différent. Ce soir Shoichi était comme tout le monde, et si son chagrin pouvait s’atténuer en se disant qu’il était toujours mieux loti que son voisin, qu’à cela ne tienne. Il allait même essayer de l’aider pour l’en remercier. Et ça c’était fort quand même, parce que Shoichi n’était pas du genre à rendre service, à moins d’avoir une idée précise derrière la tête et que ce coup de main lui soit rendu au centuple.

Pouvait-on être plus opposés que ces deux garçons dans ce cas ? Sûrement pas, mais c’était là tout ce qui intéressait Imayoshi, la manière dont les opposés s’attirent et qui se ressemble s’assemble. L’être humain n’avait pas finis de le surprendre, et pour se comprendre lui-même il devait aussi comprendre les autres. Ce soir serait un bon exercice.

-Je…. Je ne sais pas…

-Je comprends, on ne se connaît pas vraiment après tout... Je ne te force à rien en tout cas.


Imayoshi haussa les épaules pour lui montrer qu’il n’allait pas s’indigner s’il décidait de ne rien lui dire. Mais il n’allait pas lâcher le morceau pour autant, ce serait mal le connaître... Il le saurait avec une méthode détournée si besoin mais il allait savoir ! La curiosité du brun était si développée qu’elle devenait un défaut à ce stade.

C’était sûrement cette même curiosité qui l’avait poussée à développé un tel sens de l’observation et cet esprit de persuasion. Il y avait certaines choses que les gens ne voulaient pas dire, des secrets, ou certaines qu’ils ne savaient même pas sur eux-mêmes. Mais Shoichi voulait savoir ces choses, alors il tentait soit de les deviner en observant, soit de les déduire en discutant. C’était compliqué au début, mais il était rapidement passé maitre dans l’art.

Le garçon à côté de lui semblait bien morose, le regard dans le vide, en train de fixer un pauvre banc qui n’avait rien demandé à personne. Peut-être que ce banc avait quelque chose de spécial ? Qu’il essayait de se raccrocher à un souvenir heureux par le biais de ce dernier ? Il avait déjà vu sa mère faire ça pendant certaines disputes avec son père. Il y en avait eu très peu, mais il s’en souvenait comme hier. Pas qu’il fut traumatisé, il s’en fichait pas mal en fait, mais c’était intéressant à observer.

Du coup, la piste du chagrin d’amour devenait de plus en solide dans l’esprit du lycéen.

Ce dernier ne quittait pas Takao du regard, sans le fixer réellement, il observait ses réactions au moins du coin de l’œil, et il fut surpris lorsqu’il passa son écharpe autour de son coup. Il en aurait presque été touché, presque.

-Je n’ai pas froid…. Tu me la rendras une prochaine fois quand je viendrai au karaoké…

-Et bien...merci Takao-kun...


Oh dieu que c’était agréable... la laine de l’écharpe était encore toute chaude de s’être retrouvée contre son possesseur c’était un vrai bonheur de ne plus sentir le vent glacial et meurtrier passer dans son cou et s’infiltrer dans l’un de ses pulls. Il fallait vraiment qu’il en rachète une, la première étant perdue... Quelque part, dieu seul savait où. Il irait surement demain même.

Pour la peine, il allait sans doute lui faire une petite ristourne la prochaine fois au karaoké justement. Ni vu ni connu. Après tout il venait peut-être de le sauver d’une bonne angine alors il pouvait bien faire un petit quelque chose à son tour. Mais chut. Après les gens ont tendance à en profiter.... Même si cela ne devait pas être du genre du meneur à ses côtés. Meneur qui repris la parole pour lâcher la bombe.

-Je…. Shintaro a rompu avec moi.

Il avait donc vu juste.

Imayoshi regarda le garçon à ses côtés, tout en gardant le silence. Il n’avait rien à dire. Dire qu’il était désolé aurait été un mensonge hypocrite, il n’était pas désolé, cela ne lui faisait rien. C’était triste pour lui, mais compatir n’y aurait rien changé. Il ne pipa donc aucun mot et continua de le regarder en attendant une quelconque suite. Il sentait que c’était difficile pour lui d’en parler, mais il fallait bien le faire. Il ne l’encouragea pas, il avait quoi ? 16-17 ans ? il était assez grand pour le faire tout seul.

Peut-être que c’était dur de sa part, mais il voyait plutôt ça comme un service qu’il lui rendait, il le laissait aller à son rythme et faire les choses par lui-même. Il n’allait être qu’une oreille pour le moment. De toute façon qu’est-ce que Takao allait faire de phrases préfabriquées dont il allait entendre la sonorité pendant des semaines ?

-Je ne comprends pas ce que j’ai fait…. Je pensais pourtant qu’on était heureux… Je croyais qu’il m’aimait… je pensais… je pensais que jamais ça ne s’arrêterait…. Je suis peut-être trop stupide…

-C’est vrai que tu es stupide...mais tout les gens amoureux sont stupides... Alors prenons cela comme une preuve de tes sentiments.


Penser que ça dure toute une vie... C’est idiot. Chaque chose de ce monde est éphémère et vouée à disparaître, pourquoi il n’en serait pas de même pour l’amour ?

-Tu as déjà connu ça toi ? Aimer quelqu’un plus que ta propre vie et être jeté sans en comprendre la raison ? Je n’arrête pas de me demander ce que… ce que j’ai fait de mal. J’arrête pas de me dire… que durant tout ce temps… il ne m’a peut-être pas aimé… Je ne comprends pas….. Et ça fait trop mal…

-Je ne sais pas... Je n’ai jamais été amoureux alors... je ne comprends pas ce que tu ressens...


Shoichi haussa doucement les épaules. Pour tout dire, il n’avait vraiment pas envie de connaître ça en le voyant dans cet état, il en aurait presque été compatissant tellement sa tristesse avait l’air puissante. Même son père était moins anéanti après son divorce...

Combien de fois lui avait-on vanté les biens faits de l’amour et à quel point c’était important ? il avait cessé de compter. Cela ne l’intéressait pas, ou du moins, il ne voyait pas d’intérêt pour lui de tomber amoureux. Certes, cela ne se contrôlait pas, et il cela pouvait lui tomber dessus en une fraction de seconde, mais il espérait vraiment que cela ne soit pas le cas.

Il n’avait pas envie de suivre toutes les obligations d’un couple comme la fidélité et l’affection à outrance. La niaiserie des déclarations et les discussions sur l’oreiller. Il voulait seulement profiter de certains instants avec pleins de personnes différentes, et c’est ce qu’il faisait. Il avait le temps pour l’amour, il avait la vie pour la dédier à quelqu’un. Au moins, il était momentanément protégé de cette tristesse représentée sous ses yeux.

-Je ne connais pas spécialement Midorima-kun, en fait ce que je sais de lui m’a été rapporté par Aomine-kun et Momoi-san... C’est assez succinct donc. Mais il m’a l’air d’être une personne assez réservée et distante. Pas du genre à s’ouvrir à n’importe qui tu vois... Du coup, s’il s’est ouvert à toi, et qu’il a partager son intimité avec toi.. Ce n’est sûrement pas pour rien. Je pense donc que tu peux seulement être certain qu’il t’aimait. C’est tout ce que je peux te dire dans ma position.

Il est vrai que Midorima n’avait pas l’air d’être le genre de mec à faire les yeux doux pour coucher avec son petit faucon. Au contraire, il donnait l’impression d’avoir un balai enfoncé si profondément qu’il-... Hm... Pardon, il avait l’air coincé quoi. Alors s’il sortit avec Takao, c’était qu’il le voulait bien, et qu’il y avait quelque chose, de fort, sans doute. Pour le reste, il lui fallait plus de détails...


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MessageSujet: Re: Le premier jour du reste de ma vie [ PV Imayoshi ]   Mar 11 Oct - 11:30


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On ne pouvait pas dire que Takao connaissait réellement Imayoshi. Il ne l’avait qu’à peine croisé sur les parquets et en dehors de ça, c’est au karaoké où il leur arrivait de se parler. Ça avait d’ailleurs surpris Kazunari lorsqu’il s’était aperçu qu’Imayoshi travaillait dans un tel endroit. Quitte à l’imaginer dans un job d’étudiant, il aurait plutôt cru que l’ancien capitaine de Tôô se dirigerait vers quelques choses de plus…. Intellectuel. Pourquoi pas essayer un job dans un journal. Ou donner des cours particuliers à des collégiens ou lycéens en détresse scolaire… Mais un karaoké….

Il n’y avait pas de sous métier. Loin de Kazunari l’envie de dénigrer un poste d’agent dans un karaoke. Après tout, Takao bossait bien comme serveur dans un restau de soba durant les vacances scolaires et certains week end. Ce n’était spécialement mieux que le poste de Shoichi. Dans les deux cas les horaires étaient pourris et le sacrifice de vie social pour cause de travail le week end, était présent. Mais quand il faut de l’argent, il n’y a pas le choix !

Kazunari était un assez bon client du karaoke. Tout le monde dans son entourage savait qu’il adorait chanter. Il n’y avait pas une seule journée sans qu’il ne chantonne…. Au grand désespoir de Midorima. Le pire, c’est quand Takao avait une chanson débile en tête. A force de la chanter sans même s’en rendre compte, il finissait par contaminer les pauvres âmes obligées de le supporter. Une fois, il était arrivé au lycée en chantant une chanson des Berryz. Le soir, après l’entrainement de basket, la quasi-totalité des joueurs chantonnaient malgré eux cette même chanson que Takao avait réussi à leur mettre en tête ! Mais quand il avait surpris Shin-chan chantonnait lui aussi les Berryz dans les vestiaires, Kazunari n’avait pas pu s’empêcher de rire ! Avec son air si sérieux et agacé, Shin-chan était encore plus irrésistible qu’à l’accoutumé.

Ha…. Ils en avaient passé des bons moments ensemble durant cette année…. Ils en avaient aussi passé d’excellents avant qu’ils ne sortent ensemble et la petite voix de la conscience murmurait à l’oreille de Takao que malgré leur rupture, il ne leur serait pas interdit de continuer à se voir et à apprécier les moments partagés. Mais cela ne tenait plus qu’à Takao… S’il n’était pas capable d’accepter cette rupture, jamais plus Shin-chan et lui pourraient s’amuser comme avant….

Mais là, c’était encore bien trop tôt. A vrai dire, Takao n’avait pas envie de le revoir. Il savait pourtant qu’il ne pourrait pas passer le reste de sa vie à le fuir. Dès le lendemain, il allait falloir prendre le vélo et aller le chercher chez lui. Ce n’était pas une obligation, Shin-chan n’était pas aussi méchant que ça. Il n’était d’ailleurs pas méchant du tout même s’il se plaisait souvent à vouloir s’en donner l’air.

Takao était partagé…. Il ne savait plus quoi faire. Une partie de lui avait envie de rester terré sous sa couette à pleurer toutes les larmes de son corps. Et une autre partie de lui avait envie d’aller au lycée et d’arborer toujours le même sourire joyeux. C’était bien ça qui avait séduit Shin-chan non ? Son sourire… Shin lui avait souvent répété à quel point il aimait le voir. Alors si Takao continuait à sourire, à respirer la joie de vivre, à rire, à plaisanter… à être lui-même… peut être que Shin-chan s’apercevrait de son erreur et reviendrait vers lui. C’était possible ça ?

Mais ça faisait encore tellement mal. Sourire, Takao n’en avait pas la force. Plié en deux sur sa balançoire, il avait l’impression que tout son univers s’écroulait sous ses pieds. Tout ce qu’il avait fondé avec Shin-chan. Tout ce qu’il avait cru éternel et indéfectible….Il ne restait plus rien

-C’est vrai que tu es stupide...mais tout les gens amoureux sont stupides... Alors prenons cela comme une preuve de tes sentiments.

Takao se ressuya les joues d’un revers de manche alors qu’il tournait légèrement la tête vers Imayoshi. Il avait une drôle de façon de consoler les gens lui…. Le mettre face à sa propre naïveté et stupidité n’était sans doute pas la meilleure des choses à faire…. Pour le coup, Kazunari se sentait encore plus idiot d’avoir cru trouver en lui une épaule sur laquelle se reposer et pleurer de tout son soul. Il était évident qu’Imayoshi s’en foutait pas mal des états d’âme d’un pauvre petit faucon malheureux….

Et pourtant, ça n’empêcha pas le dit faucon de continuer sur sa lancée. Ça aurait pu être n’importe qui à la place de Shoichi. Takao n’avait plus aucune fierté… anéanti… on pouvait penser ce qu’on voulait de lui que ça lui était bien égale. Imayoshi pouvait se moquer, l’insulter ou même raconter à tout Tokyo l’état dans lequel il l’avait trouvé. Takao s’en foutait…. Rien, absolument rien ne pourrait lui faire plus de mal que les paroles prononcées par Shin-chan.

-Je ne sais pas... Je n’ai jamais été amoureux alors... je ne comprends pas ce que tu ressens...

Un petit rire s’échappa les lèvres de Kazunari

«  Tu veux un conseil ? Ne tombe jamais amoureux…. C’est de la merde… C’est qu’un mensonge… Tu sais, un peu comme le père Noel. On te faire croire qu’une fois que tu es amoureux c’est la vie parfaite, que rien ne pourra t’atteindre que et tout te parait plus beau »

Il prit une grande inspiration avant de continuer

« Et c’est vrai… Tout est merveilleusement beau quand tu es amoureux… Et ça l’est encore plus lorsque l’amour est réciproque. Mais quand tout s’arrête…. Et bien tu t’aperçois que ça ne valait pas la peine de confier ton cœur et ta vie à celui que tu aimais… »

Une nouvelle fois, Takao se ressuya le visage.

Est-ce que ça ne valait vraiment pas la peine ? Oh si….. Mon dieu que si ça le valait…. Takao aurait donné tout ce qu’il possédait pour revoir le visage de Shin-chan s’illuminer d’un sourire. Il aurait aimé pouvoir encore le regarder dormir dans la faible lueur du jour qui filtrait par les volets. Il aurait encore voulu sentir la douceur timide de ses lèvres se posant sur les siennes…. Les caresses légères de ses longs doigts faisant frissonner sa peau…

Takao l’aimait.

Et même si ça faisait mal, il ne pouvait rien regretter de cette fabuleuse année où tout avait été parfait. Même leurs engueulades étaient parfaites…. Parce qu’elles leur donner l’occasion de se réconcilier sous la couette…

-Je ne connais pas spécialement Midorima-kun, en fait ce que je sais de lui m’a été rapporté par Aomine-kun et Momoi-san... C’est assez succinct donc. Mais il m’a l’air d’être une personne assez réservée et distante. Pas du genre à s’ouvrir à n’importe qui tu vois... Du coup, s’il s’est ouvert à toi, et qu’il a partagé son intimité avec toi.. Ce n’est sûrement pas pour rien. Je pense donc que tu peux seulement être certain qu’il t’aimait. C’est tout ce que je peux te dire dans ma position.


Etre certain qu’il t’aimait….

C’est vrai… Shin-chan l’avait forcément aimé. Il lui avait d’ailleurs dit même si à chaque fois on avait l’impression que ces quelques mots lui brulaient la langue lorsqu’il les prononçait. Il n’était pas du genre à lâcher des «  je t’aime » à tout va. Mais lorsqu’il le disait, c’était avec force et sincérité….

Kazunari renifla. Ce n’était peut-être pas bien élégant de sa part mais bon… Il n’était pas là pour plaire à Imayoshi ! Il sortit un paquet de mouchoirs en papier de sa poche et s’essuya son visage inondé de larmes avec. Il devait avoir l’air si pitoyable….

« Il y a quand même quelque chose que je ne comprends pas…. Hier tout allait bien… On a passé une journée tranquille…. Il me prenait la main…. Il m’a embrassé quand je l’ai raccompagné chez lui…. Et là, ce matin, rien n’allait plus… »

Takao sentit un courant d’air plus frais venir fouetter son visage. Imayoshi avait raison, ils allaient peut-être être malade le lendemain. Au moins, ça lui donnerait une excuse pour rester sous la couette et ne pas avoir à affronter Shin-chan… Surtout qu’à tous les coups ses yeux seront encore gonflés et rougis d’avoir tellement pleuré…

« J’arrête pas de me dire qu’il s’est forcément passé un truc… Mais quoi ? »

Takao avait de nouveau tourné la tête devant lui. Son regard bleu se perdait dans la contemplation de ce parc déserté.

« Peut être que c’est à cause de ses parents ? On a toujours été discret parce qu’ils sont méga strictes  et qu’ils n’auraient pas accepté de voir leur fils amoureux d’un autre garçon…. Enfin, c’est ce que disait Shin…. Moi je crois… que quand tu aimes tes enfants, tu acceptes tout du moment qu’ils sont heureux…. »

Kazunari serra les poings et pinça fortement les lèvres. Il avait l’intime conviction que le détail qui échappait à sa compréhension était en rapport direct avec l’ancien capitaine de Teiko. Intuition masculine….  De toute façon, Kazunari n’avait jamais caché la jalousie qu’il ressentait vis-à-vis de Nijimura. Il était d’ailleurs l’un des sujets de discorde principal entre lui et Shin-chan

« Shin-chan…. Me parlait souvent de son ancien capitaine de basket au collège Teiko… Je n’arrive pas à me retirer l’idée de la tête que c’est à cause de lui que tout est fini… »

Takao se leva de sa balançoire et il se mit face à Imayoshi

« Pas la peine de me faire la morale je sais parfaitement ce que tu vas me dire : que c’est toujours plus facile de rejeter la faute sur les autres que de se remettre en question…. Et tu as entièrement raison. C’est bien plus facile pour moi de me dire que c’est à cause de Nijimura plutôt que de me dire qu’il ne m’aimait tout simplement plus…. »

Parce que dans l’hypothèse où Nijimura est le principal problème, Takao pouvait toujours essayer de se battre pour reconquérir le cœur de Shin-chan. Il l’avait déjà obtenu une fois. Il pouvait encore le faire !

Mais si c’est lui, Takao Kazunari, le cause de la rupture, il n’allait pas pouvoir faire autre chose que d’accepter la fatalité. Il aurait beau se battre, essayer de changer, tenter de le séduire… jamais plus ça ne pourrait fonctionner…



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MessageSujet: Re: Le premier jour du reste de ma vie [ PV Imayoshi ]   Sam 10 Déc - 13:04

Le premier jour du reste de ma vie


with Takao-kun

Contrairement aux apparences, Shoichi n’était pas quelqu’un de méchant.

Pourtant, c’est ce qui ressortait souvent lorsque quelqu’un le décrivait, méchant, calculateur, sadique et cruel, entre autres... Et si certains adjectifs étaient donnés à juste titre, d’autres étaient complètement faux et à côté de la réalité.

Il était vrai que son sourire et son regard pouvaient faire froid dans le dos à certaines personnes, mais se fier seulement à cela était une preuve de stupidité avancée. Bien sûr, Shoichi n’avait jamais rien fait pour se défaire de sa réputation, bien au contraire, il en jouait et en usait à chaque fois que l’occasion se présentait, s’amusant des réactions de chacun comme à son habitude.

Même s’il faisait parfois en sorte de faire mal aux gens, en appuyant sur les points sensibles et où c’était douloureux, cela ne lui procurait pas de plaisir, il n’était pas heureux de faire ça, il le faisait simplement car il était intéressé par les réactions des gens et il n’y avait aucune méchanceté la dedans, juste un peu de sadisme bien placé... Et le seul moment où il était vraiment heureux de rendre quelqu’un triste, c’était lorsque son équipe gagnait un match de basket et que les adversaires étaient anéantis, mais cela faisait partie du jeu et on ne pouvait pas lui jeter la pierre.

Cependant, même s’il n’était pas méchant au point de faire volontairement souffrir les autres avec plaisir, il n’était pas non plus du genre compatissant. Chacun avait ses problèmes et se charger de ceux des autres en plus était quelque chose de vraiment idiot, il préférait se préserver lui-même. Mais vu qu’il n’était pas le monstre que tout le monde pensait, et qu’il avait quand même un petit cœur qui bat, il essayait parfois d’aider ses rares amis. Même si Takao n’était pas son ami.

Le faucon était quelqu’un de joviale et sans doute qu’il se remettrait rapidement de son malheur, mais cela mettait un peu Imayoshi mal à l’aise de le voir ainsi. Il n’arrivait pas à rester de marbre en le voyant aussi désespéré, mais il ne savait pas non plus comment faire pour l’aider, il n’en avait simplement pas les capacités.

Déjà il manquait cruellement d’expérience en la matière, il avait bien eu quelques aventures, mais rien de sérieux, et les seules histoires plus sérieuses qu’il a eu s’étaient avérées beaucoup trop compliquée pour pouvoir être comparées avec celles de quelqu’un d’autre. Et puis il savait que c’était impossible de consoler un chagrin d’amour aussi frais, surtout quand les sentiments étaient aussi sincères et puissants que ceux du faucon pour sa carotte.

-Tu veux un conseil ? Ne tombe jamais amoureux…. C’est de la merde… C’est qu’un mensonge… Tu sais, un peu comme le père Noel. On te faire croire qu’une fois que tu es amoureux c’est la vie parfaite, que rien ne pourra t’atteindre que et tout te parait plus beau... Et c’est vrai… Tout est merveilleusement beau quand tu es amoureux… Et ça l’est encore plus lorsque l’amour est réciproque. Mais quand tout s’arrête…. Et bien tu t’aperçois que ça ne valait pas la peine de confier ton cœur et ta vie à celui que tu aimais…

-Tu regrettes alors si je comprends bien ?


C’était un peu hypocrite de sa part non ? Il savait pertinemment que Takao ne regrettait rien et qu’il avait vécu là surement les plus beaux moments de son début de vie. Mais il y a toujours un moment de rejet pendant les ruptures, il l’avait vu avec ses parents. Cet amour incommensurable qui se transforme en haine viscérale, un moyen de défense du cerveau pour expliquer la douleur et le préjudice subit.

Ce qui était amusant, c’était de voir à quel point Takao avait l’impression de s’y connaître en amour après seulement une seule relation, il n’était vraiment pas au bout de ses peines, Shoichi espérait être là à chaque fois pour voir l’évolution de sa façon de penser tiens...

-Il y a quand même quelque chose que je ne comprends pas…. Hier tout allait bien… On a passé une journée tranquille…. Il me prenait la main…. Il m’a embrassé quand je l’ai raccompagné chez lui…. Et là, ce matin, rien n’allait plus… J’arrête pas de me dire qu’il s’est forcément passé un truc… Mais quoi ?

-Peut-être qu’il ne s’est rien passé...Ses sentiments aujourd’hui sont certainement les mêmes qu’hier. On n’arrête pas d’aimer quelqu’un du jour au lendemain et ce n’est pas parce qu’on se sépare qu’on arrête d’aimer. C’est sans doute une décision qu’il a réfléchi un long moment avant d’oser la prendre.


-Peut être que c’est à cause de ses parents ? On a toujours été discret parce qu’ils sont méga strictes  et qu’ils n’auraient pas accepté de voir leur fils amoureux d’un autre garçon…. Enfin, c’est ce que disait Shin…. Moi je crois… que quand tu aimes tes enfants, tu acceptes tout du moment qu’ils sont heureux….

-Oh tu sais ce n’est pas aussi simple pour tous les parents, c’est une question d’éducation et de milieu, l’homosexualité n’est pas encore très bien accepté au Japon alors je ne pense pas qu’ils soient à blâmer dans l’histoire. Moi par exemple, mes parents ne sont pas au courant que j’ai déjà eu des aventures avec des hommes, et je ne pense pas que ma mère le prendrait bien, cela n’est pas assez « classe » et elle aurait trop honte que ses amies le sache. C’est crétin je te l’accorde.


Mais on y pouvait rien et on ne pouvait qu’attendre que les mentalités évoluent. Cela allait être long, mais cette façon de pensée devenait de plus en plus obsolète alors Shoichi avait bon espoir que les futures générations puissent vivre leur amour comme bon leur semblait.

Enfin, ce soir le débat était ailleurs, et Kazunari n’avait surement pas envie de parler de cela. En tout cas, dans l’esprit de Shoichi la situation était de plus en plus claire... Si Midorima avait quitté son petit copain du jour au lendemain alors que rien ne les prédestinaient à se séparer, c’est qu’il y avait baleine sous gravillon et que quelqu’un d’autre était entrer dans la vie du joueur aux cheveux verts.

-Shin-chan…. Me parlait souvent de son ancien capitaine de basket au collège Teiko… Je n’arrive pas à me retirer l’idée de la tête que c’est à cause de lui que tout est fini…

Et bingo ! Ah...c’était presque fatiguant de toujours avoir raison comme ça. Du coup, c’était maintenant la meilleur hypothèse en sa possession, le joueur miracle en pinçait pour son ancien capitaine expatrié qaux Etats-Unis. Et cette distance était aussi la plus grosse part d’ombre dans l’explication...

-Pas la peine de me faire la morale je sais parfaitement ce que tu vas me dire : que c’est toujours plus facile de rejeter la faute sur les autres que de se remettre en question…. Et tu as entièrement raison. C’est bien plus facile pour moi de me dire que c’est à cause de Nijimura plutôt que de me dire qu’il ne m’aimait tout simplement plus….

-Je n’allais pas te faire la morale, c’est une idée tout à fait plausible, mais Aomine-kun m’a dit qu’il était aux Etats-Unis... Je ne vois pas en quoi il peut constituer une menace pour toi en étant de l’autre côté de l’océan...


Alors après l’amour à distance ça existe hein, mais dans ce cas il serait apparu bien avant et l’histoire entre Takao et sa lumière n’aurait jamais eu lieu. Ce capitaine des miracles rendait Shoichi frissonnant de curiosité (et de froid mais cela n’était pas de sa faute)

-Et quand il t’en parlait, c’était plutôt de manière positive j’imagine ?

Parce que c’est important de le savoir aussi ça, avant de s’emballer. Vu sa personnalité, Midorima n’avait pas l’air enclin à faire des compliments à qui que ce soit alors le fait qu’il inonde Nijimura de ceux-ci pouvait constituer une preuve en soit de son admiration ou de son attachement.

Ou cela ne pouvait aussi rien prouver du tout mis à part le fait que le brun était un très bon capitaine dont Momoi et Aomine avaient déjà vanter mainte fois les mérites au détriment d’Imayoshi lui-même... Les salopiauds...

-Hm, tu sais je vais te dire ce que je pense... En fait tu ne devrais même pas te poser la question de la raison de sa décision, de toute façon cela importe peu parce que... Aucune d’elle ne t’empêche d’essayer de le ravoir... Tout dépend de toi, c’est à toi de relever les épaules et de te battre pour ce que tu penses être tiens, ou de tout laisser tomber pour offrir ton cœur à une autre personne plus méritante...

Et peu importe son choix, Shoichi allait suivre ça de près...



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MessageSujet: Re: Le premier jour du reste de ma vie [ PV Imayoshi ]   Dim 11 Déc - 20:19


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Le froid de l’hiver commençait à se faire ressentir plus férocement. Mais Kazunari ne frissonnait pas pour autant. Les rares fois où il était transit de froid, ce qu’il préférait, c’était quand Shintaro se glissait juste derrière lui pour l’envelopper de ses bras. C’était le seul et unique geste qui avait le don de le réchauffer autant. Nul besoin de moufle, de bonnet ou d’écharpe. Il suffisait juste que Shin-chan soit là pour que tout son corps soit soudainement réchauffé par la force des sentiments qu’il éprouvait à son égard.

Maintenant que Shin-chan ne viendrait plus se blottir contre lui, Takao se fichait pas mal d’être frigorifié ou malade pour le lycée le demain matin. Il avait prêté son échappe à Imayoshi et il ne le regrettait nullement. L’ancien capitaine de Tôô était, semblait-il plus réceptif à la rudesse des froids hivernaux japonais. Heureusement qu’ils n’habitaient pas Hokkaido…

Takao ne savait pas comment qualifier la conversation qu’il avait avec le brun à ses côtés. Il ne savait pas si cela lui faisait du bien ou si, au contraire, c’était quelque chose qui le rendait encore plus malheureux à cause de la franchise des paroles d’Imayoshi. D’un autre côté, il le préférait franc et honnête plutôt que compatissant à souhait. Il aurait encore plus eu l’impression de faire pitié. Et puis qu’importe ! Kazunari s’en fichait de ce que pensait Imayoshi. Libre à lui d’aller raconter à tout Tokyo dans quel déplorable état il avait retrouvé le faucon de Shutoku. Kazunari profitait de sa présence pour vider son sac et essayer de soulager toute la douleur et la tristesse qu’il ressentait.

-Tu regrettes alors si je comprends bien ?

Qu…. Quoi ?

Takao tourna vivement la tête vers Shoichi avant de lui répondre du tac au tac, offusqué au plus haut point pas cette question

« Bien sure que non ! Je ne peux pas regretter d’avoir été le petit ami de Shin-chan ! C’est la plus belle chose qui me soit arrivé au monde ! J’ai été heureux comme jamais auparavant ! »

Le regard du garçon se voilà puis il tourna la tête pour regarder devant lui. Ses pieds firent un petit mouvement de poussé et la balança commença très lentement à bouger d’avant en arrière. Kazunari devait bien croiser les jambes sous le siège pour ne pas que ses pieds rabotent le sable situé en dessus et qui servait à amortir les éventuelles chutes des enfants maladroits.

« La seule chose que je regrette, c’est d’avoir cru que ça durerait éternellement. Alors tu vois…. Au risque de passer pour un mec super naïf et idiot en même temps et bien… je me voyais déjà avoir un appartement avec Shin-chan après le lycée. On aurait été chacun dans une fac différente et le soir on se serait retrouvé pour se raconter nos journées… Plus tard, on aurait peut être adopté des gamins … ou un chien… parce qu’il a horreur des chats….. Voilà… c’est d’avoir osé songer à tout ça, ce que je regrette »

Parce que oui… Même s’il n’avait jamais parlé de son plan imaginaire à Shintaro, Kazunari se raccrochait à ces rêves éphémères dans les moments où ce n’était pas évident pour lui. Quel mal pouvait-il y avoir à rêver ? Peut-être même que Shin-chan faisait la même chose. Il avait peut être déjà songé à leur futur commun…. Ou bien…. Se l’était-il imaginé avec un autre…

En tout cas, Imayoshi était plutôt de bons conseils. Il n’était pas un spécialise dans l’art des relations humains, c’était une certitude, mais sa connaissance psychologique de l’être humain aidait Kazunari à voir les choses d’une manière moins affreuses que ce qu’il avait songé jusqu’à présent. Pour Shoichi, il était impossible que Midorima cesse de l’aider du jour au lendemain. Tout comme il était impossible qu’il ne l’ait pas aimé alors qu’ils avaient entretenu une liaison de plusieurs mois. D’après lui, l’explication – s’il y en avait une – était ailleurs.

-Oh tu sais ce n’est pas aussi simple pour tous les parents, c’est une question d’éducation et de milieu, l’homosexualité n’est pas encore très bien accepté au Japon alors je ne pense pas qu’ils soient à blâmer dans l’histoire. Moi par exemple, mes parents ne sont pas au courant que j’ai déjà eu des aventures avec des hommes, et je ne pense pas que ma mère le prendrait bien, cela n’est pas assez « classe » et elle aurait trop honte que ses amies le sache. C’est crétin je te l’accorde.


Kazunari reposa le pied au sauf et stoppa nette sa balançoire avant de river ses yeux bleus dans yeux mi clos de son confident d’un soir. Est-ce qu’il avait bien entendu ? Imayoshi Shoichi avait eu des aventures avec des garçons ? Bah merde alors !!! Voilà quelqu’un dont il ne se serait jamais douté !

« Tu… Tu es gay ? Véridique ou tu dis ça juste pour me faire marcher ? »

Kazunari soupira avant de tourner la tête de nouveau face à lui. La nuit les enveloppant était de plus en plus ténébreuses et les ruelles commençaient lentement à se vider.

Il se rappelait parfaitement du jour où il avait annoncé à ses parents son orientation sexuelle. C’était un jour où Shizuku n’était pas à la maison. Cela faisait une semaine que sa relation avec Shin-chan était devenue officielle et il ne souhaitait pas continuer à vouloir se cacher pour être autorisé à l’aimer. Kazunari avait immédiatement songé à parler à ses parents. Ce n’avait pas été le cas de Midorima mais compte tenu de leur milieu social très bourgeois, il ne pouvait décemment pas lui en tenir rigueur.

Kazunari avait eu peur. Ses parents étaient des personnes simples et tolérantes sur bien des sujets mais il n’avait jamais été question d’aborder une quelconque homosexualité. Peut-être que ça serait le sujet tabou qu’ils interdiraient ? La boule au ventre et les mains crispées sous la table basse de leur petit salon, Kazunari avait puisé toute le courage qu’il avait en lui pour leur révéler le pot aux roses. Un silence avait suivi sa déclaration puis sa mère avait souri. Elle lui avait fait comprendre qu’elle n’était pas fâchée mais juste inquiète. Elle avait peur du regard des autres sur son enfant. Non pas qu’elle avait honte. Mais elle savait la communauté japonaise assez cruelle avec les personnes qui n’entrent pas dans le moule préconçu par une société à l’ouverture d’esprit étriquée. Par conséquent, ses craintes étaient légitimes. Mais elle, tout comme son mari, soutiendrait leur fils et ce peu importe la nature du sexe de la personne qu’il avait choisi d’aimer.  Kazunari avait des parents en or, les meilleurs du monde entier, et à jamais il leur serait reconnaissant de l’avoir accepté et aimé tel qu’il était.

Shin-chan n’avait sans doute pas la même chance…. Il allait certainement avoir quelques problèmes le jour où il devrait tout avouer à sa famille. Enfin…. Ce n’était plus son problème maintenant…. Il ne représentait plus rien d’autre dans la vie du beau shooter qu’un simple ami et camarade de parquet.

-Je n’allais pas te faire la morale, c’est une idée tout à fait plausible, mais Aomine-kun m’a dit qu’il était aux Etats-Unis... Je ne vois pas en quoi il peut constituer une menace pour toi en étant de l’autre côté de l’océan...

Kazunari acquiesça d’un signe de tête

« Il est aux Etat-Unis c’est vrai…. Depuis trois ou quatre ans, je sais plus. Mais Shin-chan a gardé beaucoup de contacts avec lui. Ils s’envoient plein de mails, ils se font des convo’ via Skype… Nijimura lui a même envoyé un cadeau pour ses anniversaires…. »

Comme quoi l’océan qui les séparaient n’était pas encore assez grand. Avec jalousie, Kazunari songeait que même si Nijimura aurait été exilé sur Mars ou Pluton, il aurait encore trouvé un moyen de rester en contact avec Midorima….

De la jalousie…. Kazunari en était envahi dès qu’il s’agissait de l’ancien capitaine de Teiko. Il n’avait jamais vraiment apprécié quand Midorima parlait de lui et de cette époque. Les autres joueurs de la Génération Miracles ce n’était pas pareil. Shintaro semblait garder un sourire teinté d’amertume de leurs années à pratiquer le basket dans la même équipe. Le seul et unique que Shin-chan protégeait et vantait les mérites était son ancien capitaine si parfait….

-Et quand il t’en parlait, c’était plutôt de manière positive j’imagine ?

Un soupire lui échappa et Kazunari se frotta les mains l’une contre l’autres. Elles étaient glacées. Il se mit debout et se plaça pile devant Imayoshi

« Tu ne veux pas qu’on aille se réchauffer dans un café ou un autre truc ? Je t’invite… Je te dois bien ça vu que je te pourri toute ta soirée avec mes peines de cœurs dont ne t’en a certainement rien a cirer »

Il y eut un petit silence avant que Kazunari ne réponde à la question qui lui était posée

« Il en parlait avec un sourire aux lèvres. Le genre de sourire que tu as quand tu penses à quelqu’un qui te manque. Ou lorsque tu songes avec nostalgie à une époque révolue qui n’existera plus… »

Est-ce que dans quelques années Midorima allait parler de lui avec ce même sourire ? Est-ce que, comme Nijimura, Shin-chan allait se souvenir de son ombre de Shutoku avec une certaine mélancolie trahissant ses émotions audible au tremblement du son de sa voix ?

«  Je ne lui en veux pas. Enfin si… un peu quand même…. Il n’y est pour rien mais j’avais perpétuellement l’impression d’être inférieur à ce fameux capitaine. Shin-chan n’a jamais voulu me comparer à lui. Je pense que c’est moi-même qui ai développé ce sentiment d’impuissance face à ce garçon que je ne connais pas mais dont j’entends très – trop – souvent parler »

Accompagné d’Imayoshi, Takao prit la direction d’un endroit qu’il connaissait bien. C’était une chaine américaine particulièrement connue et très appréciée de sa petite sœur : Starbuck coffee ! Allez savoir pourquoi mais Shizuku raffolait de leur cheesecake. C’était devenu son nouveau dessert préféré. Le mois dernier, son dessert préféré était une tarte à la fraise. Et qui sait sur quoi elle allait flasher le mois suivant. Mais pour une fois, Kazunari ne pouvait pas réellement lui donner tort. Bien que le cheesecake en question n’eût rien d’artisanal, il n’en demeurait pas moins très bon !

« Ca te dit si on va là ? Y a plein de boissons chaudes pour se réchauffer et des trucs à manger…. Prends ce qui te fera plaisir »


Devant eux, il y avait une petite file d’attente. Starbucks c’est le seul endroit au monde où, peu importe l’heure, il y a toujours du monde ! Kazunari était certain que s’il se pointait à 3h du matin il trouverait des personnes en train d’attendre leur café ! La bonne nouvelle c’est que la queue n’était pas immense. Juste ce qu’il fallait pour leur laisser le temps de regarder la carte et de faire leur choix. Visiblement Imayoshi avait déjà choisi puisqu’il lui parlait comme si de rien n’était

-Hm, tu sais je vais te dire ce que je pense... En fait tu ne devrais même pas te poser la question de la raison de sa décision, de toute façon cela importe peu parce que... Aucune d’elle ne t’empêche d’essayer de le ravoir... Tout dépend de toi, c’est à toi de relever les épaules et de te battre pour ce que tu penses être tiens, ou de tout laisser tomber pour offrir ton cœur à une autre personne plus méritante...


Le regard de Takao se posa sur le garçon.

«  Mais je n’ai pas envie d’offrir mon cœur à quelqu’un d’autre ! Et puis de toute façon personne n’est plus méritant que Shin-chan…. Cela dit … » pour la toute première fois depuis que Midorima avait rompu, le jeune faucon s’autorisa un sourire «  Tu as raison ! Shin-chan est miens ! C’est à moi de me battre pour récupérer ce qui m’appartient ! »

Un garçon d’une vingtaine d’année tout au plus se pencha par-dessus le comptoir en leur demanda s’il avait fait leur choix. Takao jeta un rapide coup d’œil à la carte avant d’annoncer

« Un chocolat viennois. Un maxi ! avec plein de mousse et un muffin aux noix de pecan ! Ça serait possible d’avoir du caramel sur le muffin s’il vous plait ? »

Il attendit qu’Imayoshi passe commande. Le serveur les regarda de nouveaux avant de demander à quel nom il devait noter les boissons

« Pour moi mettez Kersosuke !!! Et pour mon ami renard à lunettes vous avez qu’à mettre Kitsune ! »

Kazunari rit un petit peu avant de passer à la caisse. Un autre serveur lui annonça le montant qu’il paya avant de se déplacer sur le côté avec son plateau pour attendre les boissons. En quelques mots, Imayoshi venait de lui redonner un peu d’espoir et de baume au cœur. Shin-chan avait rompu mais rien ne l’empêchait de se battre et de lutter pour le faire changer d’avis ! Même s’il devait se battre contre les très prestigieux Nijimura bien dressé sur son pied d’estale !

Takao attendit que les boissons arrivèrent avant de prendre le plateau. Ils allèrent s’installer sur une table et Kazunari retira son bonnet et son manteau. Il faisait bien chaud ici, c’était tellement agréable. Et tellement rare de trouver des tables disponibles !!!

«  Tu m’as dis que tu n’allais pas très bien non plus tout à l’heure. Depuis le début je parle de moi mais… toi, qu’est ce qui ne va pas ? Je ne sais pas si je peux t’être utile… Mais si tu as besoin de parler je serai content de pouvoir te rendre la pareil après ce que tu viens de faire pour moi »

Il planta sa petite cuillère dans son muffin aux noix de pécan nappé de caramel. Il le porta à sa bouche et soupira tellement c’était bon. Sa mère disait souvent qu’il n’y avait rien de mieux que la pâtisserie pour soigner un cœur meurtri. Il ne pouvait que lui donner raison. Kazunari planta sa cuillère dans le gâteau avant de la tendre à l’ancien capitaine de Tôô

« Tu veux gouter ? »



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MessageSujet: Re: Le premier jour du reste de ma vie [ PV Imayoshi ]   Dim 18 Déc - 0:00

Le premier jour du reste de ma vie


with Takao-kun

Takao était encore comme un enfant.

Un grand enfant jovial et naïf qui avait du mal à comprendre que le monde n’était pas tout rose. C’était un avantage dans un sens, les personnes comme ça étaient sympathiques et voyaient toujours la vie du bon côté. Seulement voilà, l’atterrissage est souvent brutal.

Le faucon avait des rêves, rien d’extravagant ni d’impossible, mais il avait battu des ailes un peu trop fort et c’était cogné dans un mur sans y avoir fait attention, pour finir par s’écraser au sol. Maintenant, il n’y avait qu’à voir si le renard qui l’avait recueillit était là pour l’aider ou pour le manger...

Des gens naïfs, Shoichi en connaissait pleins, mais ils n’avaient plus vraiment d’intérêt pour lui car beaucoup trop facile à manipuler, seulement dans l’histoire Kazunari avait un avantage non négligeable comparé à toutes ces personnes : il était très intelligent.

Cela n’avait aucun rapport avec les résultats scolaires ou la culture générale, c’était plutôt une question de bon sens, d’observation et d’analyse de situation. Et pour l’avoir vu en matchs, le brun était témoin qu’un cerveau bien huilé se cachait sous cette touffe de cheveux presque noirs. Il fallait seulement le motiver un peu.

Imayoshi écoutait son voisin parler de ses projets d’avenir, c’était d’un cucul incroyable, digne des pires films d’amour pour adolescentes, mais c’était pur. Et les personnes comme ça devenaient de plus en plus rares aujourd’hui.

Il n’avait rien à lui répondre à ce sujet, parce que cela aurait été seulement enfoncé le couteau dans la plaie, et puis il semblait avoir compris que c’était idiot alors il n’allait pas insister non plus. Par contre la suite le fit beaucoup rire intérieurement....

-Tu… Tu es gay ? Véridique ou tu dis ça juste pour me faire marcher ?

-Non, je ne suis pas gay...Parce que j’aime les femmes... mais aussi les hommes en effet~


Le brun laissa échapper un petit ricanement en voyant sa réaction, c’était toujours amusant de voir les têtes déconfites des gens qui n’avaient pas du tout prévu cette possibilité.

-Enfin je n’aime pas trop être enfermé dans une case... Si tu es gay, tu es « obligé » de n’aimer que les hommes, et le fait d’en aimer qu’un seul dans ta vie, fait aussi de toi un gay même si tu n'aura aimé que des femmes à côté, mais je ne me reconnais pas du tout la dedans. D’ailleurs cette fragmentation est totalement sectaire car elle réduit les gens à de simples hommes ou de simples femmes alors que l’humanité est composée de bien plus que cela...

Imayoshi poussa un petit soupire, en y pensant, les mentalités n’étaient pas prêtes de changer, surtout quand il constatait que très peu de personnes comprenaient son point de vue sur la question.

-Enfin je ne pense pas que tu ais envie de parler de cela, ce n’est ni l’endroit ni le moment je pense...

Surtout pas le moment en fait, le faucon n’avait pas l’air enclin à la discussion et cela pouvait aisément se comprendre, surtout qu’il pouvait considérer que les deux joueurs n’étaient pas assez proches pour commencer à parler de sexualité aussi ouvertement, bien que son amie Tari ne soit pas gênée par ce fait, ce n’était pas le cas de tout le monde au pays du soleil levant.

C’était d’ailleurs à se demander si Shoichi était né au bon endroit par moment... Il aurait peut-être du naitre aux Etats-Unis tiens maintenant qu’il en parlait...

-Il est aux Etat-Unis c’est vrai…. Depuis trois ou quatre ans, je sais plus. Mais Shin-chan a gardé beaucoup de contacts avec lui. Ils s’envoient plein de mails, ils se font des convo’ via Skype… Nijimura lui a même envoyé un cadeau pour ses anniversaires….

-Oh je vois, ils sont restés proches alors. Après j’imagine que Midorima n’a pas beaucoup d’amis alors c’est normal qu’il veuille conserver ceux qu’il a réussi à se faire...


Même si c’était vachement louche, mais bon, il ne fallait pas voir le mal partout non plus.... Sans pour autant ne pas y faire attention, m’voyez.

Shoichi leva les yeux vers son acolyte de la soirée qui venait de se placer juste devant lui, créant d’ailleurs un petit sourant d’air désagréable en bougeant aussi rapidement.

-Tu ne veux pas qu’on aille se réchauffer dans un café ou un autre truc ? Je t’invite… Je te dois bien ça vu que je te pourri toute ta soirée avec mes peines de cœurs dont ne t’en a certainement rien à cirer

-Oh...et bien je ne pense pas qu’une telle offre se refuse...surtout si je me fais inviter par un si gentil garçon~


Imayoshi laissa échapper un petit rire avant de se relever à son tour et de se tenir aux côtés dudit gentil garçon, qui était aussi mignon que naïf. Vraiment très mignon, faut dire avec de tels yeux, il fallait être difficile pour ne pas tomber sous le charme, même s’ils étaient actuellement plus rouges qu’autre chose à cause des pleures de tout à l’heure.

-Il en parlait avec un sourire aux lèvres. Le genre de sourire que tu as quand tu penses à quelqu’un qui te manque. Ou lorsque tu songes avec nostalgie à une époque révolue qui n’existera plus…

-Je vois... Et tu lui en veux ?

-Je ne lui en veux pas. Enfin si… un peu quand même…. Il n’y est pour rien mais j’avais perpétuellement l’impression d’être inférieur à ce fameux capitaine. Shin-chan n’a jamais voulu me comparer à lui. Je pense que c’est moi-même qui ai développé ce sentiment d’impuissance face à ce garçon que je ne connais pas mais dont j’entends très – trop – souvent parler.

-C’est parce que tu manques peut-être de confiance en toi... Tu étais persuadé que Midorima était trop bien pour toi, alors forcément, quand il parle en bien d’une personne, celle-ci doit être tout aussi extraordinaire que lui, donc par déduction tu es forcément moins bien que la personne en question... Et ce sentiment d’infériorité aide au développement de la jalousie...


C’était quelque chose qu’il avait remarqué maintes et maintes fois dans plusieurs couples, ou même des relations d’amitié banales, et c’était aussi un des plus gros moteurs de disputes entre les gens. Sartres n’avait pas tout à fait tord lorsqu’il disait que l’enfer c’est les autres...

Même si pour Imayoshi, les autres constituaient plus un paradis, mais bon, il aimait aller à contrecourant et contredire les autres, grand philosophe ou pas, il ne faisait aucune différence.

-Ca te dit si on va là ? Y a plein de boissons chaudes pour se réchauffer et des trucs à manger…. Prends ce qui te fera plaisir

-C’est très bien, par contre ne me tente pas où je vais suivre ce conseil à la lettre et vider la boutique~


Et ce n’était pas l’envie qui lui manquait vu qu’il aimait beaucoup les produits de cette enseigne, il y avait pleins de trucs au caramel alors bon c’était le prendre par les sentiments aussi.

Et du coup il n’avait même pas besoin de regarder pour choisir la boisson qu’il préférait...

-Mais je n’ai pas envie d’offrir mon cœur à quelqu’un d’autre ! Et puis de toute façon personne n’est plus méritant que Shin-chan…. Cela dit … Tu as raison ! Shin-chan est miens ! C’est à moi de me battre pour récupérer ce qui m’appartient !

Shoichi était bien content de voir qu’il avait réussi à faire retrouver le sourire au brun avec une phrase pleine d’espoir toute simple et bateau, c’était même étonnant que lui-même n’y ai pas pensé avant...enfin cela devait être à cause du choc de la séparation aussi...

-Un chocolat viennois. Un maxi ! avec plein de mousse et un muffin aux noix de pecan ! Ça serait possible d’avoir du caramel sur le muffin s’il vous plait ?

-Et moi un caramel Macciato~


Et le brun à lunettes en rêvait déjà...

-Pour moi mettez Kersosuke !!! Et pour mon ami renard à lunettes vous avez qu’à mettre Kitsune !

-C’est méchant ça Kazu-chan....je suis blessé...j’espère que tu es fier de toi...


Imayoshi fit une petite moue désespérée par du tout crédible en se tournant vers le méchant Takao afin de le faire culpabilisé même si cela devait être plus ridicule qu’autre chose. Il reprit une expression normale en voyant que le serveur le regardais bizarrement, et il entrouvrit les yeux pour lui faire passer toute envie de faire une remarque, ou même de penser à une remarque qui serait désobligeante.

Il attendit auprès de Takao que les boissons soient servies pour le suivre autour d’une table libre, chose rare mais normale vu l’heure déjà un peu avancée. Il retira d’ailleurs la grosse écharpe du faucon, puis ses gants et son manteau pour apprécier encore plus la chaleur des lieus.

-Tu m’as dis que tu n’allais pas très bien non plus tout à l’heure. Depuis le début je parle de moi mais… toi, qu’est ce qui ne va pas ? Je ne sais pas si je peux t’être utile… Mais si tu as besoin de parler je serai content de pouvoir te rendre la pareil après ce que tu viens de faire pour moi.

-Oh ce n’est rien de grave de mon côté... C’est juste qu’on a fait la désignation du nouveau capitaine ce soir à l’entrainement...et cela m’a mis un petit coup au moral d’avoir passé le flambeau, surtout que je n’ai pas réussi à conduire l’équipe à la victoire alors cela en fait une double défaite, aussi bien en tant que joueur, qu’en tant que capitaine...


Et c’était douloureux en y repensant... Même s’il n’en disait rien, cette défaite contre Seirin lui restait malgré tout en travers de la gorge pour le moment.

-Tu veux gouter ?

-Je ne peux pas dire non à quelque chose au caramel, c’est mon point faible... c’est une info top secrète je compte sur toi pour garder le secret...

Il lui souris avant de se pencher vers la cuillère pour en avaler le contenu qui était vraiment bon, vraiment trop bon pour son petit cœur coulant.

-Hmmm... Quel homme faible je fais...

Et quelle force le caramel pouvait avoir aussi, rien qu’une bouchée et il se sentait déjà aller mieux, il ne manquait plus qu’un petit câlin entre les seins de Tari pour...ouais non, on ne va pas s’emballer. Laissons les fantasmes pervers du renard loin de cette discussion entre deux jeunes hommes civilisés.

-Et toi Kazu-chan, as-tu des faiblesses culinaires toi aussi ? Ou des faiblesses tout court, je suis tout ouïe~

Ben oui, c’était toujours utile de savoir ce qui pourrait faire chavirer son cœur ou pencher la balance, après, rien n’était encore prévu mais vu qu’Imayoshi était tout aussi friand d’information que de caramel, il attendait que le brun étanche sa faim.



(c)codée par hanameow



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MessageSujet: Re: Le premier jour du reste de ma vie [ PV Imayoshi ]   Sam 31 Déc - 13:24


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feat. Imayoshi Shoichi



De toute les personnes sur cette planète, il avait fallu que ce soit Imayoshi Shoichi qui console Takao Kazunari. Beaucoup se plaisaient à raconter que le joueur de Tôô était une personne peu fréquentable. Manipulateur et opportuniste, il serait, toujours selon ces personnes, quelqu’un à éviter comme la peste. Mais Kazunari n’était absolument pas d’accord avec ça. Imayoshi venait de prendre de son temps pour l’écouter, pour le rassurer et le réconforter un peu. Pourtant, la partie n’était pas gagnée par avance. Takao était dans un état tellement pitoyable qu’il aurait été impossible de prévoir si quelqu’un réussissait à lui remontrer un peu le moral. Il ne se sentait d’ailleurs toujours pas mieux. Il ne lui suffisait d’un rien pour le faire replonger dans ses larmes et sa torpeur.

Avec lui, Kazunari avait l’impression qu’il pouvait vraiment avouer ce qu’il avait sur le cœur. Il se fichait d’être jugé ou de savoir que ses propos pourraient être retournés contre lui. En perdant Shin-chan, il avait perdu toute sa vie. Alors qu’importe ce que pourrait lui faire maintenant Imayoshi…. Et puis d’ailleurs, le capitaine de Too n’était pas si mauvais que cela. Il osait même avouer certaines choses à son homologue de Shutoku

-Non, je ne suis pas gay...Parce que j’aime les femmes... mais aussi les hommes en effet~

Kazunari était surpris. Il l’avait écouté exposer sa théorie sur la classification des gens que l’on range dans des cases en fonction de leur sexualité. Lui avait une méthode de raisonnement beaucoup plus simpliste. Aussi, il ne s’était jamais posé ce genre de questionnement sur son orientation sexuelle. Il était tombé amoureux de Shin-chan et il s’était fichu de son sexe. Si Shin avait été une fille, il l’aurait aimé de la même manière. Ce que pensait les gens de lui, de sa sexualité ? Il s’en fichait pas mal ! On pouvait bien dire ce qu’on voulait ça lui passait par-dessus la tête. Seul importait la possibilité d’aimer Shin-chan ! Et le seul qui pouvait l’en empêcher était le principal concerné… Et c’était précisément ce qui venait de se produire et ce qui l’avait plongé dans une tristesse infinie.

Parler de Nijimura rendait Takao encore plus nostalgique qu’il l’était déjà. Maintenant qu’il y songeait, il n’arrivait pas à se sortir de la tête le fait que la rupture soit exclusivement due à la présence – ou l’absence – de l’ancien capitaine de la Génération Miracle.

-C’est parce que tu manques peut-être de confiance en toi... Tu étais persuadé que Midorima était trop bien pour toi, alors forcément, quand il parle en bien d’une personne, celle-ci doit être tout aussi extraordinaire que lui, donc par déduction tu es forcément moins bien que la personne en question... Et ce sentiment d’infériorité aide au développement de la jalousie...

Takao avait tourné la tête vers lui et il l’avait écouté en silence. Oui. Bien sure qu’il se sentait inférieur à Nijimura. Les yeux de Shin pétillaient à chaque fois qu’il en parlait. Et puis Nijimura ci, Nijimura ca….. Stop… Midorima ne voyait pas à quel point ça lui faisait mal d’évoquer avec tristesse tous les souvenirs qu’ils avaient en commun ? Ne sentait-il pas comme Takao avait l’impression d’être un moins que rien comparé à l’ancien capitaine disparu de l’autre côté de l’océan ?

Ce que c’était douloureux…. Kazunari sentait les larmes remonter le long de ses yeux et menacer de couler sur ses joues. Il renifla un peu alors qu’ils arrivaient devant la boutique. Il se passa discrètement la main sur le visage avant de passer commande. L’endroit semblait plaire à Imayoshi et ce dernier se montra plus raisonnable que lui. Il se contenta que d’une boisson chaude là où Takao choisit en plus un gâteau.

Takao aimait bien les Starbucks. Non seulement les boissons et les pâtisseries étaient bonnes mais en plus il y avait ce système de nom à donner pour écrire sur la boisson. Ça l’amusait beaucoup ! Aussi, il se précipita pour indiquer les noms à noter des que le serveur le lui demanda. Tout fier de sa petite plaisanterie, il ne put s’empêcher de sourire à Imayoshi

-C’est méchant ça Kazu-chan....je suis blessé...j’espère que tu es fier de toi...

Kazunari laissa un petit rire lui échapper. Il savait parfaitement que Shoichi n’était pas sérieux et à vrai dire, il trouvait que le surnom de Kitsune lui allait merveilleusement bien. C’était sans doute du a son regard plissé qui dissimulait ses yeux derrière le verre rectangulaire de ses lunettes.

Kazunari se pencha soudainement et alla déposer ses lèvres sur la joue d’Imayoshi. Un petit baiser volé pour se faire pardonner du surnom ridicule dont il venait de l’affubler

« C’est mignon Kitsune… Je crois que je vais t’appeler comme ça maintenant. Kitsu en abrégé ! T’en penses quoi ? c’est sympa hein ?! »

Il emporta le plateau pour aller se choisir une table tranquille à l’abris des turbulences des autres personnes installées. Un peu en retrait, il pouvait profiter agréablement de son délicieux gâteau au caramel dont la saveur apaisait son esprit encore tourmenter par cette rupture bien trop fraiche pour être acceptée.

Sachant pertinemment qu’il n’était pas le seul à avoir le cœur lourd, Kazunari interrogea Imayoshi la raison de ses tourments.

-Oh ce n’est rien de grave de mon côté... C’est juste qu’on a fait la désignation du nouveau capitaine ce soir à l’entrainement...et cela m’a mis un petit coup au moral d’avoir passé le flambeau, surtout que je n’ai pas réussi à conduire l’équipe à la victoire alors cela en fait une double défaite, aussi bien en tant que joueur, qu’en tant que capitaine...

Ha…. Ce n’était pas facile comme situation. Takao ne pouvait pas réellement comprendre ce qu’il ressentait dans la mesure où il n’était pas capitaine de l’équipe. Mais cette année, Shutoku se retrouvait amputé de trois de ses membres. L’équipe des cinq majeurs n’était plus que constituée de son duo avec Shin-chan… Un duo qui n’allait peut être plus fonctionner aussi bien maintenant que leur couple se retrouvait brisé

« Je comprends en partie ce que tu ressens. Nous avons perdu nous aussi… et nous perdons trois de nos coéquipiers cette année. Mais tu n’’as rien à regretter. Tu as été un parfait capitaine c’est certain. Tu envisages de continuer le basket à l’université hein ? »


Parce que pour Takao il n’y avait pas d’autre possibilité. Un joueur au talent d’Imayoshi ne pouvait pas arrêter le basket de cette façon. Beaucoup d’université possédait des clubs de basket très réputés. Shoichi allait sans doute se diriger vers l’un deux.

Avec spontanéité, Kazunari avait tendu sa cuillère à Imayoshi pour lui faire gouter le muffin nappé de caramel. Il ignorait si il aimait ca mais vu qu’il ne se fit pas prier pour dévorer le contenu de la cuillère Kazunari en déduit que ça ne lui déplaisait pas tant que ca.

-Hmmm... Quel homme faible je fais...

Un rire échappa à Kazunari.

« Je ne te le fais pas dire ! Je suis déçu Kitsu, je te pensais plus résistant ! Avec une volonté de fer et un mental d’acier. Mais en fait t’es un mec en carton !»


Il rit de bon cœur et prit une nouvelle bouchée qu’il avala avant de tendre la cuillère a Imayoshi pour qu’il puisse se resservir dans le gâteau. Partager une pâtisserie c’est plus sympa et ça ne dérangeait pas réellement Takao qui avait eu les yeux plus gros que le ventre

-Et toi Kazu-chan, as-tu des faiblesses culinaires toi aussi ? Ou des faiblesses tout court, je suis tout ouïe~

Kazunari posa ses deux mains autour de son grand gobelet de chocolat. La chaleur se diffusait doucement sur ses paumes et le réchauffait un peu. Mais son cœur brisé restait complétement gelé. Un frisson lui parcourut l’échine alors qu’il releva ses yeux bleus vers Imayoshi

« Je… J’aime ce qui est épicé. J’aime le kimchi. Tu connais ? C’est spécial, très relevé, mais j’adore quand ça pique beaucoup. Shin-chan, lui, il ne supportait pas… il a toujours aimé ce qui était un peu sucré…. Comme ces Oshiruko… j’ai jamais compris comment il arrivait à boire ca… »


Takao secoua un peu la tête de gauche à droite pour chasser ses idées noires. Il était en train de replonger dans sa déprime et ce n’était pas le moment de se laisser une nouvelle fois noyer par le chagrin. Mais c’était difficile… tellement…Chaque élément de sa vie ne cessait de le ramener vers Shin-chan.

« Mais tu crois que je vais t’avouer toutes mes faiblesses comme ca ? Servi sur un plateau d’argent ? Je suis malheureux mais pas encore complétement stupide, Kitsu. Si tu veux en apprendre plus sur moi…. Faut le mériter ! »

Il porta la boisson chaude à ses lèvres quand il eut soudainement un éclair de génie. Son regard s’illumina et il posa vivement la boisson sur la table. Heureusement qu’il y avait un petit couvercle noir sans quoi il aurait tout éclaboussé

« Hé ! J’ai un plan : Tu vas m’aider à reconquérir le cœur de Shin-chan ! On va appeler ca « Opération Keroske ! » Ca en jette hein ! On se croirait dans Mission Impossible ou James Bond ! Et en échange de tes bons et loyaux services, je ferai tout ce que tu veux ! Meme t’avouer mes petites faiblesses qui semblent t’intriguer ! »


Un petit sourire illumina son visage aux yeux encore rougis par les larmes

« T’es d’accord hein Kitsu ?! »




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