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 Du fond du coeur, merci.... [ PV Aomine ]

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Aoki Kureha



Messages : 14
Date d'inscription : 08/10/2016

MessageSujet: Du fond du coeur, merci.... [ PV Aomine ]   Lun 10 Oct - 23:37

⎡Du fond du cœur, merci…  ⎡
avec Aomine Daiki


 
Les faits remontaient à deux mois environ. Kureha venait de terminer un concert qu’elle donnait dans une salle de quartier Ginza. C’était une salle dont elle avait l’habitude et dont elle connaissait parfaitement la configuration. C’était le dernier concert d’une série de cinq et la jeune chanteuse ne cachait pas une certaine fatigue après s’être autant donnée sur scène.

Comme à chaque fois, il était de coutume que l’équipe se retrouve dans un bar à proximité de la salle de concert pour boire un verre ensemble et débriefer sur les événements. C’était surtout l’occasion de décompresser et de boire plus que de raison pour tout le monde. Sauf pour elle. Elle avait encore beaucoup de choses à faire à l’université et elle ne pouvait se permettre le luxe de se taper une gueule de bois.

Finalement, ce soir-là Kureha avait préféré rentrer chez elle. Elle aurait très bien pu profiter de l’ambiance sympathique sans boire d’alcool mais vraiment, sa fatigue qui recommandait d’aller se coucher. Elle avait donc salué les différents membres de son équipe puis elle s’était engagée dans les rues de Tokyo pour retourner à son domicile.

Ce qu’elle avait hâte de retrouver son paisible appartement et de se faufiler dans son lit douiller plein de coussins moelleux. A l’heure qu’il était, Hideaki devait déjà dormir depuis un moment. La connaissant, elle se sera certainement assoupi dans le canapé en attendant son retour…. Elle était adorable.

En temps normal, entre la salle de concert et l’appartement il ne fallait pas plus d’une vingtaine de minutes. Mais ce soir-là, le trajet mit beaucoup plus de temps….

Alors qu’elle passait à proximité d’un endroit sombre et peu rassurant, Kureha fit la mauvaise rencontre de deux garçons aux intentions belliqueuses. Ils avaient profité des ténèbres offerts par la nuit pour coincer la chanteuse dans une impasse en vue de la détrousser de tout ce qu’elle possédait. Son sac à main, son téléphone portable…. Kureha avait eu beau se débattre, elle ne pouvait pas faire grand-chose vu sa toute petite taille et sa frêle corpulence.

Kureha s’était débattue. Elle avait crié. Elle avait même mordu. Cela lui avait valu une gifle monumentale qui l’avait presque assommé sur le coup. Honnêtement, ce qui s’était passé ensuite, elle n’en gardait plus qu’un vaste souvenir. Elle se souvenait juste qu’un garçon était arrivé et avait donné une bonne leçon aux deux autres.

Cet inconnu tombé du ciel l’avait ensuite aidé à se relever en lui demandant si tout allait bien. Il lui avait rendu son sac à main et son téléphone qu’il avait miraculeusement ressui à récupérer. Kureha était encore un peu assommée. A la fois par la gifle qu’elle avait reçue et qui faisait gonfler sa joue douloureusement mais aussi par toute cette histoire qui la choquait plus qu’elle ne l’aurait imaginé.

Elle avait fait le chemin jusque chez elle plus méfiante que jamais. Elle avait tellement hâte de retrouver la sécurité de son appartement. Comme elle se l’était bien imaginé, Hideaki s’était endormie sur le canapé. Kureha la trouvait mignonne de s’inquiéter ainsi pour elle. Elle alla chercher une couverture et elle prit soin de border sa précieuse colocataire avec avant de regagner son lit sur lequel elle s’effondra

Ce garçon qui était venu l’aider, elle ne le connaissait pas. Elle ne l’avait jamais vu. Elle se souvenait juste de ses cheveux d’un bleu foncé comme un ciel d’été crépusculaire. Sa peau paraissait plus foncé que la moyenne des japonais. Ou bien était ce à cause de la nuit ? Quant à ses yeux, ils étaient d’un bleu aussi brillant que des saphirs….

Maintenant qu’elle y repensait, Kureha avait tellement été choquée qu’elle n’avait pas songé à le remercier. Il l’avait pourtant bien aidé. La jeune fille s’était caché le visage de ses mains. Elle s’en voulait terriblement de n’avoir pas été capable de lui dire qu’un simple «  merci » ou d’avoir pensé à lui demander son nom…. Vraiment, quelle idiote elle pouvait être …

Depuis cet évènement, Kureha n’avait eu de cesse de retrouver la trace de son miraculeux sauveur. Bien évidemment, elle n’avait parlé de cet incident à personne. Elle n’avait surtout pas évoqué son agression avec Hideaki. La connaissant, elle aurait été folle d’inquiétude et elle ne l’aurait plus laissé rentrer seule la nuit. Pourtant, c’était bien Kureha la plus âgée des deux. Et puis le tempérament volcanique et imprévisible d’Akina n’augurait rien de bon. Elle aurait été capable de retrouver les deux coupables pour faire justice elle-même…. Elle se serait attiré des ennuis et Kureha tenait absolument à la protéger plus que tout au monde.

Elle aurait pu se confier à Kise comme elle avait souvent l’habitude de le faire. Mais là aussi, ce n’était pas une bonne idée. Son ami mannequin n’était pas de nature violente mais il pouvait se montrer redoutable si on s’en prenait à ses proches. Et puis… il avait déjà assez de soucis entre son job, ses études et le basket. Inutile qu’elle vienne l’accabler de ses problèmes en plus du reste.

Non… Kureha n’avait rien dit à personne. C’était son secret. Son fardeau en quelque sorte. Mais elle n’avait pas cessé de mener des recherches pour essayer de retrouver le garçon aux cheveux bleutés qui l’avait aidé.

Et c’est par un coup du hasard qu’elle n’espérait pas qu’elle finît par retrouver sa trace ! Alors qu’elle était en cours de Médiéval à côté de son éternel acolyte à lunettes, Kureha était sortie de ses gongs. Excédée par les bavardages incessants d’Imayoshi, son camarade aussi casse-pied que têtu, elle lui avait arraché son cahier des mains pour noter en gros le titre de la leçon qu’il ne cessait de lui demander depuis dix minutes. C’est ainsi qu’une vulgaire photo cornée s’échappa du cahier. Imayoshi la ramassa et il allait la remettre en place quand Kureha la subtilisa. C’est comme ça qu’elle le vit. Le garçon qui l’avait aidé. En tenue de basket au milieu des autres joueurs d’une équipe tout de noir vêtu.

Kureha avait appris de la bouche de son turbulent camarade que le garçon aux cheveux bleus s’appelait Aomine Daiki. Il était son ancien camarade de basket et il étudiait encore à l’académie Tôô. Il n’en fallait pas plus pour satisfaire la jeune fille. Elle tenait enfin la possibilité de remercier celui qui l’avait si précieusement aidé !

~~~~~~~~~~~~

Avec toutes les informations que lui avait fourni Imayoshi, il ne fut pas bien difficile pour Kureha de trouver l’adresse complète de son sauveur. Elle avait longuement réfléchi avant de prendre la décision de se rendre jusque chez lui. Loin d’elle l’envie de le harceler. Elle tenait simplement à le remercier.

Une chose était certaine, elle ne voulait pas venir les mains vides. Mais elle ne connaissait rien des gouts du garçon… Elle aurait très bien pu sonder un peu Imayoshi pour en savoir davantage mais elle avait appris - a ses dépends -  qu’avec lui, aucune information n’est gratuite ! Et il semblait prendre un malin plaisir à la taquiner alors elle ne tenait vraiment pas à lui tendre le bâton pour se faire battre ! Pas folle la guêpe !

Finalement, Kureha s’était rabattue sur quelque chose de passe partout : de la pâtisserie. Elle savait que les garçons ne raffolaient pas vraiment de tout ce qui était sucré mais elle savait aussi que bon nombre d’entre eux adoraient ça et ne voulaient tout simplement pas l’avouer.

Pour l’occasion, Kureha avait mis une jolie robe courte de style bohème. Elle avait laissé cheveux relativement libres et des ballerines à ses pieds venaient compléter cette tenue toute en légèreté. Munie de la boite en carton contenant un assortiment de mignardises aussi belles que gourmandes, elle prit le chemin de la maison du garçon.

Arrivé sur le seuil, Kureha hésita. Et si elle s’était trompée ?

Finalement, elle dut prendre son courage à deux mains avant de frapper à la porte et d’attendre qu’on lui ouvre après quelques longues minutes. C’était lui. Son regard saphir. Ses cheveux coupés courts et de cette couleur si particulière qui les rendait unique.

Kureha déglutit difficilement. Son visage prit une teinte pourpre. Elle s’inclina respectueusement en avant et ses cheveux tombèrent devant elle pour dissimuler un peu son visage

« Bonjour. Je m’excuse de vous déranger. Je… Je m’appelle Kureha Aoki…. »


Elle se redressa mais son regard n’osait pas croiser celui du garçon qui était bien plus grand qu’elle

« Je ne sais pas si vous vous souvenez… mais vous m’avez aidé il y a deux mois…. Des garçons voulez me voler mon sac un soir…. Et… je… »

L’air du garçon paraissait froid et renfrogné. Elle se disait que ce n’était peut être pas une bonne idée de l’avoir dérangé

Elle tendit la boite devant elle pour la lui donner. Plus vite fait, plus vite débarrassé. Il lui faisait un peu peur à dire vrai.

« C’est pour vous… je voulais vous remercier. Je ne sais pas si vous aimez les gâteaux… mais voilà…. Merci… Merci de m’avoir sauvé… »



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Aomine Daiki
Ailier Fort


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MessageSujet: Re: Du fond du coeur, merci.... [ PV Aomine ]   Jeu 3 Nov - 17:37

« Je n'suis pas un héros !  »


Aomine Daiki était un jeune homme des plus ordinaires si l'on excluait son talent particulier pour le basket. En dehors de sa passion, il se comportait comme tout garçon de son âge, et comme tout adolescent qui se respecte le week end c'était grasse matinée ! Si certains sportifs étaient debout aux aurores pour s'entrainer, ce n'était pas du tout le style de l'As de Too qui était aussi connu pour sa flemmardise que pour son talent. Alors forcément, quand un samedi matin sa mère l'avait forcé à se lever parce qu'elle attendait un colis urgent mais devait partir travailler, on ne peut pas dire que le garçon était aux anges. Marmonnant toutes sortes de menaces à l'encontre du personnel postal, il s'était extirpé de son lit au son des remerciements de sa mère qui quittait la maison. Heureusement dans sa bienveillance maternelle, elle avait déjà préparé son petit déjeuner et il n'avait eu qu'à s'installer à table et à manger tranquillement.

Si dans la famille Aomine on préférait les repas typiquement japonais, fidèles à la tradition, Daiki était l'exception à cette règle. Il aimait les fast-food, les snacks, et les petits déjeuners occidentaux. Si bien que rapidement les placards s'étaient remplis de céréales et gâteaux en tout genre pour subvenir aux besoins constants d'un adolescent sportif en pleine croissance. Alors qu'il entamait justement le bol de céréales qu'il venait de se servir, il entendit quelqu'un frapper à la porte. Il venait à peine de commencer ! Le facteur choisissait vraiment bien son moment. S'il était venu ne serait-ce que quelques minutes plus tôt, sa mère aurait encore été présente et il n'aurait pas eu besoin de se lever. À croire que le timing de ce postier était fait spécialement pour le mettre de mauvaise humeur.

Abandonnant à regret son petit déjeuner il se décida à aller ouvrir la porte. Si sa mère ne recevait pas son colis aujourd'hui elle en ferait toute une histoire. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, Daiki ne tenait pas son caractère explosif du côté paternel mais plutôt maternel. Personne n'osait se mettre sur le chemin de sa mère lorsqu'elle était de mauvaise humeur, ce qui était bien rare de toute façon. Et donc, ne prenant aucune considération du fait qu'il n'était vêtu que d'un T-shirt et d'un short de nuit, l'adolescent ouvrit la porte, jetant son regard le plus noir au livreur qui se trouvait derrière.

Mais alors qu'il attendait une personne en uniforme il se retrouva nez à nez avec une jeune femme vêtu d'une robe courte... Soit les services postaux avaient bien changé depuis la dernière fois, soit ce n'était pas la personne que tu attendais. Et pourtant la jeune femme tenait dans ses mains une boite. L'incompréhension devait très certainement se lire sur son visage, car la jeune femme se présenta rapidement tout en rougissant. Kureha Aoki... Ce nom ne lui disait absolument rien mais vu sa mémoire des noms ce n'était pas étonnant. Mais même le visage de la fille ne lui rappelait rien. Était-ce une groupie ? L'explication ne tarda pas à venir.


« Quoi ? J't'ai aidé ? »

Il fallait avouer que lui demander de se souvenir d'un évènement datant de deux mois était un effort trop important pour l'adolescent qui n'avait pas encore complètement émergé de son sommeil. Il n'avait même pas déjeuner en plus ! Mais pendant qu'il réfléchissait, il se rendit compte que la voisine d'en face observait la scène avec la plus grande attention. Une vraie commère celle là. Elle ne devait pas louper un détail de ce qu'il se passait, et irait très certainement raconter plus tard comment le fils Aomine recevait la visite de jeune femme dès que ses parents avaient le dos tourné. Exaspéré par son comportement, il ne fit même pas attention à ce que Aoki racontait, et ne se rendit pas compte immédiatement qu'elle lui tendait la boite, qui vue de plus près devait très certainement venir d'un pâtissier.

Sur un coup de tête, il attrapa la boite puis le poignet de la jeune femme qu'il attira dans la maison, non sans lancer un dernier regard à sa voisine et sa mine outrée. Il s'amusait déjà de savoir ce qu'elle pourrait bien raconter de nouveau cette fois-ci. Fermant la porte et lâchant le poignet, il se dirigea vers la cuisine, ne regardant même pas s'il était suivi.


« Alors comme ça je t'ai aidé ? Désolé j'm'en souviens pas vraiment là tout de suite. Mais comment t'as eu mon adresse ? »

Il n'était pas spécialement inquiet de savoir qu'une fille avait trouvé son adresse, ce n'était pas comme s'il ne savait pas se défendre. C'était plus de la curiosité. S'il lui arrivait parfois de prendre la défense de certaines personnes devant des voyous, c'était bien la première fois qu'on venait sonner chez lui pour lui offrir des gâteaux. Et justement en ouvrant la boite qu'il avait posé sur la table de cuisine, il se rendit compte que celle-ci était remplie de petits gâteaux qui avaient tous l'air délicieux. En attrapant un au hasard il l'enfourna directement dans sa bouche.

« C'est super bon ton truc ! Ça vient d'où ? »
 



 
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Dernière édition par Aomine Daiki le Dim 18 Déc - 16:28, édité 1 fois
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Aoki Kureha



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MessageSujet: Re: Du fond du coeur, merci.... [ PV Aomine ]   Ven 25 Nov - 20:19

⎡Du fond du cœur, merci…  ⎡
avec Aomine Daiki


 
Kureha s’était imaginée plein de scénarios possibles dans sa petite tête rouquine. Elle avait songé qu’il allait peut être lui claquer la porte au nez – après avoir embarqué la boite de pâtisseries. Elle avait songé qu’il serait en réalité un fan pervers qui profiterait de l’occasion pour la peloter ( depuis le temps que Karen n’arrêtait pas de lui dire qu’un jour ca arriverait si elle ne se montrait pas plus prudente ). Elle avait aussi imaginé qu’il en aurait peut-être rien à cirer et qu’il allait lui hurler dessus de dégager….

Mais parmi tout ce qu’elle avait envisagé, il y avait bien quelque chose à laquelle elle n’avait pas songé : Aomine Daiki l’avait oublié. Comment pouvait-il ne pas se souvenir d’avoir porté secours à une jeune fille en détresse un soir en plein Tokyo ?

Deux options paraissaient les plus plausibles :
1) Il lui arrivait tellement souvent de venir en aide aux personnes en détresse qu’il ne pouvait plus se rappeler de tous les visages qu’il avait sauvé. Un prince charmant, un vrai de vrai ! Manquait plus que le cheval blanc à la rigueur
2) Kureha était une petite idiote et elle s’était planté de garçon. Celui qui l’avait aidé n’était pas celui qui se tenait sur le pas de la porte de la maison en maillot et en caleçon (quelle tenue indécente !! ) et là, Aoki n’avait plus que ses yeux pour pleurer sur le ridicule de la situation dans laquelle elle s’était glissée.

« Vous…. Vous ne vous souvenez pas ? Je…. Peut être que je me suis tro…haaa ! »


Elle n’eut pas le temps d’achever sa phrase que Daiki la prit par le poignet avant de l’entrainer presque de force dans la maison. Han !!!!!! Naaaaaaa !!! Elle avait donc vu juste ? C’était un pervers qui allait profiter d’elle ? C’était la seule explication à sa tenue dépravée… Pourquoi Kureha ne l’avait pas senti venir et ne s’était pas enfuie en courant loin, très loin d’ici ?

La porte claqua et la jeune fille sursauta. Elle s’était attendue à se faire entrainer de force par le garçon mais il lui lâcha le poignet dés que la porte fut refermée. Sans donner la moindre explication ni le moindre remerciement, il s’empara de la boite de gâteaux avant de disparaitre à l’angle du couloir laissant Kureha seule avec ses interrogations et son mal aise

« Alors comme ça je t'ai aidé ? Désolé j'm'en souviens pas vraiment là tout de suite. Mais comment t'as eu mon adresse ? »


La voix de Daiki était calme, posée. Elle n’était en aucun cas agressive. Peut-être était-ce du à l’éloignement ? Kureha avait du tendre l’oreille pour entendre tout ce qu’il lui disait. Debout sur le palier, elle hésitait entre se retourner et sortir rapidement ou bien avancer et le rejoindre où il était allé.

Finalement, avec toute la hardiesse dont elle était capable, elle se pencha pour défaire ses bottes qu’elle laissa à l’entrée et elle avança un peu timidement dans la maison pour le rejoindre. Elle tenait fermement l’anse de son sac entre ses mains, prête à l’utiliser comme une arme de fortune s’il essayait quoi que ce soit.

La maison était ordonnée. La décoration ne ressemblait pas à celle que l’on pouvait voir dans les catalogues de mobilier suédois mais c’était propre et lumineux. Elle avait du mal à croire qu’un garçon qui ouvrait la porte à des inconnus en slip pouvait habiter dans un endroit si propret.

Au bout du couloir, elle tourna sur la droite pour accéder à une pièce qu’elle reconnue comme étant la cuisine. Aomine était assis sur une chaise en train de contempler les différents gâteaux présents dans la boite. Théoriquement, si ce n’était pas lui qui l’avait vraiment sauvé ce soir-là, il n’avait pas le doit de gouter la pâtisserie… Profiteur va ! Opportuniste !

Kureha resta à l’entrée de la pièce sans y rentrer. Son sac bien serré dans ses mains, elle releva les yeux vers lui. Etant donné qu’il ne se gênait pas pour la tutoyer, elle allait en faire de même

« Ton adresse…. C’est Imayoshi Shoichi qui me l’a donné. C’est un…. »


Elle faillit dire « emmerdeur » mais elle se reprit avant de compléter sa phrase

« C’est un ami. Nous sommes dans la même fac…. »


Un ami…. Imayoshi était-il vraiment son ami ? Kureha l’aurait plutôt décrit comme étant une verrue sous son pied. Un furoncle sur sa fesse. Un pou dans ses cheveux. Bref, Imayoshi était un parasite qui lui pourrissait chaque journée à la faculté. Mais…. A y réfléchir d’un peu plus près, il n’était pas si détestable que ça…. Quelque fois. Il savait se montrer serviable. Agréable. Gentil même…. Et sans savoir expliquer pourquoi, Kureha avait l’intuition qu’elle pourrait compter sur lui en cas de gros soucis. N’est pas ça un ami ?

Aomine prit l’une des pâtisseries dans laquelle il croqua avec visiblement beaucoup d’appétit. Kureha le regarda faire à moitié offusquée. Elle se jeta sur la table et rabattit le couvercle de la boite qu’elle protégea de ses mains

« Hey ! C’est pas pour toi ! Si ce n’est pas toi le garçon qui m’a aidé, tu as pas le droit d’en manger ! Espèce de goinfre affamé ! »

La jeune fille avait pris une mine boudeuse. Ses lèvres étaient légèrement retroussées, ses yeux froncés accentuant son côté grognon et à la fois très mignon. Elle se surprenait par sa propre témérité.

« Les gâteaux viennent de chez Harcourt. C’est une pâtisserie française située à Shibuya si tu veux savoir »

Elle garda la boite sans ses bras comme s’il s’agissait d’un otage. Ses yeux ambrés se rivèrent sur ceux d’un bleu profond du garçon

« Tu es sûre que ce n’est pas toi qui m’a aidé ? Tu lui ressemble beaucoup pourtant…. C’était un soir, deux garçons ont voulu me racketter et m’ont même giflé »


Repenser à cette histoire lui remémorait de mauvais souvenirs. Elle avait eu peur, terriblement peur. Elle n’osait pas imaginer ce qui aurait pu se passer si son sauveur n’était pas intervenu

« Et un garçon qui te ressemblait beaucoup est venu m’aider…. J’ai cru que c’était toi. Mais il faisait nuit et je n’avais pas toute ma raison. Je me suis certainement trompée…. »
Elle baissa les yeux, attristée « c’est dommage… Je tenais vraiment à le remercier… »



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Aomine Daiki
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MessageSujet: Re: Du fond du coeur, merci.... [ PV Aomine ]   Dim 18 Déc - 17:49

« Je n'suis pas un héros !  »

A défaut d'avoir pu faire la grasse matinée Daiki n'avait pas tout perdu, puisqu'il avait devant lui une boite de gâteaux, tous plus appétissant les uns que les autres. L'histoire de Kureha ne lui rappelait rien pour le moment, mais il fallait bien avouer que même s'il était debout et bougeait, son cerveau lui n'était pas encore tout à fait réveillé. Lorsqu'il lui demanda comment elle avait eu son adresse, il ne fut pas réellement étonné de savoir que c'était Imayoshi qui lui avait fournit. Son ancien capitaine aurait quand même pu le prévenir qu'une jeune fille risquait de débarquer chez lui. Pas que ça aurait changé grand chose à son comportement, mais c'était toujours mieux d'être tenu au courant. Puis si ça avait été sa mère qui avait ouvert la porte ? La connaissant elle se serait très certainement inventé des films qu'il aurait mis des semaines à lui faire oublier. Imayoshi ne perdait rien pour attendre, donc.

« Le binoclard, un ami ? Je sais pas si je dois te plaindre ou avoir peur du coup. »

Parce que pour fréquenter volontairement cette fouine, il fallait être soit désespéré, soit être du même acabit... Et aucun des deux cas ne faisait spécialement envie. Mais alors qu'il s'enfilait la première pâtisserie de ce qu'il pensait être une longue série, Kureha se précipita sur la boîte pour la refermer en le traitant de goinfre. Pour le coup il ne comprenait pas vraiment ce qu'il se passait.

« J'te signale que c'est toi qui m'a empêché de prendre mon p'tit dej, donc c'est de ta faute si j'ai faim ! »

La jeune fille lui donna le nom de la pâtisserie d'où provenaient les gâteaux, mais cela ne lui disait rien. Puis ce n'est pas comme s'il allait se rendre jusqu'à Shibuya juste pour des gâteaux alors qu'il en avait plein les placards. Peut-être pas du même genre, mais franchement, comme la plupart des adolescent, pour lui, c'était plus la quantité que la qualité qui comptait.

Si pour Aomine, ce n'était pas vraiment important de savoir si c'était bien lui qui avait aidé la jeune fille, ce n'était pas le cas pour elle. Après tout, c'était elle qui avait été agressée, le souvenir devait être beaucoup plus présent dans son esprit. Aomine se gratta la tête en réfléchissant. Certes ce n'était pas dans son habitude de secourir la veuf et l'orphelin, il ne pouvait pas non plus rester spectateur quand des idiots se croyaient tout permis. Et malheureusement ça se produisait assez régulièrement dans les rues de Tokyo.


« Tu sais je suis pas spécialement connu pour ma grande mémoire hein... Il s'est passé quoi exactement ? Parce que y a tellement de crétin dans les rues que c'est pas la première fois que je rattrape le sac de quelqu'un... »

Il se souvenait d'une mémorable poursuite d'un voleur à mobylette lorsqu'il était au collège. Murasakibara avait pleuré la perte de ses friandises en passant ses nerfs sur le pauvre voleur... Enfin, il l'avait bien mérité quand même.

« Et pourquoi tu veux tant remercier le type qui t'as aidé ? T'es tombé amoureuse ? »

Peut-être que Kureha faisait partie de ces filles qui à force de lire des romans d'amour idéalisaient leur vie. Parce que si c'était le cas, il refusait d'avoir une folle sur les bras, il avait déjà bien assez à faire comme ça.

Un grondement sourd en provenance de son estomac lui rappela qu'il n'avait toujours pas mangé. Sans aucune gêne -il était chez lui de toute façon- il entama les céréales qu'il avait préparé.

 



 
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MessageSujet: Re: Du fond du coeur, merci.... [ PV Aomine ]   Aujourd'hui à 11:09

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Du fond du coeur, merci.... [ PV Aomine ]
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