AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Je nous croyais amies [Ft Keeki Nagareboshi]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
MessageSujet: Je nous croyais amies [Ft Keeki Nagareboshi]   Jeu 9 Avr - 20:38





Keeki x Elvire
« Mieux vaut être méprisé et le savoir qu'être méprisé et s'entendre flatter. » Shakespear


L Les lampadaires éclairaient la rue, trompant la nuit qui régnait sur la ville depuis un bon moment. J'enfilais mon manteau, prit mon argent et quittais l'appartement de mon oncle et ma tante en hurlant à la cantonade un "Je sors manger en ville, bonne soirée !". N'attendant pas de réponse, je refermais la porte derrière moi et descendais en sautillant les quatre étages qui me séparaient de la rue. Je n'avais pas dis avec qui je sortais mais ma famille savait que j'allais manger avec Keeki. J'adorais cette fille ! Malgré que nous ne soyons pas dans le même lycée, nous passions autant de temps que possible ensemble. Passer du temps avec elle me faisait aller mieux. Elle m'apaisait presque autant que le basket ce qui était quand même exceptionnel ! Je sautillais dans les rues, me coulant entre les passant pour arriver devant le restaurant avec quinze bonnes minutes d'avance. Je n'y pouvais rien, je détestais arriver en retard mais il fallait avouer que là, j'étais peut-être un peu trop en avance ! Tant pis ! Il ne faisait pas trop froid donc je pouvais attendre mon amie un petit moment ! L'enseigne du resto donnait à l'endroit un aspect très chic mais je savais qu'il n'en était rien. L'endroit n'était pas cher et j'économisais depuis un bon moment pour pouvoir inviter Keeki. Elle n'aurait rien à payer et pourrait donc prendre ce qui lui faisait plaisir. Elle ne mangeait pas beaucoup et cela m'inquiétais. Mais si c'était une question d'argent, je pouvais assurer son repas pour ce soir ! Plutôt fière de moi, je m'appuyais contre le mur, fixant chaque côté de la rue en espérant repérer mon amie. Elle finit par pointer le bout de son nez. Je me dirigeais vers elle, le sourire aux lèvres.

- Coucou !

J'étais vraiment contente de passer la soirée avec elle.

© Kibara sur Epicode..


Dernière édition par Elvire Nishikawa le Dim 12 Avr - 17:54, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Je nous croyais amies [Ft Keeki Nagareboshi]   Ven 10 Avr - 12:06

I thought we were friends.
Elvire & Keeki ~♥

Le soir est enfin là. Keeki n'est que brièvement rentrée chez elle, juste le temps de voler de l'argent à son père. Elle ne sait même pas quel en est l'intérêt, puisqu'elle ne le dépensera de toute façon pas vraiment. Une invitation au restaurant. C'est assez ironique de penser qu'elle a accepté sans même réfléchir au fait qu'elle va une nouvelle fois attirer les soupçons et questions de sa camarade. Mais tant qu'elle peut passer du temps loin de son paternel, elle ne crache pas dessus. Elle a besoin d'évasion, qu'importe de quelle façon. Et quand Makoto n'est pas disponible, il faut bien qu'elle compense comme elle le peut.

Elle vagabonde déjà dans les rues depuis un moment, mais ce n'est qu'à l'approche de l'heure du rendez-vous qu'elle se décide à emprunter le chemin qui mène au restaurant. Il n'est pas très cher, elle y a déjà été plusieurs fois, les plats sentent bons, sont bons aussi, mais elle ne les finit jamais. Elle jette un coup d'oeil à l'heure, constate qu'elle est tout juste dans les temps. Apercevant alors les néons lumineux au nom du restaurant, elle n'a pas le temps de dire ouf qu'une demoiselle arrive vers elle, tout sourire. « Coucou ! » Keeki sculpte alors un doux sourire sur ses lèvres avant de répondre. « Salut, Elvire. »

Elvire. Ce prénom a toujours sonné doux aux oreilles de l'étoile filante (ndlr : Nagareboshi = étoile filante), qui aime les consonnances étrangères et sauvages qu'il porte en lui. Rien qu'à prononcer ces six petites lettres, elle se sent transportée sous la chaleur du soleil espagnol, l'odeur de la paella et les airs de flamenco. Trop de stéréotypes dans la même phrase. Mais elle ne connaît de l'Espagne que le peu qu'elle a pu apprendre en cours. Et pourtant, partir, ce n'est pas l'envie qui lui manque.

Elle soupire, passe une main dans ses cheveux, sans se défaire de son sourire. Des faux-airs de gêne adorable, qui lui sont propres. « J'espère que tu vas bien ? J'ai faillit être en retard. » Deux choses qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre, mais qu'elle a tout de même reliées. Parce que Keeki est comme ça, Keeki est ce qu'elle est. Un lien vacillant entre divers éléments qui ne peuvent coexister mais qu'elle s'acharne à réunir, parce que la perte d'un de ces élements revient à la perte d'elle-même. Mais elle ne s'en rend pas compte, parce que tout tient encore en équilibre, elle ignore les bourrasques qui font vaciller la sculpture fragile en se disant que rien ne la fera tomber. Elle se méprend. Au moins le fait-elle avec le sourire. « On y va ? Il n'y aura plus de places. » Et elle pousse la porte, laisse entrer sa camarade, entre à son tour.

Trop de monde, trop de bruits, trop d'alléchantes odeurs, trop de regards susceptibles de la transpercer.
Oh, Keeki, mais dans quelle affaire t'es-tu encore fourrée ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Je nous croyais amies [Ft Keeki Nagareboshi]   Dim 12 Avr - 18:04





Keeki x Elvire
« Mieux vaut être méprisé et le savoir qu'être méprisé et s'entendre flatter. » Shakespear


L Lorsqu'elle me vit, un doux sourire se dessina sur le visage de Keeki. J'avais l'habitude de le voir mais j'aimais toujours autant. Cela me donnait l'impression qu'elle comprenait tout ce que je ressentais.

- Salut, Elvire.

Il lui arrivait souvent de dire mon prénom dans une conversation, comme ça en plein milieu d'une phrase comme si elle aimait l'entendre. Je souriais toujours dans ces moments-là.

- J'espère que tu vas bien ? J'ai faillit être en retard.

- Oui je vais bien ! Et toi ? Tu as l'air en forme ! Et ne t'en fais pas pour le retard, je t'aurais attendu le temps qu'il fallait !

Et je ne lui en aurais pas voulu, je ne lui aurais pas fait remarqué. Je pouvais tout lui pardonner, tout pour passer du temps avec la seule personne sur cette planète qui pouvait me comprendre !

- On y va ? Il n'y aura plus de places.

- Tu as raisons !

Je lui attrapais le bras et nous entrâmes dans le restaurant. A l'intérieur, cela grouillait de vies et de bonnes odeurs. Mon sourire s'élargit alors que nous cherchions une table pour nous asseoir. Il y en avait quelques unes de libre mais toutes plutôt pas mal entourée. Nous serions mieux un peu à l'écart. J'en repérais une et tendis la main pour la montrer à mon amie.

- Là-bas, ça te va ? Nous serons un peu à l'écart des autres !

J'attendis qu'elle approuve pour nous diriger vers une table que nous aurons choisis ensemble ! Je trouvais ça bine mieux si nous étions toute les deux d'accord. Je voulais juste faire plaisir à Keeki !

Une fois installée, l'une en face de l'autre, je pris la carte pour la parcourir du regard et  sourit en voyant les prix. J'avais largement assez pour nous deux ! Quel chance !

- Prends tout ce que tu veux ! C'est moi qui paye alors ne te gêne pas !

Je la regardais dans les yeux en souriant. Je voulais vraiment qu'elle se sente bien.




© Kibara sur Epicode..
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Je nous croyais amies [Ft Keeki Nagareboshi]   Dim 24 Mai - 16:04

[HRP : j'ai changé de narration, j'avais déjà tapé la moitié de mon RP quand je m'en suis rendue compte, et je t'avoue avec honte n'avoir pas eu le courage de recommencer depuis le début. Surtout que mon inspiration me fait défaut, j'avais peur de ne pas être capable d'aligner trois mots à la suite de ça. Si je poursuis de la sorte, je réécrirai sans doute mon premier post, afin qu'il ne fasse pas tâche. J'espère que cette narration ne te dérangera pas de trop, c'est un peu spécial, et c'est la première fois que j'expérimente vraiment. Si tu veux un coupable, accuse Hanamiya ! xD Et, je me suis rendue compte que j'ai écrit beaucoup, là... Pardon du pavé xD]




I thought we were friends.
Elvire & Keeki ~♥

Ton sourire est si doux, si tendre. C'est un sourire que l'on n'oublie pas, sans doute s'en souviendrait-on, même si le reste de ton être venait à disparaître. Nous ne sommes pas du même monde, Elvire. Toi, ma douce, tu es l'archétype de la fille que l'on aime, la fille sur laquelle les hommes se retournent dans la rue ; l'image de la femme parfaite qu'on envie, celle qui a tout pour elle et qu'on charrie. La perte de ce qui est cher, tu la connais, mais tu l'affrontes avec un courage que je ne reconnais qu'à peu de personnes. Moi-même, je ne suis pas si forte. Ton sourire n'est pas faux, pas dessiné pour les besoins de l'instant, pas simulé. La joie pétille dans ton regard. Tu me fais tellement penser à Kuuki, avec ton innocence si charmante, ta naïveté attendrissante. Tu saurais si simplement faire vibrer le cœur de quelque homme qui croiserait ton regard, il n'y a que la vie et un amour débordant que tu ne demandes qu'à offrir qui émane de toi.

Tu n'auras jamais rien à m'envier. Je ne suis pas certaine de t'arriver à la cheville, en vérité. Je ne suis pas quelqu'un de fréquentable. Si toi tu sais faire sourire ceux qui t'entourent, je ne sais que les entraîner dans ma chute. A mes côtés, ils ne découvrent que les débris de verre tranchants qui tapissent le sol de mon Enfer personnel. Je les fais tomber, même si je ne le veux pas. J'ai lu, un jour, dans un de ces livres d'une quelconque auteure anglaise dont je n'ai pas retenu le nom, que les loups qui descendent des collines pour nous mordre ne peuvent être chassés par quiconque ; parce qu'ils nous appartiennent, parce qu'ils sont en nous, parce qu'ils sont nous. Mes loups m'ont d'ors-et-déjà dévorée et, s'il reste encore un peu de moi-même, seuls mon âme jumelle ainsi que le capitaine de mon cœur parviennent encore à conserver cette part de mon esprit presque qu'indemne. Elvire, tu es tellement plus belle, plus lumineuse que tout ce que je ne serai jamais.

Dans quel bouquin, déjà, l'héroïne malade disait-elle : « Je suis une grenade dégoupillée et, à un moment donné, je vais exploser. Alors, j'aimerais autant limiter le nombre de victimes. » ? Je ne me souviens plus. Mais il s'agit sans doute d'une phrase que j'aurais moi-même pu prononcer. Puisque je ne me sens pas mieux que ça : une bombe, qui finira par éclater, qui blessera. Ce jour-là, combien y aura-t-il de blessés ? Qui tiendra suffisamment à moi pour être affecté ? Je serre les dents, prends une profonde inspiration. Je n'ai pas envie d'y songer. J'espère que tu n'as pas remarqué le trouble qui m'a saisie. Je te souris à nouveau, parce que c'est toujours plus facile de sourire que d'être heureux. « Je vais bien, malgré les entraînements éprouvants. » Parce que Kim n'est pas une capitaine des plus tendres, mais elle mène son équipe d'une main de maître. Et j'ai confiance en elle.

Toi aussi, tu me fais confiance Elvire. N'est-ce pas ? Je ne comprends pas. Ai-je donc été la seule à te tendre la main, lorsque tu en avais besoin ? D'autres doivent pourtant t'aimer suffisamment pour te vouloir heureuse. Et tu t'es tournée vers la seule qui n'aura aucun remord à te briser lorsque tu la lasseras. Ce n'est pourtant pas ce que je voudrais, pour toi. Mais je sens que tu m'y forceras. Parce que tu es d'une candeur affolante, et que tu ne réalises jamais la portée de tes mots, de ta curiosité tellement... agaçante. Et indiscrète.

Tu me laisses entrer, me suis. Il ne me faut qu'une fraction de secondes avant d'étouffer, dans cet endroit bondé de monde. Je n'aime pas les restaurants. Ni les magasins, ni les écoles, ni aucun autre lieu où les gens se réunissent. Ils sont trop bruyants. Les voix, les rires, les respirations lourdes, les tintements des couverts contre les assiettes, le grincement d'une fourchette quelconque, la chaleur suffocante. Peut-être n'est-ce que moi qui suis mal à l'aise au milieu de ce tumulte, que tu ne sembles même pas entendre. Tu n'es pas mal à l'aise. Ou bien, ne le montres-tu pas ? Encore une fois, tu me devances. Tu m'indiques une table, un peu à l'écart des autres, près des fenêtres. J'acquiesce, et ne peux que t'être reconnaissante. C'est comme si tu avais lu en moi.

Je m'assois, mon regard s'attarde sur la rumeur de la rue, par delà la fenêtre. Il fait beau, même si les températures sont déjà rafraîchies par l'hiver qui arrive. Et la WinterCup avec. Je ne peux m'empêcher de frémir d'impatience. J'assisterai aux matchs, j'observerai. Peut-être devrais-je te proposer de m'accompagner, pour regarder les matchs auxquels tu ne prendras pas part. Mais je ne le fais pas. Nous nous y croiserons sans doute, de toutes façons. Tu m'adresses la parole, avec un enthousiasme presque écœurant. Je pose les yeux sur la carte, et mon choix se porte sur de simples makis au surimi, et un muffin à la framboise. Parce que ce fruit acidulé est sans doute mon péché-mignon. S'il est une chose à laquelle je ne peux résister, c'est bien cette petite baie sucrée dont je raffole.

Je soupire, après avoir passé commande. « Tu sais, ce n'est pas une question d'argent. Je peux payer. » Je pose mon menton dans la paume de ma main gauche, alors que de la droite, je joue nonchalamment avec la serviette blanche, dont les contours sont brodés d'un bleu assorti aux couleurs de certains murs du restaurant. Ce simple carré de tissus suffit à me distraire, suffisamment pour que, l'espace d'un instant, j'en oublie ta présence. Jusqu'à ce que je me rappelle que tu es assise en face de moi, sans doute en l'attente d'une discussion. Un instant de réflexion, le temps de me servir d'un verre d'eau et de t'en proposer un, puis je lance la conversation sur le premier sujet qui daigne me passer par la tête. « Tu as entendu parler des matchs de rue qui se préparent, en prévision de la Winter Cup ? Tu comptes t'y inscrire ? »
Références:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Je nous croyais amies [Ft Keeki Nagareboshi]   Dim 19 Juil - 10:47





Keeki x Elvire
« Mieux vaut être méprisé et le savoir qu'être méprisé et s'entendre flatter. » Shakespear


Alors que nous sommes installées, à regarder la carte, un serveur s'approche de nous pour prendre la commande. N'ayant pas encore choisis, je laisse mon amie dire ce qu'elle veut tandis que je pose les yeux sur la carte. Je l'entends alors choisir si peu à manger que je m'inquiète. Pourquoi mange-t-elle si peu ? Lui arrive-t-il de s'évanouir lors d'entraînement trop intensif ? Je ne parvenais pas à comprendre pourquoi elle mangeait si peu et j'avais peur pour sa santé. Elle était maigre. Un jour, il allait forcément lui arriver quelque chose. Le serveur toussote et je me rendis compte que je n'avais toujours pas commandé. Rougissant, j'annonçais ce que je voulais, prenant bien plus que mon amie qui, encore une fois, finirait son repas bien avant moi. Je m'excusais auprès du serveur alors qu'il repartait. Mon amie me dit que ce n'est pas une question de payer et je souris. Je voulais juste lui faire plaisir. Un petit silence s'installe entre nous jusqu'à ce qu'elle le brise

- Tu as entendu parler des matchs de rue qui se préparent, en prévision de la Winter Cup ? Tu comptes t'y inscrire ?


- Oui j'en ai entendu parler ! Et je penses m'y inscrire, ça peut être drôle de jouer avec des gens qu'on ne connaît pas ! Et c'est toujours un bon entraînement de se coordonner avec des inconnus tu ne trouves pas ? Et toi ? Tu vas y participer ?


A deux simples questions, j'étais partie dans un discours sur le bon côté de ces matchs et ce que cela pouvait nous apporter. Un de ces jours, j'allais vraiment l'exaspérer. Souriant pour cacher ma gêne soudaine, j'attendis qu'elle me réponde alors que le serveur revenait avec nos plats.




© Kibara sur Epicode..
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Je nous croyais amies [Ft Keeki Nagareboshi]   Jeu 23 Juil - 1:56

I thought we were friends.
Elvire & Keeki ~♥

Tu me réponds, avec un entrain qui ne cesse d’appuyer la similitude que je vous trouve, à ma soeur et toi. Tu lui es si semblable que je crains presque d’avoir à te briser un jour, songeant que je croirai peut-être briser ma propre moitié ce jour-là. Et pourtant tu n’es pas elle, et trop de choses vous différencient encore, malgré ces traits de caractère qui vous sont communs. Tes paroles enthousiastes m’amusent, m’ennuient en un certain sens. Les yeux rivés sur le serveur qui revient, les mains chargées de nos plats et desserts, je t’écoute, tout en réfléchissant à ce que je peux dire et ce que je dois passer sous silence. Il est vrai que jouer avec des inconnus de diverses équipes peut être un bon entraînement non négligeable, mais ce peut aussi être une expérience très frustrante. Moi qui suis habituée à me coordonner avec ma propre équipe, à la limite avec les garçons d’Hanamiya lorsqu’il s’agit de quelque entraînement personnalisé que je lui réclame, je ne sais pas si je parviendrai seulement à faire équipe avec des personnes dont j’ignore tout de leur style de jeu. Je sais au moins que je n’ai pas besoin d’user d’un jeu malhonnête pour gagner, et que je suis suffisamment douée pour m’en tirer sans tricher, mais je ne suis pas aussi enthousiaste que toi à l’idée de faire équipe avec des personnes qui ne manqueront pas de me mépriser rien que parce que j’afficherai alors fièrement les couleurs de Kirisaki.

« Ce peut être un bon entraînement, mais en matchs officiels, nous ne jouerons jamais qu’avec des coéquipiers avec lesquels nous avons perfectionné notre technique durant des heures. Alors, jouer avec des inconnus, je n’en vois pas forcément l’intérêt... » Et pourtant, rien que pour une seule personne, je sais que j’y serai, parce qu’elle ne me laissera de toute façon pas d’autre choix que de m’inscrire et de l’accompagner. « Ma soeur a l’air emballée par l’idée, donc je pense qu’elle va m’y emmener, de force s’il le faut. Donc, je suppose que oui, je vais participer. » Quand bien même je n’en ai pas envie, quand bien même je trouve cette idée stupide, quand bien même je préfère m’entraîner avec mes propres coéquipières pendant des jours entiers que de faire une rencontre avec des inconnus juste pour quelques lubies de l’administration de la ville et des clubs de basket environnants. A vrai dire, je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi je suis si hostile envers cet événement. Peut-être juste la peur de décevoir ceux qui placeront des espoirs en moi pour faire briller Kirisaki Daiichi. Hanamiya, peut-être ? Si je participe, j’espère que lui aussi. J’aimerais qu’il soit un moment au moins dans le public, pour voir que je ne suis plus cette jeune collégienne encore débutante qu’il avait alors pris sous son aile, pour voir que j’ai su m’améliorer et perfectionner ce qu’il nous a enseigné, à Kuuki et moi. Pourvu qu’il vienne.

Tout en secouant la tête, je me saisis de mes baguettes et, d’un geste précis, je les casse, avant d’attraper avec l’un des makis au surimi, que j’entame du bout des dents, sans grand appétit et presque à contre-coeur. Je sais que je risque de t’inquiéter, à nouveau ; aussi je ne manquerai pas d’en manger au moins deux, peut-être trois, pour éviter que ta curiosité et ton soucis de ma santé ne finissent par m’agacer au plus haut point. Tentant de détourner ton attention qui risquerait de s’attarder sur le peu que contient mon plat, j’agite mes baguettes dans le vide, entre nous deux. « Dis-moi, que souhaite-t-on avant de manger, en Espagne ? Enfin, comment le dit-on ? Il y a une formule pour souhaiter un bon repas à ceux avec qui l’on mange, n’est-ce pas ? » Au contraire de chez nous, où notre itadakimasu n’est destiné qu’à celui qui a préparé le repas, pour le remercier du temps et du soin passé en cuisine pour nous nourrir. Le choc des cultures, comme il se doit lorsque l’on passe du temps avec une étrangère.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Je nous croyais amies [Ft Keeki Nagareboshi]   Mer 21 Oct - 11:33





Keeki x Elvire
« Mieux vaut être méprisé et le savoir qu'être méprisé et s'entendre flatter. » Shakespear


Mon amie se lança aussi dans un tirade sur sa façon de voir les choses quand à ces matchs. Cela différait totalement de ma façon de voir les choses. Elle ne voyait aucun intérêt à faire équipe avec des inconnus, préférant largement la synchronisation de son équipe. Alors pourquoi y allait-elle ? Je n'eux pas le temps de poser la question, à croire que Keeki était télépathe. C'était pour sa soeur qu'elle y allait. Celle-ci, apparemment, était toute excitée à cette initiative. Voilà pourquoi mon amie y allait. Pour sa soeur. Sur cette conclusion, nous prîmes nos baguettes, les brisant avant de commencer à manger. Comme d'habitude, elle mangeait peu. Trop peu pour une sportive. Pourtant, je gardais le silence, l'observant du coin de l'oeil. Sa santé m'inquiétais. Elle pouvait s'évanouir d'un moment à l'autre. Ses baguettes s'agitant sous mon nez me tirèrent de mes pensées.

- Dis-moi, que souhaite-t-on avant de manger, en Espagne ? Enfin, comment le dit-on ? Il y a une formule pour souhaiter un bon repas à ceux avec qui l’on mange, n’est-ce pas ?

- Euh ... Oui !

Je n'eus pas à me creuser la tête très longtemps, sachant que mon espagnol n'était pas parti bien lien. J'en avais toujours l'accent ! Je souris à Keeki :

- Buen provecho ! C'est pour souhaiter un bon appétit à nos compagnons de table !

Mon sourire perdit un peu de son éclat en voyant que l'appétit de mon amie n'était pas au meilleur niveau. J'aurai voulu me taire, réellement, mais la petite réflexion quitta mes lèvres sans mon conssentement :

- Enfin, quand ils ont de l'appétit ...

A peine sortit que je regrettais mes paroles.  

- Pardon.

Je baissais les yeux vers mon repas.




© Kibara sur Epicode..
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Je nous croyais amies [Ft Keeki Nagareboshi]   Jeu 31 Déc - 11:01

I thought we were friends.
Elvire & Keeki ~♥

Il ne te faut qu'un instant pour répondre à ma question curieuse, et je m'amuse à entendre ton accent employé dans une formule de chez toi. Tes origines s'entendent, et les consonances que tu donnes à certains mots que notre dialecte ont un côté mignon. Craquant. Il y a quelque chose de pur et d'innocent chez toi, sans que tu ne le sois tout à fait. Un peu comme elle. En deux petits mots, je suis comme transportée ailleurs. L'Espagne. C'est exotique, pour moi qui n'ai jamais quitté Tokyo et ses environs, qui ne suis jamais sortie des terres nippones. Un jour, peut-être. Un jour. Par mimétisme, j'essaie de répéter ce que tu as dit. « Buenu... purove...cho ? » Ça m'arrache un rire. J'ai sans doute l'air ridicule, je le sais bien. Mais je sais aussi que tu ne me jugeras pas pour si peu. Oh, non. Toi, tu as bien mieux à faire que te rire d'un accent que je n'aurai jamais, et d'une prononciation bancale de ta si belle langue natale. Oh, non. Toi, tu es bien plus cruelle, bien plus incisive.

Quand ils ont de l'appétit. Quand ils ont de l'appétit. Je frissonne, et contemple mon assiette. J'y ai à peine touché, et sans grande envie il est vrai. Je ferme les yeux, un instant. Pardon. Quand je les rouvre, les tiens sont baissés vers ton propre plat. Tu n'oses pas affronter mon regard. Tu n'oses pas affronter ton erreur. Mes doigts serrent sur les baguettes. J'ai l'impression que je vais finir par en briser une. A la place, pour m'occuper les mains et l'esprit, ne serait-ce qu'un minimum, je m'acharne sur l'un des makis. Il tombe en miettes. Les grains de riz tombent, les morceaux de surimi suivent la course. On ne joue pas avec la nourriture. J'y décharge une frustration que je ne veux pas laisser éclater sur toi. Tu ne mérites pas ça. Tu t'inquiètes. Rien de plus. Rien de plus. Je garde le silence, et j'ai l'impression que tout le restaurant s'est tu. Pourtant, j'entends toujours le son des voix, celui des baguettes qui grincent contre la porcelaine des plats, des éclats de rire ou un quelconque objet qui tombe, dans un bruit sourd. C'est quand j'entends un verre s'éclater contre le sol que je me décide à te regarder à nouveau. Tu sais que tu as fait une erreur. A quel point en as-tu conscience ?

J'esquisse un sourire, il se veut railleur et des moins avenants. « De quoi je me mêle ? » J'ai sifflé entre mes dents, c'était pour ne pas crier. Ne pas faire un scandale. Les murmures, souvent, sont bien plus cruels encore que les cris et les coups. Je sais que tu auras mal. Mais tu m'y forces, Elvire, tu m'y forces. Pourquoi t'inquiéter d'un sort qui n'est pas le tien ; pourquoi m'obliger à te blesser pour que tu ne t'en soucies plus ? Ô, douce Elvire, comme tu fus stupide cette fois-ci. Je joue nonchalamment avec mes baguettes. Ma prise s'est un peu desserrée sur elles. Elles peuvent être sauvées. Toi aussi, ma douce. Réfléchis bien à ce que tu diras. Ne commet pas une nouvelle erreur, où je ne pourrai plus me retenir. « Jamais je ne t'ai demandé ton avis. » Ne réagis pas. Ne réagis pas. Mais tu le feras, n'est-ce pas ? « C'était pour ça, le restaurant, ton invitation ? Pour me tester ? T'as un sérieux problème, Elvire. » Tais-toi, ne dis rien, ne réponds pas. Si tu le fais, c'en sera fini, fini de toi, fini de moi. Fini de notre si belle amitié. Et tu ne le veux pas, n'est-ce pas ? Tu ne le veux pas. Mais tu vas tout gâcher. Parce que je t'y force.
HRP : pardon mille fois pour le retard, j'assure pas ;_____ ; ♥
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Je nous croyais amies [Ft Keeki Nagareboshi]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Je nous croyais amies [Ft Keeki Nagareboshi]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Pêche de nuit, nous avons eu chaud.
» le premier rasemblement que nous avons organisé
» un de chez nous sur le magazine "les routiers"
» Kaymer Westwood - Qui de nous deux, inspire l'autre ?
» Calais BRAVO pour le bonnheur que vous nous apportez

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: HRP :: Corbeille :: RP-
Sauter vers: