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 [Avec Haizaki Shougo] Tu me fais tourner la tête~

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Pivot
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MessageSujet: [Avec Haizaki Shougo] Tu me fais tourner la tête~   Dim 12 Mar - 19:00



Avec Haizaki Shougo

Tu me fais tourner la tête~


(Et ça me donne la gerbe, arrête)




Alraun claqua la porte. Elle avait le souffle court et la tête lui tournait, sans doute à cause d'une surcharge d'adrénaline. Elle avait l'impression que tout son appartement tanguait, alors même qu'elle n'était ni malade, ni saoule. Son état était était juste dû à une surcharge émotionnelle. Ça faisait trop. Trop d'un coup. Elle ne savait plus où elle en était.

Vraiment, il n'y avait que Haizaki pour la mettre dans un tel état de nerf.

Se laissant glisser au sol, elle réprima un sanglot. Tu ne vas pas pleurer à cause de ce crétin, en plus, idiote ?!  C'était ridicule, elle avait l'impression d'être dans un film à l'eau de rose de série B. Sauf qu'elle n'avait pas l'allure de la parfaite héroïne douce et fragile des romans arlequins. Et que non seulement le mec qui était la cause de son désarroi n'avait rien d'un prince charmant mais il, en plus, ne voyait certainement pas en elle ne serait-ce qu'un plan cul potentiel... Encore moins une petite amie.

La basketteuse serra les poings contre son crâne et s'infligea un coup comme pour se punir d'avoir pensé pendant une seconde à une quelconque relation avec ce sale type. C'était complètement absurde. En temps normal elle détestait ce genre de mec. À quel moment est-ce que tout avait basculé ? À quel moment est-ce que la situation était à ce point devenue incontrôlable ?

Oh, elle ne regrettait pas de l'avoir secouru quand il avait été agressé. Si c'était à refaire, elle le referait. Même en étant complètement en rage contre lui, elle ne lui souhaitait pas d'être grièvement blessé. Mais pourquoi il avait insisté pour la revoir, lui, d'abord ? C'était quoi cette histoire pourrie de « je veux payer ma dette » ? Quelle dette ? Elle l'avait aidé par principe, pas pour qu'il vienne lui lécher les pieds après, hein. Bon, ok, en parlant de dette, il l'avait clairement remboursée : son aide avait été plus que bienvenue quand elle avait vu les prémices d'un harcèlement à son encontre, au lycée... Maintenant plus personne ne l'emmerdait. Mais quand-même. Après avoir payé sa prétendue dette, il aurait aussi bien pu se faire la malle et fin de l'histoire.



Oui, c'est vrai, cette fois-ci, c'était elle qui avait merdé. Elle avait tenu à le remercier en lui offrant un verre. La blague. Rembourser une dette de dette, bonjour la situation ridicule. Et l'autre imbécile il avait accepté. Pourquoi, d'ailleurs ? Allez comprendre.

De fil en aiguille, ils avaient continué à se voir. Au début avec des prétextes. Puis ils n'en avaient plus eu besoin. Alraun avait commencé à déceler chez Haizaki une personnalité qu'elle ne soupçonnait pas : derrière son côté brut de décoffrage, elle avait découvert un type loyal, drôle, passionné et... passionnant. De temps en temps, elle devait le recadrer quand il disait des conneries réacs sur les femmes ou les gays, mais c'était marrant... Ça pimentait un peu leurs échanges. Et puis dans les relations, il y avait des hauts et des bas, c'était pas un drame... Fallait juste qu'ils s'accordent et ils y arrivaient de mieux en mieux. Enfin, c'est ce qu'elle avait cru, jusqu'à aujourd'hui.

Parce qu'il avait fallu que ce soit aujourd'hui qu'elle se rende compte que ce mec était un type du genre homophobe violent. Aujourd'hui, alors qu'elle avait commencé à accepté qu'elle éprouvait pour lui un peu plus que de l'amitié et qu'elle était allé le voir, le cœur un peu battant, juste pour vérifier que ce qu'elle ressentait pour lui était bien ce qu'elle croyait. Aujourd'hui. Il avait fallu que tout ça se passe ce. putain. de. jour. là.

Enfouissant sa tête dans ses bras, Alraun laissa échapper un gémissement de frustration alors que des larmes roulaient finalement sur ses joues. Putain, comment est-ce que tout avait pu s'envenimer à ce point ? En l'espace de si peu de temps ? C'était à n'y rien comprendre.

Ils s'étaient retrouvés comme d'ab, à un de leur bar préférés. Alraun avait commandé un jus d'orange et Haizaki l'avait vanné une fois encore parce qu'elle buvait toujours pas d'alcool (« on est mineurs ! » « ouais ouais, plus pour longtemps, alors décoince-toi un peu »  « dans tes rêves » ). Il avait commencé à se vanter au sujet de son habileté à conduire sa moto. Il se vantait tout le temps de toute façon. À croire qu'il avait peur qu'on oublie qu'il était un chouette type. Alraun ne l'oubliait pas. En plus, fallait admettre qu'il avait la classe, sur son engin. Mais la basketteuse s'était bien gardé de le lui dire, il avait les chevilles bien assez gonflées comme ça.

Comment la discussion avait-elle tournée aussi mal, Alraun ne s'en souvenait pas. Haizaki avait dû sortir une énième fois une insulte au sujet des gays. Elle avait réagit, sérieusement. Il l'avait provoqué, encore. Elle avait répondu, à bout de nerf, que Fetzen était gay et qu'elle n'aimait donc pas l'entendre rire de cette orientation sexuelle, dans l'espoir qu'Haizaki fasse amande honorable. Après tout il savait à quel point elle aimait son frère. Et lui-même avait un frère auquel il tenait tout autant. Il ne pouvait que comprendre, pas vrai ?

Il n'avait pas compris.

Alraun ne se souvenait même plus ce qu'il avait répondu. Mais c'était cruel. Au final, elle se souvenait juste de la rage et du désespoir cuisant qui l'avaient submergée comme un torrent.

La claque était partie toute seule.

Encore maintenant, elle se souvenait du bruit sec raisonnant contre les murs du bar quasiment vide, puis du silence pesant qui avait semblé durer une éternité. Au moment même où elle avait vu le regard de Haizaki, Alraun avait réalisé son erreur. Mais la colère encore cuisante l'avait empêchée de prononcer ne serait-ce qu'un mot d'excuse. De toute façon, ça n'aurait pas suffit. On ne frappait pas Haizaki Shougo, pas sans en subir les conséquences. Surtout qu'il ne savait pas défendre son honneur autrement qu'avec ses poings. Et si Alraun savait se battre un minimum, elle savait pertinemment que face à un type qui avait pratiquement passé sa vie à se bastonner dans les rues de Shizuoka et de Tokyo, elle n'allait certainement pas s'en sortir indemne.

Elle ne s'était pas protégée quand il l'avait plaquée contre le mur le poing levé. À quoi ça aurait servit de toutes façons ? Non, elle s'était contenté de le défier du regard, impuissante. Frappe-moi si tu l'oses. Et elle ne doutais pas qu'il oserait. Il avait au moins cette qualité de ne pas faire de discrimination positive. Et effectivement, le coup était parti. Mais le poing de Haizaki s'était fiché dans le mur, plutôt que dans le visage de la basketteuse. Et si elle en croyait le sinistre craquement qui avait résonné juste à côté de son oreille, il y avait mis toute sa force. Malheureusement pour ses phalanges.

Après, il était parti, non sans vomir des paroles assassines. Alraun n'avait pas écouté. Elle avait juste essayé d'intégrer ce qui venait de se passer. Et ça faisait beaucoup. Trop. Il y avait quelques minutes seulement, ils étaient en train de rire en buvant un verre, mais ses minutes lui avaient alors semblé être des siècles.

Et maintenant, elle était là, chez elle, la tête dans les bras à pleurer sur ses émotions en vrac. Au fond elle l'avait bien cherché. Elle aurait dû s'écouter dès le départ et repousser ce type au moment où elle avait pensé qu'il était bien trop du genre zonard pour qu'elle puisse traîner avec lui. Mais elle avait joué avec le feu, et elle avait perdu. Et la brûlure était affreusement cuisante.

Relevant un peu la tête afin d'essayer ses joues rageusement d'un revers de la main, elle attrapa son téléphone. Dans cette situation, il fallait qu'elle arrête de se morfondre et qu'elle trouve le moyen de se sortir la tête de l'eau. Et elle savait que Tali pouvait l'y aider. Elle avait besoin d'une personne de confiance capable de lui remettre les idées en place, et sa meilleure amie était très douée pour ça. De toute façon, elle ne pouvait en parler à personne d'autre... Elle n'avait pas parlé de Haizaki à sa famille, de peur de les inquiéter, et elle n'avait pas vraiment d'autres amis proches en dehors de Tali, au Japon. À part Haizaki peut-être... L'idée lui fit à nouveau monter les larmes aux yeux. Mais elle secoua la tête, ravala ses larmes et commença à taper son message.

Citation :
Coucou Tali, j'aimerais qu'on s'appelle quand tu auras ce message. Enfin quand tu auras le temps. J'ai la tête en vrac et j'ai besoin de tes conseils. Je crois que je suis amoureuse de Haizaki. Ouais désolée, c'est soudain, mais je peux plus garder ça pour moi, là. Parce que je viens de passer la pire sortie de ma vie avec lui. On en est venus aux mains, et je sais plus quoi penser, si vaut mieux que je coupe les ponts, ce que je dois faire, je suis complètement perdue. Je sais pas ce qui est le plus douloureux, l'idée de plus le voir, ou l'idée de le revoir. T'inquiète pas outre mesure, je suis pas à l'article de la mort non plus, mais tes conseils seront plus que bienvenus. Bisous.

Elle relu plusieurs fois son message, pas sûre d'être satisfaite de la manière dont elle exprimait les choses. Avec un message pareil, Tali allait mourir d'inquiétude. Mais Alraun ne voyait pas comment elle pouvait exprimer les choses autrement sans être malhonnête. Haizaki lui avait vraiment retourné aussi bien le cœur que le cerveau et elle avait l'impression de se noyer dans des eaux troubles. Elle entra distraitement le nom du destinataire et appuya sur le bouton envoyer.

...Avant de réaliser qu'elle ne venait pas d'entrer le nom de Tali.
Elle venait d'envoyer le message à Haizaki !

Putain de bordel de merde, annuler annuler annuler !!!
Rien à faire le message était déjà parti. Alraun leva les yeux de l'écran de son téléphone, le regard vide. Avant de laisser éclater sa rage et d'envoyer l'appareil contre le mur, qui vola en éclats, la batterie se séparant de la coque, les différents morceaux s'éparpillant aux quatre coins de la pièce.

Bordel, si elle avait pu se jeter elle-même contre le mur, si elle avait pu se mettre en veille comme un appareil électronique quelconque, pour ne plus rien avoir à ressentir, elle l'aurait fait. Mais elle était désespérément humaine.

« -Putain, putain, putain, putain.... »


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