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 Du fond du coeur, merci.... [ PV Aomine ]

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Aoki Kureha

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Messages : 18
Date d'inscription : 08/10/2016

MessageSujet: Du fond du coeur, merci.... [ PV Aomine ]   Lun 10 Oct - 23:37

⎡Du fond du cœur, merci…  ⎡
avec Aomine Daiki


 
Les faits remontaient à deux mois environ. Kureha venait de terminer un concert qu’elle donnait dans une salle de quartier Ginza. C’était une salle dont elle avait l’habitude et dont elle connaissait parfaitement la configuration. C’était le dernier concert d’une série de cinq et la jeune chanteuse ne cachait pas une certaine fatigue après s’être autant donnée sur scène.

Comme à chaque fois, il était de coutume que l’équipe se retrouve dans un bar à proximité de la salle de concert pour boire un verre ensemble et débriefer sur les événements. C’était surtout l’occasion de décompresser et de boire plus que de raison pour tout le monde. Sauf pour elle. Elle avait encore beaucoup de choses à faire à l’université et elle ne pouvait se permettre le luxe de se taper une gueule de bois.

Finalement, ce soir-là Kureha avait préféré rentrer chez elle. Elle aurait très bien pu profiter de l’ambiance sympathique sans boire d’alcool mais vraiment, sa fatigue qui recommandait d’aller se coucher. Elle avait donc salué les différents membres de son équipe puis elle s’était engagée dans les rues de Tokyo pour retourner à son domicile.

Ce qu’elle avait hâte de retrouver son paisible appartement et de se faufiler dans son lit douiller plein de coussins moelleux. A l’heure qu’il était, Hideaki devait déjà dormir depuis un moment. La connaissant, elle se sera certainement assoupi dans le canapé en attendant son retour…. Elle était adorable.

En temps normal, entre la salle de concert et l’appartement il ne fallait pas plus d’une vingtaine de minutes. Mais ce soir-là, le trajet mit beaucoup plus de temps….

Alors qu’elle passait à proximité d’un endroit sombre et peu rassurant, Kureha fit la mauvaise rencontre de deux garçons aux intentions belliqueuses. Ils avaient profité des ténèbres offerts par la nuit pour coincer la chanteuse dans une impasse en vue de la détrousser de tout ce qu’elle possédait. Son sac à main, son téléphone portable…. Kureha avait eu beau se débattre, elle ne pouvait pas faire grand-chose vu sa toute petite taille et sa frêle corpulence.

Kureha s’était débattue. Elle avait crié. Elle avait même mordu. Cela lui avait valu une gifle monumentale qui l’avait presque assommé sur le coup. Honnêtement, ce qui s’était passé ensuite, elle n’en gardait plus qu’un vaste souvenir. Elle se souvenait juste qu’un garçon était arrivé et avait donné une bonne leçon aux deux autres.

Cet inconnu tombé du ciel l’avait ensuite aidé à se relever en lui demandant si tout allait bien. Il lui avait rendu son sac à main et son téléphone qu’il avait miraculeusement ressui à récupérer. Kureha était encore un peu assommée. A la fois par la gifle qu’elle avait reçue et qui faisait gonfler sa joue douloureusement mais aussi par toute cette histoire qui la choquait plus qu’elle ne l’aurait imaginé.

Elle avait fait le chemin jusque chez elle plus méfiante que jamais. Elle avait tellement hâte de retrouver la sécurité de son appartement. Comme elle se l’était bien imaginé, Hideaki s’était endormie sur le canapé. Kureha la trouvait mignonne de s’inquiéter ainsi pour elle. Elle alla chercher une couverture et elle prit soin de border sa précieuse colocataire avec avant de regagner son lit sur lequel elle s’effondra

Ce garçon qui était venu l’aider, elle ne le connaissait pas. Elle ne l’avait jamais vu. Elle se souvenait juste de ses cheveux d’un bleu foncé comme un ciel d’été crépusculaire. Sa peau paraissait plus foncé que la moyenne des japonais. Ou bien était ce à cause de la nuit ? Quant à ses yeux, ils étaient d’un bleu aussi brillant que des saphirs….

Maintenant qu’elle y repensait, Kureha avait tellement été choquée qu’elle n’avait pas songé à le remercier. Il l’avait pourtant bien aidé. La jeune fille s’était caché le visage de ses mains. Elle s’en voulait terriblement de n’avoir pas été capable de lui dire qu’un simple «  merci » ou d’avoir pensé à lui demander son nom…. Vraiment, quelle idiote elle pouvait être …

Depuis cet évènement, Kureha n’avait eu de cesse de retrouver la trace de son miraculeux sauveur. Bien évidemment, elle n’avait parlé de cet incident à personne. Elle n’avait surtout pas évoqué son agression avec Hideaki. La connaissant, elle aurait été folle d’inquiétude et elle ne l’aurait plus laissé rentrer seule la nuit. Pourtant, c’était bien Kureha la plus âgée des deux. Et puis le tempérament volcanique et imprévisible d’Akina n’augurait rien de bon. Elle aurait été capable de retrouver les deux coupables pour faire justice elle-même…. Elle se serait attiré des ennuis et Kureha tenait absolument à la protéger plus que tout au monde.

Elle aurait pu se confier à Kise comme elle avait souvent l’habitude de le faire. Mais là aussi, ce n’était pas une bonne idée. Son ami mannequin n’était pas de nature violente mais il pouvait se montrer redoutable si on s’en prenait à ses proches. Et puis… il avait déjà assez de soucis entre son job, ses études et le basket. Inutile qu’elle vienne l’accabler de ses problèmes en plus du reste.

Non… Kureha n’avait rien dit à personne. C’était son secret. Son fardeau en quelque sorte. Mais elle n’avait pas cessé de mener des recherches pour essayer de retrouver le garçon aux cheveux bleutés qui l’avait aidé.

Et c’est par un coup du hasard qu’elle n’espérait pas qu’elle finît par retrouver sa trace ! Alors qu’elle était en cours de Médiéval à côté de son éternel acolyte à lunettes, Kureha était sortie de ses gongs. Excédée par les bavardages incessants d’Imayoshi, son camarade aussi casse-pied que têtu, elle lui avait arraché son cahier des mains pour noter en gros le titre de la leçon qu’il ne cessait de lui demander depuis dix minutes. C’est ainsi qu’une vulgaire photo cornée s’échappa du cahier. Imayoshi la ramassa et il allait la remettre en place quand Kureha la subtilisa. C’est comme ça qu’elle le vit. Le garçon qui l’avait aidé. En tenue de basket au milieu des autres joueurs d’une équipe tout de noir vêtu.

Kureha avait appris de la bouche de son turbulent camarade que le garçon aux cheveux bleus s’appelait Aomine Daiki. Il était son ancien camarade de basket et il étudiait encore à l’académie Tôô. Il n’en fallait pas plus pour satisfaire la jeune fille. Elle tenait enfin la possibilité de remercier celui qui l’avait si précieusement aidé !

~~~~~~~~~~~~

Avec toutes les informations que lui avait fourni Imayoshi, il ne fut pas bien difficile pour Kureha de trouver l’adresse complète de son sauveur. Elle avait longuement réfléchi avant de prendre la décision de se rendre jusque chez lui. Loin d’elle l’envie de le harceler. Elle tenait simplement à le remercier.

Une chose était certaine, elle ne voulait pas venir les mains vides. Mais elle ne connaissait rien des gouts du garçon… Elle aurait très bien pu sonder un peu Imayoshi pour en savoir davantage mais elle avait appris - a ses dépends -  qu’avec lui, aucune information n’est gratuite ! Et il semblait prendre un malin plaisir à la taquiner alors elle ne tenait vraiment pas à lui tendre le bâton pour se faire battre ! Pas folle la guêpe !

Finalement, Kureha s’était rabattue sur quelque chose de passe partout : de la pâtisserie. Elle savait que les garçons ne raffolaient pas vraiment de tout ce qui était sucré mais elle savait aussi que bon nombre d’entre eux adoraient ça et ne voulaient tout simplement pas l’avouer.

Pour l’occasion, Kureha avait mis une jolie robe courte de style bohème. Elle avait laissé cheveux relativement libres et des ballerines à ses pieds venaient compléter cette tenue toute en légèreté. Munie de la boite en carton contenant un assortiment de mignardises aussi belles que gourmandes, elle prit le chemin de la maison du garçon.

Arrivé sur le seuil, Kureha hésita. Et si elle s’était trompée ?

Finalement, elle dut prendre son courage à deux mains avant de frapper à la porte et d’attendre qu’on lui ouvre après quelques longues minutes. C’était lui. Son regard saphir. Ses cheveux coupés courts et de cette couleur si particulière qui les rendait unique.

Kureha déglutit difficilement. Son visage prit une teinte pourpre. Elle s’inclina respectueusement en avant et ses cheveux tombèrent devant elle pour dissimuler un peu son visage

« Bonjour. Je m’excuse de vous déranger. Je… Je m’appelle Kureha Aoki…. »


Elle se redressa mais son regard n’osait pas croiser celui du garçon qui était bien plus grand qu’elle

« Je ne sais pas si vous vous souvenez… mais vous m’avez aidé il y a deux mois…. Des garçons voulez me voler mon sac un soir…. Et… je… »

L’air du garçon paraissait froid et renfrogné. Elle se disait que ce n’était peut être pas une bonne idée de l’avoir dérangé

Elle tendit la boite devant elle pour la lui donner. Plus vite fait, plus vite débarrassé. Il lui faisait un peu peur à dire vrai.

« C’est pour vous… je voulais vous remercier. Je ne sais pas si vous aimez les gâteaux… mais voilà…. Merci… Merci de m’avoir sauvé… »



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Aomine Daiki
Ailier Fort
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MessageSujet: Re: Du fond du coeur, merci.... [ PV Aomine ]   Jeu 3 Nov - 17:37

« Je n'suis pas un héros !  »


Aomine Daiki était un jeune homme des plus ordinaires si l'on excluait son talent particulier pour le basket. En dehors de sa passion, il se comportait comme tout garçon de son âge, et comme tout adolescent qui se respecte le week end c'était grasse matinée ! Si certains sportifs étaient debout aux aurores pour s'entrainer, ce n'était pas du tout le style de l'As de Too qui était aussi connu pour sa flemmardise que pour son talent. Alors forcément, quand un samedi matin sa mère l'avait forcé à se lever parce qu'elle attendait un colis urgent mais devait partir travailler, on ne peut pas dire que le garçon était aux anges. Marmonnant toutes sortes de menaces à l'encontre du personnel postal, il s'était extirpé de son lit au son des remerciements de sa mère qui quittait la maison. Heureusement dans sa bienveillance maternelle, elle avait déjà préparé son petit déjeuner et il n'avait eu qu'à s'installer à table et à manger tranquillement.

Si dans la famille Aomine on préférait les repas typiquement japonais, fidèles à la tradition, Daiki était l'exception à cette règle. Il aimait les fast-food, les snacks, et les petits déjeuners occidentaux. Si bien que rapidement les placards s'étaient remplis de céréales et gâteaux en tout genre pour subvenir aux besoins constants d'un adolescent sportif en pleine croissance. Alors qu'il entamait justement le bol de céréales qu'il venait de se servir, il entendit quelqu'un frapper à la porte. Il venait à peine de commencer ! Le facteur choisissait vraiment bien son moment. S'il était venu ne serait-ce que quelques minutes plus tôt, sa mère aurait encore été présente et il n'aurait pas eu besoin de se lever. À croire que le timing de ce postier était fait spécialement pour le mettre de mauvaise humeur.

Abandonnant à regret son petit déjeuner il se décida à aller ouvrir la porte. Si sa mère ne recevait pas son colis aujourd'hui elle en ferait toute une histoire. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, Daiki ne tenait pas son caractère explosif du côté paternel mais plutôt maternel. Personne n'osait se mettre sur le chemin de sa mère lorsqu'elle était de mauvaise humeur, ce qui était bien rare de toute façon. Et donc, ne prenant aucune considération du fait qu'il n'était vêtu que d'un T-shirt et d'un short de nuit, l'adolescent ouvrit la porte, jetant son regard le plus noir au livreur qui se trouvait derrière.

Mais alors qu'il attendait une personne en uniforme il se retrouva nez à nez avec une jeune femme vêtu d'une robe courte... Soit les services postaux avaient bien changé depuis la dernière fois, soit ce n'était pas la personne que tu attendais. Et pourtant la jeune femme tenait dans ses mains une boite. L'incompréhension devait très certainement se lire sur son visage, car la jeune femme se présenta rapidement tout en rougissant. Kureha Aoki... Ce nom ne lui disait absolument rien mais vu sa mémoire des noms ce n'était pas étonnant. Mais même le visage de la fille ne lui rappelait rien. Était-ce une groupie ? L'explication ne tarda pas à venir.


« Quoi ? J't'ai aidé ? »

Il fallait avouer que lui demander de se souvenir d'un évènement datant de deux mois était un effort trop important pour l'adolescent qui n'avait pas encore complètement émergé de son sommeil. Il n'avait même pas déjeuner en plus ! Mais pendant qu'il réfléchissait, il se rendit compte que la voisine d'en face observait la scène avec la plus grande attention. Une vraie commère celle là. Elle ne devait pas louper un détail de ce qu'il se passait, et irait très certainement raconter plus tard comment le fils Aomine recevait la visite de jeune femme dès que ses parents avaient le dos tourné. Exaspéré par son comportement, il ne fit même pas attention à ce que Aoki racontait, et ne se rendit pas compte immédiatement qu'elle lui tendait la boite, qui vue de plus près devait très certainement venir d'un pâtissier.

Sur un coup de tête, il attrapa la boite puis le poignet de la jeune femme qu'il attira dans la maison, non sans lancer un dernier regard à sa voisine et sa mine outrée. Il s'amusait déjà de savoir ce qu'elle pourrait bien raconter de nouveau cette fois-ci. Fermant la porte et lâchant le poignet, il se dirigea vers la cuisine, ne regardant même pas s'il était suivi.


« Alors comme ça je t'ai aidé ? Désolé j'm'en souviens pas vraiment là tout de suite. Mais comment t'as eu mon adresse ? »

Il n'était pas spécialement inquiet de savoir qu'une fille avait trouvé son adresse, ce n'était pas comme s'il ne savait pas se défendre. C'était plus de la curiosité. S'il lui arrivait parfois de prendre la défense de certaines personnes devant des voyous, c'était bien la première fois qu'on venait sonner chez lui pour lui offrir des gâteaux. Et justement en ouvrant la boite qu'il avait posé sur la table de cuisine, il se rendit compte que celle-ci était remplie de petits gâteaux qui avaient tous l'air délicieux. En attrapant un au hasard il l'enfourna directement dans sa bouche.

« C'est super bon ton truc ! Ça vient d'où ? »
 



 
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Dernière édition par Aomine Daiki le Dim 18 Déc - 16:28, édité 1 fois
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Aoki Kureha

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MessageSujet: Re: Du fond du coeur, merci.... [ PV Aomine ]   Ven 25 Nov - 20:19

⎡Du fond du cœur, merci…  ⎡
avec Aomine Daiki


 
Kureha s’était imaginée plein de scénarios possibles dans sa petite tête rouquine. Elle avait songé qu’il allait peut être lui claquer la porte au nez – après avoir embarqué la boite de pâtisseries. Elle avait songé qu’il serait en réalité un fan pervers qui profiterait de l’occasion pour la peloter ( depuis le temps que Karen n’arrêtait pas de lui dire qu’un jour ca arriverait si elle ne se montrait pas plus prudente ). Elle avait aussi imaginé qu’il en aurait peut-être rien à cirer et qu’il allait lui hurler dessus de dégager….

Mais parmi tout ce qu’elle avait envisagé, il y avait bien quelque chose à laquelle elle n’avait pas songé : Aomine Daiki l’avait oublié. Comment pouvait-il ne pas se souvenir d’avoir porté secours à une jeune fille en détresse un soir en plein Tokyo ?

Deux options paraissaient les plus plausibles :
1) Il lui arrivait tellement souvent de venir en aide aux personnes en détresse qu’il ne pouvait plus se rappeler de tous les visages qu’il avait sauvé. Un prince charmant, un vrai de vrai ! Manquait plus que le cheval blanc à la rigueur
2) Kureha était une petite idiote et elle s’était planté de garçon. Celui qui l’avait aidé n’était pas celui qui se tenait sur le pas de la porte de la maison en maillot et en caleçon (quelle tenue indécente !! ) et là, Aoki n’avait plus que ses yeux pour pleurer sur le ridicule de la situation dans laquelle elle s’était glissée.

« Vous…. Vous ne vous souvenez pas ? Je…. Peut être que je me suis tro…haaa ! »


Elle n’eut pas le temps d’achever sa phrase que Daiki la prit par le poignet avant de l’entrainer presque de force dans la maison. Han !!!!!! Naaaaaaa !!! Elle avait donc vu juste ? C’était un pervers qui allait profiter d’elle ? C’était la seule explication à sa tenue dépravée… Pourquoi Kureha ne l’avait pas senti venir et ne s’était pas enfuie en courant loin, très loin d’ici ?

La porte claqua et la jeune fille sursauta. Elle s’était attendue à se faire entrainer de force par le garçon mais il lui lâcha le poignet dés que la porte fut refermée. Sans donner la moindre explication ni le moindre remerciement, il s’empara de la boite de gâteaux avant de disparaitre à l’angle du couloir laissant Kureha seule avec ses interrogations et son mal aise

« Alors comme ça je t'ai aidé ? Désolé j'm'en souviens pas vraiment là tout de suite. Mais comment t'as eu mon adresse ? »


La voix de Daiki était calme, posée. Elle n’était en aucun cas agressive. Peut-être était-ce du à l’éloignement ? Kureha avait du tendre l’oreille pour entendre tout ce qu’il lui disait. Debout sur le palier, elle hésitait entre se retourner et sortir rapidement ou bien avancer et le rejoindre où il était allé.

Finalement, avec toute la hardiesse dont elle était capable, elle se pencha pour défaire ses bottes qu’elle laissa à l’entrée et elle avança un peu timidement dans la maison pour le rejoindre. Elle tenait fermement l’anse de son sac entre ses mains, prête à l’utiliser comme une arme de fortune s’il essayait quoi que ce soit.

La maison était ordonnée. La décoration ne ressemblait pas à celle que l’on pouvait voir dans les catalogues de mobilier suédois mais c’était propre et lumineux. Elle avait du mal à croire qu’un garçon qui ouvrait la porte à des inconnus en slip pouvait habiter dans un endroit si propret.

Au bout du couloir, elle tourna sur la droite pour accéder à une pièce qu’elle reconnue comme étant la cuisine. Aomine était assis sur une chaise en train de contempler les différents gâteaux présents dans la boite. Théoriquement, si ce n’était pas lui qui l’avait vraiment sauvé ce soir-là, il n’avait pas le doit de gouter la pâtisserie… Profiteur va ! Opportuniste !

Kureha resta à l’entrée de la pièce sans y rentrer. Son sac bien serré dans ses mains, elle releva les yeux vers lui. Etant donné qu’il ne se gênait pas pour la tutoyer, elle allait en faire de même

« Ton adresse…. C’est Imayoshi Shoichi qui me l’a donné. C’est un…. »


Elle faillit dire « emmerdeur » mais elle se reprit avant de compléter sa phrase

« C’est un ami. Nous sommes dans la même fac…. »


Un ami…. Imayoshi était-il vraiment son ami ? Kureha l’aurait plutôt décrit comme étant une verrue sous son pied. Un furoncle sur sa fesse. Un pou dans ses cheveux. Bref, Imayoshi était un parasite qui lui pourrissait chaque journée à la faculté. Mais…. A y réfléchir d’un peu plus près, il n’était pas si détestable que ça…. Quelque fois. Il savait se montrer serviable. Agréable. Gentil même…. Et sans savoir expliquer pourquoi, Kureha avait l’intuition qu’elle pourrait compter sur lui en cas de gros soucis. N’est pas ça un ami ?

Aomine prit l’une des pâtisseries dans laquelle il croqua avec visiblement beaucoup d’appétit. Kureha le regarda faire à moitié offusquée. Elle se jeta sur la table et rabattit le couvercle de la boite qu’elle protégea de ses mains

« Hey ! C’est pas pour toi ! Si ce n’est pas toi le garçon qui m’a aidé, tu as pas le droit d’en manger ! Espèce de goinfre affamé ! »

La jeune fille avait pris une mine boudeuse. Ses lèvres étaient légèrement retroussées, ses yeux froncés accentuant son côté grognon et à la fois très mignon. Elle se surprenait par sa propre témérité.

« Les gâteaux viennent de chez Harcourt. C’est une pâtisserie française située à Shibuya si tu veux savoir »

Elle garda la boite sans ses bras comme s’il s’agissait d’un otage. Ses yeux ambrés se rivèrent sur ceux d’un bleu profond du garçon

« Tu es sûre que ce n’est pas toi qui m’a aidé ? Tu lui ressemble beaucoup pourtant…. C’était un soir, deux garçons ont voulu me racketter et m’ont même giflé »


Repenser à cette histoire lui remémorait de mauvais souvenirs. Elle avait eu peur, terriblement peur. Elle n’osait pas imaginer ce qui aurait pu se passer si son sauveur n’était pas intervenu

« Et un garçon qui te ressemblait beaucoup est venu m’aider…. J’ai cru que c’était toi. Mais il faisait nuit et je n’avais pas toute ma raison. Je me suis certainement trompée…. »
Elle baissa les yeux, attristée « c’est dommage… Je tenais vraiment à le remercier… »



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Aomine Daiki
Ailier Fort
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MessageSujet: Re: Du fond du coeur, merci.... [ PV Aomine ]   Dim 18 Déc - 17:49

« Je n'suis pas un héros !  »

A défaut d'avoir pu faire la grasse matinée Daiki n'avait pas tout perdu, puisqu'il avait devant lui une boite de gâteaux, tous plus appétissant les uns que les autres. L'histoire de Kureha ne lui rappelait rien pour le moment, mais il fallait bien avouer que même s'il était debout et bougeait, son cerveau lui n'était pas encore tout à fait réveillé. Lorsqu'il lui demanda comment elle avait eu son adresse, il ne fut pas réellement étonné de savoir que c'était Imayoshi qui lui avait fournit. Son ancien capitaine aurait quand même pu le prévenir qu'une jeune fille risquait de débarquer chez lui. Pas que ça aurait changé grand chose à son comportement, mais c'était toujours mieux d'être tenu au courant. Puis si ça avait été sa mère qui avait ouvert la porte ? La connaissant elle se serait très certainement inventé des films qu'il aurait mis des semaines à lui faire oublier. Imayoshi ne perdait rien pour attendre, donc.

« Le binoclard, un ami ? Je sais pas si je dois te plaindre ou avoir peur du coup. »

Parce que pour fréquenter volontairement cette fouine, il fallait être soit désespéré, soit être du même acabit... Et aucun des deux cas ne faisait spécialement envie. Mais alors qu'il s'enfilait la première pâtisserie de ce qu'il pensait être une longue série, Kureha se précipita sur la boîte pour la refermer en le traitant de goinfre. Pour le coup il ne comprenait pas vraiment ce qu'il se passait.

« J'te signale que c'est toi qui m'a empêché de prendre mon p'tit dej, donc c'est de ta faute si j'ai faim ! »

La jeune fille lui donna le nom de la pâtisserie d'où provenaient les gâteaux, mais cela ne lui disait rien. Puis ce n'est pas comme s'il allait se rendre jusqu'à Shibuya juste pour des gâteaux alors qu'il en avait plein les placards. Peut-être pas du même genre, mais franchement, comme la plupart des adolescent, pour lui, c'était plus la quantité que la qualité qui comptait.

Si pour Aomine, ce n'était pas vraiment important de savoir si c'était bien lui qui avait aidé la jeune fille, ce n'était pas le cas pour elle. Après tout, c'était elle qui avait été agressée, le souvenir devait être beaucoup plus présent dans son esprit. Aomine se gratta la tête en réfléchissant. Certes ce n'était pas dans son habitude de secourir la veuf et l'orphelin, il ne pouvait pas non plus rester spectateur quand des idiots se croyaient tout permis. Et malheureusement ça se produisait assez régulièrement dans les rues de Tokyo.


« Tu sais je suis pas spécialement connu pour ma grande mémoire hein... Il s'est passé quoi exactement ? Parce que y a tellement de crétin dans les rues que c'est pas la première fois que je rattrape le sac de quelqu'un... »

Il se souvenait d'une mémorable poursuite d'un voleur à mobylette lorsqu'il était au collège. Murasakibara avait pleuré la perte de ses friandises en passant ses nerfs sur le pauvre voleur... Enfin, il l'avait bien mérité quand même.

« Et pourquoi tu veux tant remercier le type qui t'as aidé ? T'es tombé amoureuse ? »

Peut-être que Kureha faisait partie de ces filles qui à force de lire des romans d'amour idéalisaient leur vie. Parce que si c'était le cas, il refusait d'avoir une folle sur les bras, il avait déjà bien assez à faire comme ça.

Un grondement sourd en provenance de son estomac lui rappela qu'il n'avait toujours pas mangé. Sans aucune gêne -il était chez lui de toute façon- il entama les céréales qu'il avait préparé.

 



 
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Aoki Kureha

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MessageSujet: Re: Du fond du coeur, merci.... [ PV Aomine ]   Lun 23 Jan - 11:39

⎡Du fond du cœur, merci…  ⎡
avec Aomine Daiki


 
« Le binoclard, un ami ? Je sais pas si je dois te plaindre ou avoir peur du coup. »

Kureha ne put s’empêcher d’esquisser un petit sourire. Visiblement, Aomine Daiki était bien une connaissance de Shoichi et il avait parfaitement cerné le caractère du brun à lunettes. Imayoshi était à la fois manipulateur et imprévisible. Il pouvait se montrer sans cœur ( le coup des gâteaux qu’il avait bouffé exprès devant elle pour la narguer lui restait encore en travers de la gorge ) et quelque fois il savait aussi faire preuve de solidarité et de compassion. Deux qualités qu’on ne pouvait pourtant pas lui reconnaitre de prime abord !

Mais Aomine n’avait vraiment rien à craindre de Kureha ! Elle n’était pas et ne serait jamais aussi tordue qu’Imayoshi ! A côté de lui, elle était la douceur et l’innocence incarnée. Pour certains, elle pouvait être paraitre trop naïve et stupide. C’était sans doute à cause de cette stupidité qu’elle se retrouvait dans la cuisine d’un basketteur mesurant presque deux fois sa taille et qui se goinfrait de pâtisserie ne lui étant pas destinées ! Alors non non non ! Ces gâteaux là ils n’étaient pas pour lui et il n’en mangerait pas un de plus s’il n’était pas son beau prince charmant étant venu la sauver dans cette glauque ruelle de Tokyo !

Les bras tendus sur la boite, les yeux froncés rivés avec accusation sur le basket, Kureha le dévisageant avec une moue boudeuse qui aurait pu paraitre aussi adorable qu’elle pouvait être agaçante.

« J'te signale que c'est toi qui m'a empêché de prendre mon p'tit dej, donc c'est de ta faute si j'ai faim ! »


Han !!! Cette mauvaise foi !!

Kureha garda sa mine boudeuse tout en resserrant sa prise sur son trésor pâtissier. S’il avait faim il n’avait qu’à manger ce qu’il y avait dans ses placards. Il devait bien y avoir des céréales ou tout un tas d’autres cochonneries dont se gavaient les ados aussi goinfres que lui non ?

« Je ne t’ai rien empêché du tout ! C’est toi qui m’a fait entrer chez toi sans que j’ai rien demandé ! »

Ce qu’il était gonflé franchement ! Enfin… Kureha se redressa et libéra la boite avant de rouvrir le couvercle. Après tout maintenant que c’était entamé elle n’allait pas pouvoir les donner à son vrai sauveur si tant est qu’elle trouve un jour son identité

«  Va y…. de toute façon maintenant que tu en a mangé je ne peux plus rien en faire… »

« Tu sais je suis pas spécialement connu pour ma grande mémoire hein... Il s'est passé quoi exactement ? Parce que y a tellement de crétin dans les rues que c'est pas la première fois que je rattrape le sac de quelqu'un... »

Kureha n’aimait pas vraiment repenser à cette soirée. Cela lui donnait encore des frissons. Elle n’osait surtout pas penser à ce qui aurait pu se produire si personne ne l’avait aidé…. Qui sait…. Elle se souvenait encore de la douleur cuisante de la gifle qu’elle avait reçu. Ça l’avait assommé tellement ça avait été puissant…

La jeune fille mordit un peu ses lèvres et se tritura les mains, extrêmement mal à l’aise. Elle baissa le visage pour le dissimuler légèrement derrière ses longs cheveux châtains. Son regard évitait celui du garçon qu’elle n’osait pas affronter. Pour lui, sauver une jeune fille n’était sans doute qu’une formalité. Pour elle, s’être retrouvée prise dans une telle situation était un véritable traumatisme…

« Je….. Je sortais d’un concert et… je rentrais à pieds chez moi quand des garçons me sont tombés dessus pour me voler mes affaires… J’ai voulu me débattre et crier mais ils m’ont frappé. J’ai cru que ça allait vraiment mal tourner. Mais le garçon – toi ou un autre – est venu pour leur filer une correction…. Si ça n’avait pas été le cas, je ne sais même pas ce qui serait advenu de moi…. »


La main de la jeune fille plongea dans la boite de pâtisseries qu’elle tenait tant que ça a protéger peu de temps encore auparavant. Ses doigts se posèrent sur le rebord d’un délicieux cannelé au rhum, spécialité française qu’elle adorait, à la fois croquant et fondant, légèrement caramélisé

« Et pourquoi tu veux tant remercier le type qui t'as aidé ? T'es tombée amoureuse ? »

Les joues de la demoiselle se teintèrent d’une rouge pivoine intense. A… A… Amoureuse ? mais… non !!! Pas du tout ! Non !!! Elle avala de travers la bouchée de son cannelé et elle se mit à tousser pour essayer de reprendre son souffle et sa respiration

Ses mains s’agitèrent devant elle

« Non… bien…Bien sure que non… je ne suis pas tombée amoureuse ! Pas de lui en tout cas.. enfin… je… haaa !! mais tu me fais dire n’importe quoi !!! »

Kureha ne réfléchit pas avant de sauter de sa chaise pour se remettre sur ses pieds. Sans trop savoir pourquoi, les joues encore toutes rosées, elle se planta devant Aomine dont l’estomac gargouillant témoignait de la famine dont il semblait être victime

« Tu… t’aime bien les crêpes ? ou les panecakes ? Si tu veux… je peux t’en préparer pour le déjeuner… Je suis bonne cuisinière tu sais…. Enfin… je… comme tu veux… »

Elle soupira un moment pour essayer de se redonner contenance. Bien sure qu’elle était amoureuse, comme beaucoup de jeunes filles de son âge. Mais ce n’était pas pour son prince charmant que son cœur battant aveuglement. Non non…. C’était pour un autre beau garçon qu’elle avait rencontré dans un ascenseur et sur lequel elle avait flashé. Le coup de foudre, vous connaissez ? Et comme par un parfait hasard, il fallait que ce garçon en question soit le colocataire de Imayoshi Shoichi. Encore lui !!! Un vrai parasite ce gars ! Pourquoi fallait-il qu’il soit le camarade de chambre de Teppei Kiyoshi…. Tristesse…

Kureha n’attendit pas spécialement la réponse de Aomine, elle attrapa un tablier à fleurs roses qu’elle trouva posé avec négligence sur le dosé d’une chaise. Il aurait été étonnant que ce soit le genre d’accessoire dont Aomine avait l’habitude de s’affubler… ca ne pouvait donc qu’appartenir à sa mère….

« C’est important par ce que…. Sans lui, j’aurai été dans de sales draps… Moi… Mais aussi peut être toute ma carrière… Je suis chanteuse… enfin… je suis une idole…. J’aime pas trop cette appellation mais j’imagine qu’on ne peut pas qualifier ca autrement…. Ils sont où les saladiers ? »

Elle lui adressa un sourire

« Si on avait appris qu’Alyssa s’était fait voler son portable avec toutes les informations confidentielles dedans… T’imagine le désastre ? »


Elle baisse le visage, les rouges encore un peu empourprées par la gêne et la confusion de s’être laissée si facilement avoir par une bande de sales types.



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Aomine Daiki
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MessageSujet: Re: Du fond du coeur, merci.... [ PV Aomine ]   Mar 14 Fév - 23:17

« Je n'suis pas un héros !  »
Puisqu'il n'avait pas le droit de manger les gâteaux que Kureha avait apporté il devait donc se contenter de ses céréales. Dommage, le gâteau qu'il avait eu le temps de prendre était délicieux, il aurait bien aimé en manger encore quelques uns. Voir même toute la boite en fait.

« Oh parce que t'aurais préféré que je te laisse dehors peut-être ? Je t'ai pas forcé à entrer j'te signale et au pire tu sais où est la porte... »

La jeune fille finit par changer d'avis sur les gâteaux et relâcha son étreinte sur la boite. Aomine ne se fit pas prier et plongea de nouveau dans la boite. Ce n'était pas tous les jours qu'il avait droit à une telle qualité, il avait bien l'intention d'en profiter.

Il se sentait quand un peu mal pour cette jeune fille qui avait tant voulu récompenser son sauveur. Peut-être qu'avec un peu plus de détails sur ce moment il s'en souviendrait, si c'était vraiment lui. Il n'irait pas jusqu'à se qualifier de héros des temps modernes, mais la stupidité des délinquants l'insupportait au plus haut point. En règle générale, s'en prendre aux plus faibles que soit l'énervait. Alors il avait tendance à secourir les gens qui en avaient besoin s'il les voyait en mauvaise posture.

En écoutant Kureha lui raconter son histoire un peu plus en détails, il se dit que ça lui rappelait quelque chose. C'était peut-être bien lui après tout. Mais avant de le lui dire il préférait vérifier un détail. Il n'avait aucune envie de se retrouver avec une folle sur les bras. Enfin si elle était amie avec Imayoshi c'était peut-être déjà le cas... D'ailleurs, il faudrait qu'il lui fasse payer le fait qu'il ait refilé son adresse perso sans rien lui demander avant. La vie privée, il n'en avait jamais entendu parler ou quoi ?

Enfin, donc, retour sur Kureha. Amoureuse ou non ? 'Pas de lui'. Oh donc il y avait quelqu'un d'autre. C'était marrant de la voir rougir comme ça. Mais avant qu'il ne puisse dire quoique se soit, la jeune fille proposa de lui préparer des crêpes ou des pancakes. Comme s'il allait refuser ! C'était bien mieux que de simples céréales tout ça.

« Qui n'aime pas les crêpes ?! J'vais pas dire non. Fais toi plaisir ~ Il y a tout ce qu'il faut dans le frigo normalement. »

Tout en attrapant le tablier de sa mère, la jeune fille continua de parler. Oh une idole ? Il devait avouer qu'en dehors de celles que l'ont pouvait trouver en petite tenue dans les magazines, il ne faisait pas vraiment attention aux nombreuses chanteuses et danseuses qui parcourraient les scènes japonaises. Et avec sa petite poitrine, Kureha ne risquait pas de faire partie du genre de magazine qu'il feuilletait. Enfin, s'il voulait manger les crêpes promises, il valait mieux qu'il ne le lui dise pas. Les filles avaient tendance à se vexer pour ce genre de chose, même s'il ne comprenait pas pourquoi...

Il se leva pour attraper un saladier dans un placard qu'il donna à Kureha. Il en profita pour prendre des poêles qu'il déposa sur la plaque chauffante.

« Tu sais, maintenant que j'ai les détails, j'me souviens. T'avais l'air assez choqué, j't'ai suivi un peu histoire de voir si t'allais bien. Pis c'était sur mon chemin. Mais c'était vraiment des cons de frapper une fille comme ça. Les mecs ont plus aucun respect c'est chiant. »

Il adressa un petit clin d'œil à la jeune fille avant de poursuivre.

« J'espère que l'élu de ton cœur est pas comme ça. Tu devrais lui demander de te raccompagner quand tu rentres tard le soir ! Après tout, j'serai pas toujours la pour te défendre hein. Même si ça me gênerait pas si tu me récompenses comme ça à chaque fois. »

Que pouvait-il dire de plus ? C'était bien connu que le meilleur moyen de gagner le cœur d'un homme était avec de la nourriture. Bon certes, il ne s'agissait pas d'amour cette fois, mais il ne dirait jamais non à de la bouffe aussi bonne. Ou alors c'était qu'il était malade. Fortement malade même.

Il regarda son téléphone sur le coin de la table et une idée lui vint en tête. Avec un sourire il profita de l'inattention de sa victime pour prendre des photos de la jeune fille avec son beau tablier à fleurs.

« À ton avis, ça vaudrait combien des jolies photos de toi qui fait la cuisine ? Ça aiderait ta carrière non, si les gens te voyaient comme une jeune fille normale. Ah mais ton chéri risquerait de mal le prendre non, que tu fasses à manger pour un autre type ? »

En dehors du basket, son nouveau hobby était apparemment devenu de faire rager les jeunes filles...


 



 
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Aoki Kureha

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MessageSujet: Re: Du fond du coeur, merci.... [ PV Aomine ]   Mer 15 Fév - 21:55

⎡Du fond du cœur, merci…  ⎡
avec Aomine Daiki


 
Kureha avait toujours aimé faire de la pâtisserie. Elle ne comptait plus le nombre de fois où elle se levait plus tôt par simple plaisir de pouvoir faire des crêpes ou des pancakes à sa colocataire. Ou dès qu’elle avait la possibilité de rentrer avant elle en après-midi, elle lui préparait des succulentes tranches de brioches façon pain perdu  afin qu’elles prennent ensemble un gouter digne de ce nom. Avec tout le sucre et les calories que Kureha s’enfilait, elle n’avait pas d’autres moyens d’éliminer que de pratiquer son jogging quotidien… une véritable séance de torture à laquelle elle essayait de réchapper sans pourtant réussir à y parvenir…

Comme elle s’y attendait, le garçon ne semblait pas indifférent à l’appel des crêpes. Personnes n’était indifférents aux crêpes ! Surtout quand elles étaient badigeonnées de Nutella….. ou de crème de spéculoos, une petite merveille que Karen lui avait ramené une fois d’Europe mais qu’on ne pouvait pas trouver dans les boutiques japonaises. Malheur !

La jeune fille était en train de casser les œufs et de les mélanger à la farine quand Aomine lui expliqua se souvenir de cette nuit de cauchemar qu’elle avait vécu. Elle suspendit immédiatement ses gestes et tourna la tête dans sa direction. Est-ce qu’il disait la vérité ? Est ce qu’il se souvenait bien de tout ça ? est-ce que c’était lui ? Il ne disait pas ça uniquement pour la rassurer ou justifier le fait qu’il avait engloutit toutes les pâtisseries de la boite ?

« C’était toi ? Vraiment ? »

Une vive couleur rouge inonda ses joues quand elle l’écouta raconter qu’il l’avait suivi en douce pour s’assurer que tout allait au mieux pour elle vu les circonstances. Elle garda le silence et se replongea dans la recette de sa pâte à crêpes, versant un peu de sucre et d’huile dans le saladier avant de remuer énergiquement

« J'espère que l'élu de ton cœur est pas comme ça. Tu devrais lui demander de te raccompagner quand tu rentres tard le soir ! Après tout, j'serai pas toujours la pour te défendre hein. Même si ça me gênerait pas si tu me récompenses comme ça à chaque fois. »

La coloration pivoine de son visage gagna quelques nuances plus intenses. Pourquoi disait-il les choses comme si elle avait un petit ami ? Bah… elle ne l’avait pas informé qu’elle était célibataire et que l’amour qu’elle ressentait pour Teppei était quelque chose à sens unique. Le beau brun ne devait sans doute même pas se souvenir d’elle. Ha et puis quelle cruche aussi…. Elle avait été stupide dans cet ascenseur… pas de quoi réussir à faire tomber un garçon amoureux. La séduction n’avait jamais été son fort en plus…. Vraiment… aucune chance que quoique ce soit ne se passe entre eux

« Je n’ai pas l’intention de me faire agresser tous les soirs non plus…. Je vais prendre de cours de self défense et j’ai investi dans un spray au poivre ! C’est redoutable il parait. Ça me coutera moins cher que de devoir de payer des pâtisseries et de te faire des crêpes si des fois ça recommence… mais je touche du bois pour que ça ne soit pas le cas » dit elle en frotta sa main contre le bois de l’une des chaises de la cuisine.

Elle s’appliquait à ajouter le lait progressivement à la pâte quand la dernière remarque de Aomine l’interpella. Elle tourna la tête dans sa direction pour voir qu’il tenait son téléphone portable devant lui, prêt à la photographier pour tout balancer sur les réseaux sociaux. Pour le coup elle était partagée entre l’envie de rire – c’est sur ce que genre de photos aurait un succès fou – et l’envie de lui balancer le saladier au visage – non mais de quoi il se mêlait lui !

Finalement elle fit volteface et croisa les bras sous sa poitrine avec un air courroucé sur le visage

« Sache que « mon  chéri » ne risque pas de prendre mal ses photos dans la mesure où je n’ai pas de chéri ! Je suis célibataire et libre comme l’air ! Monsieur l’élu de mon cœur ignore tout de mes sentiments et c’est très bien comme ça pour l’instant »

Parce que si c’était pour se prendre un vent…. Elle préférait encore l’aimait secrètement. Au moins, de cette manière, l’espoir continuait à la faire vivre un peu. Même si Hideaki ne cessait de lui rabâcher qu’elle passait peut-être à côté de l’amour de sa vie. Ou pas… elle passait peut-être à côté d’une grosse déception amoureuse de laquelle elle n’arriverait jamais à se remettre….

Finalement c’est un petit sourire qui finit par étier son visage. Elle se pencha vers lui de manière à ce que leur visage soient proches

« Tu peux faire autant de photos que tu veux, je sais que tu dis ça uniquement pour m’embêter mais qu’en définitive tu n’en feras pas usage ! Et si tu venais à le faire, je crierai au monde entier que Aomine Daiki est mon petit ami …. Charmant comme tu es, tu dois bien avoir une petite copine non ? Et je ne pense pas qu’elle soit contente qu’une autre nana vienne te préparer des crêpes dans un charmant tablier fleuri piqué à ta maman »


Contente de sa petite réplique elle retourna à sa tache tout en s’amusant de la potentielle réaction de son nouvel ami.

« Shoichi m’a dit que vous jouiez dans le même club de basket avant. C’est marrant ça… des fois j’ai l’impression que toute ma vie tourne autour du basket ! »

Elle fouille dans les placards pour sortir une crêpière qu’elle posa sur un feu vif, prêt à commencer la cuisson

« Mon meilleur ami est basketteur…, ma colocataire est manager d’une équipe de basket, mon camarade d’amphi à la fac est un ancien basketteur, celui que j’aime l’est aussi…  et enfin toi, mon prince charmant…. Je devrais peut être me mettre au basket. C’est un signe du destin tout ça tu crois pas ? »

Elle lui sourit avant de commencer à faire cuire sa toute première crêpe. Immédiatement une délicieuse odeur se répandit dans la cuisine.



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MessageSujet: Re: Du fond du coeur, merci.... [ PV Aomine ]   

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Du fond du coeur, merci.... [ PV Aomine ]
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