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 T A K A R A → "je vais me suicider avec des yaourts périmés."

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MessageSujet: T A K A R A → "je vais me suicider avec des yaourts périmés."    Jeu 29 Mai - 18:00

▬ MA PRESENTATION
GIRLS ARE THE LEADERS
PRÉNOM • Takara ( 宝 | « trésor » ) ; on se demande pourquoi ses parents lui ont donné pareil prénom, parce que pour le côté 'précieux', on repassera. Surnommée fréquemment « Ta-chan » ou « Taka » par sa famille et ses proches. Connue sous l'accronyme de « la Capitaine Sadique » ou « la Tortionnaire » par les filles de l'équipe de basket-ball féminin.
NOM • Kurokawa ( 黒川 | « rivière noire » )
SEXE • féminin, indéniablement.
ÂGE • 17 ans

GROUPE • Kaijo.
RANG • meneuse & capitaine de l'équipe féminine -si possible ?-
PROFESSION • lycéenne en deuxième année & accessoirement tortionnaire de l'équipe de basket féminin – « parce que vous croyez que c'est facile de s'occuper de cette bande de bras cassés ?! »
 
DESCRIPTION PHYSIQUE




« Ta-chan, tu crois pas que tu pourrais t'habiller un peu plus... un peu moins... bref, être plus fille quoi ! T'es gentille avec tes pulls de grand-mère et tes shorts de basketteur viril, mais tu es une pure adolescente en pleine fleur de l'âge, une lycéenne en floraison qui devrait se coiffer avec pleins de petites barrettes et mettre des jupes avec de la dentelle ! Allez, pour faire plaisir à Papa !
'Pas l'intérêt. »

extrait d'une conversation récurrente entre Takara et son père.



Pour une asiatique, Takara est plutôt grande, c'est vrai. Avec son mètre soixante-quinze, elle dépasse un certain nombre de ses consœurs lycéennes japonaises. En revanche, pour une joueuse de basket-ball, elle est loin d'être impressionnante et de sortir du lot. La silhouette svelte et musclée, les jambes longues et les bras un peu maigrelets, la jeune fille ne paye pas vraiment de mine. C'est d'ailleurs agacée par cette imagine de faible fille qu'elle dégage que mademoiselle je-m'énerve-pour-un-rien-et-si-ça-te-plait-pas-c'est-mon-poing-dans-la-gueule s'est mise aux arts martiaux, « histoire de se détendre ». Car s'il est vrai que Takara ressemble de loin à une petite chose fragile, il faut cependant attendre de la voir se déchaîner sur un terrain de basket, hurlant des ordres sur ses équipières et des insultes à faire s'évanouir une bonne sœur sur ses adversaires, courant comme une dératée d'un bout à l'autre du terrain, dégoulinante de sueur et n'hésitant même pas à aller à la faute au contact si c'est nécessaire pour renverser le score, bousculant son adversaire de plein fouet ; une fois qu'on a vu cette Takara là, on perd toute envie d'approcher cette demoiselle qui semblait pourtant si jolie – et elle l'est ; du moment qu'elle n'ouvre pas la bouche et reste immobile. En gros elle est belle quand elle dort. Le reste du temps, elle est flippante.

Indéniablement, Takara a tout de la japonaise de base ; des cheveux bruns comme les trois-quarts de la population, des petites mains fines à la peau pâlotte et des formes féminines peu développées et encore en pleine croissance – pas que cela la dérange particulièrement, les gros seins c'est embêtant pour joueur au basket, alors elle est contente de faire du B en tour de poitrine... Son postérieur est le seul à être un peu plus 'rond', à force de manger des cochonneries sans arrêt – mais c'est pratique pour amortir les chutes. Takara est plutôt passe-partout, ne se distinguant pas vraiment dans la foule et préférant éviter d'attirer l'attention. Le plus souvent vêtue de son uniforme scolaire, comme toutes lycéennes japonaises classiques, ou bien de sa tenue de sport, elle se démarque majoritairement en coiffant ses cheveux de toutes les manières possible, changeant de style sans arrêt. En réalité c'est sa sœur de huit ans, Rin, qui s'amuse à la coiffer tout les matins.

Sinon, vêtue de gros pulls qui cachent ses formes de toutes manière déjà très discrètes et jeans sans fantaisie, la demoiselle ne sort pas spécifiquement du lot. Elle privilégie le confort et le pratique et a pour dire la vérité un style vestimentaire qui aurait de quoi faire hurler de terreur les fashions-victims de sa classe si elles savaient. C'est bien simple, Takara et la mode, ça fait zéro. Elle pourrait être plus mignonne n'empêche, si elle prenait le temps de prendre un peu plus soin d'elle. Elle a toutefois un visage plutôt agréable à l'œil, des traits délicats, un petit nez retroussé et des lèvres fines vierges de tout baiser. Mais le plus agréable chez Takara, plus encore que son ventre plat aux abdominaux délicatement dessinés -ça généralement, ça fout la trouille aux mecs de savoir que cette fille est plus baraquée qu'eux- ou que ses longues jambes de biche, ce sont ses yeux. Deux perles vert-d'eaux, grand iris lumineux et hypnotisants, capable de se transformer en deux feintes ombrageuses lorsque la demoiselle vous fixe de son regard noir et qu'elle s'apprête à vous gueuler dessus – dans ce cas fuyez !


DESCRIPTION PSYCHOLOGIQUE




« la Capitaine ? C'est un monstre, une démone tout droit sortie de l'Enfer ! Cette fille est pas humaine, sérieux ! Je ne sais même pas comment on fait pour ressortir en un seul morceau de ses entraînements de malade et encore, heureusement que la coach est là pour la calmer un peu. Une vraie tortionnaire, en plus elle a des yeux partout et une ouïe de dingue, avec elle pas question de tirer au flanc. Une fois une fille à sécher l'entraînement parce qu'elle voulait sortir avec son petit-ami, et bien la capitaine est allé la chercher au beau milieu de son rendez-vous galant et l'a ramené au gymnase en la traînant par le t-shirt ! Forcément, après un truc pareil, plus personne n'osa contester le moindre de ses ordres et tout le monde est toujours à l'heure pour l'entraînement... en plus il paraît qu'elle est très forte en arts martiaux. Pas étonnant qu'elle soit devenue capitaine seulement six mois après son arrivée au lycée. Puis faut aussi avouer qu'elle est quand même drôlement forte au basket et en fin de compte, quand on la connait, elle est pas si monstrueuse, la preuve la dernière fois j'ai failli m'évanouir pendant l'entraînement et c'est elle qui m'a emmené à l'infirmerie et est restée pour s'assurer que j'allais bien... mais qu'est-ce qu'elle fait peur quand même ! »

une première année de l'équipe féminine.


« Takara ? Ouais, c'est ma kouhai, on se connaît depuis le collège. Lorsqu'elle a débarqué au lycée, elle a pas mit longtemps à s'imposer dans l'équipe comme une pièce indispensable. C'est pas pour rien qu'elle est capitaine ; elle a ça dans le sang. Mener ses troupes, c'est naturel pour elle, Takara sait comment motiver les filles sur le terrain et foutre la trouille à leur adversaire. Même nous les troisième années, on reconnaît qu'elle est la plus douée pour ce poste. Elle gueule beaucoup ouais, mais c'est pas bien méchant au fond et si elle en demande tant à l'équipe durant les entraînements, c'est surtout parce qu'elle se soucie des filles. Elle connaît la défaite, d'ailleurs je suis sûre qu'elle rumine encore l'Inter-lycée de l'année dernière... Faut dire que Takara, elle a un peu tendance à vouloir tout faire elle-même, à tout supporter sans penser à demander de l'aide. Être l'épaule sur qui s'appuyer, la meneuse qui dirige tout et la capitaine qui endosse les fautes et les défaites, elle sait faire c'est certain. Mais l'inverse est plus compliqué. Pas qu'elle ait pas confiance en l'équipe, seulement, elle doit se dire que ça fait partie de ses responsabilités de leader. »


une troisième année de l'équipe de basket.


« Kurokawa-san ? C'est pas la fille qu'est assise près de la fenêtre, celle qui dort toujours en classe là et écoute jamais les profs ? On la connaît pas trop, faut dire qu'elle s'investit pas des masses dans la vie de la classe, apparemment elle est très occupée avec le club de basket-ball... mais de toutes manières, elle semble pas très sociable, restant généralement dans son coin sans trop se mêler aux autres.  Mignonne ? Ouais je sais pas. Elle est pas repoussante, c'est certain, mais elle a rien d'extraordinaire. Même qu'elle a un côté intimidant, avec sa taille haute et ses sourcils froncés. Elle parle pas beaucoup non plus. Mais peut-être qu'elle est juste timide après tout ? »

un camarade de classe.


« Nee-chan est super gentille ! Elle fait super bien à manger et puis elle prend tout le temps de jouer avec Ren et Rin et elle s'occupe toujours de nous, plus que Maman même ! Même si des fois elle crie parce qu'elle en colère contre Papa qui dors dans le salon ou quand Natsu-nii fait des bêtises, ses sourcils sont tout froncés et elle a des rides sur le front, c'est rigolo. Mais Nee-chan fait aussi des câlins et puis elle  joue super bien au basket c'est trop beau quand elle fait voler la balle ! Puis elle est un bêbête et elle a toujours faim, mais bon on l'aime quand même parce que c'est elle qui nous lit une histoire le soir pour dormir ! Même si avant elle nous force à nous laver les dents... »

Ren et Rin, les jumeaux-huit ans-



De manière générale, on peut distinguer trois Takara différentes ; celle à la maison, celle en public et celle sur un terrain de basket-ball. Un paradoxe de fille, pas toujours aisée à suivre et qui ne montrera jamais la même facette d'elle-même selon le lien qu'elle entretient avec une personne. Rares sont d'ailleurs ceux qui peuvent se vanter -ou se plaindre?- de tout connaître de l'intrigante jeune fille.

En famille, Takara se transforme en « mère de substitution », parfaite ménagère qui doit gérer ses trois frères et sœur, en plus de son père qui tient plus de l'adolescent attardé et de sa mère qui joue les abonnées absents pour gagner de quoi nourrir tout ce petit monde. Assurant les tâches ménagères et la préparation des repas en plus de surveiller ses cadets, Takara déploie son énergie à garder la maison en ordre et à éduquer les plus jeunes en l'absence de sa mère, ayant depuis très tôt acquis le sens des responsabilités. Enfant déjà mature pour son âge devenue adulte un peu trop vite, elle a rarement l'occasion de se détendre chez elle et d'évacuer sa frustration autrement qu'en donnant des coups de pieds aux fesses à son irresponsable de paternel et en lui gueulant pour le faire travailler.

En bonne japonaise bien éduquée, Takara a prit l'habitude de porter une sorte de « masque » lorsqu'elle sort, évitant de se déchaîner en public et d'attirer trop l'attention. Plutôt timide et pas franchement douée pour parler aux gens, encore plus aux garçons -surtout si le dit garçon lui plaît- elle cache aisément cette facette de sa personnalité en se montrant froide et silencieuse, restant à l'écart des groupes la plupart du temps. Désintéressée par les études et les activités extra-scolaire qui n'implique pas de faire du sport, elle a du mal à comprendre les filles « normales » de son âge, antithèse de la féminité qu'elle est. Elle soigne vaguement son apparence, mais uniquement pour éviter de se faire remarquer et rentrer dans le lot, se disant qu'avec un look passe-partout, elle avait plus de chance qu'on lui foute la paix. Certains la trouve un peu hautaine, surtout quand elle fait son regard sévère qui lui donne de vagues airs de yakuza, et préfère l'éviter, ce qui lui convient mais la chagrine tout de même quand elle regarde avec une d'envie désabusée ses camarades de classe parler durant la pause.

Heureusement, Takara a le basket, son oxygène. Le seul moment ou elle peut se lâcher complètement, oubliant ses soucis et ses angoisses, c'est sur un terrain. Avec ses camarades de jeu, elle est « elle ». La Takara bien sa peau, naturellement un peu autoritaire, qui gueule parce que ça défoule et qui en même temps veille jalousement sur chacune de ses « filles », attentive à chacune d'elles – parce qu'elles les aiment même si elle sait pas le montrer correctement –, bien qu'elle terrifie les premières années généralement. Sur le terrain, Takara se déchaîne, déployant tout son talent à faire ses passes et ses feintes – sa spécialité. Investie à fond dans son rôle de capitaine, elle n'hésite pas à tout prendre sur elle et à assumer chaque erreur de son équipe, cherchant certainement à se faire pardonner devant quelque Kami pour ses propres fautes d'orgueil de l'année précédente. Avec son équipe, Takara est un peu la « maman ». Une maman sadique, flippante et gueularde, mais une maman quand même.

En gros, Takara c'est une pas-douée de la vie.

Mais maintenant, mademoiselle est également amoureuse. Et pas de n'importe qui, mais de Kyo, son ami d'enfance. Ah, il lui en fallut du temps pour s'apercevoir de ses sentiments à son égard et les avouer surtout. Maintenant, elle est sa petite-amie et elle n'apprécie guère que d'autres filles s'approchent de lui. C'est qu'elle est possessive. L'amour n'a guère arrangé son caractère après tout.



 
VOTRE HISTOIRE




« Nee-chan, c'est bientôt prêt ? J'ai encore faim !
— Ah, Ren a une plus grosse part d'omelette que moi, c'est pas juste !
— C'est même pas vrai d'abord ! Rin t'es rien qu'une menteuse !
— Takara, il faut que tu m'aides par pitié, je trouve plus ma cravate et je vais être en retard à ce rythme !
— Ta-chan, je file ! »

Takara poussa un soupir. Dire que tous les matins c'était ainsi. Bah, pas qu'elle s'en plaignait pour autant, à force elle était habituée à cette ambiance. Et puis au moins, ça rendait la maison plus vivante. Seulement pour le moment, elle n'avait pas le temps de se concentrer sur tout le monde. Tournée face à la gazinière et concentrée sur sa tâche qui était, à ses yeux, bien plus ardue que de marquer un trois points à cinquante secondes de la fin du quatrième quart-temps et avec deux joueurs adversaires en train de la marquer – qu'est-ce qu'elle ferait dans ce genre de cas de figure ? D'abord elle feinterai une passe, puis elle ferait certainement un turnaround pour se débarrasser des gêneurs, et enfin un jump shoot, juste par sécurité. Ou bien pouvait-elle feinter le saut, faire la passe à Nakamura et doubler les adversaires pour reprendre la balle plus loin et se rapprocher du panier...

Sursautant au son du grésillement familier, l'adolescente revint sur terre et se rappela qu'elle n'était pas en plein match, mais bel et bien dans sa cuisine et qu'il lui restait moins d'une heure pour nourrir son petit monde et filer à l'école. Elle gratta la poêle à l'aide de sa spatule en bois et se retourna vers la table, recouverte de plats et de mets en tout genre que ses occupants voraces se disputaient, avant de faire tomber le poisson grillé à point dans les assiettes tendues avidement vers elle. Tablier noué sur les hanches et cheveux attachés en chignon à la vas-vite, elle n'osait imaginer la tête de ses camarades de classes et de ses kouhais s'ils la voyaient ainsi, en petite ménagère au foyer. Plutôt crever.

« Ren, Rin dépêchez-vous de finir de manger et filez à la salle de bain vous débarbouiller ensuite. Natsu, toi aussi et tu as intérêt à boire ta soupe miso sinon je me fâche ! Papa, pour la troisième fois, ta cravate est déjà accrochée à ton cou, mais à l'envers ! Viens là, je vais te l'arranger. Maman, tu oublies ton bento ! »

Sa mère accourt prendre le panier-repas soigneusement enveloppé avant de filer à son travail, toujours pressée qu'elle est. Travaillant dans une agence de mannequinat en tant qu'agent spécialisée pour les mineurs, elle passe plus de temps au travail avec ses « gravures de modes en pleine croissance » qu'avec sa propre famille. Pas que Kurokawa Nadeshiko soit du genre à ignore ou délaisser les siens ; après tout, s'ils pouvaient se permettre d'habiter cette sympathique maison de quartier assez grande pour que chacun ait sa chambre – hormis les jumeaux, qui malgré qu'ils se chamaillaient sans cesse étaient tout bonnement incapable d'être physiquement éloignés l'un de l'autre pour dormir – c'était bien grâce à son investissement dans son métier. Alors Takara le supportait sans se plaindre, assumant le rôle de mère à sa place quand besoin est. Après tout, on ne pouvait pas vraiment se contenter du salaire de son père pour nourrir tout ce petit monde – et Kami, qu'ils étaient voraces tous !

Kurokawa Takeshi s'esclaffe tandis qu'il laisse son aînée rajuster sa cravate et prends le temps de câliner un par un ses enfants, même s'il a déjà huit minutes de retard à son rendez-vous avec son éditeur. Normalement, l'homme travaille à la maison, planchant toute la journée durant sur son manga qui avance plutôt lentement. Insouciant rêveur aux grands idéaux, Takara se fait généralement plus l'impression d'avoir un éternel étudiant de vingt ans qui vit encore chez ses parents à la maison qu'un paternel responsable et admirable. Mais au moins est-il suffisamment digne de confiance pour aller chercher les faux jumeaux à l'école et s'en occuper jusqu'à ce qu'elle ne rentre de l'entraînement pour faire le dîner.

Machinalement, Takara dresse son plan d'attaque de la journée : emmener les jumeaux à l'école, aller au lycée, préparer le nouveau programme d'entraînement avec la coach à la pause de midi, visionnez les vidéos de leur prochain adversaire pour préparer une stratégie pour le match amical de samedi prochain, s'assurer que personne ne joue les absentes pour l'entraînement de ce soir, faire les courses en rentrant, préparer le dîner et les bentos pour le lendemain, s'assurer que Natsu prenne bien un bain ce soir, vérifier l'avancement des planches de Papa par rapport à la date prévue par son éditeur pour les rendre, faire une lessive de délicat avec les chemisiers en soie de Maman …

La jeune fille défait le nœud de son tablier et l'accroche à une chaise tandis qu'elle s'assoit pour avaler rapidement son petit-déjeuner à son tour, tandis qu'elle somme son frère de douze ans de se dépêcher d'aller finir de se préparer, se doutant que ce dernier n'a pas encore fait son cartable, bien qu'elle lui répété constamment de penser à prendre les cahiers dont il a besoin pour le lendemain à l'avance. Natsu est mignon, elle aime son cadet et est ravie de voir qu'il a rejoint l'équipe de basket-ball de son collège dès son entrée à ce dernier, mais Kami qu'il est brouillon et désinvolte ! Une vraie copie de leur père, ce qui n'est pas franchement un compliment, même s'il a également hérité du rire facile de ce dernier et de son optimiste effrayant. Takara se souvient encore quand son frère est né ; elle avait seulement cinq ans à l'époque, mais tout de suite elle s'est sentie envahit d'une énorme responsabilité à l'égard de ce petit être minuscule blottit contre le sein de sa mère et elle s'était promis de faire de lui quelqu'un de bien. C'était son frère après tout, c'était normal qu'elle le protège et lui apprenne « les choses de la vie », comme elle avait déclaré à l'époque, en zozotant un peu parce qu'elle avait perdue deux dents de lait en se battant avec des garçons de la maternelle.

Quand les faux jumeaux étaient nés à leur tour, Takara avait seulement neuf ans, guère plus grande donc, mais elle avait accueillit les nouveaux venus avec la même philosophie. Ses parents étaient bien plus stressé à l'idée d'avoir des jumeaux, se doutant que ce serait difficile ; mais Takara était une fillette responsable et qui aimait diriger. Ses parents avaient sût qu'ils pouvaient compter sur elle pour les aider, comme elle le prouvait déjà en prenant soin de son petit-frère Natsu parfois des après-midi entiers sans se plaindre. Cependant, Nadeshiko s’inquiétait de voir que l'univers de sa fille tournait autour de ses cadets et qu'elle n'avait pas d'autres occupations. Être mature c'était bien, mais il fallait que Takara puisse vivre une vie d'enfant aussi, elle n'avait pas besoin d'être adulte tout de suite.

L'année suivante, Takara découvrait le basket-ball.


◊◊◊◊


A dix ans, Kurokawa Takara était une grande fille qui faisait son bentô toute seule et comme de toutes manières, son père oubliait de venir la chercher une fois sur trois, elle rentrait également toute seule chez elle, ayant mémorisé le trajet. A mi-chemin entre son école et sa maison, il y avait un parc, qu'elle longeait tous les soirs lorsqu'elle rentrait. Celui-ci n'était pas très grand ni même très fréquenté, probablement du fait qu'il n'y avait pas d'air de jeux pour enfants ; en revanche, il y avait un terrain de basket.

Au début, Takara n'y prêta pas vraiment attention, pressée de retourner à la maison et de s'occuper de ses frères et sœur cadets. Jusqu'au jour ou, en passant devant, elle remarqua une bande de garçons en train de jouer sur le terrain. Ils n'étaient que trois et portaient des uniformes de collégiens. Intriguée et un peu curieuse, Takara les regarda jouer, sans rien savoir du basket ni s'y être intéressée auparavant. Pourtant ce jour-là, en voyant ces trois adolescents s'amuser à se poursuivre sur le terrain, se bloquant le chemin, esquivant l'adversaire pour se reculer, viser et tirer... ce spectacle lui apparût comme fascinant.

La fillette resta longtemps à les regarder, oubliant l'heure qui tournait. À un moment, ils furent rejoints par une autre bande d'adolescents, un peu plus âgés visiblement. Les deux équipes se défièrent dans un match et l'admiration de l'enfant pour les trois collégiens monta d'un cran encore en les voyant malmener leurs adversaires, se jouant aisément de ces derniers alors qu'ils faisaient pourtant facilement une tête voire deux de plus qu'eux. La partie fut intense et Takara n'en perdit pas une miette, appuyée contre le tronc d'arbre derrière lequel elle se cachait pour éviter qu'on la remarquer - elle n'était pas sûre de savoir si elle avait vraiment le droit de les regarder. Les perdants repartirent finalement la tête basse en marmonnant des promesses de vengeance alors que les vainqueurs exultaient, se tapant dans la main avec de grands sourires ravis malgré leurs t-shirts trempés de sueurs et leur visage dégoulinant.

A partir de ce jour, Takara s'arrêtait souvent pour regarder les trois garçons jouer sur le terrain, les guettant impatiemment à chaque fois. Elle disait à ses parents qu'elle jouait avec avec des amis de l'école et ces derniers la laissaient volontiers faire, heureux qu'elle se se soit trouvée un passe-temps.

Au début, c'était seulement pour s'occuper et admirer leur jeu qui lui semblait s'apparenter à une danse complexe et sauvage qu'elle ne comprenait pas vraiment. Cependant, au fil du temps, Takara commença à moins regarder les garçons de façon générale et leurs expressions heureuses, se concentrant d'avantage sur la balle, le mouvement de leurs mains et les placements de leurs pieds. Petit à petit, elle se découvrit une fascination réelle pour le basket-ball et une envie grandissante de pouvoir jouer elle aussi.

Ce jour coïncida avec sa rencontre avec celui qui allait devenir l'être comptant le plus au monde pour elle ; Daisuke.

On était en juillet. Les vacances d'été approchaient à grands pas. Protégée de la chaleur accablante par sa casquette de baseball, Takara guettait l'arrivée de ses idoles favorites. Assise à l'ombre d'un arbre, elle prenait son mal en patience, fixant intensément le terrain de street-basket comme si cela allait les faire apparaître plus vite. Au bout d'un moment, n'y tenant plus, elle se leva et se dirigea vers le distributeur de boissons automatique, dans l'intention de prendre une canette de lait à la pastèque - sa lubie du moment, bien qu'elle changeait de parfum toutes les semaines.

Occupée à compter les pièces que lui avait laissé sa mère, elle ne l'entendit pas arriver et sursauta lorsqu'il s'adressa à elle.

« Eh. T'es toute seule, petite demoiselle ? »

Sans même le voir, elle reconnu la voix de l'un des garçons qu'elle admirait. Elle savait qu'il s'appelait Daisuke, ou Dai pour ses deux amis, et secrètement, c'était son préféré des trois. D'abord parce qu'il était le plus beau avec ses cheveux blonds en bataille, lumineux comme le soleil et qui lui donnaient des airs de mannequin, ensuite parce qu'il semblait vraiment gentil, toujours en train de sourire à tout le monde. Mais surtout, c'était le plus fort en basket-ball. Quand il prenait son élan et sautait, elle avait l'impression de voir un oiseau en train de s'envoler.

La petite fille se tourna vers son interlocuteur, lequel était penché vers elle pour se mettre à sa hauteur et la fixait de son regard à la fois incroyablement doux et facétieux. Elle se sentit rougir et hocha simplement la tête, trop intimidée pour lui répondre. Il ne s'en offusqua pas ; au contraire, son sourire s’agrandit encore. Il poursuivit :

« Ça fait un moment déjà que je t'ai remarqué. T'es toujours là quand on vient jouer, mes potes et moi. Tu nous regardes toujours, merci.
Pourquoi ? »

Elle le fixait désormais avec un air vaguement interrogateur. Il lui sembla voir les yeux du garçon pétiller, avant qu'il ne lui donne le plus grand, le plus lumineux et le plus incroyable sourire qu'elle ait jamais vu.

« Bah, ça me rend heureux. D'avoir une spectatrice aussi fidèle et aussi jolie, ça me donne envie de faire toujours de mon mieux, même si on joue juste pour s'amuser. »

La fillette cligna des yeux, surprise. Finalement, elle ne résista pas et lui rendit son sourire, la bonne humeur de ce garçon étant plus contagieux que le pire des virus.

Intérieurement, elle était toute chamboulée sans trop savoir vraiment pourquoi. Ce garçon, ça faisait des semaines qu'elle le regardait de loin, qu'elle l'admirait de cette façon unique qu'on les enfants d’idolâtrer leur héros ; et voilà qu'il était là, devant elle, lui parlant. Mieux encore, il la remerciait pour les observer chaque jours. C'était étrange, mais agréable.

Le garçon s'approcha du distributeur. Il acheta deux bouteilles de soda au melon et lui en tendit une, ne la laissant pas protester, comme quoi elle avait de l'argent et pouvait se payer une boisson toute seule, lui mettant d'office la bouteille dans les mains. C'est ainsi que Takara se retrouva assise sur un banc à déguster son soda rafraichissant avec l'être qu'elle admirait le plus, tandis que ce dernier lui posait toutes sortes de question -et pourquoi elle était ici tout le temps, et elle avait quel âge, et si elle ne s'ennuyait pas trop...

« Je vois, donc tout les jours, pendant que ta mère travaille, toi tu t'occupes de tes petits frères et sœur ? Ça doit être dur à la longue, t'es vachement plus responsable que moi.
Pas vraiment, répondit la fillette. Je suis habituée, et puis ils sont mignons alors j'aime bien être avec eux. Et puis, maintenant je peux aussi regarder Daisuke-san jouer au basket, alors ça me va. »

Elle rougit légèrement et se concentra sur ses jambes qu'elle faisait gigoter dans le vide. Tout plutôt que de croiser son regard.

« Et donc. Tu aimes le basket ? »

Takara sursauta  à la question. Le jeune garçon la fixait droit dans les yeux - et bien que sa mère lui ait souvent répété que c'était malpoli, elle ne pût s'empêcher de le faire aussi - l'air soudain très sérieux.

L'enfant ravala sa salive, prit son courage à deux mains et, se redressant de toute sa hauteur et levant fièrement le menton, déclara le plus naturellement du monde, les yeux brillants :

« Oui, beaucoup ! »

Le garçon sourit - encore et toujours ce sourire magnifique. Il se pencha vers elle, si près que leurs deux fronts étaient presque collés l'un contre l'autre. Elle pouvait sentir son souffle chaud parfumé au melon et l'odeur légèrement salée de sa transpiration.

« Tu veux que je t'apprennes à jouer alors ? »


◊◊◊◊

Takara sourit d'un air un peu nostalgique à ce souvenir. Elle chérissait encore précieusement ces souvenirs de cette époque. Elle qui avait toujours été une grande sœur, elle s'était brusquement découvert un frère aîné adoptif et même toute une bande de « frangins sympathiques ».

Daisuke avait tenu promesse ; il lui avait apprit le basket. Le sien, celui de la rue, un style qui n'en était pas un, un jeu désordonné et imprévisible que Takara avait apprit à apprivoiser, petit à petit. Le basket lui avait permit de laisse ressortir sa frustration, de découvrir une nouvelle « moi », plus forte, plus agressive, plus autoritaire. Elle avait réussi à harmoniser sa personnalité, gardant sa douceur pour sa famille et se lâchant sitôt qu'elle se retrouvait sur un terrain de basket. Au collège, elle avait rejoint le club féminin, se disciplinant un peu aux contacts de joueuses de son âge qui jouait un basket dit plus « classique ». Elle avait réussi à s'ouvrir un peu plus aux autres filles de son âge grace à leur passion commune, se découvrant des partenaires, des sempais, des rivales et des défis à la pelle. Takara jonglait donc entre ses heures de baby-sitting avec ses cadets, prenant soin d'eux et de la maison, ses heures au club de basket et ses week-ends dans le parc avec Daisuke et les autres. Ses notes pâtissaient un peu de l'attention plus que minimale qu'elle leur accordait, mais tant qu'elle réussissait ses examens et parvenaient à éviter les rattrapages obligatoires, ses parents ne l'embêtaient pas avec cela – elle faisait trop à la maison pour qu'ils osent lui reprocher quoique ce soit de toutes manières !

Puis un jour, Daisuke lui annonça qu'il partait. Il avait terminé le lycée et partait désormais étudier à l'étranger, aux États-Unis. Il avait été accepté dans l'Université de Los Angeles, qui était notamment connue pour son équipe de basket-ball universitaire très douée. Il voulait devenir joueur professionnel après tout, il rêvait de grandeur, de gloire et de la NBA... Takara l'accepta avec difficulté, elle qui était si attachée à son mentor et meilleur ami. Elle tenta même de lui avouer ses sentiments, mais cela ne servit à rien et Daisuke partit, lui promettant que pour lui, elle serait toujours sa « petite sœur nippone ». Petite sœur oui... rien de plus.

Takara avait quatorze ans et elle venait de vivre son premier chagrin d'amour. Elle se jeta à corps perdu dans le basket pour oublier ce qu'elle considérait comme une humiliation et une défaite, parvenant à devenir capitaine de l'équipe lors de sa troisième année de collège. Ce fut une sorte de révélation pour cette meneuse de troupe née, qui mena son équipe d'une main de fer, mais toujours en se souciant de ses joueuses. Elle remporta cette année-là le trophée de l'Inter-collège avec ses camarades et prit ses dispositions suite à cela pour entrer à Kaijo, lycée réputé pour avoir une équipe féminine plutôt correcte, même si le niveau était moindre par rapport à leurs confrères du club masculin, et des installations tout a fait adéquates. Sûre d'elle et de ses compétences, Takara parvint à devenir capitaine de l'équipe peu de temps après son entrée au lycée, un fait rare pour une première année. Le rappel à la réalité fut douloureux...  

Lors de l'Inter-lycée de cette année, Takara et l'équipe ne parvint même pas à dépasser le deuxième match. Une défaite totale et une épaule déboîtée pour la capitaine et meneuse, qui avait mal fort calculé son saut alors qu'elle tentait de faire un lay-up et qu'elle s'était retrouvée face à son adversaire qui voulait la contrer... Trop énervée, trop pressée, trop sûre d'elle, et voilà le prix qu'elle payait pour son arrogance. Il fallut deux mois à la jeune fille pour s'en remettre physiquement, mais sa fierté en avait prit un coup et désormais, Takara était consciente qu'aussi talentueuse elle pouvait être, elle ne devait pas prendre la grosse tête pour autant. Ne pas confondre confiance en soi et arrogance ; Takara avait désormais retenue la leçon. La jeune fille se reprit, fit plus attention à ses équipières, doubla le régime d'entraînement pour les renforcer et s'imposa un rythme de travail tout aussi dantesque. Elle commença à donner des conseils à son frère, qui avait décidé de se mettre au basket lui aussi, suivant son exemple. Elle s'ouvrit un peu plus aux autres membres de l'équipe, s'excusant auprès de la coach et des sempais pour ses erreurs passées et promettant qu'elle ferait mieux.

Takara serra les poings avec conviction. L'année prochaine, elles gagneront. L'année prochaine, les filles de Kaijo seront les meilleures.

« Nee-chan, pourquoi tu souris bizarre ?
― Nee-chan, t'as un grain de riz au coin de la bouche.
― Reste pas plantée dans le couloir comme une cruche, on va être en retard en plus !
Ah, merde ! Rin, Ren, vos chaussures ! Natsu, dépêche-toi un peu et pense à prendre ta casquette, il fait chaud ! Papa, mais pourquoi t'es encore là, grouilles-toi et va voir ton éditeur ou tu vas finir viré bordel ! »


◊◊◊◊


« Bon alors. Tu craches le morceau ou quoi ? Qu'est ce qui t'empêche de dormir ce soir ? »

Takara ne répondit pas de suite, se contentant de froncer les sourcils et de soupirer. Cela ne suffit cependant pas à décourager Allie. Après tout, la jeune fille l'avait encore une fois appelé en pleine nuit, l'informant qu'elle l'attendait au terrain habituel.

L'américaine était venue, comme toujours, ne pouvant résister à l'appel de sa meilleure rivale. Elles avaient enchaînés les one-on-one des heures durant, transpirant et courant sur le terrain de street. Les gestes de Takara étaient toujours aussi agressifs et prompts que d'ordinaire, la capitaine de Kaijou faisant honneur à sa réputation de dragon. Mais finalement, épuisées et terminant sur un énième match nul, les deux jeunes femmes avaient commencé à rassembler leurs affaires. Encore une nuit blanche bien remplie, à jouer comme elles seules savaient le faire. L'aube serait là d'ici quelques heures, en attendant les deux amies-ennemies allaient rentrer chez Allie et s'endormir blotties l'une contre l'autre, comme souvent. Leur relation était décidément terriblement complexe à comprendre.

Mais avant de rentrer, la Smith avait diablement envie de savoir ce qui tracassait sa camarade ce soir. Elle prit une gorgée d'eau, sans la quitter des yeux tandis que la Kurokawa s'étirait pour détendre ses muscles encore brûlants sans doute.

« Tu t'es encore disputée avec Kyo ? »

L'autre tressaillit. Allie haussa un sourcil. Touché. La relation liant l'adolescente à son petit ami était après à l'image de leurs caractères respectifs, tout feu tout flamme. Il n'était pas rare qu'ils se prennent la tête, même maintenant que Takara avait réalisé ses sentiments et qu'ils s'étaient mit en couple -enfin, avait envie de dire Allie. Il avait quand même fallut que la Kurokawa fasse l'erreur de sortir avec Kise avant cela. Personne n'avait comprit d'ailleurs qu'elle rompe avec lui par la suite – larguer un mannequin, sérieusement ?!

Quoiqu'il en soit, depuis qu'ils étaient ensemble, la jalousie possessive de Takara n'avait fait que grandir, à la hauteur de l'amour qu'elle portait à Kyo, ce qui donnait parfois lieu à des disputes stupides, qui ne duraient jamais fort heureusement.

« Alors ? » insista Allie, consciente qu'elle avait touché juste.

« Ouais... plus ou moins. » répondit vaguement Takara en ramassant son ballon. Sentant le regard de sa rivale sur elle, et consciente qu'elle ne la lâcherai pas, elle consentit à développer : « On était chez lui... ses mains sont devenues baladeuses, je lui ai fout mon poing dans la gueule. »

Allie explosa de rire.

« Ahah, la vierge effarouchée sérieux ! Tu sais, un jour faudra que t'y passes n'empêche. »

« La ferme grand-mère ! Quand je serai prête, point barre ! » se récria Takara en lui balançant son sac au visage, que Allie esquiva en riant.

Elles continuèrent de se chamailler tel des enfants tout en remballant leurs affaires et en prenant le chemin du retour. Elles étaient si prises dans leur conversation, agrémentée de rires et d'insultes qui chez elles étaient un simple moyen de se prouver leur affection, qu'elles ne regardèrent pas avant de traverser.
Erreur fatale.

Takara ne comprit pas. Il y eut un crissement de pneu, un cri, une main qui la pousse en arrière et puis un choc. La jeune femme roula au sol, sa tête cognant violemment contre le bitume. Des étoiles noires dansèrent devant ses yeux, tandis qu'elle tentait de se redresser à l'aide de ses coudes, grimaçant. Bon sang, qu'est-ce qui s'était passé ? La voiture... Elle tourna la tête, cherchant Allie des yeux. Ses yeux s'écarquillèrent de terreur.

« Allie ! » hurla la jeune fille.

Elle gisait, quelques mètres plus loin. Immobile et dans une mare de sang. Takara se releva, trébuchant. Elle ignora la douleur qui fusait en elle et se précipita au chevet de son amie. Elle n'entendit même pas le conducteur qui sortait de sa voiture et appelait les urgences. Non, elle ne voyait que le corps d'Allie, sur lequel elle pressait ses mains pour tenter de la faire revenir parmi les vivants, compressant sa poitrine en l'appelant d'une voix hachée par les sanglots tandis que les larmes dévalaient ses joues.

La suite ne fut qu'un brouillard confus. Les secours arrivèrent. Les ambulanciers durent s'y mettre à trois pour faire s'écarter Takara, qui suppliait pour qu'on aide son amie. On l'emmena à l’hôpital et on s'occupa de ses quelques contusions, lui bandant la tête et le poignet qu'elle s'était foulée, puis on la laissa dans le couloir, seule, tandis qu'on avait emmené Allie en salle d'opération pour tenter l'impossible. On appela leurs parents. Le téléphone sonna dans le vide chez elle. Takara se sentait... vide. Aussi, quand elle vit le médecin ressortir de la salle et secouer négativement la tête, elle ne put en supporter d'avantage.

Elle sortit de l’hôpital sans attendre, les yeux brouillés par les larmes et le cœur en miette... Il n'y avait qu'un endroit ou elle voulait être désormais, un seul être qu'elle voulait voir.

Et maintenant, que vas-tu faire, petite guerrière brisée ?



 
WE GIRLS GONNA TAKE CONTROL
PSEUDOPedobear
SEXE • jamais le premier soir /poutre/
ÂGE • 19 printemps -majeur et vaccinée, j'ai même pas la rage !- /meurt/

DOUBLE-COMPTE • nop ♪
ÊTES VOUS UN PRÉDÉFINI • personnage original.
VOTRE PRÉSENCE SUR LE FORUM • hum, difficile à dire... j'essaierai un peu tout les jours, mais j'ai des horaires qui fait que c'est très variable. Au moins deux/trois fois par semaine sûr.
COMMENT AVEZ-VOUS TROUVÉ LE FORUM • en poursuivant un chien ♥ *vamourirdansuncoin*

AUTRE • bah c'est cool ici, ça fait un moment que je 'stalke' le forum en me disant "je m'inscris, je m'inscris pas ? ><" puis finalement j'ai craqué et j'ai cédé à la tentation ! ♥ autrement j'aurais une question, est-ce possible d'être la capitaine de l'équipe de Kaijou ?
©Dita | EPICODE °


Dernière édition par Kurokawa Takara le Sam 31 Jan - 21:32, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: T A K A R A → "je vais me suicider avec des yaourts périmés."    Jeu 29 Mai - 18:11

Bienvenue amie de Kaijo *w*
Courage pour la suite de ta fiche
Et au plaisir de te voir sur la cb ou en rp ^w^
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MessageSujet: Re: T A K A R A → "je vais me suicider avec des yaourts périmés."    Jeu 29 Mai - 18:28

Oh. KAIJOU EN FORCE. keur.

Ton perso m'a l'air fort intéressant, hâte de le voir in rp, vraimeeeent. ♥
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MessageSujet: Re: T A K A R A → "je vais me suicider avec des yaourts périmés."    Jeu 29 Mai - 18:36


AIDEN → nya merci c'est très gentil ♥ et oui, une autre Kaijo !

KAHEI → YEAH KAIJO POWA ♥ merci beaucoup, je dois dire que j'adore ton perso aussi (oui j'ai fais un tour sur ta fiche pour voir la tête de mes 'futures coéquipières' ET J'AI MEME PAS HONTE J'SUIS UNE STALKER) *crèved'enviedefaireunrpfuturavectoimaisosepasledire* hahem
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MessageSujet: Re: T A K A R A → "je vais me suicider avec des yaourts périmés."    Jeu 29 Mai - 18:39

KAIJOUUUU ! Bienvenue, bienvenuuueee ! ♥


Spoiler:
 

Merci pour cette signature tellement fab, Shoichi ! :p

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MessageSujet: Re: T A K A R A → "je vais me suicider avec des yaourts périmés."    Jeu 29 Mai - 18:40

Kaijo. Je t'aime.
WELCOUME ♥
(Et oui c'est possible d'être capitaine, il ne me semble pas que le poste soit déjà occupé :3)
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MessageSujet: Re: T A K A R A → "je vais me suicider avec des yaourts périmés."    Jeu 29 Mai - 19:08

Ma liste est à jour donc oui c'est possible :3
Bienvenuuuuue :3


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MessageSujet: Re: T A K A R A → "je vais me suicider avec des yaourts périmés."    Jeu 29 Mai - 20:03


KISE → merci merci ♥ ET VIVE KAIJO (et je mets des coeurs partout c'est pas possible, mais c'est parce que voilà quoi, peace&love /poutre/)

KASAMATSU → KASAMATSU SEMPAI ♥ *ceciestlemessageleplusinutiledumonde*

AOMINE → merci beaucoup <3, oh bah c'est cool alors si je peux être capitaine, j'étais pas sûre pour le coup !
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MessageSujet: Re: T A K A R A → "je vais me suicider avec des yaourts périmés."    Jeu 29 Mai - 20:34

Bienvenu parmi nous ~
Amuse-toi bien et au plaisir de te voir en rp :3
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MessageSujet: Re: T A K A R A → "je vais me suicider avec des yaourts périmés."    Ven 30 Mai - 11:49

YUKi → merci ♥ quel accueil quand même !

au passage je signale que ma fiche est terminée ! s'il y a des choses à modifier, surtout dîtes-le moi !
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MessageSujet: Re: T A K A R A → "je vais me suicider avec des yaourts périmés."    Ven 30 Mai - 12:09

Et bien, quelle fiche!
Très sincèrement, elle m'a énormément plu. On s'attache vite à ce personnage haut en couleur et pourtant très humain mine de rien! En plus, rien de trop hors-norme, tout passe comme une lettre à la poste! En ce qui me concerne, j'ai adoré te lire et j'ai même hâte de dévorer tes rps ( voir même d'avoir l'occasion d'rps avec toi, qui sait? ♥)

Bref, en plus avec cet avatar sublime et cette signature de fifou, je ne vois rien à redire en ce qui concerne une VALIDATION en bonne et due forme ♥

BIENVENUE A KAIJO!



Validation



Hiii ! Bienvenue officiellement comme membre validé sur Kuroko No Basuke !

Comme tu peux le remarquer, ceci est un message bateau, mais c'est avant tout pour faire des petits rappels après validation, à savoir :

- Tu peux aller réserver ton avatar dans la partie appropriée (sauf si tu es un personnage du manga)

- Nous t'invitons à créer ta fiche de relation qui te servira aussi de répertoire RP !

- Ne soit pas timide pour les demandes de RP, fais-en une directement ou va chercher le joueur avec qui tu souhaites Rp par MP, personne ne mord ici !

- Passe nous voir dans le flood ou sur la CB si cela te tente, Satsuki aime trainer par là-bas régulièrement, y'a des chances que tu l'y chopes !



Et surtout, amuse toi bien !




© Nye-Hael sur Epicode
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MessageSujet: Re: T A K A R A → "je vais me suicider avec des yaourts périmés."    Sam 31 Jan - 21:34

REBOOT.
juste donc, ajout d'un paragraphe sur son mental et d'un passage de son histoire pour faire avancer les choses 8D ♥

( j'en profite au passage pour faire ma chieuse ; Stain est passé dans le groupe des civils, si vous pouviez lui mettre la bonne couleur ça lui ferait plaisir! merchi d'avance à vous keur keur et amour )
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MessageSujet: Re: T A K A R A → "je vais me suicider avec des yaourts périmés."    Sam 31 Jan - 23:38

C'est OK ma Pépite !
(Stain est passée en civile donc voilà, désolé j'ai oubliée de le faire !)
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MessageSujet: Re: T A K A R A → "je vais me suicider avec des yaourts périmés."    

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T A K A R A → "je vais me suicider avec des yaourts périmés."
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