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 Les écrits arc-en-ciel

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MessageSujet: Les écrits arc-en-ciel   Dim 10 Jan - 0:00

La Photo Maudite

Aomine était tombé sur une photo, une fois. Ce fut étonnant de voir à quel point cela l'avait marqué.

C'était certainement une photo qui n'avait pas lieu d'être, que son propriétaire aurait voulu brûler, s'il était (re)tombé dessus, mais elle avait fini entre ses mains; il n'avait même plus envie de se rappeler comment, d'ailleurs. Depuis ce jour où il l'avait vu, il avait bien fait de son mieux pour l'effacer de sa mémoire, mais il dût s'avouer vaincu.

Il avait pourtant espéré avoir réussi, une fois, en se plongeant dans un magazine sur Mai-chan particulièrement alléchant, mais cette photo s'interposant au visage de l'idole tout en laissant le reste du corps bien formé et féminin l'avait certainement assez traumatisé pour un long moment; les magazines porno, ce n'était plus pour lui avant de se sortir cette image du crâne.

Mais il n'était certainement pas au bout de ses peines, car au bout d'une à deux semaines, en plus de le hanter, la maudite image avait commencé à s'imposer devant ses yeux, se mêlant pour remplacer les visages qu'il côtoyait, de Sakurai à Satsuki, en passant par Imayoshi et...Wakamatsu, quand à ses parents, il préférait encore nier leur existence plutôt que cela ne lui arrive avec eux aussi.

Sans qu’il ne puisse rien y faire, elle avait donc commence à lui pourrir la vie, et pas à moitié, il fallait bien le dire. Il en était venu à envisage d’aller consulter, sait-on jamais, mais l’idée qu’un hurluberlu puisse prétendre comprendre parfaitement ce qu’il ressentait et se lance dans un charabia d’explications incompréhensible le rebuta assez pour immédiatement écarter l’idée. Le seul qui pouvait le comprendre, c’était lui-même.

Au bout de trois semaines, il n’en pouvait plus, ses nerfs avaient fini par lâcher, et il décida donc de régler ça à sa façon, c’est-à-dire : en allant voir le principal concerné et lui cracher ses quatre vérités à la figure, quand bien même ce dernier ne saurait pas de quoi il parle et ne serait même pas le véritable fautif dans toute cette histoire. La vraie fautive avait été sa curiosité, et éventuellement celui qui avait prit cette photo tout droit sortie de l’Enfer. Les gens avaient peur de Smile.jpg ? Lui il redoutait cette image comme Satan lui-même, voir plus.

Le soir venu, il décida donc d’aller rendre une visite à celui qui figurait sur la photo, dans son lycée, et qui devait certainement être dans le gymnase à s’entrainer comme dans chaque club, après les cours. Il pénétra le lieu sans plus de cérémonie et, faisant fi de la surprise de l’équipe sur place, se dirigea vers la seule personne qui l’intéressait, la prenant par le bras et l’entrainant à sa suite dans les vestiaires. Il se força comme il put à ne pas se rappeler cette fichue image, alors même que celui qui y figurait se trouvait juste derrière lui, et que son poignet logeait dans sa main, serré peut-être un peu trop fort.

« Qu’est-ce que… ? » D’abords très surpris par l’arrivée inopinée du basané, puis perplexe en voyant son expression, le trainé était à présent relativement en colère contre l’As de Touou, qui ne voulait piper mot pour daigner lui expliquer ce qui se passait.

« Oï Aomine, tu vas m’expliquer oui ?! » Une fois arrivé là où il souhaitait, soit un endroit assez discret et loin du parquet pour que personne ne les entende, le nommé se retourna vers le coupable des tortures qu’il subissait depuis des jours et des semaines…Du moins selon lui.

« …Enfoiré. »

C’était la première chose qu’il prononça, cherchant encore une façon d’expliquer ce qui lui arrivait, que pouvait-il bien dire ? « Je suis tombé sur une tof de toi qui me hante et qui va me rendre dingue, aide-moi ! » ou bien « Enfoiré d’enculé de ta mère ! Tu sais qu’à cause de toi j’ai du mal à dormir depuis je sais pas combien de temps ? T’as intérêt à me rembourser ! ». Il manqua de faire la moue, dans les deux cas il n’aurait certainement pas gain de cause, et repartirait bredouille, ou au mieux avec une jolie marque rouge et bien douloureuse dans un endroit particulièrement sensible de son anatomie. Il devait l’avouer, il avait été un peu con de venir ici comme ça, sur un coup de tête. Mais il était Aomine Daiki, alors hors de question de se défiler et de passer pour un débile de première.

Seulement, alors qu’il allait enfin parler, son vis-à-vis sembla perdre patience et le devança.

« Non mais tu vas parler oui ou merde ?! Aho ! » Et un coup sur la tête. Bordel, s’il se faisait déjà frapper alors qu’il ne disait rien, il ne donnait pas cher de sa peau s’il faisait une bourde en parlant.

« Hé ! Me frappe pas comme ça ! Et puis d’abord c’est de ta faute si je suis là, si tu crois que ça me fais plaisir ! » L’autre le fixa alors avec un regard étonné ; il était lancé, autant continuer. « Ca fait presque un mois que j’arrive plus à dormir, que je peux pas regarder les gens que je connais en face, j’arrive même plus à mater mes magazines Mai-chan ! Et tout ça à cause de…A cause de… » Ah non, pas de blocage alors qu’il allait enfin sortir le truc qu’il voulait dire depuis le début de sa tirade ! Le regard de l’autre signifiait clairement un « mais en quoi ça me regarde ? » auquel il répondit, à défaut de parole, en sortant quelque chose de la poche de sa veste.

Oui, il l’avait toujours et oui, il l’avait sur lui à ce moment-là. Il avait envisagé qu’il ne pourrait peut-être pas tout expliquer correctement, alors il l’avait embarqué, la sortant de la boîte enfouie au fin fond de son armoire pour (il l’espérait) ne plus jamais la revoir, maintenant il espérait que l’autre la prenne avec lui et que lui, de son côté, pourrait enfin tourner la page et reprendre une vie normale.

Lorsque l’autre vit la photo, il n’eut pas le temps de dire une syllabe que son visage s’enflamma, littéralement. En même temps il y avait bien de quoi : une image où il posait, plus ou moins, dans une position et surtout dans une tenue des plus gênantes, il ne pensait pas qu’une telle abomination existait, mais le pire c’était bien qu’elle eu séjourné chez le grand basané. Sentant la rage mêlé à une gêne sans borne monter en flèche en lui, il s’empara du bout de papier et babilla des mots incompréhensibles tout en assénant au plus jeune de grands coups, puis s’en alla rapidement sans demander son reste, visiblement prêt à assassiner quelqu’un, ce qu’Aomine ne doutait pas qu’il ferait.

M’en tout cas, Daiki se le jurait, plus jamais il ne fouillerait dans les affaires de Kise, même pour savoir s’il a des magazines/images coquines parce qu’il ne retrouvait plus les siennes, maintenant qu’il savait qu’il risquait de mettre la main sur une photo de Kasamatsu déguisé en pompom girl de l’équipe Kaijou.



Le Nénuphar Bleu


Kuroko Tetsuya a toujours été quelqu’un de discret, d’effacé, de transparent, ce n’était un secret pour personne, du moins, ceux qui le connaissaient, les autres remarquant bien rarement sa présence, voire même son existence. Mais cela n’avait jamais vraiment indisposé le principal concerné, la plupart du temps.

Et puis il avait su en faire un atout, dans la vie comme sur le parquet. Il pouvait se faufiler partout, faire des passes improbables, espionner sans se faire prendre.

Mais une fois qu’on le connaissait, comme cela était le cas des membres de la Génération des Miracles, il était difficile de passer à côté de cette touffe de cheveux bleus, de ce regard céruléen inexpressif, de ce corps frêle. Il devenait quelqu’un de normal, de visible, voir même plus que quiconque. Sa voix calme et au volume réduit se mettait à résonner plus que les autres, certainement parce qu’elle disait des choses plus intéressantes, plus importantes ; Kuroko Tetsuya ne parlait jamais pour ne rien dire, alors lorsqu’il parlait, mieux valait l’écouter.

Il était attachant, aussi, ce garçon sans aucun don. Une fois qu’on prenait l’habitude de le côtoyer, on ne pouvait réellement l’oublier, ni l’ignorer ; on finissait par recroiser sa route, que l’on soit de son côté du terrain ou pas. On se rend compte que son amitié est importante, et on ne souhaite pas, au fond de nous, le blesser, ou lui faire de mal ; on ne peut le voir pleurer sans que cela remue quelque chose en nous.

Mais malgré cela, pour des gens normaux, il était difficile de se rappeler de lui, ou même de son nom : on l’affublait de surnoms, tels que le sixième joueur fantôme, l’Ombre de Teiko… La génération des Miracles, qui l’avait côtoyé pendant des années, avaient elle aussi ses propres façons de l’appeler ; Tetsu, Kurochin, Kurokocchi, Tetsuya…

Une fois, alors qu’ils étaient tous dans les vestiaires après un match comme ils en avaient connu des dizaines, la discussion allait bon train, et, l’absence du passeur s’étant fait remarquer, ils divergèrent pour poser le bleu comme sujet de leur conversation. Malgré leurs différents points de vue à son propos, expliquant et expliqué par leurs différentes relations avec lui, ils étaient néanmoins d’accord sur un point : il leur était d’une grande aide sur le parquet, ou plutôt : il leur était indispensable.

Comme une Ombre est indispensable à la Lumière…

Un surnom avait alors fusé, personne ne se rappelait vraiment qui l’avait lancé, mais cela les avaient fait sourire, et ils l’adoptèrent, secrètement, dans le dos du principal concerné, qui n’en entendra certainement jamais parler. Un surnom qui pourrait sembler abstrait et inapproprié à quelqu’un d’extérieur à leur cercle si particulier, mais qu’eux trouvaient particulièrement adéquat, en plus d’être très poétique…

Le Nénuphar Bleu.

Comme la fleur de l’eau, il paraissait fragile, mais comme elle, il avait la force de tenir debout sur un terrain instable, et de ne jamais couler. Et comme elle, il resplendissait face à une lumière intense, et se fanait lorsqu’il en était privé.

Mais parce que c’était leur Kuroko, ils ne comptaient pas le laisser disparaitre dans l’ombre ; ils firent ainsi de leur mieux pour révéler sa lumière, à travers un ballon.

Kagami Taiga était cette lumière qui révélait Kuroko Tetsuya, et ils n’allaient certainement pas la laisser s’éteindre…



Ô Sentiments


Tout était parti d’une simple course.

Pas une course contre la montre, où on court, non, même pas. D’une simple course comme on en fait dans l’épicerie du coin.

Ce soir-là, après être rentré d’un entrainement particulièrement difficile, Kagami avait eu l’horreur de trouver un réfrigérateur vide, mais vide, complètement, néant, nada, rien, walou… Alex était repartie dans la journée pour les Etats-Unis, elle avait dû tout ingurgiter avant de prendre son avion, le laissant comme ça, cette femme pouvait vraiment être sans scrupule…

Il serait bien allé au Maji Burger, mais c’était un peu loin de chez lui, il était épuisé et il se faisait tard… La seule solution qui lui restait était donc de sortir faire les courses, en espérant trouver quelque chose de bon à cuisiner à cette heure. Se couvrant correctement, il quitta son appartement et descendit dans la rue, déjà plus déserte que lorsqu’il était rentré à peine un quart d’heure plus tôt, il soupira. Ce n’était pas qu’il avait peur, loin de là, mais cela ne le confortait pas dans l’idée que beaucoup de magasins seraient encore ouverts dans le quartier, il n’était pas très bien barré, il fallait le dire.

Il fit le tour de tous les marchants ouverts du coin, soit trois seulement, et les résultats, bien que pas si mauvais que ça, étaient tout de même en dessous de ses espérances. De la buée s’échappa de ses lèvres légèrement tremblantes, il commençait vraiment à faire froid, il ferait mieux de rentrer au plus vite. Et lorsqu’on dit à Kagami d’aller vite…Eh bien il court, qu’importait les sachets contenant quatre kilos de patates qu’il portait à bout de bras, et puis cela aurait au moins le don de le réchauffer un peu. Mais si on prévient souvent les enfants qu’il ne faut pas courir dans la rue, particulièrement lorsqu’il fait froid et lorsqu’il neige, c’est bien parce qu’ils risquent de tomber, et le risque ne diminue pas avec l’âge… Ce qui devait donc arriver arriva, la semelle de sa basket ne trouva d’accroche sur la neige et glissa, tout bonnement. Il se serait certainement rétamé comme une crêpe…Si à la place il ne s’était pas retrouvé contre quelque chose de ferme et d’étonnement chaud, à tel point qu’il manqua de se blottir tout contre, mais il réalisa de quoi il s’agissait, mais surtout à qui ça appartenait.

Quand on dit que le sort s’acharne sur nous…

Grand, musclé, la peau mate, les cheveux courts et les yeux fins. Taïga venait de tomber sur son rival…Au sens propre du terme. Se relevant précipitamment, il bredouilla quelques excuses avant de tenter de s’en aller, lorsqu’une main se saisit de son poignet.

« …T’as oublié tes patates. » lança alors la voix grave avec son ton ennuyé habituel.

Kagami ne voulait pas voir Aomine, pas en ce moment. Ce n’était pas qu’il l’évitait parce qu’il lui avait fait quelque chose, ou quoi que ce soit du genre, c’était simplement que la façon dont son cœur s’emballait à sa simple vue depuis quelques temps lui posait problème, et il voulait prendre le temps d’y réfléchir avant de se confronter à nouveau au basané. Visiblement c’était râpé. Décidant d’être le plus naturel possible, il soupira puis se baissa. Il ouvrit son sachet, toujours dans sa main, et entreprit de ramasser les quelques légumes l’ayant quitté dans sa chute. Lorsqu’il vit une main bronzée se joindre à son mouvement il leva la tête. L’autre lui répondit simplement.

« A deux ça va plus vite. »

Silencieusement, ils ramassèrent les patates échouées dans la neige ; ils eurent fini au bout de quelques minutes à peine, le rouge se releva alors pour partir après avoir soufflé un merci, plus calme. Mais ce calme n’était qu’apparence, il pouvait sentir son organe vital palpiter à une puissance telle qu’il l’entendait résonner dans ses oreilles, et c’était loin d’être agréable. Mais visiblement l’As de Touou ne voulait pas en finir ainsi, il lança une réplique qui d’ailleurs étonna assez le tigre.

« …Ca va ? » Se retournant d’un coup vers le bleu, qui s’était relevé et épousseté le pantalon pour retirer la poudre blanche s’y étant accroché, et ce dernier ancra ses yeux dans les siens, prenant un air un peu plus sérieux. « T’as pas l’air bien. » L’As de Seirin fronça les sourcils.

« Si j’en ai l’air pourquoi tu me pause la question ? Aho. » Il voulut s’écarter pour partir, mais une pression encore plus forte le tira en arrière pour le faire se retrouver avec le visage à seulement quelques centimètres de celui du numéro cinq. La lueur sérieuse n’avait pas quitté ses prunelles bleu royal, ce qui fit frissonner le numéro dix. Ils…Ils étaient beaucoup trop proches là, non ?

« Je suis sérieux. »

« Depuis quand tu te soucies comme ça de moi ? Arrêtes de déconner et lâche-moi, je veux rentrer chez moi. » Il avait été agressif sans vraiment savoir pourquoi, mais il l’avait été. Il ne voulait que rentrer chez lui, manger et dormir, et accessoirement se recroqueviller dans un coin de son lit en serrant fort ses genoux contre son torse, avec ce qui se passait il n’allait pas passer une bonne nuit. Il ne se sentait pas bien là, vraiment pas. Son cœur battait définitivement trop vite, il commençait à suer et il avait chaud et froid en même temps. Il devait partir, vite.

Mais c’était sans compter sur Aomine pour le retenir. Les secondes lui semblèrent durer des heures.

« Je déconne pas ! Et ne t’étonne pas comme ça, je peux aussi m’inquiéter pour les gens que je connais ! »

« T’en as pas l’air ! » Il se lâchait, il ne savait plus ce qu’il disait, il se sentait mal.

« Je suis pas aussi salaud que tu semble le croire ! »

« S’agirait de me prouver le contraire alors ! »

Que venait-il de dire ? Le bleu ne sembla pas non plus comprendre. Peut-être voulait-il dire par là qu’il ne lui montrait pas la moindre marque d’attention en dehors de leur matchs, qu’il n’avait jamais fait attention à ses états d’âme, et que ce subit intérêt lui semblait plus être une plaisanterie qu’autre chose ? Certainement oui. Mais pourquoi voudrait-il d’autant d’attention, de la part de son rival qui plus est ?

"Au fond de toi, tu connais la réponse."

Peut-être, oui. S’il daignait se rendre à l’évidence, ce qui était bien moins facile que ça en avait l’air, surtout pour quelqu’un comme Kagami, surtout lorsque cela concernait Aomine. Cela dit, tôt ou tard, la vérité finit par nous exploser à la figure, c’était ce qu’avait toujours pensé le rouge, alors peut-être…

Peut-être qu’il pourrait faire cet effort, pour éviter de souffrir plus que de raison… ?

La lueur dans le regard rubis changea alors, surprenant le bleu. Il semblait avoir comprit quelque chose, de toute évidence. Il manqua de sourire.

« …C’était pas trop tôt. »

Car Aomine avait ressenti la même chose. Mais certainement son expérience, autant sur le parquet que dans sa vie sentimentale, l’avait plus vite comprit et accepté, ou peut-être pas, peut-être simplement que ces sentiments avaient naquit plus tôt en lui, et il avait prit le même temps pour le comprendre. Oui c’était sûrement ça.

Lentement, mais sûrement, Kagami sentit les lèvres d’Aomine se rapprocher des siennes ; ses yeux se refermaient d’eux-mêmes, mais alors que le contact se faisait, l’autre s’écarta, réduisant leur baiser à un simple frôlement. Rouvrant soudainement les yeux, le rouge fixa son rival d’un regard étonné, le basané se mit en route, prenant la direction que s’apprêtait à emprunter le tigre un peu plus tôt, après lui avoir lancé un coup d’œil signifiant clairement un « pas ici ». Il sourit alors.

Cette nuit-là, ils avaient fini dans l’appartement de Kagami, non loin de là, et ils purent découvrir ensemble l’étendue de leurs sentiments, en même temps que celle de leurs deux corps. Le rouge comme le bleu n’étaient pas prêts d’oublier cette première nuit ensemble, enfin, après tant d’attente, d’hésitation et d’incertitude.

Autant dire que les fameuses patates avaient fini en purée.



C'est pas Des Bagatelles, Nanodayo


Midorima Shintarô était quelqu’un de calme, assez froid et pas très bavard, selon certains. C’était un malade mental caché fétichiste avec des penchants douteux, selon d’autres. C’était aussi quelqu’un de très doué, de persévérant et de sérieux, selon ses coéquipiers.

Et enfin, c’était quelqu’un de très attachant, marrant parfois, saoulant souvent, très intelligent la plupart du temps et très con rarement mais tout de même, et ce, selon Takao Kazunari.

Personne ne savait vraiment pourquoi ces deux là passaient le plus clair de leur temps ensemble. Parce qu’ils étaient dans la même classe ? Ils étaient une vingtaine, dans le même club ? Et alors, ce n’était pas vraiment une raison, parce qu’ils jouaient bien ensemble ? Peut-être bien, oui.

Parce que Takao était le seul à avoir fait le premier pas pour sympathiser avec le vert ? Certainement.

Non, c’était sûr. Ça ne pouvait être que ça.

Tant était si bien qu’avec les jours, les semaines, et les mois, Takao avait apprit à connaitre Midorima, et certainement que ce dernier aussi en avait apprit à propos du possesseur de l’œil du Faucon.

Lorsqu’on y regardait de plus près, il y avait même une certaine routine qui s’était installée entre eux : aller ensemble en cours, aux entrainements, aller voir les matchs d’autres équipes, avec Midorima dans la charrette et Takao sur le vélo. Même le fait que le brun porte parfois le lucky item du plus grand.

Cependant, Kazunari ne se rendait pas compte, lorsque Shintarô lui demandait de se trimballer son pingouin à lunette géant pendant qu’ils allaient faire un match amical sur le terrain de street basket avec leurs autres "amis", qu’en réalité, il lui faisait confiance plus que n’importe qui. Car on ne confie pas son lucky item d’un jour de match à n’importe qui. C’était vraiment très important pour Midorima, et même si les autres avaient tendance à se moquer de lui pour ça, il n’en tenait pas compte, parce qu’ils ne connaissaient pas la valeur que ces objets avaient pour lui. Sans eux, il passerait de mauvaises journées, ne cessant de se plaindre, de se faire mal, de se disputer, d’être de mauvaise humeur, comme il voyait ses camarades l’être tous les jours. C’était ce sur quoi sa vie tenait en équilibre, et même si cela n’avait qu’un effet placebo, au fond était-ce si grave, du moment  que cela avait de l’effet ?

Et puis, il n’était pas un fétiche de l’horoscope, comme certains le disaient, il ne comptait pas que sur ça : il se bandait les doigts pour ne pas se les abîmer et ainsi entacher son taux de cent pour cent de réussite aux lancers, il se limait les ongles régulièrement, parce que cela comptait. Pourquoi la plupart des joueurs n’avaient que cinquante pour cent de taux de réussite à votre avis ? Parce qu’ils ne faisaient pas attention à ces détails, et chaque détail compte.

Bien sûr, il y avait le talent, il n’allait pas le nier. Aomine non plus ne ratait jamais ses lancers, mais ce n’était pas la même histoire.

Alors vous comprendrez, qu’il ne serait certainement pas prêt à confier ces petits trésors de tous les jours au premier venu ; pas même à quelqu’un qu’il connaissait ! (Aomine n’avait encore jamais ne serait-ce que posé le doigt dessus, il n’y aurait certainement pas survécu), il n’y avait que Takao qui pouvait le faire…

Il pouvait le faire parce qu’il le connaissait, il passait ses journées avec lui et puis… Et puis…

Et puis il ne savait pas vraiment, pour tout dire. Shintarô ne se voilait jamais la face, alors il s’était bien rendu compte qu’il ressentait quelque chose en plus pour le brun souriant, mais il n’arrivait pas encore à savoir quoi. De toute manière, il finirait bien par le comprendre un jour, non ?

Mais peut-être que ces fines lèvres qui affichaient presque toujours un sourire, dont il découvrait la douceur insoupçonnée alors qu’elles se posaient sur les siennes, après qu’il ait offert le lucky item du jour des Scorpions au plus petit l’aiderait à y voir plus clair… ?

Et dire qu’il y en avait qui disaient que ces items n’étaient que des bagatelles !



Le Serpent et l'Araignée


Personne ne pouvait avec certitude dire qui était le pire d’entre Imayoshi Shoichi, de le l’académie Touou, et Hanamiya Makoto, du lycée Kirisaki Daiichi. Pourtant, à les voir, ils ne semblent pas si méchants que ça ! Mais comme on dit les apparences sont trompeuses, et il faut les voir sur un terrain de basket pour le comprendre.

Hanamiya était sans conteste une ordure de première. Doué, intelligent, rusé, futé, tout ce que vous voulez, mais c’était une ordure. Il ne trouvait amusant de gagner que lorsque son adversaire était "détruit", psychologiquement mais aussi et surtout physiquement, Kyoshi Teppei en était un parfait exemple. Il se cachait de l’arbitre, de ses adversaires, mais au fond il ne leurrait personne, et le pire était bien qu’il s’en jouait.

Imayoshi, de son côté, pouvait certainement se rapprocher d’un ange en comparaison, mais ceux qui l’auront affronté vous affirmeront le contraire : il peut parfois êtres pire que son camarade de bassesse, il peut faire preuve des pires stratégies, devinant les faiblesses de ses adversaires, ce qu’ils détestent, pour s’en servir contre eux. Mais lui, aucun arbitre ne peut l’arrêter, c’est certainement pour cela que certains diront qu’il est pire que Hanamiya.

Ce dernier l’a même dit, « Imayoshi a une personnalité horrible », laissant sous-entendre qu’il admet que l’autre peut- être bien pire que lui.

Le serpent et l’araignée. Deux bêtes méprisables, à l’image inspirant la fourberie.

Certains penseraient peut-être qu’ils avaient des circonstances atténuantes, des raisons liées à leur passé les poussant à agir ainsi, par vengeance, dégout ou peur, mais ceux-là ne seraient que naïfs, car s’ils agissaient ainsi, c’était sûrement et simplement car cela était dans leur nature. Hanamiya Makoto n’aimait pas spécialement gagner, seulement détruire son adversaire, lui briser ses rêves ; Imayoshi Shoichi aimait gagner, et ne faisait qu’utiliser une technique parmi d’autres, particulièrement efficace cependant, pour y arriver. Ils ne faisaient cela que pour arriver à leur but.

Cela étant dit, ils pouvaient toujours avoir leur bon côté, restait seulement à le découvrir ; il faudrait certainement de la patience, du courage et de l’obstination pour y arriver, et peut-être, simplement, être la bonne personne pour les toucher.

Enfin, tout ce dont pouvaient être sûrs ceux qui les avaient affronté, c’est qu’ils n’en avaient pas fini. Ces deux hommes n’avaient pas usé de leur dard empoisonné pour la dernière fois.
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