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 Grimoire d'une licorne sauvage.

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MessageSujet: Grimoire d'une licorne sauvage.   Dim 12 Juin - 18:48

Voilà un petit One Shot que je viens de m'amuser à écrire, ça faisait un moment que je n'avais pas écrit à la première personne et c'est plutôt plaisant en fait. Ce texte parle d'une jeune fille qui a été déçue par la vie et qui se sent mise en marge de la société.

   

   

   
La fille de l'ombre

   
My life is like a long tragic song...

   L'odeur du bonheur avait une emprise véritable sur moi. Elle me ramenait à des moments d’innocences pures. Pleins d’éclats de rires et de comptines d’enfants. Cela m’apportait tant de paix qu’elle m’enrôlait d’une chaleur semblable à une étreinte maternelle. Comme un phare durant une noire. Elle me paraissait aussi attrayante qu’un diamant, m’aveuglant pas sa toute beauté. Pourtant, J’ai finalement perdu la foi, la flamme qui crépite dans les moments de profondes obscurités. La lumière ne filtre plus. Elle s’est dissipée doucement comme une brume épaisse d’hiver. Me confrontant à la froideur qui cristallise toutes mes aspirations grandioses. Mon cœur s’est fermé à la souffrance du monde. Je ne pense plus à appréhender le malheur des autres comme étant le mien, car cela me brise et je sais pertinemment que  personne ne sera là pour m’aider à panser mes blessures. Amère est la rancune qui tenaille mon âme. Fut une époque j’étais présente pour tous ceux qui réclamaient une planche de salut. Aujourd’hui je suis un imperméable aux souffrances de ceux qui m’encercle, j’ai déjà bien à faire avec les miennes. Et je crois être devenue pessimiste face à l’immensité de mon impuissance.

J’avais foi en l’homme mais il m’a déçu. Berné grâce à son apparence bonne. L’humanité est si complexe qu’elle nous désespère, elle m’a laissé en ruine face à l’amplitude du chaos qu’elle a semé en moi. Si seulement j’avais compris plus tôt que son expiation ne se trouverait pas ici-bas, j’aurais cessé de chercher les réponses aux questions existentielles qui me tourmentent, me freine, m’accable. Ou trouver ma rédemption ? Comment comprendre qui je suis ? Comment réussir à avancer ? Je ne suis qu’une fille banale à la recherche de mythe la boîte de pandore. Je me place en simple observatrice, témoin de l’absurdité de mes pairs, vivant dans leurs ombres denses afin de mieux comprendre mes semblables.

Je ne suis rien, je ne représente rien. Pour moi-même et pour les autres et ça, je crois que ça me tue parce que j’aimerais exister. Même à travers cette société que j’exècre. J’ai honte de ça, de ces désirs incohérents qui sont les miens, car ils me mettent finalement sur un pied d’égalité avec ces gens qui me répugnent.

On dit que l’homme est perfectible, je n’en crois rien. Ne serais-ce pas une excuse pour effacer d’un revers de mains ses erreurs ? Ces fautes qui ne font qu’accroitre ma déception envers la nature humaine ?  Je ne sais pas,  mais dans l’écriture, je trouve un exutoire. Un jour  Je créerais un monde à l’image de mon bonheur, où le vice n’aura de place que dans ses plus étroites profondeurs. Tel sera ma quête, ma chimère parfaite…  En attendant je tente de survivre, en dépit du fait que l’oxygène me manque, quitte mon être et me laisse démunie.

Non en fait je me sens morte, je suis morte. Pour moi la mort s’est bien plus que de perdre son dernier souffle de vie, la mort pour moi c’est de ressentir une profonde déchirure au fond de soi-même et d’être certain de ne jamais pouvoir s’en remettre. Je suis morte, car mon cœur s’est gelé, que la lumière a vacillé avant de totalement se consumer, mais aussi parce que j’ai compris que les véritables ordures pullulaient en chacun de nous. Oui, je suis morte. Pourtant, personne ne s’en rend compte. Surement parce que je continue à marcher, à manger, à me rendre au travail, à échanger des banalités cordiales avec mes congénères. Oui, au début je pensais vraiment que c’était pout cela que personne ne remarquait rien mais j’ai finalement réussi à comprendre la véritable raison. Personne ne se rend compte que je suis plus, pour la simple et bonne raison que ma présence n’a aucun poids, aucun impact sur leurs vies si gaies. Ils ne me voient que comme la fille tapis dans l'ombre.




   
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