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 Au bout de la nuit // Aoi Mineka

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Pivot
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MessageSujet: Au bout de la nuit // Aoi Mineka   Mar 1 Mar - 17:40


    Encore une journée qui s'achève. On ne peut pas dire que les choses ont été calmes dernièrement, entre les cours, les entraînements, les matchs. Alors ce soir, tu es heureux de pouvoir enfin rentrer chez toi pour te reposer un peu. Tu n'as qu'une envie, c'est de rentrer et prendre un bon bain bien chaud. Tu imagines déjà la scène. Tu te prélasseras dans ton bain pendant de longues minutes, jusqu'à ce que l'eau devienne froide, laissant tes muscles se détendre. Tu adores Riko, tu adores ton équipe, mais parfois tu te dis que les entraînements que vous faites sont plus des entraînements militaires que de basketteur. Mais tu ne te plains pas. Même si c'est parfois difficile de tenir le coup, tu sais que c'est le seul moyen pour vous améliorer. Et puis Riko n'est pas du genre à vous faire souffrir pour son plaisir...

    Pour une fois tu es le dernier à quitter les vestiaires. Enfin, ça n'a rien d'exceptionnel en soi, mais habituellement Hyuga reste avec toi si vous êtes les derniers. Mais ce soir il avait quelque chose de prévu avec ses parents, alors te voila seul à terminer de te rhabiller. Il faut dire que tu as pris tout ton temps, tellement tes muscles étaient engourdi. Une fois de nouveau en tenue convenable tu sors et ferme tout derrière toi. Mais alors que tu passes devant le second gymnase tu te rends compte qu'il est toujours allumé, ce qui est plutôt bizarre. Le club de basket masculin était le dernier club de sport présent normalement. À moins que quelqu'un ait oublié d'éteindre les lumières ? Ce ne serait pas la première fois et certainement pas la dernière. Tu décides d'aller vérifier d'abord s'il y a encore quelqu'un, car s'il n'y a plus personne mieux vaut aller éteindre les lumières. Parce qu'on ne peut pas dire que le concierge soit quelqu'un de très amical et que s'il trouve les lumières encore allumées, il risque d'aller se plaindre aux responsables qui vous feront des remontrances. La dernière fois, aucun club n'avait eu le droit d'utiliser les salles sans un professeur présent, ce qui était assez problématique pour certains clubs comme le votre qui n'étaient que rarement surveillés par un professeur.

       Tu ouvres les portes du gymnase et entre, appelant d'une voix forte :
« Il y a quelqu'un ? » Tu attends quelques instants mais n'entend aucune réponse te parvenir. Il n'y a aucun bruit dans le bâtiment. Avec un petit soupir tu avances alors dans le gymnase en direction du local où se trouve l'interrupteur général dans l'intention de tout éteindre. Ça serait beaucoup plus facile si l'interrupteur se trouvait au bord du gymnase, mais non, il faut tout traverser pour se rendre dans le local, pour ensuite refaire le chemin inverse dans le noir. Pas très pratique tout ça quand même.


Au bout de la nuit


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Meneuse
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MessageSujet: Re: Au bout de la nuit // Aoi Mineka   Mar 1 Mar - 20:02


 
Au bout de la nuit

 
feat Kiyoshiiii


 
Il était 22h45 pile ! En tout cas, c'était ce que l'horloge digitale affichait, avec ses chiffres rouges luminescents. Aoi n'en pouvait plus. D'ailleurs, elle s'était sentie obligée de s'effondrer sur le parquet, comme si elle n'avait pas assez étalé sa sueur dans le gymnase...
Elle s’entraînait en plus depuis que Gaïa l'avait remotivée. Enfin, primo, elle avait repris les entraînements officiels de l'équipe, autant dire que le coach était ravi de la revoir en activité, et en plus de ceux-là, elle s'était donné comme objectif de s'améliorer. Donc, depuis le début de la semaine, elle restait après la fin et faisait des parcours du combattant pour être plus rapide, travailler son endurance, ses shoots et tout ce qui ne nécessitait pas la présence d'autrui.

« Bon, finit-elle par marmonner, il est l'heure de la douche. »

La demoiselle se releva en tenant sa tête qui lui faisait la blague classique du vertige. « Tu t'es levée trop vite, méchante ! ». Sous le panier, elle avait laissé la cage à ballons, grande ouverte mais pleine à craquer. C'était une de ses méthodes du système D pour se motiver à ranger. Elle s'était placée derrière la ligne des trois points et tirait, tirait, tirait, encore et encore, jusqu'à épuisement des ballons. Autant dire qu'elle n'avait plus de bras !
Elle attrapa la cage, la ferma et la fit rouler jusqu'à ce qu'elle cogne contre le mur en un fracas métallique. Puis elle prit la direction des vestiaires.
Elle ferma la porte trop lourde à son goût et se jeta sous la douche.
A peine deux minutes après que l'eau bouillante ait commencé à détendre ses muscles endoloris, la joueuse fut contrainte d'en sortir en urgence. L'eau était devenue glaciale puis s'était tout bêtement arrêté de couler.
Grelottante, Aoi consulta l'heure en remettant son short de sport et en enfilant son T-shirt de pyjama.

« 23h02... Oh, punaise, c'est vrai... Plus d'eau à 23h... »

La rose retint le flot de jurons qui menaçait d'exploser hors de ses pensées. Mais pourquoi n'y avait-elle pas pensé ?! En plus, sa présence était totalement illégale... Elle avait bataillé dur avec les responsables pour obtenir une clé et une autorisation officieuse d'y rester quelques heures de plus, un soir ou deux par semaine. C'était bien pour ça que le gardien, un type revêche qui aimait un peu trop gueuler contre les élèves pour la bonne entente générale, n'était pas au courant.
La jeune fille finit par sortir du vestiaire, son sac sur l'épaule et une vieille veste trop grande aux couleurs effacées appartenant à feu son père sur le dos pour compenser la douche froide.  
Quelle ne fut pas sa surprise quand elle aperçut, devant la porte du local de l'interrupteur général, un type.
Elle ferma silencieusement la porte du vestiaire, s'appuya dessus et croisa les bras sur sa poitrine. De là où elle se trouvait, le type semblait grand, avec les cheveux relativement clairs. Il avait surtout l'air abattu et épuisé.  

« Il doit faire partie de l'équipe masculine, s'auto-suggéra-t-elle. J'ai entendu dire que les entraînements que la coach leur fait subir sont dignes d'un camp militaire... »

Aoi le regarda ouvrir la porte du local et s'enfoncer dans l'obscurité en se disant que ce n'était pas vraiment sa responsabilité à lui et que, de toute manière, elle devra verrouiller la porte. En soupirant, elle se dirigea à son tour vers l'interrupteur. Une fois dans l'encadrement de la porte, elle interpella le probablement joueur.

« Excuse-moi ? En fait, je vais devoir fermer toutes les portes... »

Idiote ! Toi aussi, quand tu es épuisée, tu n'écoute rien ! Elle s'avança et tapota sur l'épaule du type.

« Pardon, tu pourrais... »

A peine eut-elle commencer sa phrase que la porte se claqua derrière elle et que le cliquetis métallique du verrou retentit.

« ...Nan, on est... Enfermés ?! »

 

 
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Dernière édition par Aoi Mineka le Sam 15 Oct - 15:37, édité 1 fois
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Pivot
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MessageSujet: Re: Au bout de la nuit // Aoi Mineka   Mar 15 Mar - 5:04


Avec un soupir tu te diriges vers le local pour tout éteindre. Demain tu te renseigneras pour savoir qui s'est entrainé dans ce gymnase et tu laissera Riko lui passer un savon. Pas que tu ne saches pas le faire toi-même, mais la brune fait ça si bien. Une fois dans le local, tu repères facilement l'interrupteur. Contrairement aux interrupteurs de maisons, il s'agit dans les gymnases de gros levier à baisser ou remonter, ce que tu t'empresses de faire. Mais rien de baisser un levier te demande de la force que tu n'as plus, et tu restes appuyé dessus quelques instants, pleurant silencieusement sur ton sort. Il faudrait peut-être que Riko se calme sur vos entrainements si tu n'es plus capable de rien faire après.

Perdu dans tes pensées tu n'entends pas la personne qui s'adresse à toi et ne te rend compte de sa présence que lorsqu'elle te tapote l'épaule. Surpris tu te retournes pour faire face à une jeune fille aux cheveux roses. Pendant une seconde tu te demandes ce que Momoi fait ici alors que Kuroko n'est pas la, avant de réaliser qu'il ne s'agit pas de la manager de Too. La lumière ambiante fournie par les différents boutons est faible mais tu crois reconnaitre l'une des joueuses de l'équipe féminine de basket, même si tu ne te souviens pas de son nom.

Mais alors que la rose commence une phrase, vous êtes interrompus par le bruit d'une porte qu'on verrouille. Tous deux surpris, tu ne prêtes pas vraiment attention à la réaction de la jeune fille et te précipite plutôt vers la porte, tentant en vain de l'ouvrir. La poignée ne bougeant pas, tu donnes quelques coups dans la porte, espérant que celui qui vous a enfermé ne soit pas déjà trop loin pour vous entendre.


« Hey ! Y a quelqu'un ? Vous m'entendez ?! »

Devant l'absence de bruit de l'autre côté de la porte, tu ne peux qu'en déduire que vous êtes bel et bien enfermés. Il s'agit soit d'une farce de mauvais gout, soit du concierge. Concierge qui est bien connu pour ne pas avoir l'ouïe fine du tout... Tu te retournes vers ta compagne d'infortune.

« Il ne resterait pas quelqu'un d'autre dans le gymnase avec toi par hasard ? »

Tu retournes à ton sac, que tu avais posé avant de baisser le levier et commence à le fouiller, cherchant ton portable. Que tu ne trouves pas... Sans paniquer, tu vides le contenu du sac sur le sol. Ton téléphone c'est peut-être perdu parmi tes affaires.

Au bout de la nuit


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Meneuse
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MessageSujet: Re: Au bout de la nuit // Aoi Mineka   Jeu 17 Mar - 17:32


 
Au bout de la nuit

 
feat Kiyoshi


 
« On est enfermé, on est enfermé, on est enfermé... » Rien à y faire, cette pensée tournait en boucle dans le cerveau épuisé d'Aoi. Ça l'obsédait tellement qu'elle ne perçut qu'à grand peine le joueur lui passer devant pour crier une phrase qu'elle ne comprit pas, probablement une supplique pour essayer de se sortir de ce cagibi trop étroit au goût de la demoiselle. Non pas qu'elle fut claustrophobe, mais le local de l'interrupteur ne devait pas dépasser les trois mètres carré et, de son point de vue, ça ne suffisait pas à deux personnes, surtout quand l'une faisait la stature de son camarade de cellule...
Elle secoua la tête pour se reprendre. Même épuisée et avec le cerveau en berne, il fallait qu'ils se sortent de là !
Le jeune homme lui demanda si quelqu'un était avec elle dans le gymnase. Cette blague !
Une grimace échappa à la rose. Pour le coup, elle regrettait son individualisme.

« Malheureusement, non... Je suis la seule élève à ma connaissance à m'entraîner ici à cette heure là et à avoir la cl... »

La jeune femme s'interrompit. Mais oui ! La clé ! Alors que le type dont elle ne parvenait toujours pas à remettre l'identité (et pourtant, elle avait su le nom de chaque joueur, à un moment!) fouillait dans son sac pour une raison X ( et de toute manière, ça le regardait!), la jeune femme se laissa tomber au sol et, le sac sur les genoux, entreprit d'ouvrir chaque poche et de vider chaque recoin sombre où les petits objets dont tout le monde avait besoin étaient connus pour se cacher.
Elle bazarda un petit tas de pièces dans sa paire de basket, retourna ses chaussettes, ouvrit toutes les fermetures sans succès.

« Mais qu'est-ce que j'en ai fait... Je suis sûre que je l'avais en sortant du vestiaire, marmonna-t-elle en repliant ses affaires pour finalement les jeter en boule dans son sac de sport. »

En soupirant, elle s'attaqua à ses poches. Ses poches intérieures étaient vides, sa poche droite ne contenait qu'un bout de papier dont la demoiselle se fichait à cet instant précis. Elle mit la main dans sa poche gauche et là... Ses doigts ressortirent par l'autre bout.
Elle fit les yeux ronds en fixant ses doigts à la faible lumière du local. Ce n'était pas possible... Il y avait un trou dans sa poche ! Son dernier espoir de sortir de là avant le lendemain s'évaporait de plus en plus...
Désespérée, elle se renvoya en arrière, se cognant un peu la tête contre le sol froid et dur. Elle arracha son téléphone qui, elle le savait, n'avait plus de batterie, de son sac. Toujours au mauvais moment, hein !

« Tu as de la batterie sur ton téléphone ? »

Décidément... La basketteuse manqua de s'assommer de nouveau contre le sol. La politesse, Aoi, la politesse ! Elle soupira et entreprit de chercher qui était ce gars... Pire, il lui semblait qu'ils étaient du même âge... Elle repassa les deux dernières années de sa vie en boucle dans son esprit, à la recherche d'où un nom pouvait bien apparaître... Quand soudain !

« Ah, mais oui ! Kiyoshi Teppei ! »

Il y eut un blanc durant lequel la jeune femme se rendit compte qu'elle avait hurlé.

« Désolée... Mais j'étais sûre de savoir qui tu étais. »

Elle enchaîna avec une petite explication de son idiotie... De toute manière, ils étaient dans la même galère, sans mauvais jeu de mots.

« On m'avait donné une clé, mais elle est tombée de ma poche... En plus, je n'ai plus de batterie sur mon téléphone. J'ai bien peur que nous soyons coincés ici, jusqu'à demain matin... »


Même pour l'optimiste qu'elle était, cette nouvelle lui semblait être une sentence sans appel... Quelle déveine !

 

 
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Pivot
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MessageSujet: Re: Au bout de la nuit // Aoi Mineka   Jeu 28 Juil - 23:13


Alors que tu fouilles le contenu de ton sac que tu as vidé, ta compagne d'infortune te répond qu'elle était bien seule dans le gymnase. Il faut dire qu'en dehors des périodes d'entrainement intensif les joueurs à rester aussi tardivement se font rares. Pour votre plus grand malheur ce soir, il n'y a donc personne d'autre qui pourrait vous libérer. Et pour couronner le tout, tu ne trouves absolument pas ton téléphone. Tu as certainement du l'oublier dans le vestiaire, là où il ne vous sera donc aucune utilité.

Alors que la jeune fille s'adresse à toi, elle ne termine pas sa phrase et se met à fouiller elle aussi dans son sac de manière frénétique. Si tu as bien compris, elle possèderait la clé des vestiaires, qui est la même que celle du local pour des raisons plus pratique. Si c'est le cas, cela vous éviterez bien des ennuis. Rester enfermé dans un local toute une nuit ne fait pas partie de tes fantasmes, quoique s'il s'agissait d'un certain capitaine... Enfin bref ! De plus tes grand parents risquent de se faire un sang d'encre si tu ne rentres pas à la maison ce soir. Il savent bien que tu ne découcherais pas un soir de semaine et encore moins sans prévenir.

Mais plus la jeune fille cherche, plus tes espoirs s'amenuisent. Et lorsqu'elle s'aperçoit enfin que l'un de ses poches est trouée, tu n'as aucun doute sur le fait que les clés soient passées par là. Pourquoi faut-il toujours qu'un trou apparaissent dans nos poches lorsqu'elles contiennent un objet important ? À croire que c'est un complot des poches pour pourrir la vie des gens... Dans tes élucubrations intérieures sur l'utilité des poches, tu ne te rends pas compte que la rosée a sorti son téléphone avant qu'elle ne t'adresse de nouveau la parole.


«  J'ai bien peur d'avoir oublié mon portable dans les vestiaires de l'autre gymnase malheureusement. »

Tu procèdes toutefois à une dernière vérification des moindres recoins de ton sac, sait-on jamais qu'il aurait glissé dans un pli ou se serait faufilé sous une couture. Mais tu es forcé de te rendre à l'évidence, ton portable n'est pas dans ton sac, ni aucune de tes poches. Avant que tu puisses te lamenter sur votre sort, ton nom s'échappe en une exclamation des lèvres de la jeune fille face à toi. Tu relèves automatiquement la tête, réflexe commun à tous en entendant son nom être ainsi prononcé. La jeune fille s'excuse bien rapidement pour ce cri involontaire de sa part.

« Oh, il n'y a pas de problème.  » Réponds-tu avec un sourire. Mais si l'autre adolescente connaît ton nom, la réciproque est loin d'être vraie. Entre ton absence prolongée et ton retour en pleine période de tournois, on ne peut pas dire que tu as eu beaucoup de temps pour faire connaissance avec les nouvelles têtes, surtout si celles-ci ne font pas parti de ta classe. « Par contre je suis désolé, mais je ne connais pas ton nom.  »

Tu vois bien que ta compagne d'infortune s'en veut d'avoir perdu la clé, même si elle ne pouvait absolument pas prévoir qu'une telle situation se produirait. Elle n'est pas plus responsable pour cela que toi d'avoir oublié ton portable. Comme le dit si bien ton grand-père 'C'est la faute a pas d'chance !' Même si on ne peut pas dire que passer la nuit enfermé dans le local t'enchante, tu préfères en faire ton parti et ne pas paniquer pour cela. On vous retrouvera demain matin et vous pourrez reprendre votre vie sans aucun problème.

« Ne t'en fais pas, au moins nous sommes en sécurité ici. Ça aurait pu être pire si nous avions été enfermé dans les vestiaires des garçons. Avec toutes les odeurs qui y règnent je ne suis pas certain que nous aurions tenu la nuit !  » Tu préfères prendre la situation avec humour et ne pas penser à tes grands parents qui vont surement être morts d'inquiétude pour toi. Tu espères juste qu'ils ne vont pas appeler la police ou tes parents... Demain tu rentreras, tu leur présenteras tes excuses -même si ma situation n'est pas de ta faute- et tu leur feras un énorme câlin.

Tu farfouilles une nouvelle fois dans ton sac pour en sortir des barres protéinées. Tu en tends une à ta compagne de cellule pour la nuit.


« Tu as faim ? Tu as besoin de récupérer un peu après l'entrainement.  »

Tu ne l'as pas vu à l'œuvre, mais tu sais très bien qu'on ne reste pas aussi tard au gymnase pour se tourner les pouces. Seuls ceux qui veulent s'améliorer encore plus restent en solitaire jusqu'aux heures perdues.

« Puisque nous sommes ici pour un moment, pourquoi ne pas en profiter pour faire connaissance ?   »





Au bout de la nuit


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Meneuse
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MessageSujet: Re: Au bout de la nuit // Aoi Mineka   Ven 29 Juil - 14:06


 
Au bout de la nuit

 
feat Kiyoshi


 
Quand le jeune homme lui répondit qu’il avait oublié son téléphone dans les vestiaires, Aoi se donna mentalement une bonne claque. Kiyoshi était largement assez mature pour avoir déjà sorti son portable si jamais il l’avait eu, c’était écrit en gros sur son visage épuisé.
La jeune femme ne put s’empêcher de soupirer tandis qu’il l’informait sur sa non-connaissance de son nom à elle. Non pas que ce fut important, bien au contraire, mais le fait de rester enfermée pour la nuit dans un gymnase sans même avoir pu s’offrir le luxe d’une douche bien chaude exaspérait la sportive. La nuit risquait d’être très longue…
Elle tendit l’oreille pour entendre la plaisanterie du joueur sur l’odeur du vestiaire des garçons, laissant clairement entendre que l’asphyxie n’était pas qu’un risque si ils avaient été contraints de passer la nuit à l’intérieur de celui-ci. La jeune femme esquissa un sourire. Au moins, Kiyoshi avait le sens de l’humour.
Soudain, dans la brume de ses pensées, Aoi perçut le mot « faim » sortir de la bouche de son comparse de prison. Elle se releva instantanément avant de poser la main sur sa tête.

« Idiote... »marmonna-t-elle quand sa vue se brouilla pendant un court instant.

Cela faisait déjà deux fois dans la même soirée qu’elle se levait définitivement trop vite. Elle leva les yeux vers la barre protéinée que le basketteur lui tendait et leva difficilement le bras en se tenant l’épaule. Et oui, les courbatures aux bras étaient inévitables après une telle séance de tirs. Elle s’agrippa à la nourriture et remercia à mi-voix son bienfaiteur. Celui-ci proposa de faire connaissance puisque, de toute manière, ils étaient condamnés à rester dans le réduit jusqu’au lendemain matin.
Aoi s’assit en tailleur et commença à grignoter en s’étirant doucement et en hochant la tête. Elle avala sa bouchée.

« Pourquoi pas ? De toute façon, il ne reste que ça, j’ai envie de dire. »

Elle se rendait bien compte qu’elle adoptait un ton beaucoup plus froid qu’à son ordinaire joyeux et optimiste et fit une petite grimace. C’était son ton de révisions, quand quelqu’un venait la déranger alors qu’elle s’était donné comme objectif de travailler les examens sans trêve. Elle déglutit et reprit, avec plus d’entrain.

« Mais je ne me suis toujours pas présentée ! Je suis Aoi, Aoi Mineka, mais fais comme tout le monde et appelle-moi Aoi. »

Elle le toisa de ses yeux bruns clairs (bien qu’étant assise, le jeune homme lui faisait l’air d’un géant!) et s’appuya sur ses bras en se laissant un peu retomber en arrière.

« Alors, cher compagnon à pas-d’bol, dis-moi tout. Qui es-tu ? Que fais-tu dans la vie ? Et puis, tes amis, tes amours, tes embrouilles, etc. J’ai tout mon temps, c’est le cas de le dire ! »


 

 
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Pivot
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MessageSujet: Re: Au bout de la nuit // Aoi Mineka   Ven 14 Oct - 16:35


Même s'il y a certainement bien pire comme situation que celle dans laquelle vous étiez, se retrouver coincé pour la nuit dans une pièce ne t'enchantes pas spécialement. Heureusement dans ton malheur, tu as la chance de ne pas être seul. Et au moins tu as la certitude de ne pas être enfermé pour trop longtemps, puisque le gymnase est utilisé tous les jours. Le concierge viendra forcément ouvrir cette porte au matin. Par contre, tu appréhendes un peu les engueulades qui vont très certainement suivre votre découverte. Enfin, même si ce n'est pas vraiment correct, vous pourrez toujours blâmer le concierge pour son inattention. Il aurait dû vérifier qu'il n'y avait personne avant de fermer la porte à clé. Avec un peu de chance, il ne voudra pas ébruiter l'affaire de peur de perdre son emploi et vous pourrez vous en sortir dans réprimandes. Enfin, ça c'est en espérant que tes grand parents n'aient pas appelé la police...

Préférant penser à autre chose, tu manges une de tes barres protéinées, goût chocolat, ton petit péché mignon. Ta compagne d'infortune mange la sienne aussi et tu espère que ça va lui faire du bien. Tu as bien remarqué que la demoiselle a très certainement dû un peu forcer sur l'entrainement. Elle aurait bien besoin d'un bain et d'un bon repas avant une bonne nuit de repos, mais n'aura, malheureusement pour elle, droit qu'au sol dur de la pièce. Tu vois bien que la situation lui déplait autant qu'à toi, même si tu le caches mieux qu'elle. Essayant très certainement de ne pas paraître trop défaitiste, la jeune fille se présente, puisqu'elle connaissait déjà ton nom, et accepte ta proposition de faire connaissance. Cela aura au moins le mérite de faire passer le temps, car la nuit risque d'être très longue pour vous.

Tu ris un peu à la ribambelle de questions qui s'échappent de la bouche d'Aoi, avant de commencer à répondre.


« Pas si vite, on a tout le temps comme tu dis. Si on faisait chacun son tour plutôt ? Je répond à tes question, ensuite à ton tour ! »

Tu fais mine de réfléchir quelques instants avant de répondre.

« Kyoshi Teppei,troisième année, pivot de l'équipe de Seirin. Mais tout ça tu le sais déjà. Mes amis sont principalement les joueurs de l'équipe, en particulier Junpei et Riko. Il ne faut pas se fier à leur extérieur un peu brut, ce sont de vrais nounours à l'intérieur. En ce qui concerne les amours, disons qu'il n'y a personne pour le moment. »

Tu ne peux pas annoncer à une parfaite inconnue les complexité de ta vie amoureuse. Même si tu n'es effectivement pas en couple pour le moment, tu ne peux dire qu'il n'y a pas de sentiments envers certaines personnes. Même pour toi, c'est encore compliqué à comprendre.

« Et toi, alors ? Raconte moi tout ! »



Au bout de la nuit


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Meneuse
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MessageSujet: Re: Au bout de la nuit // Aoi Mineka   Sam 15 Oct - 15:45


 
Jusqu'au bout de la nuit

 
feat Kiyoshi


 
Aoi eut un petit sourire. Elle appréciait qu’on cède à ces questions et qu’on lui donne exactement ce qu’elle voulait savoir. Avant que son cerveau lessivé ne lui signale l’instauration de « tours » de questions. Si elle était une usine industrielle de questions, elle restait assez avare de réponses tout simplement parce que, selon elle, sa vie était tout sauf intéressante. Elle avait quand même passé six mois enfermé dans une chambre d’hôpital sans droit ou possibilité (ni même réelle envie, à bien y repenser) de quitter son lit… Si ça ne prouvait pas que sa vie était d’un ennui monumental !
Elle poussa un petit soupir et hocha la tête en guise d’acquiescement à ce jeu auquel elle préférait être la seule à jouer.
Kiyoshi prit quelques instants de réflexion avant de répondre à ses suppliques ou presque. Elle les connaissait bien, ces petits silences de fausse réflexion. Elle en était la réceptrice infortunée.
Sa curiosité dévorante était du genre à attirer ces réactions ou, inconsciemment, on émettait un petit soupire ou un petit rire nerveux ou encore ce fameux silence permettant à son interlocuteur de jauger les questions et d’élaborer des réponses en pesant chaque sens possible et imaginable de chacun des mots composants les phrases.
Le jeune homme enchaîna avec la réponse à ses questions, en soulignant le fait qu’elle savait déjà son nom, son âge et son poste. La demoiselle due camoufler un léger haussement de sourcils : le poste du joueur lui avait échappé. Il continua avec ses amis : tous liés au basket, dont le capitaine de l’équipe masculine et leur fameuse coach tortionnaire ( à ce qu’elle en savait, mais bon, ça devait être pour une bonne cause ! En tout cas, Aoi l’espérait !). Elle étouffa un petit rire sur la comparaison aux nounours et tiqua légèrement sur le « disons ». Ceux-ci étaient souvent annonciateurs d’une vérité complexe ou juste d’une distance sociale trop grande pour s’épancher sur la vie sentimentale du concerné.  
Il finit sa litanie par lui renvoyer les questions, chose que la joueuse trouvait un poil agaçant, pour des raisons idiotes déjà évoquées.

Aoi poussa un bref soupir et s’exécuta.

« Comme je le disais, je suis Aoi Mineka mais pour des raisons qui me sont propres, appelle-moi Aoi. Je précise que ça vaut pour toutes personnes de ma connaissance, proches ou pas. Dans ma vie, je suis meneuse dans l’équipe féminine de Seirin bien que je fus absente de mon poste pour des problèmes de santé. Sinon, je n’ai pas grand-chose à ajouter. Mes amis réels se comptent sur les doigts d’une main mais je connais pas mal de monde. Pas d’amour, pas d’embrouilles particulières. A part que je suis actuellement coincée dans un cagibi jusqu’à demain matin, sans offense, mais ça tu le sais déjà. Que signifie ce « disons » qui précède ce vide sentimental ? Je te dirais bien que on ne peut pas ne pas être attirée par quelqu'un mais ce serait en contradiction avec mon propre vide sentimental, passons ! »


La jeune femme reprit une grande goulée d’air ainsi qu’une bouchée de la barre énergétique. Mine de rien, cette recrudescence de sucre lui faisait du bien, et elle se sentait déjà nettement moins vertigineuse et/ou nauséeuse, elle ne savait plus trop. Elle fixa le géant et pinça légèrement les lèvres.

« Je peux comprendre que tu ne souhaite pas d’épancher sur ta vie privée, qui doit être sûrement pleine de rebondissements, alors je demande une question joker ! Que fichais-tu dans le coin à une heure pareille et pourquoi venir éteindre cette fichue alimentation ? Es-tu une sorte de bon samaritain ou juste un écologiste ? Ou encore un disciple de l’être aigri et à la limite du rachitisme qui nous sert de concierge ? »

Elle se rendait un peu compte de ce retour d’agressivité, mais celle-ci étant totalement naturelle, elle se contenta de jeter un regard d’excuse à son compagnon d’infortune.

« Et je tiens à m’excuser pour ma curiosité mais c’est un de mes défauts majeurs... »

 

 
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Pivot
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MessageSujet: Re: Au bout de la nuit // Aoi Mineka   Jeu 3 Nov - 18:40


Lorsque tu annonces que tu préfères que vous vous posiez les questions chacun votre tour, tu ne loupes pas le petit soupir qui s'échappe des lèvres de ta compagne. Pensait-elle vraiment que tu te contenterais de répondre à ses questions sans en poser en retour ? La jeune fille semble du genre bien curieuse on dirait. Mais si tu n'es pas spécialement connu pour ta curiosité, tu n'as pas non plus l'intention de passer la nuit enfermé avec une personne sans essayer d'apprendre à la connaître un minimum. Aoi acquiesce tout de même de la tête, acceptant le jeu.

Tu la fais rire en comparant Riko et Junpei à des nounours, et même si c'était un peu le but afin de détendre l'atmosphère, cela n'est pas complètement faux. Junpei se donne des airs de méchants, et Riko est assez sévère pour ceux qui ne la connaissent pas, mais une fois la carapace enlevée, tous les deux sont du genre à s'inquiéter pour les autres et à se remettre en cause pour un rien. Il suffit juste de bien les connaître pour décerner leurs nuances.
Tu réponds sincèrement aux questions qu'Aoi t'as déjà posé, même si tu ne t'étales pas sur ta vie amoureuse, cela serait trop compliqué à expliquer. Sans compter que tu peux difficilement parler de cela avec une autre alors que tu n'as toujours pas le courage d'approcher les personnes concernées.

Puis c'est au tour de ta comparse de répondre, et même si elle se prête au jeu tu vois bien que cela ne l'enchante pas des masses. On pourrait presque croire que tu lui fait passer un interrogatoire de police, à la façon dont son visage se ferme un peu. Tu te demandes si elle est ainsi avec tout le monde, ou seulement les personnes qu'elle ne connait pas. Enfin, c'est elle qui a commencé avec les questions, elle aurait du s'attendre à un retour.

Tu apprends donc que tu as en face de toi la meneuse de l'équipe féminine. Tu devrais vraiment t'intéresser un peu plus aux autres sportifs de ton propre lycée. Ce n'est pas que l'équipe féminine ne t'intéresse pas, mais vous avez tous été tellement pris entre ton retour, les compétitions et les entrainements que tu n'as pas vraiment fait attention aux autres. Tu ne sais même pas jusqu'où les filles ont été dans leur propre championnat... Il faudra que tu en parles avec les autres afin de remédier à cette situation car en tant que membres d'un même club vous devriez tous vous soutenir.

Tu réalises que tous les deux vous avez quelques points communs. Le basket, bien évidemment, mais aussi votre absence suite à des problèmes médicaux, et votre liste de véritables amis peu longue. Tu ne connais pas suffisamment Aoi pour lui demander des précisions, mais tu gardes ces détails dans un coin de ta tête pour plus tard. Tu profites que ta compagne prenne une bouchée pour la rassurer un peu.


« Ne t'inquiète pas, je ne suis pas offensé. J'aurais préféré passer ma soirée et ma nuit autrement moi aussi. En ce qui concerne ma vie sentimentale, disons que c'est compliqué. »

Tu vois Aoi pincer les lèvres, et malgré toi tu ne peux t'empêcher de sourire. Tu sais bien que tes réponses ne peuvent pas être satisfaisante pour quelqu'un qui semble si curieux, et même si cela peut paraitre un peu méchant ça t'amuse quand même un peu. Et tu ne peux t'empêcher de rire ouvertement lorsque Aoi reprend la parole.

« Déjà, je ne pense pas que ma vie privée soit pleine de rebondissement, bien au contraire. Il ne s'y passe pas grand chose justement. Ensuite... Un disciple ? Vraiment ? Tu penses vraiment que notre cher concierge a le charisme pour devenir un gourou ?  »

Malgré toi tu ne peux t'empêcher de l'imaginer, tel un nouveau Gandhi, prônant l'économie d'électricité devant une foule de spectateurs qui l'écouteraient tel un Messie. L'image te fait rire de plus belle, si bien que tu en serais tombé à la renverse si tu n'avais pas déjà été appuyé contre le mur.

« Désolé, rien que d'imaginer la scène c'est trop pour moi. » Tant bien que mal tu reprends ton souffle et bois une gorgée d'eau avant de reprendre la parole.« Donc non, je ne suis ni un bon samaritain, ni un écologiste, même s'il faut penser à la planète. C'est juste qu'on a déjà eu quelques soucis avec le concierge et depuis il ne nous porte pas dans son cœur. Enfin ce n'est pas comme si il nous aimaient avant non plus... Mais du coup s'il trouve encore un gymnase mal fermé, où aux lumières allumées il risque de nous en interdire l'accès après les horaires officiels. Et comme nous avons tous tendance à rester bien après les heures d'entrainement ça serait plutôt gênant. »

Aoi s'excuse pour sa curiosité, mais tu lui souris gentiment. « Ne t'en fais pas, mes petits cousins sont bien plus curieux que toi et bien moins gentils dans leurs questions. Et c'est donc à mon tour de te poser une question ! »

Tu réfléchis quelques instants à ta question, ne voulant pas aborder de sujet trop sensible, mais étant curieux tout de même.

« Puisque tu sembles si intéressé par ma vie sentimentale, tu comprendras que je te retourne la question. Il n'y a personne qui te plaise au lycée ? Pas de garçon, ou de fille en vue ?  » Tu n'es pas fermé d'esprit contrairement à une certaine partie de la population conservatrice japonaise, et il n'est donc pas impensable pour toi qu'une personne soit attiré par le même sexe qu'elle. Tu n'y trouves absolument rien de mal. Au vu de ta situation ça serait plutôt ironique de ta part même. « Ne pas sortir avec quelqu'un ne veut pas dire que personne ne nous intéresse. Je pourrais même jouer les entremetteurs s'il s'agit de quelqu'un de l'équipe !  »

Sauf s'il s'agit de Kuroko. Tu ne voudrais pas te mettre Momoï à dos, ça serait dangereux pour toutes les personnes concernées... D'autant plus si elle implique Aomine dans l'histoire.

« Et si tu juges la question trop personnelle, ma question joker est de savoir pourquoi tu joues au basket ?  »



Au bout de la nuit


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MessageSujet: Re: Au bout de la nuit // Aoi Mineka   Sam 5 Nov - 22:32


 
Au bout de la nuit

 
feat Kiyoshi


 
Compliqué, hein… Aoi détestait quand on lui refusait une information, et encore plus d’une manière aussi classique. Elle déglutit une nouvelle bouchée de la barre chocolatée (une des deux ou trois dernières, sans doute) et tâcha de passer outre. Elle y reviendrait peut-être plus tard si elle y repensait (bien qu’elle n’ait pas trop de doute sur sa capacité à repenser à ce type de détail intriguant).
Bah ! L’essentiel étant que sa remarque sur la différence entre leurs volontés premières et leur réelle occupation pour cette nuit n’ait pas vexée Kiyoshi, la jeune femme se recentra sur les réactions et autres réponses du jeune homme.
Elle étouffa intérieurement une surprise dantesque face à l’apparent vide sentimental du joueur.

« Ne me dis pas que c’est compliqué pour me dire par la suite qu’il ne s’y passe pas grand-chose, nom de Dieu ! Grommela-t-elle en son for intérieur. »


Il revient ensuite sur sa pique à propos du concierge et le jeune femme explosa littéralement de rire. En effet, elle n’avait pas imaginé un quart de seconde ce que donnerait ce demi-squelletique être en gourou de secte, à prôner tant l’écologie que le respect du matériel ou le silence dans un gymnase où, de toute manière, les sportifs suaient à grosses gouttes, huaient les équipes adverses de leurs camarades du sexe opposé et s’envoyaient des ordres et des conseils les uns aux autres à grands cris. Même le chuintement des baskets sur le parquet luisant était d’un bruit innommable, c’était dire.
Sans compter que dans l’esprit d’Aoi, les gourous étaient toujours vêtus de sortes de longues robes aux couleurs prétendument feng-shui ayant de bonnes tendances à tirer sur un orange flamboyant ou un violet fuschia ; qui jurait atrocement aux yeux de n’importe qui ayant le minimum syndical de sens critique.
Ceux de la sportive se posèrent brièvement sur la bouteille d’eau de Kiyoshi, lui faisant penser qu’elle-même était assoiffée. Elle s’empressa de donner un coup sec dans la fermeture capricieuse de son sac de sport et fouilla à la recherche d’une bouteille qu’elle trimballait en permanence avec elle. En même temps, elle gardait une oreille attentive à l’explication supra-rationnelle du géant sur sa présence dans le cagibi quand ce fichu concierge les avaient enfermé. Oui, bien évidemment qu’il fallait être prudent quand on était le dernier dans un gymnase, mais bon…
Sa réponse étant obtenue, Aoi attendit patiemment la question-retour. Elle était déjà en train de réfléchir à sa prochaine question, en éliminant d’office la vie sentimentale de son interlocuteur. Elle avait bien compris qu’il ne souhaitait pas en parler pour l’instant. Ces deux derniers mots faisant toute la différence, la demoiselle s’autorisa à garder la question sous le bras pour plus tard. Puis ce fut le drame…
Le basketteur s’enquit de sa vue sentimentale à elle !

« Cette blague ! J’essayais d’éviter de lui reposer la question et là il me la pose à moi ! Le comble ! Pensa-t-elle. »

Cette pensée futile formulée, la jeune femme remarqua tout de même qu’il n’excluait pas qu’elle puisse aimer d’autres filles. C’était signe d’un esprit ouvert et elle trouva ceci appréciable. Il ajouta se porter volontaire pour jouer les cupidons si par pur hasard, elle fut attirer par quelqu’un de sa connaissance dans l’équipe masculine.
Aoi continua à farfouiller dans son sac en tâchant de formuler une phrase cohérente pour répondre. Une partie de la réponse était très simple : elle n’était pas du tout attirée par les filles. Sa petite enfance avait été bien assez gâchée parce que les autres gamines de son école étaient de purs et simples pimbêches, alors s’imaginer une minute à vivre une quelconque relation amoureuse avec ce genre de personne… Beuârk ! Elle en aurait presque la nausée… D’autant plus qu’elle n’avait juste jamais pensé de cette manière donc le sujet était clos de ce côté. Quand aux garçons du lycée… Elle n’avait aucun passif avec eux. Elle n’y avait juste pas plus prêté attention que ça...Elle finit par mettre la main sur sa bouteille et la brandit d’un geste victorieux.  

« Ben… Comment dire que niveau vie sentimentale, c’est un pur désert, et que je n’ai remarqué personne ? Et je suis sérieuse… marmonna Aoi en guise de réponse. »

Non pas que parler de son désert d’affection la dérangeait (elle avait tendance à s’en ficher), mais quand on lui posait la question, elle aurait bien voulu avouer autre chose que juste une absence totale de relations amoureuses depuis bientôt quatre ans. Selon le malchanceux (qui avait insisté pour devenir son petit ami malgré les protestations nombreuses et justifiées de la collégienne qu’elle était alors), elle s’intéressait trop au basket et pas assez à leur relation (qui de toute manière, n’avait jamais vraiment existé aux yeux d’Aoi).
Elle lâcha un soupir et leva les yeux vers Kiyoshi.

« J’ai eu une relation, que de toute manière, je n’ai même pas prise au sérieux. J’étais qu’une gamine qui préférait le basket aux amourettes. Bizarre, pour une fille, hein ? »

Elle pinça légèrement les lèvres.

« Vu que je n’appellerais pas ces deux pauvres phrases une réponse correcte, je vais répondre à ta question bonus : c’est mon père qui m’a initié au basket. A la base, il aurait voulu un fils, mais il a fait avec ce qu’il avait. Ça nous rapprochait et c’était un sport qui me plaisait bien. Voilà. »

La jeune femme laissa un petit silence de politesse avant de reprendre avec plus de vivacité :

« Je vais me permettre de te renvoyer la question. Pourquoi tu joues, toi ? »

Aoi but une longue gorgée d’eau et goba les dernières bouchées de la barre protéinée en réfléchissant à toute vitesse. Dans sa grande curiosité, renvoyer une question à quelqu’un ne comptait absolument pas au compteur. Les petits rouages de son usine à questions tournaient et s’enclenchaient à toute vitesse pour en former une qui ne fut pas sur la vie privée du jeune homme. Elle posa sa bouteille au sol.

« J’ai compris que parler de ta vie sentimentale ne te mettait pas très à l’aise. Alors parle-moi de tes amis de l’équipe de basket, tiens. Après tout, je sais pas grand chose d’eux, à part ce que je vois d’eux sur le terrain. »

 

 
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